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Santé : N’kana Ayo place la dignité du patient au cœur de l’action publique

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Nommée à la tête du ministère de la Santé,  Professeure Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou a livré, cette semaine, les premières lignes de son action devant les cadres de l’administration sanitaire. Un discours bref mais structurant, où la nouvelle ministre a replacé la santé publique à sa juste place : au cœur de la vie des Gabonais.

« La santé n’est pas un simple secteur administratif. Elle touche à l’essentiel : la vie, la dignité et le bien-être de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais ». En une phrase, la cardiologue donne le ton. Pour elle, l’hôpital ne se résume ni à des bâtiments ni à des procédures, mais à des femmes et des hommes pris en charge avec respect. Chaque patient correctement accueilli, chaque mère accompagnée, chaque enfant soigné devient ainsi un indicateur de progrès national.

Dans la continuité des réformes engagées, la nouvelle tutelle entend s’appuyer sur des priorités clairement identifiées : renforcement des infrastructures sanitaires, développement des ressources humaines, amélioration de la gouvernance du système de santé et promotion de la prévention. Des chantiers lourds, mais jugés incontournables pour redonner confiance aux usagers et efficacité aux structures de soins.

Une gouvernance fondée sur la rigueur et l’humain, l’axe central de la méthode Elsa N’kana Ayo
Une gouvernance fondée sur la rigueur et l’humain, l’axe central de la méthode Elsa N’kana Ayo.

La ministre affiche une ambition sans détour : bâtir un système de santé accessible, performant et humain. Cela passera, selon elle, par une gouvernance rigoureuse, des décisions fondées sur des données fiables, la formation continue du personnel médical, la modernisation des plateaux techniques et la poursuite de la couverture sanitaire universelle, afin de réduire les inégalités d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.

À ses collaborateurs, N’kana Ayo a fixé une règle claire : professionnalisme, sens du devoir et engagement. « La compétence et l’intégrité seront les seuls critères de reconnaissance », a-t-elle prévenu, dans un message sans ambiguïté adressé à l’administration et aux responsables des structures sanitaires.

Enfin, à l’endroit des partenaires techniques et financiers, la ministre a réaffirmé la volonté des autorités de bâtir une coopération fondée sur la transparence et l’efficacité, exclusivement orientée vers l’intérêt des populations. Objectif affiché : un système de santé plus résilient, capable de répondre durablement aux attentes des Gabonais.

Franceville : Un train percute un pick-up au passage à niveau de Mbaya

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La ville de Franceville a frôlé le drame ce jeudi 8 janvier. Un train de voyageurs a violemment percuté un véhicule tout-terrain au passage à niveau public situé à la sortie de la commune. Si l’impact a suscité une vive émotion parmi les témoins, le bilan miraculeux ne fait état d’aucune perte en vie humaine.

D’après les informations recueillies par notre correspondant dans le Haut-Ogooué, l’accident implique le train express 410 et un pick-up de marque Mazda arrivant de Moanda. Le choc, d’une rare violence, a principalement broyé le côté passager de la voiture, occasionnant des dégâts matériels considérables qui témoignent de la force de l’inertie ferroviaire.

Le conducteur, qui voyageait seul, aurait tenté de franchir les rails au mépris de la signalisation en vigueur. Le panneau « STOP », pourtant parfaitement dégagé et visible, n’a pas suffi à immobiliser le véhicule avant l’engagement sur la voie. Bien que l’identité du rescapé demeure confidentielle, les secours ont indiqué qu’il ne souffrait que de blessures légères au niveau de la tête. Il a néanmoins été transféré d’urgence vers une unité hospitalière locale afin de subir une batterie d’examens de contrôle.

Alerté immédiatement, le commandant de la brigade de gendarmerie de Mbaya (Franceville) s’est rendu sur les lieux pour superviser les premières constatations. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de confirmer les circonstances exactes de cette collision. Ce nouvel incident vient rappeler, de manière brutale, l’exigence d’une vigilance absolue aux abords des emprises ferroviaires pour éviter de futurs drames.

RDC : Soldats burundais au front, les sacrifiés du silence

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Alors que le Burundi continue de justifier sa présence militaire en République démocratique du Congo (RDC) au nom de la « solidarité régionale », les réalités du terrain révèlent une guerre coûteuse, opaque et marquée par un lourd tribut humain. Depuis août 2022, près de 30 000 soldats burundais ont été envoyés combattre dans l’Est congolais, principalement contre le M23 et des groupes armés burundais. Mais derrière les chiffres officiels, c’est une tragédie silencieuse qui se dessine.  

Les témoignages recueillis par SOS Médias Burundi décrivent des centaines de morts et de blessés, dont des officiers supérieurs, dans un conflit où aucune indemnisation n’est prévue pour les familles. Contrairement aux contingents burundais déployés en Somalie sous mandat de l’Union africaine, les soldats tombés en RDC ne laissent derrière eux ni compensation ni cérémonies de deuil officielles. Les familles dénoncent un abandon total, parfois même l’interdiction d’organiser des funérailles.  

La guerre ne se limite pas au front. En décembre 2023, plus de 270 militaires ayant refusé d’être envoyés combattre le M23 ont été condamnés à de lourdes peines, certains à perpétuité. Sur le terrain, les troupes burundaises affrontent des conditions de combat précaires : manque de ravitaillement, équipements délabrés, retraits chaotiques par le lac Tanganyika. Des témoins décrivent des soldats affamés, démoralisés, rentrant au pays dans un état proche de celui des milices qu’ils étaient censés combattre.  

Les présidents congolais Félix Tshisekedi et burundais Évariste Ndayishimiye ont autorisé le déploiement de troupes burundaises en RDC.
Les présidents congolais Félix Tshisekedi et burundais Évariste Ndayishimiye ont autorisé le déploiement de troupes burundaises en RDC.

Le déploiement burundais s’inscrit dans un conflit régional de plus en plus complexe. Le M23, allié à l’Alliance Fleuve Congo, contrôle désormais Goma, Bukavu et des sites miniers stratégiques. Kinshasa accuse Kigali de soutenir la rébellion, tandis que le Rwanda dénonce l’appui du Burundi aux FDLR. Malgré l’accord de Washington signé en décembre 2025, les combats se poursuivent, révélant l’échec des initiatives diplomatiques.  

Face à ces réalités, les autorités burundaises adoptent un ton désinvolte. Le président Évariste Ndayishimiye a déclaré qu’« il est normal que des militaires burundais soient tués en RDC », tandis que le secrétaire général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, assure que les troupes restent présentes « parce que c’est presque chez nous ». Ce contraste entre la rhétorique officielle et les témoignages du terrain illustre une stratégie de dissimulation, où les sacrifices des soldats sont effacés au profit d’un discours de maîtrise militaire.

Réhabilitation de la route du Marché de Nzeng-Ayong : un souffle nouveau pour les commerçantes

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Longtemps délaissée et devenue un véritable calvaire pour les usagers, la route menant au marché de Nzeng-Ayong a enfin été réhabilitée. Ce réaménagement, attendu depuis des années, transforme radicalement le quotidien des vendeuses et améliore la fluidité des transports au sein du plus grand quartier du 6e arrondissement de Libreville.

Pendant de longs mois, cet axe routier était parsemé de nids-de-poule, de boue et d’eaux stagnantes en saison des pluies, tandis qu’une poussière étouffante régnait en saison sèche. Les automobilistes, notamment les chauffeurs de taxi, évitaient soigneusement la zone. Aujourd’hui, le béton a remplacé la terre battue. La chaussée, désormais élargie et renforcée, permet une circulation à double sens sans encombre.

L’ouverture de cette route est avant tout une victoire pour les commerçantes du site. Jeanne Nyingone, vendeuse sur place, ne cache pas sa satisfaction : « Je suis très heureuse et je tiens à féliciter ceux qui ont eu l’idée de soulager les populations. Depuis le réaménagement de cette voirie, nous sommes à l’abri des embouteillages et les clients arrivent facilement car l’accès est devenu aisé ». Selon elle, la fin de cet enclavement sonne comme une renaissance pour son étal de produits vivriers.

Une autre commerçante témoigne également de ce changement radical. Elle explique qu’auparavant, les chauffeurs de taxi refusaient de les déposer à cause de l’état de la route, alors qu’ils les déposent désormais au pied de leurs box. Ce gain de temps et d’énergie s’accompagne d’une amélioration de l’hygiène de travail. Une vendeuse de friperie installée en bordure de voie confie d’ailleurs que la poussière ne dégrade plus ses marchandises et qu’elle respire enfin un air plus propre.

Le réaménagement de la route du marché de Nzeng-Ayong dépasse le simple projet d’infrastructure pour devenir un levier de développement local. En rendant cet espace à nouveau accessible, les autorités redonnent une véritable dignité aux travailleurs du secteur informel.

Sanctions contre les Panthères : Bilie-By-Nze dénonce un « ridicule institutionnel » et prend la défense des cadres

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Le séisme provoqué par l’élimination des Panthères de la CAN 2025 continue de faire vibrer la corde politique à Libreville. Après la décision radicale du gouvernement de suspendre l’équipe nationale et d’écarter des figures historiques comme Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, Alain-Claude Bilie-By-Nze est monté au créneau. Dans un communiqué publié le 2 janvier, le président du parti Ensemble pour le Gabon exprime une opposition frontale à des mesures qu’il qualifie de « spectaculaires, émotionnelles et profondément inefficaces ».

Tout en reconnaissant la légitimité de la déception nationale, l’ancien Premier ministre refuse que l’échec sportif serve de prétexte à la désignation de coupables idéaux. Il estime que cette élimination « appelle des réponses responsables, réfléchies et structurantes » et affirme qu’elle ne saurait justifier « l’arbitraire, l’humiliation publique ni la désignation de boucs émissaires ». À travers cette prise de position, l’homme politique interroge ouvertement la « proportionnalité » et la « cohérence » des sanctions annoncées par les autorités sportives.

Le soutien de l’ancien ministre des Sports envers les cadres de la sélection est particulièrement incisif. Il dénonce une éviction « brutale, publique et sans ménagement » de deux internationaux qu’il considère comme des « joueurs de classe mondiale ». Pour Bilie-By-Nze, une telle mise à l’écart « confine au ridicule institutionnel ». Il rappelle avec insistance que ces sportifs ont incarné « l’engagement, la loyauté et le rayonnement du football gabonais à l’international » et déplore amèrement qu’on leur inflige aujourd’hui « l’humiliation publique et l’opprobre ».

L’analyse de l’opposant se déplace ensuite sur le terrain de la responsabilité collective. Selon lui, les joueurs ne sont que le dernier maillon d’une chaîne défaillante. Les sanctions actuelles renverraient plutôt à « des dysfonctionnements systémiques anciens et profonds » que le pouvoir en place tenterait de passer sous silence. Il soutient avec fermeté qu’« accuser des figures emblématiques d’un échec systémique revient à masquer les vraies responsabilités ».

En guise de perspective, Alain-Claude Bilie-By-Nze plaide pour une refondation totale du sport national, axée sur la formation, les infrastructures et une gouvernance assainie. Sa conclusion résonne comme un avertissement pour la transition sportive en cours : « Le Gabon ne manque ni de talents ni de passion sportive. Il manque d’un véritable écosystème sportif cohérent, structuré et respectueux ». Pour l’ancien chef du gouvernement, l’avenir du pays ne pourra jamais se construire « en humiliant ses héros ».

Le crépuscule d’une icône : Télé Africa tire sa révérence

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Le paysage audiovisuel gabonais vient de perdre l’un de ses piliers historiques. Le 31 décembre 2025, l’écran de Télé Africa s’est définitivement éteint, marquant la fin d’une aventure médiatique entamée en 1988. Pionnière de la télévision privée au Gabon, la chaîne n’a pas survécu à une équation économique devenue insoluble. Malgré son statut de référence pour plusieurs générations, l’entreprise s’est enlisée dans une crise profonde caractérisée par une érosion constante des revenus publicitaires et des coûts de fonctionnement disproportionnés.

L’administration provisoire instaurée en 2023 n’aura été qu’un sursis impuissant face à une dette colossale, condamnant l’institution à un black-out irréversible qui laisse derrière lui un vide immense dans la mémoire collective nationale.

Cette disparition brutale engendre un séisme humain pour les dizaines de professionnels qui composaient la rédaction et les services techniques de la chaîne. Journalistes, techniciens et animateurs se retrouvent aujourd’hui sur le carreau, avec pour seul bagage l’amertume de salaires impayés et l’incertitude de voir leurs indemnités de licenciement honorées. Les témoignages qui inondent les réseaux sociaux révèlent une détresse sociale profonde, mais pointent aussi du doigt une communication de crise jugée défaillante par les anciens employés.

Au-delà de la tragédie humaine, la chute de Télé Africa agit comme un révélateur des failles structurelles qui minent le secteur des médias privés au Gabon. Ce dossier soulève l’urgence d’une réflexion sur la viabilité des entreprises de presse et l’absence de mécanismes de protection sociale robustes pour les acteurs de l’information. Alors que la diversité audiovisuelle du pays s’appauvrit avec ce départ, c’est tout un modèle économique et réglementaire qui est aujourd’hui remis en question. La fin de cette époque symbolise la fragilité d’un secteur où la passion et le talent ne suffisent plus à compenser l’absence de réformes structurelles profondes.

« Un étudiant, un ordinateur » : 200 équipements pour la jeunesse de l’Ogooué-Lolo

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Lancé en octobre 2025 par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le programme présidentiel « 1 étudiant, 1 ordinateur » poursuit son déploiement à l’intérieur du pays. Dans ce cadre, 200 ordinateurs ont été officiellement remis aux étudiants de la province de l’Ogooué-Lolo la semaine dernière, illustrant la phase opérationnelle d’une initiative présentée comme un levier de réduction des inégalités numériques dans l’enseignement supérieur.

L’objectif affiché est clair : permettre aux étudiants de disposer d’outils informatiques devenus indispensables à l’accès aux ressources pédagogiques, à la recherche et au suivi académique. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du gouverneur de la province, des préfets des départements concernés, des responsables d’établissements et des bénéficiaires.

Piloté par le ministère de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, conduit par Mark Alexandre Doumba, le programme s’inscrit dans la volonté des autorités de rapprocher l’action publique des populations et d’éviter une concentration des politiques numériques dans la seule capitale. « Garantir un accès équitable aux outils numériques sur l’ensemble du territoire national » demeure, selon le ministère, le fil directeur de cette initiative.

Les 200 ordinateurs déployés par le ministère de l’Économie numérique dans la province de l’Ogooué-Lolo.
Les 200 ordinateurs déployés par le ministère de l’Économie numérique dans la province de l’Ogooué-Lolo.

Sur le plan pratique, l’exécutif entend prévenir toute polémique liée à la sélection des bénéficiaires. Le ministère précise que la gestion des listes relève exclusivement des gouvernorats, conformément aux orientations arrêtées. « Cette organisation vise à assurer la transparence, l’équité et l’adéquation avec les réalités locales », souligne la tutelle.

Au-delà des cérémonies, le programme « un étudiant, un ordinateur » est désormais attendu sur sa capacité à s’inscrire dans la durée et à répondre, de manière continue, aux besoins réels des étudiants, dans un contexte où la transition numérique de l’enseignement reste un défi structurel.

Réhabilitation du Sénat : Huguette Yvonne Nyana-Ekoume met la CCECC sous pression

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Le siège du Sénat gabonais, le palais Omar Bongo Ondimba, s’apprête à faire peau neuve sous l’œil vigilant de sa nouvelle administration. Cette semaine, la présidente de l’institution, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume épouse Awori Onanga, a reçu en audience la direction de la China civil construction engineering corporation (CCECC). Cette rencontre stratégique visait à évaluer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation lancés le 9 décembre 2024, un chantier dont le suivi rigoureux est devenu une priorité pour la haute chambre du Parlement.

L’entretien a servi de prélude à une inspection imminente sur le terrain. Les échanges ont permis de confronter le niveau réel d’exécution des tâches aux prévisions initiales, tout en identifiant les obstacles techniques freinant l’élan de l’entreprise chinoise. Ce point d’étape s’inscrit dans la continuité des efforts de modernisation amorcés par Paulette Missambo. En décembre dernier, la présidente du sénat de la Transition avait en effet validé la phase 2 des travaux, marquant ainsi une étape cruciale dans la transmission d’un héritage institutionnel fonctionnel et durable.

L’équipe de direction de la China Civil Construction Engineering Corporation (CCECC) lors de l’audience au Sénat.
L’équipe de direction de la China Civil Construction Engineering Corporation (CCECC) lors de l’audience au Sénat.

Face aux enjeux de ce chantier d’envergure, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume a exigé une formalisation accrue du partenariat. Elle a ordonné l’établissement d’un procès-verbal détaillant précisément les responsabilités respectives des parties gabonaise et chinoise. Cette mesure vise à instaurer une coordination sans faille et à garantir le respect strict des clauses contractuelles. Les interventions techniques, qui englobent la rénovation complète des réseaux d’électricité, de plomberie et de climatisation ainsi qu’un renforcement de la structure du bâtiment, doivent impérativement converger vers une livraison finale en juillet 2026.

Gabon : Le Syprocom menace de paralyser l’audiovisuel public

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Réunis en assemblée générale ce mercredi 7 janvier 2026 au sein de la Maison Georges Rawiri à Libreville, les membres du Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom) ont voté à l’unanimité le dépôt d’un préavis de grève. Cette décision radicale intervient après un bilan jugé insatisfaisant des activités de l’année écoulée. Par ce mouvement, le syndicat entend contraindre les directions générales de la radio et de la télévision publiques à apporter des réponses concrètes aux revendications sociales et structurelles des agents.

Le climat social ne cesse de se dégrader au sein de l’audiovisuel public gabonais. Si des échanges ont eu lieu ces derniers mois entre les partenaires sociaux et les décideurs, la base syndicale juge les progrès « insuffisants ». Les professionnels de la communication exigent désormais une reconnaissance juridique et professionnelle attendue depuis des années. Ils réclament également que la subvention de l’État constitue une revalorisation indispensable pour garantir le fonctionnement des outils de production, tout en prônant une réforme structurelle du secteur afin de l’adapter aux enjeux technologiques et concurrentiels actuels.

L’ambiance était à la détermination le 7 janvier dans les couloirs de la Maison Georges Rawiri. Pour les représentants du Syprocom, le dialogue ne semble plus suffire à apaiser les frustrations accumulées durant l’année 2025. La perspective pour 2026 est désormais claire : sans engagement ferme des autorités de tutelle, les antennes pourraient s’éteindre. « De façon unanime, la base qui est l’instance suprême a décidé de déposer un préavis de grève dans le respect des procédures légales », a martelé Hervé Ndzighe, président du syndicat.

Le préavis devrait être officiellement déposé sur les bureaux des directions générales dans les prochains jours. Ce délai constitue l’ultime chance pour le gouvernement et les responsables des médias publics d’ouvrir des négociations de sortie de crise, afin d’éviter une paralysie totale du paysage médiatique national.

Agriculture : Pacôme Kossy fixe le cadre et exige des résultats

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Nommé récemment à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy a réuni, le mardi 6 janvier, son cabinet, les responsables de l’administration centrale, des structures sous tutelle et les représentants syndicaux, pour fixer sa méthode de travail, rappeler les exigences de fonctionnement des services et engager un premier état des lieux du département.

Cette réunion, organisée avec le cabinet ministériel, visait à établir un premier contact et à poser les bases de la méthode de travail du nouveau ministre. Les échanges ont essentiellement porté sur l’organisation interne du département et les attentes de la hiérarchie à l’égard des services. Prenant la parole, le ministre a clairement annoncé la ligne : rigueur, efficacité et assiduité. Il a rappelé aux agents et aux responsables administratifs leur obligation de présence et de performance, insistant sur la responsabilité individuelle de chacun dans l’exécution des missions confiées.

Responsables administratifs et structures sous tutelle réunis pour un premier cadrage des priorités du ministère.
Responsables administratifs et structures sous tutelle réunis pour un premier cadrage des priorités du ministère.

Dans un souci de prise de connaissance rapide des réalités du département, Pacôme Kossy a instruit les responsables de l’administration centrale et des structures sous tutelle de lui transmettre, au plus tard vendredi prochain, une fiche succincte présentant l’état de leurs services. Une démarche destinée à disposer d’une vue d’ensemble avant d’engager les prochaines actions.

Cette première sortie marque ainsi le début d’une phase de travail annoncée comme exigeante, où les discours devraient rapidement laisser place à l’évaluation concrète des services et des hommes.