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La Caisse des dépôts et consignations bientôt dotée d’un nouveau siège

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a visité, le 15 janvier, le nouveau siège de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sur le boulevard Triomphal à Libreville, afin de se faire une idée précise des conditions de travail des agents.

Pensée comme un bras financier public, la CDC concentre des missions sensibles : sécurisation des fonds publics, gestion des consignations judiciaires et administratives, mobilisation de l’épargne institutionnelle et financement de projets à fort impact. Autant de leviers qui exigent une gouvernance stable et des mécanismes de contrôle renforcés.

Le nouvel édifice, un immeuble R+6 bâti sur 6 480 m², comprend près de 200 bureaux, 100 places de stationnement, deux sous-sols, deux auditoriums de 120 places et plusieurs espaces fonctionnels. Les travaux de finition, confiés à l’entreprise gabonaise Mosaic, ont mobilisé environ 400 emplois, illustrant l’intégration de la main-d’œuvre locale dans les grands chantiers publics.

Le nouveau siège de la CDC comprend 200 bureaux, deux auditoriums et un restaurant panoramique.
Le nouveau siège de la CDC comprend 200 bureaux, deux auditoriums et un restaurant panoramique.

Au-delà de l’infrastructure, la visite du président a permis de recentrer le discours sur les exigences de rigueur, de traçabilité et de transparence dans la gestion des ressources confiées à la CDC. Des impératifs régulièrement invoqués dans un contexte où la crédibilité des institutions financières publiques reste un enjeu central.

Présenté comme un outil de travail moderne, ce nouveau siège marque une étape dans la reconfiguration des instruments de l’action publique, avec l’ambition affichée de faire de la CDC un levier opérationnel du développement, au-delà de sa seule dimension administrative.

Guinée : RSF appelle le président Mamadi Doumbouya à restaurer la liberté de l’information

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La situation de la liberté de la presse s’est gravement détériorée en Guinée depuis le coup d’État du 5 septembre 2021. À l’aube d’un nouveau mandat, alors que le président Mamadi Doumbouya doit être investi le 17 janvier 2026 suite à son élection le 28 décembre dernier, Reporters sans frontières (RSF) lui soumet une feuille de route en dix points pour restaurer durablement l’espace médiatique.

« Depuis le coup d’État de 2021, les journalistes guinéens vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Entre arrestations arbitraires, agressions et disparitions inquiétantes, comme celle d’Habib Marouane Camara, le climat est délétère. Quant aux médias indépendants, beaucoup ont été suspendus ou ont vu leur licence retirée », alerte Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF. Qui précise : « Alors que Mamadi Doumbouya entame ce nouveau mandat, nous lui adressons dix recommandations urgentes pour remédier à ce triste bilan ».

Un bilan sombre pour les médias indépendants

La répression contre la presse n’a cessé de s’intensifier ces quatre dernières années. En mai 2024, quatre radios et deux chaînes de télévision ont été définitivement interdites, entraînant la perte de centaines d’emplois. La Haute Autorité de la communication (HAC), censée être un organe de régulation, s’est illustrée par des sanctions répétées contre les voix critiques du gouvernement.

Le bilan humain est tout aussi lourd : au moins trois journalistes ont été détenus et une vingtaine d’autres arrêtés. Le cas d’Habib Marouane Camara, responsable du site Le Révélateur 224, est particulièrement préoccupant : il reste introuvable depuis son enlèvement le 3 décembre 2024. À ces exactions s’ajoutent des restrictions récurrentes de l’accès à Internet et aux réseaux sociaux.

Les dix recommandations de RSF

1- Bien que la liberté de la presse soit garantie par l’article 10 de la nouvelle Constitution adoptée le 21 septembre 2025, RSF appelle à des actions concrètes :

Libérer Habib Marouane Camara : Tout mettre en œuvre pour retrouver et libérer le responsable du site Le Révélateur 224, disparu depuis plus d’un an.

2- Rétablir les licences des médias : Annuler sans délai le retrait des agréments des médias interdits en mai 2024 et mettre fin aux fermetures arbitraires.

3- Réformer la HAC : Garantir l’indépendance de l’organe de régulation en limitant l’intervention de l’exécutif dans la nomination de son président et de ses membres.

4- Protéger les journalistes contre l’emprisonnement : Appliquer strictement la loi de 2010 qui supprime les peines privatives de liberté pour les délits de presse.

5- Favoriser l’accès à l’information publique : Appliquer pleinement la loi de 2020 sur l’accès aux documents administratifs pour renforcer la transparence.

6- Dépénaliser les délits numériques : Aligner la loi sur la cybercriminalité sur celle de la liberté de la presse pour éviter l’incarcération abusive de journalistes en ligne.

7- Lutter contre l’impunité : Enquêter systématiquement sur les agressions visant les professionnels des médias et sanctionner les responsables.

8- Garantir l’accès à Internet : Adopter une loi interdisant les coupures discrétionnaires du réseau et le brouillage des ondes pour des motifs politiques.

9- Assurer un soutien économique transparent : Mettre en place des subventions publiques équitables et une répartition impartiale de la publicité institutionnelle.

10- Garantir le pluralisme : Permettre aux journalistes d’accéder à tous les événements publics sans discrimination ni violence.

Il est à noter qu’en 2025, la Guinée occupait le 103e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Source : Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF

Interpellation de Roland Olouba Oyabi par le B2 : des méthodes qui interrogent le droit

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L’interpellation de Roland Olouba Oyabi, directeur de publication du site Gabon Mail Infos (GMI), suscite une vive émotion et une série d’interrogations légitimes au sein de la presse nationale. Les circonstances de son interpellation ce jeudi 15 janvier 2026, à la Station total à Awendjé, interpellent par leur caractère inhabituel.

Tout semble indiquer qu’un véritable guet-apens a été tendu au journaliste : après avoir été attiré sur les lieux par un mystérieux appel lui donnant rendez-vous, il a été cueilli par des agents de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM) dès qu’il a confirmé sa présence sur place.

Pour un professionnel dont le domicile et les activités sont notoirement connus de tous, un tel déploiement de force doublé d’une ruse indigne de dépositaires de l’autorité de l’Etat pour son interpellation pose question. Dans un État soucieux des procédures administratives, il aurait sans doute suffi de lui adresser une convocation formelle mentionnant le motif de l’audition. Le journaliste se serait alors tranquillement rendu dans l’unité de police judiciaire concernée. Au lieu de cela, le recours à un dispositif d’interpellation directe dans l’espace public, digne d’une arrestation pour grand banditisme, est perçu par beaucoup comme une méthode excessive, traitant un patron de presse comme s’il s’agissait d’un vulgaire délinquant.

La question de la compétence judiciaire en débat

Au-delà de la forme, c’est le cadre juridique de cette détention qui pose question. Le Gabon ayant consacré la dépénalisation des délits de presse, un principe fondamental s’impose : si les faits reprochés s’inscrivent dans l’exercice de son métier de journaliste, l’intéressé n’a rien à faire dans une unité de police judiciaire, et encore moins dans un service de sécurité militaire comme la DGCISM, couramment appelée B2. Ce type de dossier relève normalement de la régulation ou de juridictions civiles, loin des cellules des services de renseignement.

Ce durcissement de ton vis-à-vis d’un acteur des médias intervient à un moment délicat. Alors que le Gabon s’apprête à recevoir la Conférence internationale de la presse francophone, cet incident tombe très mal pour l’image de marque du pays et pour le message de sérénité que les autorités souhaitent envoyer à la communauté médiatique internationale.

Dans l’attente d’une clarification

Le témoignage d’un confrère, présent lors de l’interpellation et libéré quelques heures plus tard, confirme qu’aucune raison officielle n’a été communiquée au moment de l’acte. Si certains font le lien avec une convocation devant la Haute Autorité de la Communication (HAC) concernant un article sur le secteur de l’éducation, le flou persiste sur les intentions réelles des services de sécurité.

Dans ce contexte empreint d’incertitude, la corporation reste attentive. Pour l’heure, on attend d’en savoir un peu plus sur les motifs de l’interpellation afin de déterminer si les droits fondamentaux de Roland Olouba Oyabi ont été pleinement respectés dans cette épreuve.

Collectivités locales : Adrien Nguema Mba exige l’application stricte de la loi face aux élus cumulards

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Dans une lettre circulaire datée du 9 janvier 2026, le ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation rappelle avec fermeté aux élus locaux les limites strictes de leurs prérogatives administratives. Ce rappel à l’ordre exige le respect scrupuleux de la loi sur la décentralisation, dans un contexte marqué par des dérives persistantes en matière de cumul de fonctions.

Adressée aux gouverneurs de province, aux préfets de département pour information, aux maires et aux présidents des conseils départementaux pour exécution, la lettre circulaire n°0007/MISD/SG/DGCL émanant de l’administration centrale vise à faire respecter l’article 94 de la loi organique du 15 juin 2015. Le ministre Adrien Nguema Mba y dénonce une pratique persistante, soulignant que « certains élus locaux continuent d’exercer des fonctions administratives dans les collectivités locales, en totale méconnaissance de l’article 94 ».

Le patron de l’Intérieur rappelle avec insistance que « les fonctions exécutives des collectivités locales, en dehors des membres du bureau exécutif, sont incompatibles avec le mandat de conseiller local ». En conséquence, l’autorité de tutelle impose désormais le respect de l’interdiction, martelant que « les conseillers locaux ne peuvent exercer des fonctions administratives au sein de ladite collectivité locale et des établissements publics locaux rattachés ».

Le ministre exige que les autorités locales prennent « toutes les dispositions qui s’imposent » pour amener les intéressés à « opérer les choix appropriés et conformes aux dispositions précédemment évoquées ». En cas de démission, le remplacement des élus sera organisé selon les textes en vigueur. Il précise toutefois, pour lever toute ambiguïté, que « les dispositions de l’article 94 susmentionné ne s’appliquent pas aux simples agents municipaux ou départementaux n’étant pas investis de fonctions administratives ».

Ce rappel à la loi marque un tournant dans la lutte contre les cumuls de fonctions, souvent sources de conflits d’intérêts et de dysfonctionnements administratifs. En réaffirmant l’incompatibilité entre mandat électif et fonctions exécutives, le ministre Adrien Nguema Mba impose une ligne claire entre pouvoir politique et gestion administrative. Cette lettre circulaire de cadrage, au ton ferme et juridiquement fondé, vise à assainir le fonctionnement des collectivités locales et à renforcer leur performance tout en restaurant la légalité républicaine.

Éducation : entre reprise avortée et fracture au sein du mouvement

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Malgré l’appel à la suspension de la grève lancé le 14 janvier par le collectif SOS Éducation, les établissements scolaires sont restés déserts ce matin sur l’ensemble du territoire. Ce mot d’ordre, censé mettre fin à plusieurs jours de paralysie, se heurte à une fronde d’une partie des enseignants qui dénoncent avec force les conditions dans lesquelles cette décision a été actée à l’école Martine Oulabou. La validité même de la suspension est aujourd’hui vivement remise en cause.

Plusieurs témoins ayant assisté à cette assemblée générale rapportent que l’issue des négociation, achevées à 4 heures du matin, n’a fait l’objet d’aucun consensus démocratique. Selon des observateurs présents sur les lieux, après l’annonce de la reprise par le porte-parole, une vive polémique a éclaté entre partisans et opposants à la trêve.

Une procédure de levée sous le feu des critiques

Cette rupture avec les traditions de lutte, où le vote à main levée et le débat contradictoire sont la norme, fragilise la position du collectif. Plusieurs sources déplorent que les interlocuteurs « n’ont pas donné l’occasion aux enseignants opposés à la reprise de voter », provoquant des frictions immédiates. Ce constat est partagé par le leader syndical Marcel Libama, qui a fustigé ce 15 janvier une démarche s’écartant des règles de l’art. Pour lui, « il faut d’abord qu’il y ait un débat avant de procéder au vote », une étape qui doit impérativement se faire sur la base de documents officiels, protocole d’accord ou procès-verbal, or « cela n’a pas été le cas », a-t-il déploré.

Pourtant, le front syndical semble se fissurer en faveur du gouvernement. Le Syndicat national de l’Éducation nationale (Sena) et le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Synatecpro) ont fait une sortie commune ce jour pour saluer des avancées majeures  dans la résolution des points inscrits au cahier des charges. Appelant officiellement à la levée du mouvement, ces organisations estiment que les garanties obtenues sont suffisantes pour libérer les salles de classe.

Le camp de l’apaisement face au rejet de la base

Cette prise de position, loin de calmer les esprits, semble avoir irrité davantage les enseignants restés chez eux. Pour beaucoup, les arguments de Jean Christom Ndong Bekalé, soulignant qu’un « président de la République descend pour nos problèmes » et que sa présence « jusqu’à 5h, ça veut dire que c’est très sérieux », ne suffisent pas à masquer l’absence de preuves tangibles. Marcel Libama rappelle d’ailleurs que la mobilisation est « véritablement suivie sur toute l’étendue du territoire » et qu’il est inconcevable de retourner au travail « comme des moutons, sans rien à la main ». Selon lui, on « ne peut pas retourner dans les salles de classe sans qu’il n’y ait de congrès ».

Le constat des écoles vides ce 15 janvier confirme que la base refuse de se plier à une décision perçue comme unilatérale, malgré l’appui du Sena et du Synatecpro. L’annonce précipitée de la fin du mouvement dans certains médias semble avoir occulté la réalité du terrain et la tension née de ce rendez-vous du 14 janvier que de nombreux témoins ont pourtant soulignée. L’heure de vérité sonnera le samedi 17 janvier, lors d’une nouvelle assemblée générale prévue à l’école Martine Oulabou. Ce rassemblement devra déterminer si les enseignants suivront leurs structures syndicales et le collectif informel, ou s’ils maintiendront le bras de fer avec le gouvernement au mépris des appels à la reprise.

CAN 2025 : Maroc–Sénégal, une finale au sommet entre favoris

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La Coupe d’Afrique des nations 2025 tiendra son épilogue ce dimanche 18 janvier avec une affiche de prestige : le Maroc affrontera le Sénégal en finale. Un choc attendu, presque évident, entre deux sélections annoncées favorites dès l’entame de la compétition et qui ont confirmé leur statut tout au long du tournoi.

Solides, réguliers et maîtrisant parfaitement leurs matchs, les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga ont su imposer leur rythme face à des adversaires pourtant ambitieux. Le Maroc, fort de son collectif bien huilé et de son expérience des grandes compétitions, vise un nouveau sacre continental. De son côté, le Sénégal entend confirmer sa place parmi les géants du football africain en ajoutant un nouveau trophée à son palmarès.

Cette finale s’annonce donc indécise et spectaculaire, opposant deux styles de jeu, deux philosophies et surtout deux ambitions assumées : celle de régner sur l’Afrique.

Avant cette grande finale, le match pour la troisième place se disputera le samedi 17 janvier et mettra aux prises le Nigeria et l’Égypte. Une rencontre de prestige entre deux monuments du football africain, tous deux éliminés aux portes de la finale et désireux de terminer la compétition sur une note positive.

Entre les Super Eagles et les Pharaons, l’enjeu sera autant symbolique que sportif : sauver l’honneur, rassurer les supporters et préparer l’avenir.

[Tribune libre] Crise sociale et responsabilité historique : autopsie d’un mal administratif profond

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La colère des enseignants n’est ni une surprise ni un accident social : elle est le symptôme visible d’une longue dérive de l’action publique, nourrie par des choix politiques anciens, des renoncements budgétaires assumés et des détournements massifs de l’intérêt général. Entre justice sociale différée, droits fondamentaux sacrifiés et tentatives de réécriture de l’histoire par ceux-là mêmes qui ont prospéré sur les ruines du service public, le malaise actuel interroge la mémoire collective et la responsabilité politique. Dans cette tribune libre, Nadia Christelle Koye livre une lecture lucide, sévère et engagée des causes profondes de la crise sociale qui secoue aujourd’hui le Gabon.

Notre société est secouée, depuis plusieurs jours, par les revendications légitimes des enseignants réclamant la prise en compte de leurs droits et de meilleures conditions de travail.

Ces revendications sociales, par essence, constituent, avec plusieurs autres droits fondamentaux des gabonais, le socle de la politique sociale tant chère au Président de la République, chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le droit à une justice sociale juste et équitable ;
Le droit à une prise en compte des besoins primaires et essentiels ;
Le droit à la satisfaction des acquis sociaux.

Un malaise profond aux racines structurelles

Ces revendications légales, longtemps contenues, et pour lesquelles le gouvernement est à pied d’œuvre avec toutes les parties prenantes pour des solutions pérennes, sont symptomatiques d’un mal profond.

Un mal grave et pénétrant dont l’étiologie, semblable à un cancer, devrait être abordée sous le prisme d’une pathologie de santé publique.

Le gel des carrières : origine d’un cancer administratif

Un mal dont l’origine chronique remonte à l’année 2015, lorsque le gouvernement de l’époque avait fait le choix de sacrifier les carrières administratives des agents publics de l’Etat, sur l’autel des considérations purement égoïstes.

Ce mal a relégué l’intérêt général à un rôle accessoire, tandis que les intérêts particuliers étaient subrogatoires des intérêts privés, pourtant marginaux.

Le gel des carrières, qui viendra ultérieurement s’appuyer sur une trêve sociale, avait, en ce temps, été justifié par les contraintes budgétaires de l’époque, nous avait dit un prolixe porte-parole du gouvernement.

Quand l’argument budgétaire masque la prédation

Cependant, les révélations scandaleuses d’un procès fortement médiatisé nous ont prouvé le véritable et principal objectif de ces détournements.

En effet, le manque d’infrastructures routières, en eau, en électricité, le gel des acquis sociaux des gabonais reposait sur la satisfaction des besoins de particuliers, au détriment des besoins du peuple.

L’accès à l’eau et à l’électricité, l’éducation des gabonais, le paiement de diverses allocations sociales étaient accessoires devant des dépenses somptuaires.

La vérité judiciaire et l’effondrement du discours officiel

Le monde entier et les gabonais ont vu que les auteurs et les acteurs de ce cancer métastatique sont parmi ceux qui ont directement répondu à la question en affirmant que l’argent public n’a pas servi aux mécanismes de redistribution légaux garantissant une justice sociale effective.

Nous avons eu un spectacle écœurant du dépouillement des recettes publiques.

L’indécence des accusateurs et la tentation du transfert de responsabilité

Et pourtant, la surprise ne découle pas des revendications opportunes et finalement prévisibles, qui pourraient être celles de tout agent public de l’Etat : la mienne, la vôtre, celles de ceux qui sont au service des usagers des services publics.

La surprise est inhérente aux accusations indécentes des auteurs de ces crimes financiers et de leurs complices, tapis sous des paravents et des pseudonymes divers.

Ces complices qui, aujourd’hui, prétextant une blancheur virginale, veulent transmettre le passif de leur gestion au Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, dont le mandat n’est qu’à quelques mois de son exécution.

Des mesures correctives réelles mais insuffisantes

Il est vrai que l’échéance ne permet pas de faire un bilan exhaustif. Mais il convient de rappeler que certaines mesures ont été prises afin de soulager ce mal profond : levée du gel des avancements, reprise des concours comme mode de recrutement dans la fonction publique, paiement des rappels, construction et réhabilitation d’infrastructures scolaires, etc.

Espoir républicain et exigence de guérison collective

Néanmoins, ces efforts n’ont pas réussi à endiguer le mal. Néanmoins, nous croyons en la volonté du gouvernement à trouver une situation pérenne, et nous gageons que les différentes parties, pétries des valeurs patriotiques et républicaines, œuvreront à une résolution et à une guérison totale de ce cancer, de cette pathologie létale lorsqu’elle est prise en charge tardivement.

Nadia Christelle Koye, Sénatrice du département de Mulundu

NB : Le titre et les intertitres sont de notre rédaction.

Filière avicole : vers la fin des importations, le cap de l’autonomie à Akanda

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En visite à la ferme BTF Farming le 14 janvier à Malibé 2, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de briser la dépendance alimentaire du pays. Entre soutien financier massif via la BCEG et protectionnisme affiché à l’horizon 2027, Brice Clotaire Oligui Nguema pose les jalons d’une autonomie avicole portée par l’entrepreneuriat national.

L’objectif de ce déplacement présidentiel était de confronter le discours sur la souveraineté alimentaire à la réalité du terrain. En observant de près cette exploitation présentée comme un modèle de production locale, le chef de l’État a pu échanger avec des entrepreneurs gabonais engagés dans une agriculture structurée. « J’y ai vu des Gabonais qui travaillent, investissent et produisent pour nourrir la Nation », a-t-il déclaré, privilégiant le constat des résultats concrets aux simples effets d’annonce.

Implantée sur 5 000 m², dont 600 m² consacrés au poulailler principal, l’entreprise développe un modèle avicole intégré combinant élevage, pisciculture et cultures agricoles. L’exploitation compte 6 000 poules pondeuses pour une production quotidienne de 5 400 œufs, soit un taux de ponte de 90 %, générant un chiffre d’affaires annuel estimé à 240 millions de francs CFA. Pour soutenir cette montée en puissance, la structure a bénéficié d’un financement de 360 millions de francs CFA accordé par la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG).

Ce type d’appui financier est une direction que le Président assume pleinement, annonçant une politique volontariste en faveur des producteurs. « J’ai décidé de mobiliser entre 250 et 400 millions de francs CFA par éleveur », a-t-il précisé, indiquant que ces fonds seraient octroyés à des conditions préférentielles afin d’accroître les capacités de production. Cette stratégie s’inscrit dans un cap clair résumé par le chef de l’État : « Produire ici ce que nous consommons ». Une ambition qui justifie l’annonce de l’interdiction des importations de poulet de chair à l’horizon 2027, destinée à sanctuariser la filière nationale.

Vue du bétail sur le site de BTF Farming.
Vue du bétail sur le site de BTF Farming.

Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’enjeu dépasse la simple production de denrées. « La souveraineté alimentaire n’est plus un rêve mais une réalité en construction », affirme-t-il, insistant sur une agriculture créatrice d’emplois. Le Président a conclu cette étape de terrain en affichant une volonté sociale ferme, celle d’« offrir à notre jeunesse un avenir fondé sur le travail, pas sur l’assistanat ». À Malibé 2, le succès de cette exploitation illustre une nouvelle donne : faire de l’agriculture un pilier économique, mesurable, financé et assumé.

Mali : Célébration de la « souveraineté retrouvée », entre symbole de résistance et défis de communication

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Le Mali a commémoré, ce mercredi 14 janvier 2026, la journée nationale de la souveraineté retrouvée. Instituée pour marquer la résilience du peuple face aux sanctions internationales de 2022, cette date est devenue le socle d’un nouveau narratif national, porté par les autorités de la Transition et analysé par les universitaires.

C’est dans une atmosphère solennelle que s’est tenue la célébration de cette journée historique à l’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC). L’événement a réuni des membres du gouvernement, notamment le Professeur Brehima Kansaye, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, ainsi que de nombreux représentants du corps académique. Cette journée initiée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, symbolise désormais, selon les autorités, le « divorce » définitif avec les simulacres d’autodétermination du passé.

De l’indépendance formelle à la souveraineté réelle

Dans sa déclaration, le Directeur général de l’ESJSC, le Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a rappelé que cette journée est née d’une réaction populaire massive contre les sanctions jugées « illégales et illégitimes » imposées au Mali. Pour le Dr Maïga, il s’agit d’une rupture avec la décolonisation des années 1960, qu’il qualifie de  « simulacre » destiné à pérenniser l’emprise de l’ancienne puissance coloniale. La « souveraineté retrouvée » s’inscrit ainsi dans des actes concrets comme le retrait des forces armées étrangères, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) ou l’adoption d’une nouvelle Constitution.

Présent à l’événement, le Professeur Bréhima Kansaye a tenu à apporter une précision conceptuelle essentielle en expliquant qu’ « il ne faut pas confondre indépendance et souveraineté ». Selon le ministre, « un pays est indépendant lorsqu’il bénéficie d’une reconnaissance internationale formelle » tandis que « la souveraineté, elle, définit le caractère d’un État qui n’est soumis à aucun autre ». Il a ainsi souligné qu’un pays peut être officiellement indépendant sans pour autant jouir d’une réelle autonomie de décision.

Une pédagogie de la responsabilité médiatique

De son côté, Alhamdou Ag Ilyène a axé son intervention sur la responsabilité des médias dans ce contexte d’exception, prônant une « pédagogie de la responsabilité » plutôt que la répression. Le ministre de la Communication a toutefois rappelé que la diffusion d’informations en période de crise obéit à des règles spécifiques. Il a notamment martelé que « l’homme est au centre de la communication, mais celle-ci doit être différente en temps de crise pour préserver l’unité nationale », invitant les journalistes à intégrer les principes de respect de la souveraineté et de défense exclusive des intérêts du peuple malien.

Cette célébration du 14 janvier 2026 confirme la volonté des autorités de la Transition de graver dans le marbre la marche vers un « Mali fier ». Entre réformes institutionnelles et sécuritaires, le défi reste désormais de consolider ces acquis pour les générations futures, dans un environnement régional en pleine mutation.

La CIPREF prépare sa conférence internationale à Libreville

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Désiré Ename, président de la Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF), accompagné des membres de sa délégation, a été reçu hier, mercredi 14 janvier, en séance de travail au cabinet du ministre de la Communication et des médias, Germain Bihadjow. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la Conférence internationale de la presse francophone, prévue à Libreville du 21 au 25 janvier 2026.

Les échanges ont porté sur les aspects organisationnels, institutionnels et logistiques de cet événement d’envergure internationale, qui réunira des professionnels des médias, des experts et des décideurs issus de l’espace francophone. Les deux parties ont souligné l’importance stratégique de cette conférence pour le renforcement de la coopération entre les acteurs de la presse et la promotion d’un journalisme de qualité face aux mutations technologiques.

La CIPREF prépare sa conférence internationale à Libreville

Placée sous le thème « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias », la rencontre ambitionne d’ouvrir une réflexion approfondie sur les opportunités et les défis que représente l’IA pour le secteur médiatique. Il s’agira notamment d’aborder les questions liées à la production de l’information, à l’éthique journalistique, à la lutte contre la désinformation ainsi qu’à l’adaptation des métiers de la presse aux nouvelles technologies.

Le ministre de la Communication et des médias a salué l’initiative de la CIPREF et réaffirmé l’engagement des autorités gabonaises à accompagner la réussite de cette conférence, qui positionnera Libreville comme un pôle de réflexion majeur sur l’avenir des médias dans l’espace francophone.