Blog Page 27

Le député Fiacre Mpako Ngoma réclame une rupture réelle avec l’ère Bongo

0

À travers une déclaration poignante intitulée « Ce que je crois », l’honorable Fiacre Mpako Ngoma, élu du second siège de la Zadié, interpelle les autorités de la Transition sur les dérives qui menacent la nouvelle gouvernance. Entre dénonciation des réflexes partisans et urgence de résultats sociaux, le parlementaire appelle à un sursaut pour éviter que les mécanismes de l’ancien régime ne s’enracinent de nouveau dans l’appareil d’État.

L’élu de Mekambo exprime d’emblée une inquiétude majeure quant à la composition de l’entourage décisionnel actuel, notant que « les mêmes acteurs politiques qui avaient encouragé Ali Bongo Ondimba à fragiliser des secteurs essentiels tels que l’éducation nationale et la santé semblent encore présents dans les sphères décisionnelles ». Cette stagnation des visages contraste, selon lui, avec l’élan de renouveau espéré depuis le changement de régime.

Face à la rigidité de sa propre formation politique, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), l’honorable Mpako Ngoma ne cache pas son amertume. « Je constate avec étonnement que vous faites preuve d’une grande fermeté lorsqu’il s’agit de discipline et de sanctions », déplore-t-il, faisant directement référence aux mesures prises contre lui après ses critiques sur la taxe forfaitaire d’habitation. Cette sévérité interne s’accompagne, à ses yeux, d’une résurgence de méthodes archaïques, tant le modèle événementiel du parti « donne l’impression de reproduire des pratiques et des réflexes kounabélistes proches de l’ancien PDG ».

Un appel à la transparence et aux résultats concrets

La question du bilan social reste le point de friction central. Le député de la 14ème législature exige une transparence totale sur les chantiers de la santé, de l’éducation et des infrastructures, rappelant que « le peuple gabonais a besoin de transparence et de résultats concrets ». Pour porter cette ambition, il suggère une profonde refonte de l’appareil de conseil, recommandant au Président de s’entourer « d’hommes et de femmes d’expérience, et non de détenteurs de profils opportunistes, dont les discours se contredisent au quotidien ».

En plaçant le chef de l’État face à ses responsabilités historiques, Fiacre Mpako Ngoma martèle « qu’un chef d’État reste, en dernier ressort, seul face à son destin politique ». Cette mise en garde solennelle souligne que les structures politiques et les conseillers « ne doivent être que des outils au service de la vision présidentielle, et non des obstacles à la vérité et à l’efficacité ». Reste à savoir si cet appel à la vigilance sera entendu avant que les vieux démons de la politique gabonaise ne reprennent définitivement leurs droits.

L’ANINF recadre Pierre Mintsa sur la gestion de la solde

0

Alors que la grogne sociale monte chez les enseignants, Pierre Mintsa se retrouve au cœur d’une tempête institutionnelle. En tentant de justifier le report des paiements par une prétendue mainmise marocaine sur le système de paie, le syndicaliste a essuyé un démenti sans appel de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF). Ce recadrage public, qui réaffirme la souveraineté technologique du Gabon, pourrait bien marquer le début d’une disgrâce pour celui qui se présentait jusqu’ici comme un relais privilégié de l’exécutif.

L’autorité technique a tenu à rétablir une vérité que le syndicaliste semble avoir occultée lors de ses récentes sorties médiatiques à Port-Gentil et Libreville. L’ANINF apporte ainsi « un démenti formel à ces allégations, infondées », précise le communiqué publié le 22 janvier 2026, afin de rassurer l’opinion sur l’indépendance technologique du pays. Contrairement aux déclarations de Pierre Mintsa qui suggéraient un pilotage extérieur, l’agence rappelle que le Fichier unique de référence (FUR) est une « application de l’administration gabonaise administrée par l’ANINF », soulignant par la même occasion que cet outil a été conçu localement par la Direction générale des services informatiques (DGSI).

Une souveraineté numérique réaffirmée par l’ANINF

Cette sortie de l’ANINF résonne comme un véritable désaveu pour le syndicaliste, dont le discours commençait à irriter au plus haut sommet de l’État. En prétendant que tout était verrouillé dès le 10 du mois à cause d’une prétendue gestion délocalisée au Maroc, Pierre Mintsa a non seulement diffusé une information erronée, mais il a également touché à la sensibilité des relations diplomatiques entre Libreville et Rabat. Le système est exploité « dans un environnement institutionnel souverain et hautement sécurisé », insiste l’administration, avant de marteler qu’il est par conséquent « inexact de prétendre que la Solde serait « aux mains » d’un opérateur étranger ».

Le ton employé par l’ANINF marque une rupture nette avec la bienveillance dont Pierre Mintsa semblait jouir jusqu’alors. L’agence qualifie ses propos d’irresponsables, estimant qu’ils peuvent « fragiliser la confiance publique, exposer l’État à des risques de sécurité et créer des tensions inutiles ». Le communiqué s’étonne d’ailleurs qu’une telle légèreté vienne de la part d’un homme dont « la carrure et l’influence commandent, plus que tout autre, rigueur, sens de l’État et vérification préalable des informations ».

Ce recadrage public pose désormais la question du maintien de Pierre Mintsa dans le premier cercle du pouvoir. On sait le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema particulièrement intransigeant face aux dérapages de ses collaborateurs, même les plus proches. L’exemple de Xavier Ndong Ndong, aujourd’hui incarcéré à la prison centrale de Libreville, rappelle que la proximité avec le sommet de l’État n’offre aucun permis de travestir la vérité. Entre mensonge délibéré et maladresse stratégique, le chuchoteur du Président pourrait bien avoir franchi une ligne rouge qui le conduirait, à son tour, vers une disgrâce certaine.

Éducation nationale : Docteur Iloko Boussengui fustige une « faute politique » et appelle à l’arbitrage du chef de l’État

0

L’ancien candidat à l’élection présidentielle, le docteur Stéphane Germain Iloko Boussengui, vient de publier une analyse incisive sur la crise scolaire qui secoue le Gabon. Entre rigueur juridique et mise en garde politique, il dénonce l’amateurisme du gouvernement et exhorte la présidence à reprendre la main pour éviter un point de rupture définitif.

L’interpellation des leaders syndicaux Simon Ndong Edzo et Marcel Libama constitue le point de départ d’une réflexion qui ne fait aucune concession sur le respect des textes. Si le docteur Iloko Boussengui reconnaît le bien-fondé des plaintes des enseignants, il n’en demeure pas moins intraitable sur la forme. « L’association SOS Éducation, à l’origine du déclenchement de ce mouvement, ne dispose ni de la qualité juridique ni de la légitimité syndicale requises », tranche-t-il d’emblée. La lutte syndicale étant strictement encadrée en République gabonaise, « toute action de grève menée en dehors de ce cadre constitue une violation caractérisée des règles », rappelle l’homme politique avec fermeté.

L’illégalité légitimée par l’exécutif

Mais le « juriste » s’efface rapidement derrière l’analyste politique pour pointer les errements de l’exécutif. Selon lui, l’État s’est enfermé dans un piège en discutant avec des interlocuteurs non habilités. « Le gouvernement porte une faute politique majeure », estime-t-il, avant de préciser qu’en acceptant de négocier avec une structure informelle, « l’exécutif a contribué à légitimer l’illégalité ». Cette confusion des rôles aurait ainsi affaibli l’autorité de l’État, laissant place à une gestion par l’émotion et la force plutôt que par la règle.

Le diagnostic est d’autant plus sévère que l’ancien candidat voit dans la répression actuelle un aveu d’impuissance. « On ne négocie pas avec l’illégalité un jour pour la réprimer brutalement le lendemain », déplore-t-il. Pour lui, les poursuites judiciaires et les récits de manipulation ne sont que des « récits commodes » destinés à masquer une stratégie incohérente. « Les arrestations arbitraires, les intimidations et les démonstrations de force sont inopportunes et dangereuses », insiste le docteur Iloko Boussengui, alertant sur le risque d’une fracture sociale profonde.

Un appel au dernier rempart républicain

La solution réside désormais dans une intervention directe du sommet de l’État pour restaurer la confiance. Prenant l’exemple de la gestion de la crise dans le secteur de la Santé, il invite le président de la République à recevoir les syndicats légaux pour « leur parler avec franchise, responsabilité et vérité ». Il s’agit, selon lui, d’un impératif pour préserver l’esprit de rupture né le 30 août 2023. « La Ve République ne peut se construire sur la confusion des rôles », martèle-t-il en conclusion, rappelant que chaque jour d’hésitation menace l’équilibre même de la Nation.

Incarcération de Libama et Ndong-Edzo : Francis Hubert Aubame dénonce un « terrorisme judiciaire »

0

L’incarcération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo à la prison centrale de Libreville, le 21 janvier, suscite une vive indignation. Inculpés pour trouble à l’ordre public et incitation à la révolte après avoir soutenu le mouvement SOS Éducation, les deux leaders voient leur détention qualifiée de dérive autoritaire par Francis Hubert Aubame. Le président du parti Souverainistes-Écologistes y voit une instrumentalisation de la justice visant à briser la contestation sociale au mépris des garanties constitutionnelles.

Le soutien apporté par ces deux figures au mouvement SOS Éducation ne devrait pas, selon l’analyse du leader politique, conduire à l’isolement carcéral. « Soutenir activement un mouvement de grève légitime ne constitue aucune infraction pénale dans le code gabonais », rappelle Francis Hubert Aubame. Il souligne une contradiction majeure entre la Constitution du 19 décembre 2024, socle de cette nouvelle République, et l’usage de notions juridiques qu’il juge élastiques. « Cette affaire illustre parfaitement comment une notion juridique élastique devient une arme de répression politique », affirme-t-il, dénonçant une violation des engagements internationaux du Gabon.

Un régime face à ses contradictions républicaines

L’analyse du président des Souverainistes met en exergue une dualité schizophrénique au sein de l’arsenal juridique national. D’un côté, le bloc de constitutionnalité garantit la liberté d’expression et le droit de grève ; de l’autre, des infractions dites « fourre-tout » permettent des détentions préventives disproportionnées. Pour Aubame, le véritable trouble ne vient pas des citoyens solidaires, mais de l’incapacité du pouvoir à répondre aux besoins fondamentaux du secteur éducatif. « Est-ce troubler l’ordre public que de réclamer des salaires impayés pour des enseignants ou de dénoncer des classes surchargées ? », s’interroge-t-il ainsi pour souligner la responsabilité des autorités.

Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle semble marquer une continuité avec les méthodes répressives que la Vème République était censée bannir. « La Vème République devait rompre avec ces pratiques ; elle les perpétue et les aggrave », constate avec amertume Francis Hubert Aubame. Il prévient que la radicalisation de la contestation et la rupture entre le pouvoir et la société civile sont les risques immédiats de cette stratégie. « Un pays qui emprisonne ceux qui défendent son école est un pays qui hypothèque son avenir », martèle-t-il avec force, dénonçant un mépris flagrant pour l’avenir de la jeunesse gabonaise.

Face à ce qu’il qualifie d’urgence démocratique, le Parti Souverainistes-Écologistes exige la libération immédiate et sans condition de Marcel Libama et de Simon Ndong Edzo. Francis Hubert Aubame appelle également à une réforme en profondeur pour encadrer strictement la notion de trouble à l’ordre public, afin qu’elle ne soit plus une arme de « terrorisme judiciaire ».

Il place ainsi le pouvoir devant un choix civilisationnel, rappelant que l’histoire jugera cette gestion de la crise scolaire. « Le Gabon veut-il être un État de droit ou un État de répression avec un beau maquillage de légalité ? », demande-t-il, laissant cette question résonner comme un défi lancé au sommet de l’État.

CEMAC : Le front commun pour sauver le pouvoir d’achat

0

Le chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se sont retrouvés le 22 janvier à Brazzaville autour d’une même inquiétude : une économie régionale sous pression et des populations qui ressentent chaque secousse dans leur quotidien. Hausse des prix, fragilité du pouvoir d’achat, dépendance aux importations… C’est dans ce climat que s’est tenu le sommet extraordinaire, avec l’ambition affichée de passer des diagnostics répétés à des décisions concrètes.

À l’issue des travaux, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé la ligne arrêtée collectivement par les dirigeants de la sous-région : « la stabilité de notre monnaie n’est pas une option ». Un choix présenté comme vital, car, a-t-il souligné, elle demeure « une condition absolue pour protéger le pouvoir d’achat des populations et garantir notre souveraineté ». Derrière ces mots, une réalité bien connue des ménages : quand la monnaie vacille, ce sont les prix au marché qui flambent.

Pour éviter ce scénario, les chefs d’État ont validé plusieurs résolutions issues du sommet. La première concerne le rapatriement strict des devises par les acteurs économiques, notamment dans le secteur extractif, afin de renforcer les réserves et soutenir la stabilité financière. La deuxième porte sur une gestion plus rigoureuse des finances publiques, à l’heure où chaque franc compte pour financer les services essentiels.

Le sommet a également mis en avant la production locale, vue non plus comme un slogan politique, mais comme une réponse concrète aux pénuries et à la cherté de la vie. Produire davantage sur place, c’est réduire les importations, stabiliser les prix et créer de l’emploi. Une orientation que le président gabonais a résumée en affirmant qu’« il ne s’agit plus seulement de réformer, mais d’obtenir des résultats tangibles ».

Conscients que les populations jugent désormais aux actes, les dirigeants de la CEMAC ont insisté sur un suivi rigoureux des décisions, avec une première évaluation prévue en avril 2026. Dans cet esprit de responsabilité partagée, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé l’engagement du Gabon. « Le Gabon jouera tout son rôle pour une Afrique centrale économiquement forte et solidaire », a écrit le chef de l’Etat gabonais sur ses réseaux sociaux. Une promesse attendue, surtout par ceux qui, au quotidien, vivent les conséquences de chaque choix économique.

Comprendre la CEMAC : un socle de solidarité régionale

Pour rappel, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est une organisation internationale qui a succédé en 1994 à l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC). Elle regroupe aujourd’hui six États membres qui partagent une monnaie commune : le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

L’organisation se donne pour mission fondamentale de promouvoir un développement harmonieux des économies nationales à travers la création d’un véritable marché commun. Ses objectifs prioritaires incluent la mise en œuvre de politiques macroéconomiques stables, la coordination des projets de développement sectoriels et le renforcement de la solidarité entre ses membres pour faire face aux chocs extérieurs.

L’Ogooué-Maritime : une synergie inédite pour transformer Port-Gentil

0

Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a reçu en audience, le 19 janvier, une délégation conduite par Françoise Assengone Obame, Gouverneur de l’Ogooué-Maritime. Cette rencontre visait à valider la feuille de route portée par le secteur pétrolier et l’expertise technique de CIEC Engineering, afin de combler le retard infrastructurel de la province à l’horizon 2050.

Lors de cet échange, le Gouverneur a dressé un constat sans concession, soulignant que l’état actuel de la région ne reflète pas son statut de capitale économique. Après un demi-siècle d’exploitation pétrolière, les infrastructures locales demeurent en deçà de la richesse produite. Pour répondre à ce malaise social et économique, une stratégie baptisée « Horizon 2050 » a été élaborée. Validée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, cette vision prévoit le déploiement de chantiers majeurs dans la cité pétrolière de Port-Gentil.

La mise en œuvre technique de ce vaste programme a été confiée à la société CIEC Engineering. Simon Smadja, Directeur général de ladite entreprise, a précisé que « l’entreprise assurera une mission complète de suivi » avant d’ajouter que cela irait « de la conception des plans jusqu’à la réception technique des ouvrages ». Cette collaboration doit garantir une rigueur indispensable à la pérennité des investissements futurs.

Le ministre Edgard Moukoumbi s’est félicité de cette dynamique unissant l’État, les collectivités locales et les opérateurs privés. Il a toutefois suggéré à la délégation d’élargir la concertation auprès des ministères de la Planification et de l’Habitat pour garantir une cohérence globale. Cette approche collaborative marque une rupture avec les pratiques antérieures, plaçant la coordination administrative au cœur de la reconstruction nationale.

Crise dans l’Éducation : le PDG sort du silence et appelle à la fin du bras de fer

0

Entre reconnaissance du droit de grève et soutien aux mesures gouvernementales, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) a pris officiellement position sur la crise scolaire. Par la voix de sa porte-parole, Frédérique Eyang Beyeme, l’ancienne formation au pouvoir tente de concilier les impératifs budgétaires de l’État et la détresse des enseignants.

La formation politique a tenu, d’entrée de jeu, à lever toute ambiguïté sur sa perception du conflit. « Le caractère légitime des revendications du corps enseignant ne fait l’ombre d’aucun doute pour le PDG », a d’abord affirmé la porte-parole, précisant que le mouvement s’appuie sur un « socle juridique qui consacre le droit fondamental de faire grève conformément à l’article 23, alinéa 3, de la Constitution du 19 décembre 2024 ». Cette reconnaissance de la « noblesse » des revendications, régularisations administratives et paiement des rappels, ne l’empêche pas de souligner la complexité technique de la situation.

Le parti met en avant l’efficacité de la nouvelle commission tripartite, un dispositif jugé historique. « Par le passé, les négociations de ce type n’intervenaient que dans le cadre sectoriel », a rappelé Frédérique Eyang Beyeme, avant d’ajouter qu’avec ce mécanisme, les ministres sont désormais « mis en situation d’œuvrer avec célérité et efficacité à la résolution de la crise ». Le PDG note par ailleurs que 4 000 dossiers sur 6 574 ont déjà été régularisés, y voyant des « avancées loin d’être négligeables » dans un contexte de crise.

Cependant, le réalisme budgétaire reste le pivot de l’argumentation. La loi de finances 2026 ayant été adoptée sans ces dépenses, « le réalisme voudrait qu’elles soient prises en compte par la loi de finances rectificative », estime le parti. Dans cette attente, la formation fustige l’émergence de leaders « dépourvus de légitimité » tout en invitant le pouvoir à la retenue, car « l’emprisonnement des leaders syndicaux n’est jamais de bon augure » selon l’organisation.

Le PDG exhorte les enseignants à transformer l’essai du protocole d’accord signé le 20 janvier dernier par une reprise immédiate du travail. Invoquant le patriotisme et l’héritage de paix du président Omar Bongo Ondimba, le communiqué rappelle que l’avenir de la jeunesse ne peut être sacrifié. Le dialogue a tracé une voie ; il appartient désormais aux acteurs de l’emprunter pour éviter définitivement le spectre d’une année blanche.

Mines : l’État et l’UMIGA veulent structurer le dialogue avec les opérateurs

0

Clarifier les priorités du secteur minier, renforcer la collaboration entre l’État et les opérateurs et mieux positionner le Gabon sur la scène minière internationale : c’est autour de ces objectifs que le ministre des Mines et des ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a reçu, le 21 janvier 2026, le Bureau exécutif de l’Union Minière du Gabon (UMIGA), conduit par son président, Christian Boupassia.

La rencontre, qui s’est ouverte par la traditionnelle présentation des vœux de nouvel an, a rapidement dépassé le cadre protocolaire. Autour de la table, les échanges ont porté sur les orientations stratégiques du secteur, dans un contexte où le Gabon entend mieux valoriser son potentiel minier tout en corrigeant les déséquilibres longtemps décriés par les acteurs nationaux. La participation annoncée de l’UMIGA au Mining Indaba 2026, rendez-vous majeur de l’industrie minière mondiale, a également été évoquée comme un levier de visibilité et d’attractivité.

Face aux opérateurs, le ministre a réaffirmé la ligne fixée par les plus hautes autorités : bâtir un secteur minier responsable, compétitif et créateur d’emplois. Un discours appuyé par un message clair sur la place des compétences nationales. La promotion des cadres et salariés gabonais n’est plus présentée comme une option, mais comme une exigence pour un développement minier durable et accepté socialement.

Au-delà des intentions, un mécanisme concret a été acté. Un cadre de concertation régulier entre le ministère et les sociétés minières sera mis en place afin d’anticiper les tensions, d’harmoniser les pratiques et de sécuriser les investissements. Une démarche pragmatique, qui vise à installer une dynamique commune et apaisée, pour que le secteur minier cesse d’être une promesse intermittente et devienne un pilier structurant de l’économie gabonaise.

Lambaréné : le ministère de l’Économie en mission pour cartographier l’activité locale

0

À Lambaréné, l’économie n’est plus un simple sujet de discours : elle est désormais passée au crible. Le 19 janvier 2026, dès les premières heures de la matinée, le maire de la commune, Guy Pierre Biteghé, a reçu en audience une délégation du ministère de l’Économie en mission dans la capitale du Moyen-Ogooué. Objectif affiché : prendre le pouls réel de l’économie locale pour nourrir le tableau de bord de l’économie nationale.

Autour de l’édile, le 4ᵉ adjoint au maire chargé des marchés, François Matatou Mouele. En face, la délégation conduite par le chef de mission, Tchinga, est venue exposer sans détour la raison de sa présence sur les bords de l’Ogooué : collecter des données fiables, loin des chiffres approximatifs, pour mieux comprendre les dynamiques économiques à l’échelle communale.

Durant plusieurs jours, les agents du ministère de l’Économie vont s’entretenir avec les opérateurs économiques installés à Lambaréné. Commerçants, entrepreneurs, acteurs du secteur informel comme du secteur structuré seront mis à contribution. L’enjeu est de taille : disposer d’une base de données crédible, capable de refléter les réalités du terrain et d’éclairer les décisions publiques.

Dans un contexte où les collectivités locales réclament plus de visibilité et de cohérence dans les politiques économiques, cette mission apparaît comme un signal fort. À Lambaréné, l’État veut désormais compter sur des chiffres ancrés dans la réalité, pour que l’économie nationale cesse d’être une abstraction et commence par s’écrire depuis les territoires.

Paul Ulrich Kessany engage le diagnostic des fédérations

0

Le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la vie associative, Paul Ulrich Kessany, a procédé ce mercredi 21 janvier 2026 au lancement officiel d’une série de séances de prise de contact avec les responsables des fédérations sportives nationales.

Une initiative qui marque le début d’un vaste processus de concertation visant à établir un diagnostic approfondi du fonctionnement de chaque fédération, dans la perspective de la relance et du développement durable des activités sportives au Gabon. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique de refondation du secteur sportif national.

Selon le ministre, ces rencontres doivent permettre de mieux cerner les réalités structurelles, organisationnelles et financières auxquelles font face les différentes disciplines sportives, afin de proposer des solutions concrètes et adaptées. « Il s’agit d’écouter les acteurs de terrain, de comprendre leurs difficultés, mais aussi de valoriser leurs initiatives, pour bâtir ensemble une politique sportive cohérente, performante et inclusive », a-t-il indiqué.

Paul Ulrich Kessany engage le diagnostic des fédérations

La première phase de ces échanges a concerné le Comité national olympique gabonais (CNOG), ainsi que les Fédérations gabonaises d’Athlétisme, de Boxe et de Natation. Ces trois disciplines, considérées comme prioritaires au regard de leur potentiel de rayonnement et de performance internationale, ont ouvert le bal des consultations.

Au cours des discussions, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la gouvernance interne des fédérations, la formation des encadreurs techniques, la détection et l’accompagnement des jeunes talents, ainsi que les conditions matérielles et financières de préparation des athlètes.

Les responsables fédéraux ont, pour leur part, salué cette démarche jugée « salutaire et inclusive », exprimant l’espoir qu’elle débouche sur des réformes structurelles et un soutien accru de l’État en faveur du mouvement sportif national.