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Journée nationale de la femme gabonaise : les mères, piliers de la nation

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À l’occasion de cette Journée, célébrée le 17 avril de chaque année, les projecteurs se tournent vers les avancées, les combats et les aspirations des femmes au Gabon. Parmi les nombreuses figures qui composent ce paysage féminin, l’une se distingue par sa force et son rôle fondamental : la mère gabonaise.

Mariée, veuve, divorcée ou mère célibataire, elle assume au quotidien une charge souvent écrasante. Éducatrice infatigable, nourricière dévouée, protectrice attentive, elle veille à la stabilité du foyer tout en étant, dans bien des cas, le principal soutien financier. On la retrouve dès l’aube sur les marchés, dans les couloirs des hôpitaux, les salles de classe, ou encore à la tête de petites entreprises. Une réalité qui fait écho aux mots de l’écrivaine franco-gabonaise Bessora :

« On dit des femmes qu’elles portent tous les courages. »

La société gabonaise célèbre aujourd’hui la femme entrepreneure, ministre, leader, mais aussi, la femme-mère. Véritable pilier de l’édifice familial, elle maintient l’équilibre domestique souvent au prix de ses propres aspirations. Et c’est bien grâce à ce dévouement que se construisent les travailleurs, citoyens et bâtisseurs de demain.

Aussi, une société qui soutient ses mères ne célèbre pas seulement son présent, elle prépare activement son avenir : « La maternité est le cœur invisible de la nation » déclare l’économiste nigériane Ngozi Okonjo-Iweala.

Face à cette réalité, plusieurs actions concrètes ont été engagées au Gabon pour soutenir les femmes et en particulier les mères dans leur quête d’autonomie : Le programme Gabonese Digital Women (Progafed) a déjà formé des milliers de femmes aux outils numériques, leur permettant de développer leurs activités commerciales en ligne et d’accéder à de nouveaux marchés. Les kiosques mobiles de la SOTRADER, lancés en 2022, facilitent la vente itinérante de produits agricoles, offrant aux commerçantes une plus grande mobilité et une meilleure visibilité. L’ONG Malachie forme les femmes à la culture de l’épargne et de l’investissement, renforçant leur indépendance financière dans le secteur informel. Ces initiatives traduisent une volonté d’accompagner ces dernières vers une pleine participation au développement économique et social du pays.

Instaurée en 1998, la Journée nationale de la femme gabonaise commémore l’entrée de la première femme au sein d’un gouvernement. Elle vise à promouvoir les droits socio-économiques des femmes et à mettre en lumière leur rôle essentiel dans le développement du pays.

Vive les mères gabonaises !

Gabon : L’ANAC renforce les contrôles à l’aéroport de Libreville avant un audit international

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À un peu moins de trois mois d’un important audit international de sécurité aérienne, le Gabon se prépare activement. Le 9 avril 2025, l’Agence nationale de l’aviation civile a organisé une mission de vérification à l’aéroport international Léon Mba. L’objectif était de faire le constat des mesures mises en place après les derniers tests sont efficaces et si l’aéroport est bien dans les normes de sécurité établies par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Dans un contexte où la sécurité aérienne est devenue une question à la fois stratégique et économique, l’ANAC prend les dispositifs sécuritaires de ses installations à l’Aéroport Léon Mba de Libreville très au sérieux. Cette opération de terrain vise à vérifier si les faiblesses relevées auparavant ont bien été corrigées. « Ce n’est pas juste une formalité, c’est une étape essentielle pour montrer que notre système de surveillance est solide », a expliqué un responsable technique de l’ANAC.

Pour cette mission, tous les acteurs concernés étaient mobilisés : forces de sécurité, agents AVSEC (chargés de la sûreté), responsables d’exploitation, etc. Ensemble, ils ont inspecté plusieurs zones clés de l’aéroport, notamment les zones restreintes, les accès au tarmac et les chemins de surveillance. Le but était d’observer ce qui se passe sur le terrain et de voir si tout est bien conforme aux exigences de l’OACI.

Après cette inspection, des réunions ont été organisées pour faire un état des lieux précis et proposer des actions concrètes à mettre en place. « Chaque service doit maintenant appliquer les décisions prises en matière de sûreté », a précisé les responsables de l’ANAC, qui joue un rôle de superviseur dans tout ce processus.

L’aéroport international Léon Mba de Libreville certifié par l’OACI

L’audit de l’OACI, prévu en juillet prochain, devra évaluer si le Gabon dispose d’un système fiable pour garantir la sûreté aérienne. Pour réussir, il faudra que toutes les failles aient été corrigées et que les différents services travaillent bien ensemble.

Pour rappel, l’aéroport international Léon Mba de Libreville a obtenu la certification de l’OACI en 2021, devenant ainsi le premier aéroport d’Afrique centrale certifié par l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Au-delà de la conformité des normes, l’enjeu est aussi de montrer que le Gabon est un pays sûr au plan aérien. Une bonne note à cet audit permettrait de rassurer les compagnies aériennes et les investisseurs, tout en rendant l’aéroport de Libreville plus attractif. C’est donc un enjeu à la fois technique et politique, qui s’inscrit dans le renouveau actuel de la gouvernance publique du pays.

Infidélité de la femme : Une plongée dans l’intimité féminine gabonaise

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Au Gabon, les rapports extra-conjugaux demeurent un sujet tabou, souvent entourés de jugements hâtifs, mais qui n’est pas un fait du hasard. Derrière ce phénomène se cache souvent un déséquilibre profond dans la relation. C’est dans cette optique que nous nous sommes attardés sur l’opinion de quelques femmes gabonaises sur le sujet.

Dans notre société, la fidélité de la femme est une qualité. Mais face à certains manquements du couple de nombreuses femmes succombent dans les aléas de l’infidélité pour diverses raisons. Par exemple, lorsqu’elles ne se sentent plus aimées, non-valorisées, ou mal considérées. Comme l’a confié une Gabonaise : « Une femme blessée, trahie ou humiliée peut commettre l’adultère pour se venger ou se prouver qu’elle compte encore. »

Beaucoup de femmes gabonaises, après avoir donné leur jeunesse à leur foyer, se sentent ignorées, mises à l’écart des décisions, non impliquées dans les projets de couple. Cette invisibilité, ajoutée à des frustrations sexuelles ou émotionnelles, peut les pousser à aller chercher ailleurs ce qui leur manque dans le couple. Comme l’indique Zazi Mboumba, « l’infidélité chez la femme naît en général lorsqu’elle est traitée comme une personne de second rang. Lorsqu’elle n’est pas impliquée dans les projets de couple et lorsqu’elle se sent cocufiée », soutient-elle.

Les besoins matériels

Par ailleurs, la précarité financière est une réalité qui influence certains comportements. Une femme dont les besoins matériels ne sont pas pris en charge peut céder à un partenaire plus stable financièrement. Comme l’affirme, Léa Medoune maman de deux enfants : « si la femme aime l’argent, elle est facilement sujette à l’infidélité. »

La vengeance est aussi une raison évoquée. Lorsque la confiance est trahie par un conjoint infidèle, certaines femmes, blessées dans leur orgueil et leur dignité, peuvent être tentées de « rendre la monnaie de la pièce ». En effet, pour Bibang Leslie, « si la femme se sent trahie ou blessée dans son amour-propre par son partenaire par une infidélité, elle pourrait chercher à se venger ».

L’absence de dialogue sur la sexualité

Les différentes étapes de la vie féminine jouent également un rôle : les traumatismes non soignés, la ménopause ou simplement le besoin de se redécouvrir, sont des facteurs qui peuvent créer des désirs nouveaux, mal compris par le conjoint. L’absence de dialogue sur la sexualité et la vie de couple rend alors la tentation plus forte. Et lorsqu’une femme se sent délaissée, elle peut, comme « une lionne blessée, attaquer sans retenue », affirme Bibang Leslie.

Les causes sont nombreuses et variées. Il est surtout bon à noter que l’infidélité est un fait de société, qu’il serait injuste de juger sans en comprendre les racines profondes. La femme, être humain sensible et complexe, cherche avant tout à exister pleinement et être comprise. Quand ces besoins fondamentaux sont négligés dans le couple, l’infidélité peut devenir pour elle un refuge, une tentative maladroite de réécrire son histoire intime.

Il ne s’agit pas de condamner, mais de comprendre.

Gabon : Persis Lionel Essono Ondo quitte le parti REAGIR et dénonce une direction autoritaire

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Le vice-président et cofondateur du parti, M. Persis Lionel Essono Ondo, a annoncé le lundi 14 avril 2025 qu’il quittait définitivement le Parti. Dans une lettre très critique adressée aux dirigeants, aux militants et aux sympathisants, il dénonce une série de dérives graves au sein du mouvement.

Pour comprendre la portée du geste de l’intéressé, il faut rappeler que le Parti REAGIR connaît une crise depuis la fin de l’année 2024, laquelle a eu pour conséquence une scission entre une aile dite légitimiste conduite par l’ancien Secrétaire Exécutif, Jean Valentin Leyama, Député de la Transition et l’aile dissidente conduite par François Ndong Obiang, 1er Vice-président de l’Assemblée nationale de la Transition, Persis Essono Ondo appartenant à cette dernière branche. À la première crise au sein du Parti, s’est donc ajoutée une autre au sein de l’aile dissidente.

Persis Lionel Essono Ondo reproche, notamment, à François Ndong Obiang président statutaire du parti REAGIR de ne pas respecter ses propres règles, de faire preuve d’autoritarisme, et d’avoir organisé un congrès qu’il qualifie de « bidon » et « anti-démocratique ». Selon lui, ce congrès aurait dû être un moment pour renforcer la démocratie interne, mais il n’a été qu’une mise en scène truffée d’irrégularités. Il parle notamment d’un collège électoral mal constitué et d’une révision des statuts faite sans respecter les procédures internes.

Dans sa missive incendiaire, Essono Ondo accuse la direction d’avoir manipulé les règles pour permettre au président sortant de rester à son poste, alors qu’il occupe aussi la fonction de Premier Vice-président de l’Assemblée nationale de transition, qui serait incompatible selon lui avec les fonctions de président du parti. Il dénonce aussi la suppression de la limitation des mandats, qu’il compare aux pratiques des régimes autoritaires contre lesquels le parti était censé lutter.

En plus de ces critiques internes, Persis Lionel Essono Ondo révèle qu’il est poursuivi en justice pour « faux et usage de faux », à cause d’un cachet qu’il aurait utilisé lorsqu’il était président par intérim. Il affirme que cette plainte est injuste et qu’il n’a fait qu’appliquer une décision écrite du président légitime du parti.

« Je ne veux pas être le paillasson d’un petit groupe de profiteurs »

Sur un ton qui lui est propre, Persis Lionel Essono Ondo explique que sa décision est motivée par le besoin de rester fidèle à ses convictions, de protéger sa famille et de ne pas se laisser instrumentaliser. Il accuse un petit groupe au sein de REAGIR de vouloir utiliser le parti pour atteindre le pouvoir sans respecter les valeurs de base. Et de déclarer : « Je ne veux pas être le paillasson d’un petit groupe de profiteurs ».

Ce départ risque de secouer sérieusement le parti REAGIR, qui avait joué un rôle important dans la campagne présidentielle. Il montre aussi que les tensions et les divisions refont surface, après la scission intervenue en décembre dernier. La lutte pour le pouvoir et l’interprétation des statuts du parti ont conduit à une fracture, créant deux tendances. D’un côté, l’aile Jean Valentin Leyama et de l’autre défendue par François Ndong Obiang. Face à ce méli-mélo, Persis Lionel Essono Ondo va-t-il créer une troisième tendance ? Rien n’est encore décidé, selon les proches de celui-ci. Mais le démissionnaire déclare pour le moment qu’il continue de soutenir le président Brice Clotaire Oligui Nguema et qu’il restera engagé pour la démocratie et l’intérêt général.

Gabon : Germain Stéphane Iloko Boussengui lance son parti politique et annonce sa participation aux prochaines élections

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Libreville, 15 avril 2025 – L’ancien candidat indépendant à l’élection présidentielle du 12 avril dernier a annoncé, ce mardi, la création de sa propre formation politique, « Arc-en-ciel». À travers ce nouveau parti, le médecin de formation entend poursuivre son engagement politique et jouer un rôle actif dans les scrutins législatifs et locaux à venir.

Lors d’une conférence de presse, tenue dans la capitale, Germain Stéphane Iloko Boussengui a salué la victoire président Brice Clotaire Oligui Nguema, qu’il dit reconnaître comme le seul candidat crédible au regard de son rôle historique dans la libération du pays. « Personne ne pouvait battre le Président Oligui. Il a su, avec ses frères d’armes, délivrer les Gabonais d’un système devenu au fil du temps totalement opaque », a-t-il déclaré.

Dans la dynamique de son parcours politique, Germain Iloko Boussengui a donc officialisé la naissance du parti « Arc-en-ciel », une dénomination symbolique censée incarner l’unité dans la diversité. « Ce parti se veut rassembleur. Il est l’expression d’un idéal commun : hisser le Gabon au rang des nations développées », a-t-il affirmé.

Plus qu’une simple déclaration d’intention, l’homme politique ambitionne de peser dans l’échiquier national. Il a d’ores et déjà annoncé que sa formation présentera des candidats aux prochaines élections législatives et locales. « Toutes les personnes qui m’ont soutenu durant la présidentielle seront candidates. Mon devoir est de les accompagner jusqu’au bout », a-t-il précisé.

Se disant prêt à collaborer avec les autorités de la Transition, Iloko Boussengui pose toutefois des conditions claires : « Il est temps que le Président s’entoure de Gabonais ayant une vision constructive et désintéressée. Il faut définitivement écarter les fossoyeurs de la République, ceux qui œuvrent uniquement pour leurs intérêts personnels ».

En se positionnant ainsi, le leader d’Arc-en-ciel entend incarner une nouvelle offre politique fondée sur l’intégrité, le progrès et le sens de l’intérêt général. Reste à savoir si cette ambition séduira une population en quête de renouveau.

Triste fin pour un talentueux footballeur

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La nouvelle est tombée comme un couperet, en ce mercredi 16 avril 2025. L’international et chevronné footballeur, Aaron Boupendza s’en est allé à seulement 28 ans.

Cette triste annonce vient mettre en lumière certaines réalités qui méritent une attention particulière pour les sportifs de toutes les disciplines et une recommandation pour les dirigeants. Certes, aujourd’hui on ne peut que regretter la disparition d’un être cher, mais il convient de relever que les larmes prouvent l’affection, mais ne sont guère un remède. Il n’est donc pas inopportun de rappeler que l’instruction par des études a une importance dans la vie. Car, le talent seul ne suffit pas pour faire une carrière. L’école n’est donc point une option mais une obligation. Comme aussi la vie en société nécessite une certaine aptitude, voire une manière d’exister en parfaite communion avec les autres.

Cette dure épreuve qui vient de frapper les milieux sportifs gabonais est aussi l’occasion de rappeler certaines dispositions à prendre par les autorités en charge des sports en général et du football en particulier. Les disparités relevées dans la vie d’Aaron Boupendza depuis quelques années constituaient une alerte qui n’avait pas été prise au sérieux. C’est ainsi que la présence d’un psychologue au sein de l’équipe nationale, ou même dans les clubs, serait un avantage, pour un meilleur encadrement des athlètes. Mais les responsables sportifs, se contentant des résultats produits par un joueur, ne met pas assez d’attention dans sa manière de vivre.

Les prouesses hors-normes du talentueux joueurs ont certainement fait perdre de vue ses écarts comportementaux, qui ont pourtant fait la chronique dans les milieux sportifs et même au sein de la population. Sinon, depuis sa prise de bec avec le coach de la sélection nationale, qu’il avait jugé de ne pas être « à la hauteur », ce qui avait occasionné son exclusion de la tanière des Panthères du Gabon, un bon suivi psychologique devrait ramener Aaron Boupendza à une attitude responsable. Mais, ni les responsables sportifs, encore moins ses camarades ne sont arrivés à corriger ses déviations quelquefois jugées scandaleuses.

Aujourd’hui, c’est toute la nation qui pleure un de ses glorieux talents, qui a su placer très haut le niveau du sport gabonais. Cette nouvelle tragique vient assombrir le ciel national, après son ensoleillement et une espérance, le 12 avril, par une élection mémorable, dont la suite pourrait être une renaissance pour le Gabon et certainement pour son sport.

Gabon : Patrice Neveu rend hommage à Aaron Boupendza

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Libreville, 16 avril 2025 — Le monde du football gabonais est en deuil suite au décès tragique d’Aaron Boupendza, 28 ans, survenu en Chine. L’ancien sélectionneur des Panthères du Gabon a exprimé sa profonde tristesse dans un message émouvant, publié ce mercredi.

« Mon cher Aaron, ton décès m’attriste au plus profond de mon âme. Repose en paix. Nous ne t’oublierons pas. Mes condoléances à toute ta famille, tes proches et tous tes amis(es) », a écrit Patrice Neveu sur son compte Facebook. Celui avait dirigé Boupendza en sélection nationale.

L’attaquant international gabonais, passé par les Girondins de Bordeaux, le Pau FC, l’AC Ajaccio et le Tours FC, est décédé à la suite d’une chute du 11e étage de sa résidence en Chine. Les circonstances exactes de sa mort restent à éclaircir.

La disparition soudaine de Boupendza a suscité une vive émotion au sein de la communauté sportive gabonaise et africaine. De nombreux hommages affluent pour saluer la mémoire de ce talentueux attaquant, qui a marqué de son empreinte le football gabonais.

Patrice Neveu, qui a dirigé la sélection nationale, les Panthères du Gabon, de 2019 à 2023, avait toujours exprimé son admiration pour Boupendza, le qualifiant de joueur exemplaire et de grand professionnel.

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema rend hommage à Aaron Boupendza

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La nation gabonaise est en deuil. Aaron Boupendza est décédé de manière tragique, en Chine, ce 16 avril 2025, plongeant le monde du football dans une profonde tristesse. Selon les premières informations, ce décès serait lié à une chute depuis le 11 ème étage d’un immeuble. Une enquête est d’ailleurs ouverte à cet effet. Dans un message empreint d’émotion, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a rendu hommage à ce talentueux attaquant qui a porté haut les couleurs du Gabon.

« C’est avec une immense tristesse que j’apprends la disparition tragique d’Aaron Boupendza, avant-centre de talent, qui a fait honneur au football gabonais. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Que sa mémoire inspire notre jeunesse et que Dieu bénisse son âme ». C’est la déclaration faite par le Chef de l’État à l’annonce du décès brutal de l’international gabonais dans des circonstances non encore élucidées.

Né le 7 août 1996 à Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, Aaron Boupendza avait su s’imposer comme l’un des meilleurs attaquants de sa génération. Formé au CF Mounana, il attire très tôt l’attention grâce à sa vitesse, sa puissance et son sens du but. Son talent lui ouvre les portes de l’Europe, où il rejoint le club français des Girondins de Bordeaux en 2016. Bien qu’il ne parvienne pas à s’imposer en équipe première, il multiplie les prêts en France et à ailleurs pour gagner en expérience.

C’est en Turquie, sous les couleurs de Hatayspor, que Boupendza explose véritablement lors de la saison 2020-2021. Meilleur buteur du championnat turc avec 22 réalisations, il se révèle aux yeux du monde et confirme son statut de buteur prolifique. Par la suite, il évoluera notamment au Qatar, en Arabie Saoudite avec Al-Shabab, puis aux États-Unis en Major League Soccer (MLS), où il portait les couleurs du FC Cincinnati et pour terminer avec Zhejiang FC, en Chine.

Pilier des Panthères du Gabon

Aaron Boupendza a également marqué de son empreinte la sélection nationale. Avec les Panthères du Gabon, il comptait plus de 25 sélections et plusieurs buts décisifs. Il formait un duo redoutable avec Pierre-Emerick Aubameyang à la pointe de l’attaque. Sa combativité et son dévouement sous le maillot national ont fait de lui un joueur respecté et apprécié par ses coéquipiers et les supporters.

Son dernier match avec le Gabon remonte à la campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations, organisée au Cameroun 2021, où il avait encore montré tout son engagement pour la patrie. « Boupendza n’était pas hors jeu», une phrase devenue une antienne par les supporters de l’équipe nationale et du joueur.

Un vide immense

La disparition d’Aaron Boupendza est une perte immense pour le football gabonais et africain. À 28 ans, il avait encore de belles années devant lui, tant en club qu’en sélection. Son parcours, fait de persévérance et de passion, restera une source d’inspiration pour toute une génération de jeunes footballeurs.

Le peuple gabonais, uni dans la douleur et le recueillement, salue la mémoire d’un fils du pays, parti trop tôt. Que son âme repose en paix.

[Présidentielle 20225 au Gabon] Gninga Chaning Zenaba félicite Brice Clotaire Oligui Nguema

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Arrivée quatrième à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 au Gabon, l’unique femme en lice, a salué, le dimanche 13 avril dernier, la victoire du candidat des Bâtisseurs, élu avec une large majorité.

Dans une déclaration empreinte de respect, elle a salué la victoire du président élu et rendu hommage au peuple gabonais, qu’elle a qualifié de « mature et exemplaire » pour sa conduite démocratique. « Je félicite chaleureusement le président élu, Brice Oligui Nguema. Et j’adresse toute ma gratitude au peuple gabonais pour avoir démontré, par son comportement pacifique et civique, que notre démocratie est en marche », a-t-elle affirmé.

Si elle n’a pas remporté cette élection, Gninga Chaning a indéniablement marqué les esprits. Figure singulière de cette campagne, elle s’est imposée par son franc-parler, sa détermination et son engagement en faveur d’une politique plus inclusive. Sa présence dans cette course présidentielle, saluée par de nombreux observateurs, a été perçue comme un signal fort pour la représentativité des femmes en politique, dans un contexte encore dominé par les hommes.

Respectée pour son attitude républicaine après l’annonce des résultats, Gninga Chaning Zénaba s’affirme aujourd’hui comme un nom à retenir sur la sphère politique gabonaise, au-delà des urnes.

Gabon : Gestion des revenus pétroliers, vers une nouvelle ère de transparence et de développement au Gabon

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Sous l’impulsion de Mark-Alexandre Doumba, une séance de travail stratégique s’est tenue le mardi 16 avril dernier entre les représentants du secteur pétrolier et les membres du cabinet du ministre de l’Économie et des Participations.

Cette rencontre avait pour ambition de finaliser les contours d’une convention majeure relative aux fonds de Réserves économiques spéciales (RES). Un dispositif innovant visant à sanctuariser une part des revenus issus de l’or noir. L’objectif est de garantir le financement durable de projets structurants et mieux préparer l’avenir économique du pays dans un contexte de diversification.

Au-delà de cet enjeu crucial, les discussions ont également porté sur un accord bilatéral à haute portée stratégique, témoignant de la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance économique et d’ancrer une transparence accrue dans la gestion des ressources naturelles. « Les travaux avancent dans la bonne direction. Nous franchissons une étape décisive dans la consolidation du partenariat entre l’État et les acteurs du secteur pétrolier », a déclaré le ministre à l’issue de la réunion, saluant l’engagement commun en faveur d’un développement durable, inclusif et souverain.

Cette dynamique, à la croisée de la responsabilité économique et de la prospective nationale, pourrait bien constituer un tournant décisif dans la manière dont le Gabon envisage la valorisation de ses ressources stratégiques.