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[Présidentielle 2025 au Gabon] Les candidats bientôt face à la Cour des comptes

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Les postulants de la présidentielle du 12 avril 2025 disposent de 60 jours après la proclamation définitive des résultats pour déposer leurs comptes de campagne auprès de la Cour des comptes. Ce dossier, remis contre récépissé, doit inclure un état des financements, des dépenses et les pièces justificatives.

Cette exigence s’inscrit dans le cadre du plafonnement des dépenses, fixé à 10 milliards de francs CFA pour chaque candidat à cette élection. La juridiction financière analyse ensuite les comptes déposés et rédige un rapport d’instruction qui mentionne les éventuels manquements. Les candidats jugés défaillants disposent de 15 jours après notification pour présenter un mémoire en défense, accompagné des justificatifs manquants.

En cas de financement illicite ou de dépassement du plafond autorisé, la Cour peut engager la responsabilité personnelle du candidat. Des sanctions financières peuvent être prononcées, mais aussi une proposition d’inéligibilité pour une durée allant de cinq à dix ans.

Les résultats provisoires du scrutin ont été annoncés le 13 avril par le ministère de l’Intérieur. Faute de recours, la Cour constitutionnelle devrait proclamer les résultats définitifs d’ici le 21 avril, conformément au délai légal de 8 jours.

Alors que le pays poursuit ses efforts vers une gouvernance plus transparente, l’opinion a le regard fixé vers les institutions de contrôle pour faire respecter les règles du jeu démocratique.

Gabon : Le Rassemblement des Bâtisseurs reporte son assemblée générale pour mieux préparer l’avenir

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Initialement prévue pour le samedi 19 avril 2025, l’assemblée générale du Rassemblement des Bâtisseurs ne se tiendra pas à la date annoncée. Par le biais d’un communiqué officiel en date du 16 avril, le Coordinateur général du mouvement a annoncé le report de cette importante rencontre politique à une date ultérieure.

Ce report, loin d’être un simple contretemps, s’inscrit dans une démarche stratégique de concertation élargie avec les coordinations provinciales. Selon les responsables du mouvement, l’objectif est de garantir une organisation plus rigoureuse et favoriser une participation pleine et entière de toutes les forces vives qui composent le Rassemblement des Bâtisseurs. « Il s’agit pour nous de renforcer la cohésion interne et d’asseoir les bases d’un rassemblement véritablement inclusif », a souligné le Coordinateur général, Anges Kévin Nzigou, qui précise qu’aucune nouvelle date n’a encore été arrêtée. Celle-ci sera communiquée à l’issue du processus consultatif en cours.

En attendant, les coordinations sont invitées à demeurer mobilisées et à se préparer activement pour les prochaines échéances qui marqueront la vie du mouvement dans les semaines à venir.

Ce report témoigne d’une volonté affirmée de bâtir dans la concertation, la discipline et la vision partagée, les fondations d’un engagement politique durable au service de la nation.

Gabon : la Journée nationale de la femme sera finalement célébrée le 26 avril prochain

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Instaurée en 2017, la Journée nationale de la femme est traditionnellement célébrée chaque 17 avril. Cette année encore, elle aura bien lieu, mais de façon décalée. Le gouvernement a annoncé que les activités liées à cette journée se tiendront finalement le 26 avril 2025.

C’est la ministre de la Femme et de la protection de l’enfance, Elodie Diane Fouefoue épse Sandjoh, qui l’a annoncé dans un discours diffusé sur Gabon Première. Elle a rappelé que cette journée est l’occasion pour le Gabon de réaffirmer son engagement à appliquer pleinement la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, ainsi que le protocole de l’Union africaine adopté en 2003 sur les droits des femmes.

Pour cette édition, le lancement des festivités ne se fera pas dans la capitale, mais à Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié. « Le gouvernement organisera la Journée nationale de la femme en différé, le samedi 26 avril 2025, à Mouila. Cela montre notre volonté d’inclure toutes les femmes du pays dans les actions que nous menons », a expliqué la ministre.

Le thème retenu cette année est : « L’engagement communautaire pour l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes ». Dans ce cadre, plusieurs actions seront menées, notamment le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation pour encourager la participation des femmes à la vie politique. Le gouvernement prévoit aussi de soutenir une dizaine d’organisations féminines à travers des aides spécifiques pour favoriser leur autonomie économique.

Avec ces initiatives, les autorités entendent renforcer l’implication des femmes dans le développement du pays et faire progresser l’égalité des genres.

Gabon : L’ADR de l’AGASA en contrôle hygiénique dans la zone dite « Derrière l’Assemblée »

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Le mercredi 16 avril 2025, la brigade en charge du secteur de l’Alimentation de rue (ADR) de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a mené une mission d’inspection ciblée auprès des vendeurs installés dans le quartier communément appelé Derrière l’Assemblée, dans le deuxième arrondissement de la commune de Libreville.

Cette opération, qui fait suite à une première phase de sensibilisation, menée auprès des acteurs du secteur de l’alimentation, avait pour objectif de contrôler la conformité des activités, d’évaluer l’état d’hygiène des points de vente, mais aussi d’examiner les conditions de conservation et d’exposition des denrées précuites, en particulier les poissons braisés.

L’inspection a révélé plusieurs pratiques à risque, telles que l’exposition de poissons précuits à l’air libre et à proximité d’eaux usées, ce qui favorise la prolifération des mouches. De telles conditions augmenteraient significativement, selon les services de l’AGASA, les risques de contamination croisée, pouvant entraîner des intoxications alimentaires graves chez les consommateurs.

Face à ce constat, l’AGASA invite les opérateurs économiques à se conformer strictement aux normes sanitaires en vigueur et encourage les consommateurs à faire preuve de vigilance dans leurs choix alimentaires.

Gabon : Joyce Laffitte Ntsegue, une figure montante et engagée du 5e arrondissement de Libreville

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Leader dynamique et visage prometteur de la scène politique gabonaise, le secrétaire exécutif adjoint du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) s’impose progressivement comme un acteur incontournable de la scène politique du 5e arrondissement de Libreville. Désormais membre influent de la formation politique dirigée par Alexandre Barro Chambrier, il œuvre depuis plusieurs années pour une représentation accrue de la jeunesse et une gouvernance de proximité plus efficiente.

Doté d’un charisme naturel et d’une connaissance parfaite des réalités sociales locales, Joyce Laffitte Ntsegue a su fédérer les habitants de cette circonscription administrative autour d’un idéal commun : bâtir un avenir meilleur fondé sur l’inclusion et le progrès. À l’issue de l’élection présidentielle du 12 avril, il a tenu à saluer la forte mobilisation des citoyens de son arrondissement : « Je remercie chaleureusement les populations du 5e arrondissement qui se sont massivement mobilisées pour la victoire de notre candidat Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette victoire incarne non seulement le renouveau du Gabon, mais aussi un véritable souffle d’espoir pour notre arrondissement. »

Le soutien sans équivoque de cet important arrondissement, avec un taux remarquable de 92,47 % en faveur du président élu, témoigne d’un attachement profond à la vision portée par la coalition conduite par C’BON. Un score qui reflète également le travail de terrain acharné mené par Joyce Laffitte Ntsegue, qui perçoit dans ce résultat un appel à l’action. « Il faut transformer cet élan populaire en réalisations concrètes. Les jeunes en quête de repères, les mères célibataires et les petits entrepreneurs attendent des réponses tangibles. Il est temps de démontrer que la politique peut véritablement améliorer le quotidien des citoyens », déclare-t-il.

Responsable de la communication pour la province de l’Estuaire pendant la campagne présidentielle, il a piloté de nombreuses actions de proximité : opérations de solidarité, campagnes de sensibilisation, dialogues communautaires… Des initiatives qui ont renforcé les liens entre la population et ses représentants.

Joyce Laffitte Ntsegue incarne aussi une nouvelle génération d’acteurs politiques, ancrée dans l’action, soucieuse du terrain et tournée vers l’innovation sociale. Pour les habitants du 5e arrondissement, il représente désormais une voix forte, crédible et porteuse d’un avenir qui tend à l’optimiste.

[Election présidentielle 2025 au Gabon]  : Jean-Jacques Evouna salue la victoire écrasante de Brice Clotaire Oligui Nguema et l’appelle à une gouvernance exemplaire

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Libreville, 17 avril 2025 – Par une déclaration solennelle ce jeudi 17 avril, Jean-Jacques Evouna, président du Conseil gabonais du patronat (CGP) et figure de proue du mouvement citoyen Éveille-toi Gabon, a officiellement adressé ses chaleureuses félicitations au président de la République élu.

Saluant une élection « pacifique et maîtrisée », le président du Conseil gabonais du patronat a exprimé sa profonde reconnaissance à la Providence pour le climat serein qui a entouré cette échéance cruciale pour la nation. Avec un plébiscite sans appel, plus de 90 % des suffrages exprimés, le général Oligui Nguema est, selon Evouna, « l’élu de Dieu », un homme investi d’une mission sacrée pour guider le Gabon vers la stabilité, la croissance et la dignité retrouvée.

Dans une allocution teintée de spiritualité et d’engagement républicain, Jean-Jacques Evouna a exhorté le président élu à incarner les valeurs cardinales d’humilité, de rigueur et de justice. Il a plaidé pour une gouvernance transparente, équitable et proche des réalités du peuple. « Le Gabon doit devenir un phare pour les autres nations », a-t-il souligné, en appelant à une refondation morale et institutionnelle du pays.

Le leader du CGP a en outre esquissé les grands chantiers à venir : la réhabilitation des institutions républicaines, la refonte stratégique des forces armées et la revitalisation de l’économie, socle indispensable à l’inclusion sociale et à la lutte contre le chômage. Il s’agit, selon lui, de poser les jalons d’un nouveau modèle gabonais, fondé sur le mérite, l’innovation et la justice sociale.

Manifestant une confiance résolue à l’endroit du président élu, Jean-Jacques Evouna s’est dit convaincu que Brice Oligui Nguema saura « répondre aux exigences du moment » et « accomplir avec détermination la mission historique » qui lui incombe : celle de bâtir un Gabon véritablement démocratique, stable et prospère.

En conclusion, le président du patronat a conclu par un message empreint de solennité et de spiritualité : « Félicitations pour votre éclatante victoire. Je formule à votre endroit mes vœux les plus fervents pour la réussite de cette mission exaltante et noble. Vive les mânes de nos ancêtres, vive le Gabon éternel. Que Dieu bénisse notre patrie. »

Gabon : Gninga Chaning Zenaba se désole de la faible participation des femmes gabonaises dans la sphère politique

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Figure marquante de la dernière présidentielle, l’ancienne candidate avait su séduire une partie de l’opinion publique avec un projet de société novateur « Le Gabon de tous les possibles ». Ce jeudi 17 avril 2025, à l’occasion de la Journée nationale de la femme gabonaise, elle est intervenue sur le plateau de Samba la Matinale de Gabon24 pour évoquer l’importance du rôle de la femme dans la construction de la société. Bien qu’elle rende hommage aux succès des femmes dans divers secteurs, elle a également exprimé sa déception face à leur faible représentation sur la scène politique.

Pour l’ancienne candidate à la dernière présidentielle, « la femme gabonaise doit être mieux représentée dans la sphère politique » afin de permettre une construction du Gabon plus inclusive. Afin de pallier cette situation, Zenaba Chaning Gninga préconise la mise en place d’une campagne de sensibilisation, ainsi qu’une véritable éducation et une valorisation des femmes politiques à travers les médias, afin d’inspirer les générations futures.

En 2016, une loi stipulait que 30 % des membres du gouvernement devaient être des femmes. Un chiffre qui, hélas ! est loin d’être atteint. Selon Chaning Gninga, ce manque de représentativité n’est pas dû à une absence de volonté politique, mais plutôt à un désintérêt des femmes elles-mêmes pour ces fonctions. Elle a salué les efforts de valorisation entrepris par le gouvernement de la transition, dont le dernier remaniement ministériel avait vu l’entrée de onze femmes au gouvernement. Toutefois, Zenaba Chaning Gninga estime que le véritable défi réside dans l’adhésion des femmes à l’action politique. « Il y a bien une volonté inclusive, mais le problème vient malheureusement de l’attitude des femmes elles-mêmes », a-t-elle conclu avec un certain regret.

Drame en Chine : Aaron Boupendza était-il sous l’influence de gaz hilarants avant sa mort tragique ?

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La disparition brutale de l’international gabonais continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que les circonstances de son décès, annoncé le mercredi 16 avril dernier, restent officiellement floues, une série de notes vocales largement relayées sur les réseaux sociaux viennent jeter une confusion sur les derniers jours de l’attaquant. Le film de l’évènement.

Dans l’un de ces enregistrements devenus viraux, un homme se présentant sous le prénom d’Abdoul, visiblement proche du défunt footballeur, livre un témoignage glaçant. Selon lui, l’ex-joueur du FC Mounana, serait tombé dans une spirale de dépendance au protoxyde d’azote, communément appelé gaz hilarant.

Un témoignage saisissant

« Je suis en Chine depuis mars. Le petit passait son temps à inhaler des ballons, des substances, les gaz hilarants », déclare Abdoul avec tristesse. « À chaque fois, je lui faisais des reproches. Je lui disais : tu es un joueur professionnel, tu ne peux pas te permettre ce genre de choses, ça pourrait ruiner ta carrière ». Il poursuit en affirmant avoir tenté de ramener Boupendza à la raison. « Il en était devenu dépendant. Je lui ai dit : « on ne peut pas vivre ensemble si tu refuses d’écouter mes conseils. Peu importe ton argent, tu dois apprendre à écouter ton grand frère ». Mais selon son récit, Aaron n’aurait pas pris ces avertissements au sérieux. Il aurait répondu : « Tu n’es pas venu ici pour me faire la morale. J’ai de l’argent, si j’ai un problème, je vais gérer », rapporte Abdoul.

Des signes avant-coureurs et comportements inquiétants

Les absences répétées du joueur aux entraînements commencent alors à éveiller des soupçons parmi les encadreurs du club et son entourage. Abdoul évoque un incident survenu après une séance de massage, durant laquelle Aaron aurait perdu connaissance. De retour au domicile, les signes de déséquilibre mental se seraient accentués. « Une nuit, je ne le trouve ni dans sa chambre ni au salon. Il s’était enfermé dans la cuisine. J’ai dû forcer la porte. Il était dans un état lamentable, il avait même perdu le contrôle de ses fonctions. Je l’ai lavé, puis il s’est couché », relate-t-il, très ému.

Une scène surréaliste se produit le jour du drame

Toujours selon Abdoul, le matin du drame, l’état d’Aaron était particulièrement préoccupant. « Il faisait des allers-retours, me réclamait de l’eau, des œufs, mon parfum… J’ai senti qu’il n’était pas dans son état normal », confie-t-il. Quelques instants plus tard, l’irréparable se produit. « Il est allé s’enfermer dans ma chambre. J’ai encore forcé la porte. Il en est ressorti en furie, m’a repoussé violemment, puis s’est dirigé vers le balcon. Il a tenté de sauter une première fois, une deuxième fois… À la troisième, il m’a donné un coup de coude, s’est dégagé et s’est jeté dans le vide. »

Les autorités chinoises confirment la version

Les premières conclusions des forces de l’ordre chinoises semblent conforter cette version du récit. D’après nos sources, les déclarations d’Abdoul auraient été corroborées par les enregistrements des caméras de surveillance du bâtiment ainsi que par les témoignages de plusieurs voisins ayant assisté à la scène depuis les étages inférieurs.

Si l’enquête se poursuit, ce témoignage vient donc éclairer les contours du drame qui a coûté la vie à l’un des talents les plus prometteurs du football gabonais. Une fin tragique, sur fond de solitude, d’excès et d’addictions mal comprises.

Gabon/Santé : Ce que vous devez savoir sur les lipides

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Les plats riches en huile et en produits frits sont très présents dans l’alimentation quotidienne. Surveiller la consommation de graisses devient essentiel pour rester en bonne santé.

Les lipides, ou encore les graisses, jouent un rôle vital dans notre organisme. Car, ils fournissent de l’énergie, participent à la formation des cellules, à la production d’hormones et permettent l’absorption des vitamines A, D, E et K.

Mais toutes les graisses ne se valent pas. Les graisses saturées, souvent présentes dans la viande grasse, l’huile de palme utilisée dans beaucoup de préparations locales, ou encore les bouillons gras, doivent être consommées avec modération. Leur excès augmente le risque de maladies cardiovasculaires, un problème de santé de plus en plus courant au Gabon.

À l’inverse, les bonnes graisses appelées graisses insaturées sont bénéfiques pour l’organisme. On les trouve dans l’huile de colza, les poissons locaux comme le maquereau ou le thon, les graines, les avocats et les noix. Ces aliments, disponibles sur les marchés gabonais, sont à privilégier dans les repas.

Selon Anne Sophie Schmit, diététicienne du site Docteur Fitness, en moyenne, les lipides devraient représenter entre 35 et 40 % de notre apport énergétique quotidien. Cela signifie que la qualité des graisses compte autant que la quantité.

Adopter des gestes simples comme remplacer le beurre par de l’huile végétale, limiter les fritures, consommer plus de poissons gras ou inclure des arachides et des graines dans les plats peut aider à améliorer notre alimentation. Une bonne santé commence aussi dans l’assiette, en choisissant des graisses qui nourrissent sans nuire.

Organisation de la présidentielle 2025 au Gabon : comment Hermann Immongault absout Marie-Madeleine Mborantsuo

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Le ministre de l’Intérieur, sans le savoir certainement, a rappelé au monde entier et, plus précisément aux Gabonais, que la cacophonie observée par le passé au niveau des résultats, jusqu’à l’élection présidentielle du mois d’août 2023, ne relevait pas de la Cour constitutionnelle, mais de la qualité de l’organisation du processus électoral.

 Comme quoi, lorsque les choses sont bien ficelées en amont, tout roule en aval. Nous y sommes ! Peu importe l’angle d’observation, il faut reconnaître une chose, une seule : la parfaite organisation de l’élection présidentielle du 12 avril  2025 au Gabon. Et c’est peu dire. De la gestion en temps réel des fonds par le Trésor public, en passant par la supervision de toutes les opérations par le ministère de l’Intérieur, tout ou presque a été calibré comme du papier à musique. Chef d’orchestre de ce quasi-sans-faute : Hermann Immongault sur qui reposait la charge de cette lourde mission. Très prudent, le jeune et sémillant ministre de l’Intérieur est resté à l’écoute de toutes les personnes impliquées dans le processus électoral, en prenant soin de réagir très rapidement à chaque manquement et, surtout, Hermann Immongault s’est appuyé sur les différents outils mis en place pour la bonne organisation de cette élection.

Affichage des procès-verbaux

A ce sujet, dans une interview accordée à notre consœur « La Loupe » dans son édition HS N°35, du mercredi 09 avril 2025, le ministre de l’Intérieur rappelait l’importance de ceux-ci : «  Les nouveaux organes mis en place dans le cadre de l’organisation des élections (la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum et l’Autorité de contrôle des élections et du référendum) ; de même que l’obligation faite aux responsables des bureaux de vote et des commissions électorales locales de procéder à l’affichage des procès-verbaux, sitôt les résultats annoncés, bureau de vote par bureau de vote et dans chaque commission électorale ».

Marie-Madeleine Mborantsuo absoute

Cette manière d’opérer a créé des rapports de confiance entre les responsables en charge de ce département ministériel et le reste des Gabonais. En français facile, si une parfaite organisation est faite en amont, c’est-à-dire, en partant des inscriptions sur les listes électorales, en passant par toutes les opérations avant et pendant le scrutin, la Cour constitutionnelle ne peut rien changer à la tendance des résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur et ses démembrements. Dans quelques jours, même si l’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema est un plébiscite, les membres de la Haute juridiction vont s’appuyer sur les chiffres des documents fournis par le ministère de l’Intérieur. Il sera, très clairement, proclamé « Président de la République élu ». Aussi, sans le savoir certainement, Hermann Immongault, ayant conduit un processus électoral sans faute, vient d’absoudre Marie-Madeleine Mborantsuo : la Cour constitutionnelle n’organisait pas les élections au Gabon ; c’était de la responsabilité des organes compétents. Elevons donc le débat ! Voilà qui est dit.