Blog Page 23

Gabon : Régularisation foncière pour 5 100 familles

0

Le Gouvernement gabonais a lancé, le 28 janvier, une vaste opération de régularisation foncière au profit de 5 100 familles occupant illégalement des terrains appartenant à la Société nationale immobilière. Cette initiative est conduite par le ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, en collaboration avec la SNI.

Dans le Grand Libreville, les parcelles concernées par cette opération sont réparties entre plusieurs zones, notamment Akanda avec 1 000 parcelles, Nkok avec 100 parcelles, Bikélé avec 500 parcelles, Essassa avec 1 500 parcelles et Owendo qui en compte 2 000. Les bénéficiaires ont été recensés sur des terrains relevant exclusivement du patrimoine foncier de la SNI.

Par son ampleur, cette opération inédite traduit la volonté des plus hautes autorités de l’État de mettre un terme aux conflits fonciers récurrents, de restaurer la dignité des familles concernées et de garantir une sécurité foncière durable aux citoyens gabonais. Elle s’inscrit dans une démarche de justice sociale et de cohésion nationale.

Les terrains occupés seront cédés à des conditions financières exceptionnellement avantageuses, avec un coût fixé à 600 000 francs CFA pour les parcelles allant de zéro à 2 000 mètres carrés et à 1 200 000 francs CFA pour celles comprises entre 2 000 et 4 999 mètres carrés. Ces tarifs sont largement inférieurs à la valeur réelle des terrains concernés.

Gabon : Régularisation foncière pour 5 100 familles

Prévue pour une durée de quatre mois, du 1er février au 31 mai 2026, l’opération se déroulera avec rigueur et équité. Les occupants des parcelles recensées et répondant aux critères définis sont invités à se rendre dans les locaux de la SNI, munis de leurs dossiers complets, afin d’accomplir les formalités nécessaires à la régularisation de leur situation foncière.

Gabon : la CNR dénonce une « transition ratée » et appelle à un front uni

0

Près d’un mois après la mise en place de toutes les institutions marquant la fin de la transition au Gabon, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) a dressé, le 26 janvier, un bilan sans concession de la transition, fustigeant une dérive autoritaire et un naufrage économique.

Alors que le pays tente de stabiliser son nouveau cadre politique après plus de deux ans de gestion militaire, l’heure est aux comptes pour l’opposition. Par la voix du professeur Moulengui Boukosso, la Coalition pour la nouvelle République a livré une analyse sans complaisance contre le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), affirmant que « l’espoir suscité par les promesses de restauration des institutions et de restitution de la dignité aux Gabonais s’est mué en amère désillusion ».

Ce constat s’appuie sur une analyse chiffrée de la situation financière du pays, que la coalition juge alarmante au regard des derniers engagements internationaux.

Une dérive économique et politique pointée du doigt

Le tableau économique brossé par la coalition est particulièrement sombre. La CNR souligne que la dette publique a explosé de plus de 1 400 milliards de francs CFA en moins d’un an, portant le taux d’endettement à plus de 73 % du PIB. « La note souveraine du Gabon a été abaissée par les agences de notation internationales », a rappelé le professeur Moulengui Boukosso, s’appuyant sur les prévisions de la Banque mondiale qui projette une dette à 86,1 % du PIB en 2027.

Pour cette organisation, le recours actuel aux institutions de Bretton Woods sonne comme l’aveu d’une « gestion catastrophique ». Sur le plan politique, la CNR dénonce une concentration excessive des pouvoirs pendant la transition. « Le président de la transition s’autoproclame président de la République », a déploré l’orateur, « alors que cette distinction républicaine est dévolue à un citoyen élu au suffrage universel ».

Le regret d’un dialogue sans réelle ouverture

La coalition regrette également l’exclusion des leaders charismatiques et expérimentés de l’opposition véritable lors des assises nationales, transformant le dialogue en un « monologue pompeusement qualifié de dialogue national inclusif ». Cette frustration s’étend au domaine social, où la CNR constate un fossé entre les promesses et la réalité quotidienne des Gabonais, marquée par des tensions persistantes dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Le professeur Moulengui Boukosso a fustigé « l’incompétence du gouvernement qui continue de se cacher derrière la responsabilité d’Ali Bongo Ondimba » pour justifier l’immobilisme actuel. Face à ce qu’elle qualifie de « recyclage du régime » déchu, la coalition appelle à un sursaut patriotique. « La vision et la lutte politique de la coalition pour la nouvelle république », a conclu le professeur, « sont et resteront toujours opposées aux fossoyeurs de la démocratie ».

La CNR lance désormais un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation pour constituer un front uni, seule voie capable d’offrir une alternative crédible pour le redressement du pays.

Gabon/Radio-télévision nationale : la tension persiste entre syndicats et tutelle

0

La situation demeure tendue à la radio-télévision nationale gabonaise. À la maison Georges Rawiri, les agents dénoncent depuis plusieurs jours des restrictions d’accès aux locaux, qu’ils estiment conditionnées à la signature d’une fiche d’engagement, une mesure jugée inacceptable dans le contexte actuel de crise sociale.

Selon le Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), ces restrictions ont été constatées dès le début de la semaine. « Arrivés depuis lundi, nous avons fait la levée de couleurs. Mais nous avons dû la faire dehors, parce qu’il nous avait été demandé d’avoir nos noms sur une liste et de remplir une fiche d’engagement pour pouvoir accéder à notre lieu de travail, ce que nous avons refusé », a déclaré Hervé Ndzighe Nzoghe, président du Syprocom.

Face à ces accusations, les directions générales réfutent toute volonté d’entrave à l’activité syndicale. Par la voix du président de la commission bipartite, elles évoquent plutôt la mise en place d’un dispositif exceptionnel de sécurité, instruit par la tutelle.

« La maison Georges Rawiri est un instrument de souveraineté. La fiche demandée est une simple fiche d’identification, adressée à tout le monde, du directeur général à l’agent le plus modeste », a expliqué Elmut Moutsinga Boulingui, président de la commission bipartite, rejetant toute interprétation visant à y voir une mesure de pression.

Au-delà de la question de l’accès aux locaux, la reprise des négociations constitue un autre point de crispation. Le Syprocom dénonce une confusion provoquée par la convocation d’une réunion des directions générales prévue le 28 janvier, à la même date que celle annoncée par le ministère de la Communication.

Une situation que reconnaît également la commission bipartite. « Malheureusement, vous nous apprenez qu’il y a une rencontre avec le ministre. Si nous avions été informés de cette rencontre, nous aurions pu ajuster. Il n’est pas encore trop tard, tout peut être ajusté », a indiqué Elmut Moutsinga Boulingui.

Cinéma : le rideau tombe sur Halima Gadji, l’éternelle Marème Dial

0

Le monde du septième art africain est en deuil après la disparition brutale de l’actrice sénégalaise Halima Gadji, survenue ce lundi 26 janvier en France. Icône de sa génération et figure de proue de la lutte pour la santé mentale, celle qui fut révélée au grand public par la série « Maîtresse d’un homme marié » laisse derrière elle un héritage artistique et social immense à seulement 37 ans.

La sphère artistique africaine est profondément impactée par la perte de l’actrice Halima Gadji. Selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), la comédienne aurait succombé à un malaise soudain. Née le 25 août 1989 à Dakar d’un métissage maroco-algérien et sénégalais, elle n’était pas seulement une actrice, mais une force créative polyvalente, tour à tour consultante mode et entrepreneuse.

Si elle avait déjà marqué les esprits dans des productions comme Tundu Wundu ou la série policière Sakho & Mangane, c’est en 2019 que sa carrière bascule. En incarnant Marème Dial, elle devient le visage d’une femme libre, complexe et audacieuse, un rôle qui l’a propulsée au rang de superstar continentale.

L’hommage d’un partenaire de scène

Ce talent brut et cette générosité ont laissé une trace indélébile chez ses pairs, notamment chez l’acteur gabonais Serge Abessolo, son partenaire de jeu durant deux saisons de la série Le Futur est à nous. Très affecté, il a partagé son émotion sur ses réseaux sociaux. « Ce matin, mon cœur est lourd », confie-t-il avant d’ajouter que « Halima n’était pas seulement ma partenaire de jeu (…). Elle était une amie vraie, une âme lumineuse, toujours animée par l’envie d’apprendre, de grandir, de se dépasser ». L’acteur se remémore leur dernier échange, le 28 novembre 2025, un souvenir qui désormais lui « serre la gorge ».

Au-delà des plateaux de tournage, Halima Gadji menait un combat intime contre la dépression, un sujet qu’elle abordait avec une franchise rare. En fondant l’association Mon Mental, elle a brisé les silences pesants de la société sur la détresse psychologique. Serge Abessolo souligne d’ailleurs cette résilience en précisant : « Je me souviendrai surtout de son rire, de sa gaieté, de cette force joyeuse qu’elle portait malgré une santé fragile ». Pour lui, si ses rôles continueront de vivre à l’écran, c’est son humanité qui restera gravée dans les mémoires.

La nouvelle de sa disparition est d’autant plus brutale que l’actrice restait tournée vers l’avenir, partageant encore le casting de ses futurs projets quelques heures avant son malaise. Alors que les circonstances exactes de son décès restent à préciser, le Sénégal et le continent pleurent une étoile. « Ton sourire ne s’éteindra jamais », conclut son ami gabonais en adressant ses condoléances à sa fille et à son frère Kader Gadji. Si Halima Gadji s’en est allée, l’icône, elle, demeure immortelle dans le cœur des téléspectateurs.

Gestion des déchets : Nkoltang, l’ultime recours face à l’agonie de Mindoubé

0

Chaque jour, le Grand Libreville produit plus de 600 tonnes de déchets, une charge que la décharge de Mindoubé, saturée après quarante ans d’exploitation, ne peut plus supporter. Pour sortir de cette impasse sanitaire, les autorités activent désormais le site de Nkoltang. Ce nouveau pôle de 75 hectares doit transformer radicalement la gestion des rebuts de l’agglomération.

Situé à 28 kilomètres de la capitale, Nkoltang accueillera d’abord un centre d’enfouissement temporaire avant d’évoluer vers un centre de valorisation moderne. Ce projet est conçu pour traiter les déchets d’Owendo, Akanda et Libreville dans des conditions respectueuses de l’environnement. Pour les riverains de Mindoubé, cette transition est synonyme de délivrance face aux fumées toxiques et aux nuisances quotidiennes.

L’objectif est de rompre avec l’enfouissement sauvage pour instaurer un traitement contrôlé, adapté à la croissance démographique. Selon la société adjudicataire, les infrastructures sont prêtes pour le long terme. Le porte-parole de l’entreprise a ainsi affirmé que le site offre « la possibilité d’absorber tous les déchets ménagers du Grand Libreville » et ce, « sur une durée d’une trentaine d’années à peu près ».

75 hectares pour ce site de Nkoltang.
75 hectares pour ce site de Nkoltang.

La promesse d’un site aux normes

Techniquement, le centre mise sur la protection des ressources naturelles. « C’est un projet à forte connotation environnementale », assure le porte-parole, précisant que les installations comprennent de « grands bassins avec un système de filtration en dessous » ainsi qu’un « système de captation pour tout ce qui est déchets viables ». Ce dispositif doit empêcher la contamination des sols et des nappes phréatiques, tout en favorisant le recyclage d’une partie des collectes.

L’enjeu dépasse la simple ingénierie : il s’agit de garantir aux populations un cadre de vie sain sur la durée. Si Nkoltang tient ses promesses techniques et opérationnelles, la fermeture définitive de Mindoubé ne sera plus un mirage, mais le signal d’une mutation écologique indispensable pour le pays.

Crise pétrolière : le sommet de l’État se mobilise pour briser l’impasse sociale

0

En déplacement dans la capitale économique, la ministre du Travail, du plein emploi et de la formation professionnelle a rencontré, le lundi 26 janvier, les représentants syndicaux du secteur pétrolier, à la salle polyvalente du gouvernorat de l’Ogooué-Maritime, en présence du gouverneur de province, Françoise Assengone Obame. Porteuse d’un message du chef de l’État, la ministre a annoncé la volonté des plus hautes autorités d’ouvrir un dialogue direct avec les syndicats, dans un contexte marqué par des tensions sociales persistantes et des préavis de grève.

La ministre a dressé un constat sans détour : le secteur pétrolier est confronté depuis plusieurs années à des conflits sociaux récurrents, nuisibles à la performance des entreprises. « Les entreprises ne peuvent pas être performantes si elles vivent constamment sous la menace de conflits sociaux », a-t-elle déclaré, appelant à un dialogue social apaisé, régulier et constructif. Elle a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée entre employeurs et syndicats, estimant que les solutions imposées dans l’urgence finissent souvent par créer de nouvelles tensions à moyen terme.

Crise pétrolière : le sommet de l'État se mobilise pour briser l'impasse sociale

Le contentieux persistant de la loi 20

Interrogée sur les raisons de cette initiative présidentielle, la ministre a reconnu que, malgré l’existence de mécanismes institutionnels, la crise persiste depuis près de deux ans, alimentée par des interprétations divergentes des textes. Au cœur du litige, la loi 20/2007 régissant la mise à disposition de personnel fait l’objet de vives dénonciations de la part de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP). Le syndicat accuse les opérateurs de violer ce cadre légal qui impose pourtant la titularisation du personnel sous-traitant pour lutter contre la précarité et favoriser la « gabonisation » des emplois.

Face à cette situation, l’intervention directe du chef de l’État vise à lui permettre de se saisir du dossier « en connaissance de cause », afin de prendre des décisions ou de formuler des recommandations susceptibles de débloquer la situation. Les syndicats ont pris acte de l’annonce présidentielle, réaffirmant leur volonté de contribuer à une sortie de crise durable. Ils ont toutefois soulevé plusieurs préoccupations pratiques, notamment liées à la logistique du déplacement à Libreville et aux autorisations de sortie accordées aux responsables syndicaux.

Une étape décisive pour le secteur

Certains représentants ont également profité de cette tribune pour dénoncer des pressions internes en entreprise. Ils ont sollicité l’appui du ministère afin de garantir la participation des travailleurs convoqués aux réunions institutionnelles, sans risque de sanctions pour leur engagement. L’enjeu est désormais de sécuriser le cadre de cet échange au sommet pour éviter que les crispations logistiques ne parasitent le fond des débats.

La rencontre annoncée avec le chef de l’État apparaît comme une étape décisive dans un dossier emblématique des tensions sociales du secteur pétrolier. Son issue pourrait conditionner non seulement la stabilité du secteur, mais aussi la crédibilité du dialogue social dans un contexte économique sensible.

Libreville sous les eaux : le cri de détresse de la capitale face au chaos

0

Dans la nuit du 26 au 27 janvier, des précipitations d’une rare violence ont plongé plusieurs quartiers de la capitale gabonaise dans la détresse, révélant une nouvelle fois la fragilité des infrastructures urbaines face aux colères du ciel.

Le réveil a été particulièrement brutal pour des milliers de Librevillois. À Nzeng-Ayong, dans le 6e, le paysage est devenu alarmant au fil des heures. Des familles entières ont été surprises dans leur sommeil par une montée des eaux fulgurante, atteignant parfois les toitures dans les zones les plus basses.

Pris au piège, de nombreux habitants n’ont eu d’autre choix que d’abandonner leurs biens pour sauver leur vie. Christopher, un résident bloqué par la submersion des voies à l’extrémité de la zone bitumée du quartier. « Nous n’arrivons plus à sortir pour aller travailler, le chemin est complètement inondé », explique-t-il, exprimant son désarroi.

L’urgence d’une refonte structurelle de l’assainissement

Le secteur du marché Banane, à proximité du B2, dans le 3e, n’a pas été épargné par la furie des eaux. L’inondation y a totalement paralysé l’activité commerciale et le trafic routier, causant d’importants dégâts matériels. Cette situation rappelle la précarité des populations les plus modestes, souvent poussées vers ces zones inondables par l’attrait de loyers abordables. « La zone est propice aux inondations, mais les eaux n’ont jamais atteint ce niveau. C’est la première fois que nous vivons cela », confie, impuissant, un riverain.

L’origine du drame ne réside pas seulement dans l’intensité de la pluie. L’obstruction systématique des caniveaux par des déchets ménagers et l’insuffisance flagrante des ouvrages de drainage transforment chaque averse forte en une menace mortelle. Face à cette urgence, les appels à l’aide se multiplient sur le terrain.

Au-delà des interventions de secours ponctuelles, c’est un véritable cri du cœur que lancent les Librevillois pour obtenir des solutions pérennes. La population réclame désormais un curage régulier des cours d’eau, une réhabilitation profonde des réseaux d’assainissement ainsi qu’une planification urbaine rigoureuse pour stopper définitivement les constructions dans les secteurs à haut risque.

Alors que les effets du changement climatique intensifient ces phénomènes extrêmes dans le pays, la gestion des crues pluviales devient un enjeu de sécurité nationale. Pour les autorités, le défi consiste désormais à transformer cette épreuve en un point de départ pour construire une ville enfin résiliente et préparée aux défis climatiques de demain.

Pharmacie : cap sur la digitalisation pour moderniser le secteur

0

Réunis à la Fondation Jeanne Ebori le 23 janvier dernier, les acteurs de la pharmacie gabonaise ont jeté les bases d’une mutation technologique profonde. Entre facturation électronique et régulation du commerce en ligne, le secteur s’apprête à redéfinir sa relation avec les patients et les assureurs.

La 3e édition des journées de l’économie des établissements pharmaceutiques s’est tenue sous l’impulsion du Syndicat national des pharmaciens du Gabon (Sypharga), en partenariat avec le ministère chargé de l’Économie numérique. Au cœur des échanges, la volonté de bâtir la pharmacie de demain en s’appuyant sur trois piliers : la digitalisation, la régularisation et la professionnalisation. Durant cette rencontre, pharmaciens, acteurs de la santé et représentants institutionnels ont planché sur les défis structurels auxquels fait face le secteur pour améliorer la qualité de service offerte aux patients.

La digitalisation des procédures figure parmi les priorités absolues. Qu’il s’agisse de la facturation électronique, des paiements dématérialisés ou des échanges numérisés avec la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et les assureurs privés, ces leviers sont jugés essentiels pour fluidifier le parcours des assurés. Selon le Dr Sandrine Itou-Y-Maganga, ces outils numériques permettront de réduire considérablement les lenteurs administratives, les longues files d’attente et certains dysfonctionnements régulièrement décriés dans les officines. « Bien maîtrisée, la digitalisation peut améliorer le traitement des assurés », souligne-t-elle, avant d’ajouter que cela permettra de « rendre nos services plus performants ».

Vers une interface unique et sécurisée

Un autre chantier majeur concerne la mise en place d’une interface numérique unique reliant les officines, les prestataires médicaux et les organismes de couverture santé. Cette interconnexion devrait simplifier les démarches tout en sécurisant les échanges d’informations. Une commission technique devrait d’ailleurs voir le jour prochainement afin de définir les contours opérationnels de cette plateforme.

Par ailleurs, les participants n’ont pas occulté la question sensible de la vente de médicaments sur internet. Ce phénomène, amplifié par la crise sanitaire, voit émerger une demande parfois satisfaite de manière informelle ou illégale. Pour les professionnels du médicament, il devient urgent de structurer cette pratique via un cadre juridique sécurisé, en collaboration avec l’Agence du médicament. L’enjeu reste de protéger les patients contre les produits contrefaits tout en s’adaptant aux nouvelles habitudes de consommation.

Le Sypharga entend ainsi impulser une transformation durable pour que la pharmacie gabonaise devienne un acteur pleinement intégré à l’économie numérique. En misant sur la transparence et l’innovation, le secteur espère répondre plus efficacement aux exigences sanitaires contemporaines.

Karaté : l’ASOM GR conserve son titre à la 12e Coupe de l’ambassade du Japon au Gabon

0

Le gymnase d’Oloumi a servi de cadre, le samedi 24 janvier, à la grande finale de la 12e édition de la Coupe de l’ambassade du Japon au Gabon. Cette compétition, devenue un rendez-vous majeur du calendrier sportif national, a rassemblé plus de 120 athlètes venus de différents clubs du pays, avec pour particularité notable cette année l’introduction de la catégorie des vétérans.

Au terme de combats âprement disputés, l’équipe de l’ASOM GR, déjà championne de la 11e édition, a réussi l’exploit de conserver son titre, confirmant ainsi sa suprématie sur la scène nationale du karaté.

Co-organisée par l’ambassade du Japon au Gabon, représentée par l’ambassadeur Yoshio Ando, et la Fédération gabonaise de karaté-do et arts martiaux affinitaires (Fégakama), dirigée par Me Claude Pamphil Youmou Andimi, la compétition a offert au public des rencontres de haut niveau, ponctuées de démonstrations spectaculaires de différents styles de karaté.

L’événement s’est déroulé sous le regard attentif du ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, Paul Ulrich Kessany, dont la présence dans les tribunes a témoigné de l’intérêt des autorités pour le développement des arts martiaux au Gabon.

Au-delà de l’aspect purement sportif, cette 12e édition illustre la coopération de longue date entre le Gabon et le Japon dans le domaine du sport et de la culture. Elle marque également la première Coupe co-organisée avec l’actuel président de la Fégakama, élu en juin 2025, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour la discipline.

Inondations à Bellevue 2 : des familles sinistrées appellent à l’intervention urgente des autorités

0

Le quartier Bellevue 2, dans le 3e arrondissement de Libreville, s’est réveillé ce 27 janvier 2026 dans un silence lourd, presque irréel. Après une pluie pourtant jugée modérée par les habitants, les eaux ont rapidement envahi les rues, pénétré dans les habitations et bouleversé le quotidien de nombreuses familles.

Là où circulaient encore hier enfants et commerçants, il ne reste aujourd’hui que de l’eau boueuse, des débris et quelques objets emportés par le courant. Matelas détrempés, vêtements souillés, documents administratifs perdus : plusieurs ménages ont tout laissé derrière eux. Devant les maisons endommagées, des habitants contemplent les dégâts. L’impuissance et la tristesse se lisent sur les visages.

Face à cette situation alarmante, le chef de quartier, Coulibaly Antoine, a tenu à interpeller les pouvoirs publics. « Le quartier de Bellevue 2 en ce moment, vous voyez comment l’état des maisons se trouve vraiment plongé dans l’eau », déplore-t-il, avant d’ajouter qu’à « cause d’une toute petite pluie, l’eau est rentrée dans les maisons. Les gens sont à la belle étoile ».

Selon lui, ces inondations seraient liées à des travaux effectués non loin du B2, ayant obstrué un canal d’évacuation des eaux. « Ce qui cause ça, c’est le canal qu’il y a au niveau du B2. Il y a des travaux qui ont bouché ce canal-là », explique le chef, précisant qu’à « chaque fois qu’il y a des pluies, l’eau ne descend plus tranquillement ».

Il appelle ainsi le gouvernement, notamment le ministère des Travaux publics, à intervenir rapidement pour rétablir la circulation des eaux et prévenir de nouveaux sinistres. « Que le gouvernement dépêche quelques membres pour venir voir ce qui se passe derrière Bellevue 2, vers les Matitis, en face de l’hôpital chinois », plaide-t-il. Pour lui, l’urgence est claire : « Venez nous aider à ouvrir les canaux pour que l’eau puisse couler tranquillement ».

En attendant une éventuelle réaction de l’État, les sinistrés s’organisent comme ils peuvent, scrutant le ciel avec angoisse à l’idée qu’une nouvelle averse ne vienne aggraver une situation déjà précaire.