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[Gabon : Retour triomphal du président Oligui Nguema] Un message d’unité, d’espoir et de souveraineté

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Libreville le 11 juillet 2025 – C’est une foule en liesse et unie qui a accueilli avec ferveur le chef de l’Etat Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans une atmosphère chargée de joie communicative, la population, massivement mobilisée, a accompagné le président de la République de l’aéroport jusqu’au parvis du Lycée National Léon Mba, dans une marche symbolique de fraternité et de foi en l’avenir.

« Mes chers compatriotes, du fond du cœur, je vous remercie pour l’accueil inoubliable que vous m’avez réservé. Vous étiez là, en nombre, mobilisés, fiers et ensemble nous avons marché comme un seul peuple. » C’est par ces mots de gratitude et de solennité que le chef de l’Etat a salué la ferveur populaire.

Mais cette procession ne se résumait pas à un simple déplacement physique. Elle incarnait bien davantage : le souffle d’une nation rassemblée, la puissance d’un espoir partagé et la volonté inébranlable d’un peuple décidé à écrire son propre destin.

[Gabon : Retour triomphal du président Oligui Nguema] Un message d’unité, d’espoir et de souveraineté

De retour de son voyage officiel aux États-Unis, le président de la République a rappelé que son séjour n’était pas motivé par une ambition personnelle, mais par le souci collectif de porter la voix du Gabon et, plus largement, celle de l’Afrique sur la scène internationale. « Je me suis rendu aux États-Unis, non pour moi, mais pour nous tous. Pour défendre les intérêts supérieurs de notre pays, pour réaffirmer que l’Afrique ne peut plus demeurer en marge du progrès mondial. Elle doit désormais être considérée comme une force motrice, un partenaire stratégique, digne de respect et d’écoute. »

À la Maison Blanche, l’invité de Donald Trump a fait entendre la voix d’un Gabon en pleine mutation, résolu à rompre avec les modèles de coopération déséquilibrés. Il a plaidé pour l’établissement de nouvelles alliances, basées sur l’équité, le respect mutuel et une véritable reconnaissance de la souveraineté des peuples africains. « À la Maison Blanche, j’ai fait entendre la voix d’un Gabon nouveau, un Gabon qui réclame des partenariats repensés : justes, équilibrés et fondés sur la dignité », a déclaré Brice Clotaire Oligui Nguema.

[Gabon : Retour triomphal du président Oligui Nguema] Un message d’unité, d’espoir et de souveraineté

Ce retour au pays, au-delà de sa portée de relations entre Etats, marque une étape majeure dans la quête d’un renouveau national, qui appelle chaque citoyen à se joindre à l’élan collectif vers un avenir plus inclusif, plus juste et profondément enraciné dans la souveraineté nationale.

[Le Gabon bleu] Vers une nouvelle boussole géographique pour le développement durable

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Libreville, 11 juillet 2025 – A l’occasion de la 21e Journée du Géographe, les autorités gabonaises, les universitaires et les experts ont convergé autour d’un enjeu central : faire de « l’économie bleue » un levier stratégique du développement national. Cette journée a mis en lumière la place cruciale de la géographie dans l’élaboration des politiques publiques, la planification territoriale et la gestion durable des ressources aquatiques.

La 21ᵉ journée du Géographe, organisée à l’Université Omar Bongo, a rassemblé une diversité d’acteurs, parmi lesquels des étudiants, des chercheurs, des responsables ministériels et des partenaires techniques, autour d’un thème fédérateur : « Le Gabon bleu : dynamiques et contributions au développement du Gabon ». Cette édition a marqué un tournant symbolique et stratégique, redonnant à la discipline géographique toute sa portée dans la réflexion et l’action publique.

Le concept du « Gabon bleu », forgé dès les années 2000 par des géographes visionnaires comme le Pr Marc-Louis Ropivia, désigne la valorisation durable de l’immense domaine maritime gabonais, dont les potentialités restent encore sous-exploitées. Avec plus de 200.000 km² de zone maritime, une façade côtière de près de 950 km et un dense réseau hydrographique, le Gabon dispose d’un capital naturel propice à une stratégie économique intégrée et résiliente.

Pourtant, comme l’ont rappelé plusieurs intervenants, le pays demeure encore dépendant de ses ressources pétrolières et souffre d’un retard dans les secteurs de la pêche, des industries maritimes ou de la logistique portuaire, face à une concurrence régionale accrue. Le manque d’un armement national, l’insuffisance d’infrastructures modernes et l’absence de cartographie fine des zones maritimes sont autant d’obstacles à lever.

[Le Gabon bleu] Vers une nouvelle boussole géographique pour le développement durable

La géographie : une discipline stratégique

C’est précisément ici que la géographie trouve toute sa pertinence. « Les géographes analysent, modélisent, planifient, alertent et proposent », a martelé Barthélémy Ngoulakia, secrétaire général du ministère de la Pêche. Grâce à des outils comme les Systèmes d’information géographique (SIG), la cartographie numérique ou les études environnementales, les géographes deviennent des acteurs incontournables de la planification territoriale, de la prévention des risques et de la gestion des ressources.

La présidente des Journées du Géographe, Joëlle Meba Me Nguema, a rappelé que l’objectif initial de ces rencontres était de « décloisonner la géographie universitaire » et d’en démontrer l’utilité sociale. Aujourd’hui, ces ambitions prennent une résonance nouvelle dans un contexte national de transition politique, marqué par la volonté du gouvernement de renforcer la souveraineté économique et la résilience climatique.

Une volonté politique affirmée

Le soutien apporté par le ministère de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, représenté par sa ministre, marraine de l’événement, a été salué comme un signal fort. Cette volonté politique s’inscrit dans une stratégie de diversification économique alignée sur les priorités du Plan national de développement de la transition et la feuille de route du Président de la République.

Comme souligné par un représentant ministériel, il s’agit de bâtir « une stratégie nationale économique ambitieuse, cohérente et ancrée dans la réalité du territoire ». Pour cela, les collaborations entre ministères, universités, instituts de recherche et société civile sont encouragées, en particulier dans les domaines de la recherche appliquée, de la formation et de la sensibilisation environnementale.

Des perspectives ouvertes

Cette édition a également mis l’accent sur la géographie comme levier d’innovation au service de politiques inclusives et de réponses concrètes aux défis contemporains : changements climatiques, sécurité alimentaire, urbanisation côtière ou pression anthropique.

Les partenaires institutionnels et techniques, tels que le Conseil gabonais des chargeurs, la Direction générale des écosystèmes aquatiques ou encore l’École des eaux et forêts, ont réaffirmé leur engagement à soutenir cette dynamique.

La Journée du Géographe 2025 aura été plus qu’un simple événement académique. Elle a jeté les bases d’un nouveau pacte entre science, société et État, où la géographie n’est plus une science secondaire, mais une boussole pour le développement durable du pays. Dans un monde en transition, penser le territoire, c’est déjà commencer à le transformer. Et avec le Gabon bleu, c’est toute une vision qui prend le large.

[Gabon : RPM et UDB] Barro Chambrier scelle une alliance stratégique pour la refondation du pays

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Libreville, 11 juillet 2025 – Après une période de réserve médiatique, le Président du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) et Vice-President du gouvernement, a renoué avec la scène politique à travers une déclaration de presse dont la teneur était très attendue dans la capitale gabonaise.

Face à un parterre de journalistes, le leader du RPM a affirmé que sa formation politique œuvrera de concert avec celle du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en vue de bâtir un avenir plus radieux pour le Gabon. « Nous saluons avec enthousiasme la récente naissance de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), une initiative que nous considérons non pas comme un simple fait d’actualité, mais comme un acte fondateur de refondation politique », a-t-il déclaré en son nom propre et au nom de l’ensemble des militantes et militants du RPM.

Alexandre Barro Chambrier a réaffirmé la disponibilité du RPM à collaborer pleinement avec ce nouvel outil de la scène politique, dans le cadre d’une majorité présidentielle à construire. Il a insisté sur la nécessité de tourner résolument le dos aux dérives du passé, au profit d’une gouvernance nouvelle, éthique et orientée vers le développement durable.

Un soutien appuyé au leadership du Président Oligui Nguema

Évoquant la récente participation du Chef de l’État au sommet États-Unis–Afrique, du 8 au 10 juillet 2025 à Washington, Barro Chambrier a souligné la portée stratégique de ce déplacement stratégique. La prise de parole du président Oligui Nguema à la Maison Blanche a été perçue comme un vibrant plaidoyer pour des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques, loin de toute forme de néocolonialisme économique.

[Gabon : RPM et UDB] Barro Chambrier scelle une alliance stratégique pour la refondation du pays

Ce discours jugé audacieux a d’ailleurs suscité une vague de contentement populaire, conséquence d’un accueil chaleureux réservé au Président Oligui Nguema à son retour à Libreville, ce vendredi 11 juillet.

Nul n’est parfait, et aucune entreprise humaine n’échappe à l’imperfection, a reconnu le président du RPM. Mais ce que la population doit retenir, c’est la volonté résolue du chef de l’État à rechercher des solutions concrètes et durables pour le pays. « Son implication directe dans les négociations internationales, comme en témoigne sa rencontre avec le Président Donald Trump, atteste de son engagement pour le progrès du Gabon », a soutenu Barro Chambrier.

Appel à l’unité et à la lucidité nationale

Répondant aux critiques de plus en plus virulentes émanant de certains cercles, le Vice-president du gouvernement a invité les Gabonais à faire preuve de discernement et de mémoire historique. Il a rappelé que l’acte de salut national, posé par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), le 30 août 2023, a évité au pays de sombrer dans le chaos. « Ceux qui tentent aujourd’hui de décrédibiliser le président de la République oublient qu’il a été, avec ses frères d’armes, l’artisan d’un sursaut patriotique salutaire. Sans cette intervention décisive, notre nation se serait très probablement engagée sur une voie hasardeuse », a-t-il martelé.

En somme, la conférence de presse d’Alexandre Barro Chambrier résonne comme un message de ralliement : rassembler les forces vives du pays autour d’une ambition collective, refonder la République sur des bases solides et offrir au peuple gabonais les fruits d’une gouvernance véritablement inclusive.

[Justice sous pression] la défense des Bongo au cœur d’une tourmente judiciaire

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Entre vidéos virales, révélations explosives et pressions des forces de l’ordre, l’affaire Sylvia et Noureddin Bongo Valentin secoue les fondations de la justice gabonaise. Dans l’œil du cyclone : Me Gisèle Eyue Bekale, avocate de la famille Bongo, encerclée, attendue, mais toujours debout.

Depuis la sortie du territoire gabonais de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, de son épouse Sylvia et de leur fils aîné Noureddin, la vie politique et judiciaire du Gabon est entrée dans une zone de turbulence. Multiplication de plaintes, diffusion d’audios compromettants et, plus récemment, une vidéo, parmi tant d’autres, qui a mis le feu aux poudres.

Dans cette séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, on découvre un échange étonnamment détendu, presque complice, à la limite d’une séquence détente dans un bar d’Akébé Plaine, entre Noureddin Bongo Valentin — interpellé au lendemain du coup de force d’août 2023 — et un juge d’instruction. Les deux hommes semblent s’entretenir « en toute familiarité », dans ce qui serait, selon les interprétations, le bureau même du magistrat. Ils sont presque « à tu et à toi ». La scène, diablement surréaliste, captée dans un cadre qui ressemble à celui d’une audition officielle, interroge et scandalise.

Comment une telle vidéo a-t-elle pu être filmée dans le saint des saints de la procédure judiciaire ? Pourquoi une femme de loi serait-elle amenée à tenir de propos d’un autre temps ? L’angle de la prise de vue, cadre-t-elle avec celle de la position de l’avocat pour qu’elle soit indexée ? Est-ce normal que le Gabon soit pris en otage par Ali Bongo et sa famille ? Le climat d’indignation populaire se mêle aux soupçons d’instrumentalisation.

Me Gisèle Eyue Bekale dans la tempête

Si cette vidéo a provoqué un tollé, les répercussions immédiates se sont abattues sur Me Gisèle Eyue Bekale, avocate de la famille Bongo. Laquelle – alors que Sylvia et Noureddin se la coulent douce dans l’hexagone, l’épouse et mère des enfants de Eric Bekale, proche d’Alain Claude Bilie By Nze, est dans l’œil du cyclone –   Elle est aujourd’hui au centre d’une pression des Forces de l’ordre rare et jamais vue depuis l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans ses bureaux de Libreville, c’est une atmosphère de siège : présence des militaires accrue ; sommation à comparaître ; convocation à la Direction générale des recherches (DGR) ;  impossible pour elle de se doucher ; calfeutrée, Me Gisèle Eyue Bekale est transie de peur de sortir de ses bureaux au risque d’être arrêtée….

Selon des sources concordantes, c’est suite aux déclarations filmées à son insu par la juge d’instruction elle-même, grâce à une caméra espionne de haute technologie, dit-on ici et là, que cette offensive s’est intensifiée. Un fait rare, voire sans précédent dans l’histoire judiciaire gabonaise, tant il est improbable qu’un magistrat accepte d’être filmé volontairement dans son propre bureau. Pour plusieurs observateurs, ces fuites relèvent d’un plan bien orchestré destiné à discréditer la justice gabonaise.

Face à la gravité de la situation et au déchaînement médiatique, la justice gabonaise n’est pas restée silencieuse. Le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative et déontologique. L’objectif affiché est de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles cette vidéo a été tournée, sur d’éventuelles fautes professionnelles, et de restaurer la crédibilité d’une institution désormais fragilisée par cette affaire.

Cette enquête vise aussi à répondre à une opinion publique de plus en plus suspicieuse, dans un contexte où la justice est accusée, tantôt de complaisance, tantôt de règlement de comptes politiques ou de pratiques mafieuses.

Le Bâtonnier monte au créneau

Dans une lettre officielle datée du 10 juillet 2025, le bâtonnier, Maître Raymond Obame Sima, a exprimé son inquiétude face à la situation. Il rappelle que le cabinet d’un avocat est inviolable, selon l’article 68 de la loi gabonaise sur la profession, et que toute enquête doit impérativement passer par lui. Malgré une convocation transmise à Me Eyue Bekale avec une antérieure à celle de sa réception, le bâtonnier a assuré le respect des procédures et la dignité de sa consœur.

Il appelle à la sérénité, à la vigilance et au respect des droits humains, tout en affirmant que le Barreau jouera pleinement son rôle dans cette affaire très sensible.

L’affaire Sylvia et Noureddin Bongo dépasse désormais le cadre d’un simple dossier judiciaire. Elle met à nu les tensions, les failles et les pressions qui pèsent sur la justice gabonaise, dans un contexte post-Bongo encore instable. L’image d’une avocate encerclée et sommée de se justifier, d’un juge filmé à son insu, et d’une enquête lancée dans l’urgence, donne le sentiment d’un système au bord de l’implosion. Plus que jamais, l’indépendance de la justice est mise à l’épreuve.

[Gabon : Après sa qualification à la CAN 2025 au Maroc] Un téléthon de soutien à l’équipe nationale de football ?

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Les Panthères du Gabon ont affiché une belle dynamique en se qualifiant pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui se tiendra au Maroc. De plus, elle demeure toujours en course pour décrocher une place à la Coupe du Monde 2026, témoignage d’un vent favorable au football gabonais.

Les voyants sont nettement au vert pour la sélection nationale de football. Ses joueurs phares à l’instar de Pierre-Emerick Aubameyang, Mario Lemina ou encore Denis Bouanga réalisent d’excellentes performances en club, renforçant l’optimisme des inconditionnels du football national. Cette progression sportive est d’autant plus appréciée que les supporteurs gabonais manifestent un soutien renouvelé et sans faille à leur équipe nationale.

Cette adhésion populaire contraste nettement avec les années précédentes. En effet, sous le régime déchu, les joueurs nationaux n’ont jamais été portés par la population. Plusieurs Gabonais s’étaient détournés, malgré leur amour pour leurs champions nationaux, ils s’interdisaient de donner du plaisir à Ali Bongo qui, selon eux, n’appréciait les Panthères du Gabon que pour sa propre passion.

Par ailleurs, le contexte politique tendu, qui a marqué tous ses deux mandats, lui était totalement défavorable. Et tout ce qui pouvait lui donner une quelconque joie était une peine pour les Gabonais. « Tout ce qui peut enfoncer une épine venimeuse dans le pied de mon ennemi est bon pour moi », disait le défunt président libyen, Mouammar Kadhafi. Et tout ce qui pouvait procurer de la joie à Ali Bongo était très mauvais pour les Gabonais. Les permanentes revendications populaires appelant à son départ de la tête du pays ont émoussé la ferveur des supporters de l’équipe nationale. Les évènements post-électoraux de 2016, ont rajouté à cette animosité et avaient aussi fortement impacté le moral des supporters et leur engagement envers les Panthères du Gabon.

Avec l’avènement des nouvelles autorités, sous la conduite éclairée du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, une nouvelle ère s’ouvre pour le sport national en général et particulièrement pour le sport-roi, le football. Le climat est revenu plus clément et une nouvelle passion anime actuellement les amoureux du ballon rond. L’équipe nationale semble, comme le Phoenix antique, renaître de ses cendres et bénéficierait d’un nouvel élan et aussi un engagement populaire.

Face à cette conjoncture porteuse, une question se pose : ne serait-il pas opportun de lancer un téléthon afin de récolter des fonds pour un soutien actif aux Panthères du Gabon, pour une meilleure préparation de la CAN 2025 ? Un concert géant pourrait aussi participer à la récolte de quelques fonds, non seulement pour la future CAN, mais aussi pour pousser la sélection nationale à la qualification pour la Coupe du monde 2026. De telles initiatives seraient le témoignage vivant de la réconciliation entre la population et leurs représentants, appelés à briller dans les plus hautes sphères du sport mondial.

Un cas similaire a déjà été vu. On ne remuerait pas le couteau dans la plaie encore béante de l’ère Ali Bongo, mais il n’est pas encore aussi lointain, le temps où des soi-disant inconditionnels de l’ancien régime avaient organisé un téléthon en soutien à la candidature à l’élection d’août 2023 du « distingué camarade ». Si cette parenthèse a été ouverte, c’est juste pour rappeler que l’occasion est désormais offerte aux mordus des Panthères du Gabon pour faire un geste d’affection à leur égard. « Qui peut le plus, peut le moins », disent les économistes. Il est temps que l’amour du drapeau national soit plus évident.

Le service des sports de Gabon Télévision est donc attendu pour la réalisation de ce grand téléthon, qui pourrait être suivi par un concert géant organisé par le ministère de la des Sports et dont les recettes alimenteraient la caisse des Panthères du Gabon.

Le lancement d’un téléthon représenterait aussi une opportunité de renforcer le sentiment d’unité nationale autour du football et d’offrir aux Panthères du Gabon un véritable levier pour réussir ces échéances majeures.

[Gabon : Rencontre] Alphonsine Boussonga, mère de neuf enfants : « Je me suis demandé comment je vais faire, cette année encore, pour acheter les fournitures scolaires de mes enfants »

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La rédaction de Gabonclic.Info s’est transportée à la rencontre d’une commerçante installée à l’échangeur de Nzeng-Ayong. Entre débrouillardise, agriculture vivrière et lourdes responsabilités familiales, elle partage un quotidien difficile, mais avec courage. Lecture !

Gabonclic.Info : Bonjour Madame Alphonsine Boussonga. Depuis quand êtes-vous commerçante ici à Nzeng-Ayong ?

Alphonsine Boussonga : Bonjour. Cela fait bientôt un an. Avant, je vendais au carrefour Delta, à Angondjé, mais on nous a interdit d’y exercer. Une sœur m’a alors amenée ici. Au départ, ce n’était pas facile, mais je suis allée à la mairie qui m’a délivré un papier d’autorisation. Depuis, je travaille plus sereinement. Je pars de chez moi tôt le matin. Avec les embouteillages, j’arrive ici parfois à 8 heures ou à 9 heures. Je reste jusqu’à 18 h, parfois un peu plus tard. Les clients viennent aux alentours surtout le matin et en fin d’après-midi.

Et comment vous approvisionnez-vous en produits à vendre ?

Je cultive moi-même. Les produits que je vends viennent directement de mes plantations. J’ai essayé d’en acheter au marché, mais je n’en tirais aucun bénéfice. Alors, j’ai commencé à débroussailler des terrains que des gens me prêtaient. Mais aujourd’hui, on me dit que ces terrains vont être construits. Je suis donc à la recherche d’une nouvelle parcelle. Je cultive du maïs, de l’oseille, des tubercules, des arachides, de la banane et de l’épinard. Ce sont des produits bio. Mes clients me disent souvent : « Maman, tes produits sont bons. » C’est ce qui me pousse à continuer malgré les difficultés.

Vous êtes mère de neuf enfants. Comment gérez-vous cette responsabilité au quotidien ?

C’est très difficile. Avant-hier, j’ai fondu en larmes. Je me suis demandé comment je vais faire, cette année encore, pour acheter les fournitures scolaires de mes enfants. Ma plus jeune fille m’a dit : « Maman, calme-toi. » Je n’ai plus ni mari, ni parents. Je me bats seule pour subvenir à leurs besoins. Je voudrais leur offrir un meilleur avenir, peut-être même les envoyer étudier ailleurs, mais je n’ai pas les moyens. Je suis une vieille maman, seule, avec beaucoup de responsabilités.

Avez-vous entendu parler des nouvelles mesures sur les horaires de fermeture des marchés, annoncées par le délégué spécial de la commune de Libreville ?

Oui, j’en ai entendu parler. Mais je ne sais pas encore comment je vais m’adapter. Ce sont les clients qui déterminent notre rythme. S’il faut fermer trop tôt ou s’il y a des restrictions, ce sera encore plus compliqué pour nous.

Un dernier mot peut être ?

Oui. Je sollicite un petit coup de main. Que quelqu’un me donne une parcelle, même petite, juste pour cultiver. Ou qu’on m’aide avec 10 000 francs, ce qui me permettrait d’engager des gens pour débroussailler et relancer une nouvelle plantation.

[Gabon – Faits Divers : Drame à l’IMPDG] Un gendarme succombe après une chute du 5e étage

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Une tragédie s’est déroulée à l’aube du jeudi 10 juillet, vers 4 heures du matin, à l’Institut des maladies infectieuses Professeur Daniel Gahouma, dans la commune d’Owendoun gendarme en hospitalisation a perdu la vie après une chute qui lui a été fatale.

Ce drame, aux contours encore flous, suscite une vive émotion tant au sein du personnel médical et aussi parmi les patients. Suicide prémédité ou accident tragique ? Les circonstances exactes de ce décès restent pour l’instant inconnues, de manière officielle. Une enquête a été immédiatement ouverte par les autorités judiciaires afin de faire toute la lumière sur ce malheureux accident.

Selon les premières informations recueillies auprès du personnel, le défunt, admis pour des raisons médicales non communiquées, était accompagné de sa compagne. Aux alentours de 4 heures, il aurait demandé à celle-ci de lui apporter de l’eau. Ignorant tout du drame à venir, la compagne s’est éclipsée pour accomplir cette commission. À son retour, elle trouve la chambre vide.

Paniquée, elle alerte aussitôt un membre du personnel infirmier. Ce dernier, en scrutant l’extérieur depuis la fenêtre, aperçoit avec effroi un corps inerte étendu au pied de l’établissement, à proximité du service des urgences. La chute, d’une hauteur vertigineuse, a été fatale au militaire, qui aurait succombé sur le coup.

Au-delà de la douleur suscitée par cette disparition brutale, ce drame interpelle sur l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurité au sein des infrastructures hospitalières, mais aussi sur la nécessité d’un accompagnement psychologique accru pour les patients hospitalisés, en particulier ceux issus des forces de défense et de sécurité.

Ce fait divers tragique vient assombrir l’atmosphère déjà morose qui règne au sein de l’IMPDG. En effet, des voix s’élèvent depuis plusieurs mois pour dénoncer des conditions de travail délétères dans cet institut. Le personnel hospitalier, notamment celui du laboratoire, fustige le non-versement des primes de garde, des astreintes, ainsi que certaines quotes-parts. Un climat de démotivation générale s’y est ainsi installé, nourri par un sentiment d’abandon institutionnel. Ce qui aurait sans doute favorisé le manque de surveillance.

En attendant les conclusions de l’enquête, les communautés hospitalière et militaire sont sous le choc, confrontées à une perte soudaine et incompréhensible.

[États-Unis : Audience] Le Président Oligui Nguema échange avec le Directeur général de BW Energy

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Washington, 10 juillet 2025 – En marge de sa visite officielle aux USA, le Président de la République gabonaise a reçu Urbain Beka Nguema.

Au centre des discussions, le projet stratégique de mise en valeur du champ pétrolier «Bourdon», récemment mis en évidence au large de Mayumba, dans la province de la Nyanga. Cette nouvelle découverte, évaluée à près de 83 millions de barils de brut, constitue une avancée majeure dans le secteur énergétique du Gabon.

L’entretien a aussi permis de réaffirmer l’engagement des autorités gabonaises en faveur d’une gestion durable et efficiente des ressources naturelles, en droite ligne avec la vision du chef de l’État. Celle-ci vise à transformer le potentiel pétrolier national en levier de croissance, à stimuler les investissements étrangers et à renforcer la souveraineté économique du pays.

[États-Unis : Audience] Le Président Oligui Nguema échange avec le Directeur général de BW Energy

Ce partenariat entre l’État gabonais et BW Energy s’inscrit dans une dynamique de coopération mutuellement bénéfique, avec pour ambition de générer des retombées significatives pour les populations locales tout en consolidant la place du Gabon sur la scène énergétique internationale.

[Gabon : Société] Débrayage imminente à Ascoma

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Dans un rapport de l’Assemblée générale tenu le 8 juillet en cours, et parvenu à la rédaction de Gabonclic.info, un mouvement de grève pourrait être observé, sous l’impulsion du SYPASCOMA, à partir de ce vendredi 11 juillet 225.

Selon le rapport de cette réunion, tenue dans le parking arrière de l’établissement d’assurance, aucune contre-proposition n’aurait été fournie aux représentants du personnel par la direction générale relativement aux points-objets du préavis de grève, déposé depuis le 30 juin 2025.

Lors de la rencontre du 7 juillet, avec la direction générale, aucune négociation, sur les points inscrits au cahier de charges n’a été entamée, encore moins une proposition aux fins d’apaisement de la tension au sein de l’établissement. Au cours de cette même rencontre, la direction générale n’aurait procédé qu’à une présentation de l’impact de la masse salariale financier à supporter par l’entreprise sur la base de deux nouvelles grilles salariales proposées par le syndicat. La direction générale se serait uniquement résolue, comme par le passé, à ne soumettre qu’une proposition de calendrier de rencontre et de négociation qui pourrait s’ouvrir le 22 juillet jusqu’à décembre prochain.

C’est au vu de toutes ces remarques que le personnel d’Ascoma Gabon, par délégation du bureau exécutif du SYPASCOMA et du collège des délégués du personnel, a décidé d’entamer un mouvement de grève illimité, après expiration du préavis de grève, le 10 juillet à minuit, à partir de ce vendredi 11 juillet 2025. Ce débrayage observera les exigences du Code du travail en la matière.

Crise au Barreau : une avocate gabonaise au cœur d’une affaire judiciaire inédite

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L’affaire Me Gisèle Eyue Bekale provoque une onde de choc au sein du Barreau du Gabon. Une vidéo virale, des convocations précipitées et une procédure judiciaire controversée relancent les débats sur le respect des droits des avocats et la place du Barreau dans la société gabonaise.

Dans une lettre datée du 10 juillet 2025, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon, Maître Raymond Obame Sima, s’est exprimé avec une rare fermeté et un sens aigu de la responsabilité face à une situation qui met à l’épreuve les fondements même de l’État de droit. Cette prise de parole officielle révèle bien plus qu’une affaire individuelle : elle éclaire une faille systémique dans la coordination entre le pouvoir judiciaire et les garants du droit de la défense.

L’affaire implique Maître Gisèle Eyue Bekale, visée par une enquête pour « atteinte à la personnalité » au terme de l’article 288 du Code pénal. Elle est déclenchée dans un climat de confusion médiatique, suite à la diffusion d’une vidéo jugée compromettante. Mais très vite, l’aspect médiatico-judiciaire cède la place à un débat de nature profondément politique et juridique : celui du respect des procédures et des garanties accordées à un avocat dans l’exercice de ses fonctions.

Intrusion non sollicitée d’enquêteurs dans un cabinet d’avocats

Le bâtonnier rappelle qu’« aucune enquête (…) ne peut être menée contre l’avocat suspecté d’une infraction sans que le bâtonnier n’en soit immédiatement informé. » Il dénonce l’intrusion non sollicitée d’enquêteurs dans un cabinet d’avocats, qualifiant leur présence de « violation de la loi ». Le fait que la convocation adressée à Maître Eyue soit remise après l’heure prévue de comparution alimente un climat de suspicion et d’improvisation institutionnelle.

Le ton du bâtonnier, empreint de gravité, interroge sur la volonté réelle des autorités judiciaires à respecter le rôle du Barreau comme organe de régulation et de protection des droits fondamentaux. À travers ses mots, on lit en filigrane une mise en garde contre les dérapages et les pressions qui pourraient fragiliser l’indépendance des avocats. « Le Barreau du Gabon (…) n’a pas pour ambition de faire obstruction à une enquête judiciaire (…), mais il doit veiller au strict respect des procédures légales », écrit Me Obame Sima.

Mécanismes internes de régulation professionnelle

Cette affaire, dans son traitement médiatique et institutionnel, souligne les tensions latentes entre la justice administrative et les mécanismes internes de régulation professionnelle. Elle pose une question centrale : l’avocat gabonais peut-il exercer en toute sécurité et dignité dans le cadre d’un État qui se revendique de droit ?

Enfin, la lettre du bâtonnier lance un appel à la vigilance face aux « sorties précipitées et malicieuses » de certaines voix publiques non habilitées à parler au nom du Barreau. Une mise en garde politique dissimulée derrière un message de cohésion corporative. Dans une société où la justice peine parfois à convaincre, cette affaire agit comme un révélateur des fragilités du système — mais aussi des forces internes prêtes à les corriger.