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Environnement urbain : L’insalubrité en « libre-service » dans les marchés de Libreville

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La pollution s’est installée au cœur des marchés populaires de la capitale. De Mont-Bouët à Nzeng-Ayong, en passant par PK5 et Nkembo, les images se confondent : bacs à ordures débordants, détritus en décomposition, odeurs pestilentielles… là même où sont vendus fruits, légumes, poissons et autres denrées de première nécessité.

Le marché de Nzeng-Ayong, le plus fréquenté du 6ᵉ arrondissement, en est l’illustration la plus alarmante. Entre flaques d’eaux souillées, sacs plastiques éventrés et mouches en essaim, les clients doivent littéralement zigzaguer pour faire leurs courses. À Mont-Bouët, certaines vendeuses, à même le sol, continuent d’écouler leurs produits à deux pas des poubelles débordantes. « On va faire comment, nous vivons de ces petits commerces », confie une détaillante, résignée, qui préfère garder l’anonymat.

Ce désordre chronique ne relève pas du hasard. Il résulte d’un enchaînement de négligences, notamment dans la collecte défaillante des ordures, l’absence de contrôles, l’incivisme toléré, et une politique d’hygiène publique presque invisible. Même les commerçants les plus consciencieux, balai à la main, sont seuls face à un système qui ne suit plus.

Environnement urbain : L'insalubrité en « libre-service » dans les marchés de Libreville

Des eaux usées stagnent entre les allées du marché de Nzeng-Ayong.

L’urgence est sanitaire. Dans un climat tropical, chaque tas d’ordures est une source à microbes. À défaut d’une réaction ferme, ce sont les foyers de contamination qui gagneront du terrain. La mairie de Libreville doit cesser de regarder ailleurs. Dans une ville, où se nourrir rime avec marché à ciel ouvert, la salubrité n’est pas un confort, c’est un devoir républicain.

Gabon : INITIATIVE 6 au service de l’éducation et des détenus à Makokou

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En marge de ses activités éducatives dans le chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo, l’association INITIATIVE 6, présidée par Sylvia Zondo Panga, a mené, le samedi 19 juillet 2025, une double action de solidarité en faveur des élèves méritants et des détenus de la prison centrale.

Dans un premier temps, l’association a récompensé les dix meilleurs élèves au baccalauréat 2025, avec des ordinateurs portables. Des dictionnaires ainsi que des ouvrages de mathématiques, de physique et de sciences de la vie et de la terre ont également été remis aux meilleurs élèves du BEPC et du CEP de la province, en guise d’encouragement et de promotion de l’excellence scolaire.

Une visite humanitaire a ensuite été effectuée à la prison centrale de Makokou. À cette occasion, INITIATIVE 6 a offert des kits de produits de première nécessité comprenant du riz, de l’huile, du savon et d’autres produits de consommation courante aux personnes incarcérées. Un geste de solidarité salué par l’administration pénitentiaire.

« Notre engagement en faveur de toutes les couches défavorisées de notre province transcende les situations d’incarcération ou pas », a précisé la présidente Sylvia Zondo Panga, pour qui, le but de l’action menée n’est pas une excuse aux actes posés par les détenus, mais une volonté de renforcer le lien social.

En apportant un peu de réconfort, INITIATIVE 6 espère ainsi contribuer à améliorer les conditions de détention et nourrir l’espoir chez ceux qui vivent en marge de la société.

Gabon : Lancement des travaux du Plan national de croissance et de développement 2026-2030

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Les travaux ont été officiellement lancés le mercredi 23 juillet 2025 à Libreville. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que d’acteurs de la société civile.

Le ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Henri Claude Oyima, a présidé l’ouverture de l’atelier en remplacement du Vice-président du gouvernement, empêché.

Gabon : Lancement des travaux du Plan national de croissance et de développement 2026-2030

Ce Plan national de croissance et de développement (PNCD) s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le Gabon sur la scène internationale. Il s’aligne notamment sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 (ODD) et l’Étude nationale prospective « Gabon 2050 ». L’objectif est de structurer les politiques publiques autour des priorités économiques, sociales, environnementales et culturelles.

Gabon : Lancement des travaux du Plan national de croissance et de développement 2026-2030

Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la prospective, a rappelé l’importance de ce chantier dans l’orientation des politiques nationales : « Ce plan représente un cadre stratégique de référence pour la transformation de notre cher pays. » Pour accompagner ce processus, plusieurs partenaires sont mobilisés, notamment l’UNICEF, le PNUD, la FAO, la Banque africaine de développement, la CEA et la Banque mondiale.

L’atelier en cours vise à valider la note de cadrage du PNCD, à présenter la méthodologie retenue et à partager le calendrier de mise en œuvre. Il marque ainsi le point de départ d’un processus que les autorités souhaitent inclusif, participatif et cohérent avec les priorités nationales.

Justice : Pour une meilleure coopération entre les ordres judiciaire et financier

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l’École nationale de la magistrature a lancé un atelier de formation des magistrats sur le rôle et la collaboration des représentants du ministère public au sein des ordres financier et judiciaire. Soutenu par le Japon et coordonné par le PNUD, cet événement stratégique marque un tournant dans la construction d’un système judiciaire plus transparent, efficace et inclusif.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Séraphin Akure Davain a appelé les magistrats à faire de cet atelier un espace de dialogue sincère et de construction d’une vision partagée de la justice. Dans un contexte où la transparence, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont devenues des exigences sociales fortes, il a insisté sur la nécessité de briser les cloisonnements entre les ordres judiciaire et financier. La mise en place de protocoles de coopération, de canaux de communication institutionnels et d’une culture commune de probité figure parmi les pistes concrètes proposées pour mieux répondre aux enjeux actuels.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion d’un secteur de la justice responsable, efficace et inclusif au Gabon 2024-2026 », soutenu financièrement par le Japon et mis en œuvre avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le représentant résident par intérim du PNUD, Kamil Kamaluddeen et l’ambassadeur du Japon, S.E Shuji Noguchi, ont exprimé leur satisfaction de contribuer à l’amélioration durable du système judiciaire gabonais. Ce partenariat tripartite témoigne de l’importance d’un appui international structurant au service des réformes institutionnelles, dans le respect des spécificités locales.

Pour Pierre Ndong Aboghé, Directeur général de l’ENM, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réforme profonde de la magistrature. Face à la sophistication croissante des circuits financiers et des pratiques frauduleuses, il devient urgent de former des magistrats capables de répondre aux nouvelles exigences du service public de la justice. L’atelier vise ainsi trois objectifs principaux à savoir : clarifier les compétences respectives des représentants du ministère public dans les deux ordres, identifier les passerelles de collaboration et favoriser l’émergence d’une culture commune, sans gommer les spécificités de chaque ordre.

Cet atelier de renforcement des capacités marque un pas décisif vers une justice plus outillée, plus cohérente et résolument tournée vers l’intérêt général.

Mali : La Charte nationale pour la paix et la réconciliation voit le jour

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Le mardi 22 juillet 2025, le général Assimi Goïta, président de la Transition, a reçu la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, un document ambitieux destiné à panser les plaies du passé et à tracer la voie d’un avenir plus serein.

La cérémonie solennelle, qui s’est tenue au Centre international de conférence de Bamako (CICB), a réuni les plus hautes autorités du pays, des diplomates et des représentants de la diaspora. C’est l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, Président de la commission de rédaction, qui a remis ce texte historique au chef de l’État.

Fruit d’une initiative présidentielle lancée en décembre 2023, la Charte est le résultat d’un «dialogue national inclusif, souverain et exempt de toute ingérence extérieure». Elle se veut une réponse aux crises multiformes qui ont secoué le pays, en s’attaquant à leurs causes profondes.

Composée de 16 titres et 106 articles, la Charte aborde des thèmes essentiels tels que la gouvernance, la justice, la jeunesse, la lutte contre la corruption et la cohésion sociale.

Dans son allocution, le général Goïta a salué le caractère participatif du processus d’élaboration, soulignant que le document incarne la « sagesse collective » du peuple malien. Il a rendu hommage à la résilience des Maliens et à l’engagement des forces de défense et de sécurité, tout en déplorant les ingérences extérieures qui ont affaibli l’État par le passé.

Le Président de la Transition a insisté sur le fait que la Charte n’est pas un simple texte symbolique, mais une véritable «feuille de route pour la refondation d’un Mali fort, uni et stable». Il a appelé chaque citoyen à s’approprier ce texte, à le mettre en œuvre et à en faire un pilier durable de la paix.

A signaler que le document sera soumis au Conseil national de Transition (CNT) pour examen et adoption, avant sa promulgation officielle par le Président Goïta. Si elle est adoptée, cette Charte pourrait marquer un tournant décisif pour le Mali, en posant les fondations d’une paix et d’une réconciliation durables, attendues depuis longtemps par la population.

Mali : Appel à la clémence en faveur de trois artistes incarcérées

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La mise sous mandat de dépôt, le mardi 22 juillet 2025, de trois figures emblématiques de la musique malienne, Babani Koné, Mariam Ba et Buiguini Baghaka, suscite l’émotion et la solidarité au sein de la société civile. L’association Femmes solidaires et autonomes du Mali a publié le même jour une lettre ouverte adressée aux autorités judiciaires, appelant à un geste de clémence et de miséricorde.

Dans cette missive rendue publique, l’association ne conteste pas la légalité de la décision de justice, mais fait appel à la dimension humaine de la loi. La présidente de la FSAM, Aïché Baba Keïta a insisté sur le fait que l’intervention de l’association n’est pas motivée par la célébrité des artistes, mais par leur statut de femmes, de mères et d’épouses. La lettre souligne les souffrances des familles et des enfants laissés derrière elles, des foyers qui «pleurent et des enfants qui s’endorment sans leurs mères».

« Elles ont peut-être fauté », concède la lettre, « nous ne sommes pas là pour juger mais pour solliciter humblement dans la mesure du possible qu’elles retrouvent leurs maris, enfants, parents et proches. » La FSAM rappelle le rôle majeur que ces artistes ont joué dans la vie culturelle malienne, célébrant le pays, chantant ses joies et ses peines et adoucissant les mœurs.

L’association reconnaît et salue le professionnalisme, la prudence et la sagesse dont la justice malienne a fait preuve tout au long de cette affaire, et ce, bien avant que les artistes ne soient écrouées. A cet effet, elle implore les gardiens de la justice de « reconsidérer leur cas pour un dénouement heureux ». La lettre ouverte se conclut par un appel à la « bonté du Mali » et une demande d’ouvrir la porte du pardon pour permettre à ces femmes de retrouver leur place au sein de leurs familles et de la société.

Il est fort probable que cette démarche de la FSAM mette en lumière le débat entre l’application stricte de la loi et la possibilité d’un geste d’humanité et de pardon. Un dilemme qui se trouve désormais entre les mains de la justice malienne.

A signaler que les artistes Babani Koné, Mariam Bah et Binguini Bagaga ont été placées sous mandat de dépôt par le procureur du Pôle national anti-cybercriminalité. Elles sont toutes les trois poursuivies pour «injures réciproques et atteinte aux mœurs». Elles seront jugées le 4 septembre prochain, dans un procès qui fixera leur sort.

Souverainetés minières : la Guinée Conakry trace sa voie, le Gabon affine la sienne

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Alors que la Guinée reprend la main sur le transport maritime de sa bauxite pour mieux capter les bénéfices de son sous-sol, le Gabon affiche une ambition similaire : reprendre le contrôle de ses ressources pour transformer localement ses matières premières. Deux stratégies pour une même quête de souveraineté économique.

La Guinée intensifie son offensive économique en reprenant le contrôle logistique de sa bauxite, ce minerai dont les exportations ont quadruplé en cinq ans. Pour « maximiser les revenus » liés à ce secteur stratégique, Conakry vient de lancer une nouvelle société publique, la Guinéenne des Transports Maritimes (Guitram). Objectif : faire respecter un droit inscrit depuis longtemps dans son code minier — celui de transporter jusqu’à la moitié de la bauxite exportée sur des navires sous pavillon guinéen.

Jusqu’ici, cette opportunité était peu exploitée. Désormais, avec une flotte maritime dédiée, la Guinée entend mieux monétiser le transport du minerai, une activité estimée entre « 15, 20 jusqu’à 25 dollars par tonne de bauxite ». Un index spécifique à la bauxite guinéenne (le GBX) est aussi mis en place pour « mieux contrôler les prix » à l’international, dans un marché dominé par la Chine.

À des milliers de kilomètres, au cœur de l’Afrique centrale, le Gabon poursuit une logique similaire. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema s’est engagé à redonner au pays sa « souveraineté économique », notamment en interdisant dès 2029 l’exportation du manganèse brut. Cette décision vise à favoriser la transformation locale de cette ressource stratégique, en captant davantage de valeur ajoutée et en créant des emplois sur le sol national.

Comme la Guinée avec sa bauxite, le Gabon souhaite rompre avec le vieux schéma d’une Afrique exportatrice de matières premières et importatrice de produits finis. Le choix de ces deux nations traduit une même volonté : reprendre la maîtrise des filières minières, créer de la richesse localement, et s’émanciper d’un système économique hérité de la dépendance coloniale.

Formation régionale sur la sécurité aérienne : Le Gabon renforce ses capacités techniques

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Une formation régionale, portant sur le Programme national de sécurité (PNS) s’est tenue du 14 au 18 juillet 2025, à l’Ecole d’aviation d’Afrique de l’Est à Nairobi, au Kenya, à l’intention du personnel technique en charge de la sécurité au sein des autorités d’aviation civile des Etats.

L’objectif principal de cette formation était de doter les participants des compétences nécessaires pour élaborer et mettre en œuvre un PNS conforme aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et aux règles nationales.

 Le Gabon y était représenté par Silver Okouelé, inspecteur des opérations aériennes (OPS) et membre de la coordination du PNS de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC). Cette formation a permis aux participants d’approfondir plusieurs volets essentiels du système national de sécurité. Dans cette perspective, les intéressés ont été guidés dans la structuration d’un cadre juridique et institutionnel cohérent, incluant la révision des lois et règlements pour y intégrer les exigences du PNS, ainsi que la définition d’une politique nationale de sécurité assortie d’objectifs clairs.

Suivi du système de gestion de la sécurité

L’approche pédagogique a également mis l’accent sur l’analyse et la gestion des risques liés à la sécurité, à travers l’évaluation et le suivi du système de gestion de la sécurité (SGS) des prestataires de services. Des outils pratiques ont été présentés pour accompagner les autorités dans l’acceptation initiale des SGS et dans le contrôle de leur évolution dans le temps.

Un autre axe majeur de la formation était relatif au traitement des données de sécurité. Les participants ont appris à mettre en place des systèmes de collecte, d’analyse et d’exploitation de ces données, en vue de surveiller en continu les performances et le respect des exigences réglementaires. Ce volet comprend également la capacité à évaluer la maturité du PNS d’un Etat et à gérer les éventuels changements affectant la sécurité.

La participation du Gabon à cette initiative témoigne de la volonté des autorités publiques de s’inscrire dans une dynamique régionale de renforcement de la sécurité aérienne, en s’appuyant sur une expertise technique de plus en plus affirmée.

FlyGabon :  L’envol d’une souveraineté retrouvée

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Le 23 juillet 2025 restera gravé comme une date charnière dans l’histoire du transport aérien gabonais. Ce jour-là, le tout premier Airbus A320 de Fly Air Gabon Holding (FLAGH) a atterri à l’aéroport international Léon Mba de Libreville. Un événement hautement symbolique, reflet de la vision stratégique du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui veut redonner au Gabon son autonomie logistique et sa dignité nationale.

L’atterrissage de l’Airbus A320 de FlyGabon ne se résume pas à une opération technique ou commerciale. Il s’agit d’un acte fondateur, qui marque le retour du Gabon dans le cercle des pays dotés d’une flotte aérienne nationale. Après des années d’errance dans le secteur, consécutives à la liquidation officielle d’Air Gabon, en février 2006, le pays reprend le contrôle de son ciel, avec l’ambition affirmée de devenir un acteur incontournable du transport aérien sous-régional. FlyGabon n’est pas seulement une compagnie, c’est un symbole de souveraineté retrouvée et un outil de projection du visage du nouveau Gabon.

L’opérationnalité de FlyGabon s’inscrit dans le vaste chantier des transformations structurelles engagé par le président de la République. Depuis son arrivée à la tête de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema a multiplié les initiatives concrètes, privilégiant les résultats mesurables à la rhétorique politique. L’acquisition de cet Airbus traduit sa volonté de bâtir un Gabon plus pragmatique, plus moderne et surtout plus indépendant. Ce moment historique consacre la rupture avec les pratiques passées et affirme un cap nouveau, où les décisions politiques se traduisent en réalisations visibles.

FlyGabon est appelée à devenir le fer de lance du renouveau aérien du pays. Avec des objectifs ambitieux : améliorer la mobilité, désenclaver les provinces et dynamiser les échanges commerciaux. La compagnie veut faire de Libreville un hub aérien de référence en Afrique centrale. L’arrivée de l’A320 en est une première étape. Elle annonce le déploiement progressif d’un service aérien public performant, accessible et durable.

Le Gabon, depuis l’avènement des autorités publiques actuelles, est entré dans une nouvelle ère, portée par une gouvernance tournée vers l’efficacité, la transparence et la souveraineté opérationnelle. Avec FlyGabon et sa nouvelle dotation, c’est le Gabon qui, enfin, décolle.

Gabon : Le procès de Sylvia et Nourredin Bongo aura bel bien lieu en novembre prochain

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Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Minang, l’a réaffirmé lors d’une conférence de presse le  23 juillet 2025, au palais de justice. L’affaire Sylvia et Nourreddin Bongo Valentin a été renvoyée devant la cour criminelle et le procès aura lieu, bien que les accusés aient bénéficié d’une mise en liberté provisoire.

Répondant aux nombreuses interrogations qui agitent l’opinion publique, depuis la libération des deux anciens membres de la famille d’Ali Bongo, Eddy Minang a tenu à clarifier la nature juridique de leur situation actuelle. « Je me permets d’indiquer que lorsque la mise en liberté provisoire est accordée, elle n’est nullement assortie d’une quelconque mesure d’interdiction de sortie du territoire. », a-t-il déclaré.

Le procureur général rappelle, par ailleurs, que la liberté provisoire n’équivaut nullement à un acquittement, ni à un classement sans suite. Il s’agit d’une mesure temporaire, décidée pour des motifs médicaux, mais qui n’annule ni les charges ni le processus judiciaire en cours, a-t-il expliqué. Non sans préciser que le procès de Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin est désormais fixé au mois de novembre 2025, après avoir été reporté pour des raisons procédurales. Le représentant du ministère public n’a pas exclu la possibilité que l’affaire soit jugée selon la procédure de contumace au cas où les accusés ne se présenteraient pas.

Ces précisions du ministère public visent assurément à rassurer une opinion publique de plus en plus dubitative quant – à l’organisation d’un procès au cours duquel l’épouse d’Ali Bongo et son fils devront s’expliquer sur les charges graves qui pèsent contre eux. Un procès sans les concernés, il faut le reconnaître, quoi que l’on soutienne, aura un goût d’inachevé.