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Gabon : Une grève de taxis paralyse la ville de Port-Gentil

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Le Collectif des taximen gabonais a lancé, ce jeudi 31 juillet, une grève de protestation contre le port de l’uniforme institué par la mairie. Il dénonce la qualité du tissu utilisé pour confectionner les blouses et surtout l’attribution du marché à un couturier ivoirien.

Les Port-Gentillais se sont retrouvés coincés après l’arrêt de travail déclenché ce jeudi par les chauffeurs de taxis. Ces derniers protestent contre le port de la blouse de travail imposé par la mairie. « On nous demande de payer 16 000 FCFA pour deux blouses. Le tissu utilisé pour confectionner ces blouses est trop lourd. Vous savez qu’il fait très chaud à Port-Gentil. Nous refusons de porter cette blouse qui ne nous permet pas d’être à l’aise dans l’exercice de notre travail. Nous ne sommes pas des prisonniers. Un autre fait qui nous choque, la mairie a confié ce marché à un couturier ivoirien, comme s’il n’y avait pas de couturier gabonais », explique un taximan.

Le collectif des taximen gabonais, à l’origine du mouvement, a été rejoint dans son débrayage par tous les autres membres de la profession. Ce qui a conduit à la paralysie de la ville observée ce jeudi matin. Pour les grévistes, le port de la blouse institué par la mairie via un arrêté municipal est « une véritable arnaque ». « Nous payons 16 000 francs au couturier ivoirien qui ensuite reverse l’argent à la mairie. Nous n’acceptons pas cela. Les plus hautes autorités de notre pays ont demandé que les marchés soient dorénavant confiés aux entrepreneurs gabonais. Pourquoi la mairie traite-t-elle avec un couturier étranger ? Nous ne voulons plus de ces blouses », peste un jeune gabonais devant son taxi immobilisé au siège de la Cosyga, lieu de rassemblement des grévistes.

Gabon : Une grève de taxis paralyse la ville de Port-Gentil

Les chauffeurs de taxis ont garé leurs véhicules au siège de la Cosyga.

Du côté de la mairie de Port-Gentil, le Délégué spécial, dans une interview accordée à nos confrères de Ogooué Maritime Infos (OMI) le 30 juillet, demeure ferme quant à l’application de l’arrêté 004 du 12 mars 2025 portant uniformisation de la tenue de travail des transporteurs dans la commune de Port-Gentil. « Certains ne comprennent pas la nécessité et pensent défier la loi. Nous n’allons pas laisser faire parce qu’on ne peut pas défier la loi. Il y a un arrêté, il y a un couturier agréé. Si pour eux le problème c’est parce que c’est un étranger, je pense qu’ils se trompent parce qu’au niveau de la Cemac, nous devons regarder dans la même direction », a déclaré le général Rizogo Rousselot.

Gabon : Une grève de taxis paralyse la ville de Port-Gentil

Concernant le coût de la blouse, le Délégué spécial indique que la mairie se contente d’une taxe de 500 francs sur chaque blouse, le reste revenant au couturier pour le travail effectué. Il va sans dire que la sortie du général Rizogo après sa rencontre avec les représentants des taximen, hier, n’a fait que mettre de l’huile sur le feu. Vu que la grève initialement prévue le 7 août 2025 a finalement été déclenchée ce jeudi matin.

CAN 2025/Pierre-Emerick Aubameyang : « Je veux remporter la CAN avec le Gabon »

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À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations, au Maroc, Pierre-Emerick Aubameyang affiche une ambition claire et sans détour : ramener le tout premier trophée continental au Gabon.

À 35 ans, l’attaquant dont le transfert à l’Olympique de Marseille est proche de l’officialisation n’a rien perdu de sa motivation. « PEA » avec les Panthères du Gabon s’impose plus que jamais comme le leader d’un groupe en pleine reconstruction. « Si je devais me fixer un objectif aujourd’hui, ce serait de remporter la CAN. C’est un rêve que je veux réaliser avant de quitter la scène internationale », a-t-il déclaré dans une interview accordée à la Confédération africaine de football (CAF).

Un rêve qui n’est pas déconnecté de la réalité. Grâce à son doublé décisif contre le Kenya en éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, Aubameyang a prouvé qu’il reste un atout de poids pour les Panthères. « Je me sens bien, j’ai de l’expérience et je sais comment gérer la pression. Mon rôle aujourd’hui, c’est aussi d’encadrer les jeunes et de leur transmettre l’envie de se battre pour le maillot », confie-t-il.

Le tirage au sort de la phase finale n’a pas été tendre avec le Gabon, logé dans un groupe particulièrement relevé aux côtés du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Mozambique. Une poule que le capitaine des Panthères considère comme un premier test. « Si on sort de ce groupe, on peut viser plus haut. C’est l’occasion pour nous de montrer que le Gabon a grandi et qu’il est prêt à franchir un cap », affirme-t-il avec assurance.

La CAN 2025 pourrait bien être la dernière grande compétition d’Aubameyang sous les couleurs nationales. Un baroud d’honneur qu’il espère conclure en beauté, avec un trophée historique pour son pays. « Je veux marquer l’histoire. Pas pour moi, mais pour le Gabon. Nous méritons ce moment de gloire », conclut-il.

Les travaux du port fluvial de Ndjolé vont bon train

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La construction du port fluvial de Ndjolé avance à grands pas. Projet structurant initié par la volonté du Président de la République de transformer localement le manganèse. Ce chantier illustre la dynamique nouvelle de coopération entre le Gabon et la Chine, incarnée ici par la société YHM. Reçue en audience par le ministre des Mines, le 29 juillet 2025, la délégation chinoise a fait le point sur l’état d’avancement du projet.

Le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Gilles Nembé, a reçu la délégation de YHM Chine, acteur clé de la réalisation du port fluvial de Ndjolé. Ce projet ambitieux, impulsé par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à transformer le visage logistique du pays. Les échanges ont permis de dresser un état des lieux positif des travaux en cours, confirmant l’engagement des partenaires chinois à respecter les délais et les standards attendus.

Les travaux du port fluvial de Ndjolé vont bon train

Parmi les avancées notables figurent la création de deux structures dédiées à la logistique et à la navigation intérieure (Gabon Ogooué Logistics et CODENA), ainsi que le remblaiement de 30 000 m³ de terre sur le site. Le levé topographique de 320 km du fleuve Ogooué a déjà été effectué, de même que le lancement de la construction du siège du projet. Des discussions sont également en cours avec l’OPRAG et le port de Port-Gentil pour assurer une continuité fluide entre les plateformes fluviale et maritime.

Au-delà des aspects techniques, ce projet important montre que le Gabon et la Chine travaillent ensemble de façon concrète et efficace pour obtenir des résultats visibles.

Les travaux du port fluvial de Ndjolé vont bon train

YHM s’inscrit dans une logique de partenariat gagnant-gagnant, avec une vision claire : faire du port de Ndjolé un hub logistique majeur pour l’acheminement des minerais et produits divers vers la façade maritime, tout en assurant un retour efficace de marchandises vers l’intérieur du pays. Un signal fort de boost économique et de repositionnement géostratégique du Gabon.

Guatemala : Une fusillade fait sept morts lors d’un enterrement à Guatemala City

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Une attaque armée d’une violence extrême a endeuillé un cortège funéraire dans la capitale du Guatemala le 29 juillet 2025. Au moins sept personnes ont été tuées par un groupe d’individus armés, qui a ouvert le feu sur les participants à une cérémonie funèbre, semant la panique dans le quartier de Mixco, à la périphérie de Guatemala City.

Selon les premiers éléments communiqués par la police nationale guatémaltèque, l’incident s’est produit en pleine journée, alors que des proches accompagnaient la dépouille d’un homme connu pour ses liens présumés avec un gang local. Les assaillants, toujours en fuite, ont agi à visage couvert, surgissant sur des motos et tirant sans sommation sur la foule. « On n’a rien vu venir. Il y a eu des cris, puis des tirs partout. Des gens ont couru dans toutes les directions », a raconté un témoin de la scène, interrogé par la chaîne locale Canal Antigua.

Si le motif exact de cette tuerie n’a pas encore été officiellement établi, les autorités penchent pour un règlement de comptes entre groupes criminels rivaux. Le défunt, un certain “Luis E.”, était, selon des sources policières, lié à des activités de narcotrafic, ce qui pourrait expliquer l’attaque. Des vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux montrent la confusion générale après la fusillade : des corps au sol, des pleurs, et des sirènes hurlantes dans les rues étroites du quartier.

Le Guatemala, tout comme ses voisins du « Triangle du Nord » (Honduras, Salvador), reste un des pays les plus touchés par la violence liée aux gangs en Amérique latine. En 2024, le pays a enregistré plus de 4 000 homicides, dont une grande partie imputée à des organisations criminelles comme le MS-13 ou le Barrio 18.

Le président guatémaltèque, Bernardo Arévalo, a condamné l’attaque dans un communiqué et promis que « les responsables seront retrouvés et traduits en justice ». Une enquête a été ouverte par le parquet national.

Hydrocarbures : Le Gabon rachète les actifs de Tullow Oil

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Avec l’acquisition des actifs gabonais de Tullow Oil pour 300 millions de dollars, la Gabon Oil Company renforce son rôle stratégique dans la gestion des ressources pétrolières nationales, traduisant la volonté du président Oligui Nguema de redonner au pays la pleine maîtrise de ses richesses naturelles.

Le 29 juillet 2025, la compagnie britannique Tullow Oil a officialisé la cession complète de ses actifs pétroliers au Gabon au profit de la Gabon Oil Company (GOC), pour un montant de 300 millions de dollars américains, soit environ 180 milliards de francs CFA. Cette opération, stratégique pour les deux parties, marque un tournant dans la recomposition du paysage pétrolier national.

Tullow se désengage

Pour Tullow Oil, cette transaction s’inscrit dans une logique de rationalisation de ses activités. Confrontée à une dette colossale estimée à 2,3 milliards de dollars (environ 1 380 milliards de FCFA) à la fin de l’année 2023, la firme britannique accélère son désengagement de certains marchés jugés secondaires afin de concentrer ses efforts sur des zones jugées plus rentables, comme le bassin de Jubilee au Ghana, ou encore ses projets en Côte d’Ivoire et au Kenya.

L’accord englobe notamment la cession des participations dans des champs offshore stratégiques, dont Tchatamba, Simba et Walt Whitman. Ces blocs, dorénavant exploités en partenariat avec Perenco — qui devient l’opérateur principal — confirment la montée en puissance de ce dernier dans la région.

Une opération de souveraineté énergétique pour le Gabon

Du côté gabonais, cette acquisition est bien plus qu’une simple transaction commerciale. Elle s’inscrit dans une vision politique portée par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, résolument engagé dans une reconquête de la souveraineté énergétique nationale. En confiant la gestion de ces actifs à la GOC, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire du secteur des hydrocarbures un levier stratégique de développement et de dignité nationale.

Cette opération renforce considérablement le portefeuille d’actifs de la Gabon Oil Company, la positionnant comme un acteur central de la valorisation des ressources naturelles du pays. En pleine mutation économique, le Gabon entend désormais assurer une plus grande maîtrise de ses filières extractives, maximiser les retombées financières pour l’État et réduire sa dépendance vis-à-vis des compagnies étrangères.

Une montée en puissance de la GOC

En reprenant les actifs de Tullow Oil, la GOC franchit un nouveau cap. L’entreprise publique se dote de moyens supplémentaires pour peser davantage sur l’échiquier énergétique régional. Cette dynamique illustre une stratégie plus large du pouvoir exécutif : bâtir une économie gabonaise résiliente, fondée sur la maîtrise nationale des ressources et la redistribution équitable des bénéfices issus du sous-sol.

En somme, cette cession d’actifs traduit une convergence d’intérêts : recentrage stratégique pour Tullow Oil, affirmation de souveraineté pour le Gabon. Mais au-delà des chiffres, c’est bien la symbolique du contrôle retrouvé qui domine. À travers cette opération, le président Oligui Nguema envoie un message fort : le Gabon veut reprendre la main sur son destin économique.

Mali-Russie : La Commission intergouvernementale mixte accélère son travail

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Le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne a reçu en audience, le mardi 29 juillet 2025, les membres de la commission intergouvernementale mixte Mali-Russie. Cette rencontre, tenue en marge de la première session de la commission à Bamako, souligne la vitalité des relations bilatérales, un mois seulement après la visite du Président Goïta en Russie.

L’objectif principal de cette audience était de dresser un bilan sur l’avancement des travaux de la commission et de s’assurer de la mise en œuvre des orientations définies par les chefs d’État des deux nations.

Les membres de la délégation russe, en étroite collaboration avec leurs homologues maliens, ont présenté la structure finale de la commission, marquant le début effectif de ses opérations. Sergueï Tsivilev, ministre de l’Énergie de la Fédération de Russie, a salué la rapidité avec laquelle la commission a été établie. «Nous avons informé Son Excellence de l’état d’avancement des travaux de la commission, avec la création de sept sous-commissions dédiées aux secteurs clés tels que l’énergie, l’éducation, la recherche scientifique, l’enseignement supérieur, la santé et les mines. Cette structure vise à répondre efficacement aux diverses préoccupations», a-t-il déclaré. Et d’ajouter que le Président Goïta les avait instruits de « tout mettre en œuvre pour surmonter les difficultés et maintenir un rythme de travail soutenu ».

Pour sa part, Alousseini Sanou, ministre malien de l’Économie et des finances, a mis en lumière la portée stratégique de cette commission mixte pour le développement économique du Mali. «Cette première session de travail nous a permis d’établir une feuille de route concrète pour les projets en cours et futurs entre nos deux pays. Il est crucial de maintenir cette dynamique pour obtenir des résultats probants au bénéfice de nos deux peuples», a-t-il souligné.

Le Chef de l’État malien s’est félicité du bon déroulement de cette première session. Il a exhorté les deux parties à poursuivre leurs efforts pour concrétiser les résultats et renforcer les liens de partenariat stratégiques, dans l’intérêt des populations malienne et russe.

Gabon : Le numérique s’invite dans les structures de santé

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Le ministre de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark Alexandre Doumba, a procédé, le 28 juillet 2025, à la remise officielle d’équipements informatiques et techniques aux structures de santé impliquées dans la phase 2 du Système d’information de santé (SIS). Une initiative saluée par les professionnels du secteur, qui voient dans cette démarche un levier majeur pour améliorer l’accès aux soins et la coordination des services de santé.

Présidée par le ministre Mark Alexandre Doumba, avec la présence du ministre de la Santé, le Professeur Adrien Mougougou et du directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, cette cérémonie marque une volonté politique affirmée d’interconnexion des établissements de santé pour un suivi plus rigoureux des patients. «Cette avancée concrète s’inscrit pleinement dans les priorités fixées par le chef de l’État, visant à garantir un accès équitable, moderne et performant aux services publics essentiels, notamment dans le domaine de la santé », a déclaré Mark Alexandre Doumba. Le Professeur Adrien Mougougou a, quant à lui, insisté sur l’impact concret du projet : « Il s’agit d’entrer dans la phase pratique du déploiement de la digitalisation au sein du système de santé, afin que les données médicales soient transversales et permettent une meilleure prise en charge des patients. »

Gabon : Le numérique s’invite dans les structures de santé

Au-delà de la simple dotation en matériel, ce projet incarne une réforme structurelle du secteur sanitaire, en facilitant la centralisation des informations médicales et en réduisant les inégalités d’accès aux soins. Grâce à ce système digital, les dossiers médicaux des patients pourront désormais être consultés rapidement et de manière sécurisée dans n’importe quelle structure connectée. Ce qui permettra une continuité des soins, même en cas de transfert entre établissements. Cela représente aussi un tournant majeur dans la gestion des urgences, la planification des soins chroniques ou encore la prévention.

Gabon : Le numérique s’invite dans les structures de santé

Avec le soutien de la Banque mondiale, cette initiative s’inscrit dans une logique de transformation durable, à la fois pour les professionnels de santé et pour les citoyens. Le numérique n’est plus un luxe, mais un impératif de santé publique et le Gabon pose ici les bases d’un système sanitaire plus réactif, plus inclusif et mieux adapté aux défis du 21e siècle.

Sit-in des épargnants de Poste Bank :  Gondjout négocie et obtient un sursis

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Déterminés à faire entendre leur voix, les épargnants de la Poste Bank ont organisé, le mardi 29 juillet, une assemblée générale. A son issue, ils ont décidé de mener un sit-in pacifique devant le ministère de la Communication, bloquant son accès principal.

Lassés par des années d’attente et de promesses non tenues, les épargnants de la Poste Bank réclament le respect des engagements pris par les autorités publiques afin de pouvoir entrer en possession de leurs dus. Alerté, le ministre de la Communication, Paul Marie Gondjout, est descendu sur les lieux pour engager un dialogue avec les manifestants.

Le rocher de Sisyphe

Devant le ministre, les manifestants n’ont pas manqué d’exprimer leur ras-le-bol. « A quoi bon attendre encore, si un prochain remaniement peut tout remettre à zéro ? », s’est interrogé l’un d’eux, dénonçant la lenteur administrative. Surtout le fait que chaque nouveau ministre est obligé de reprendre à zéro le travail laissé par son prédécesseur.

Sit-in des épargnants de Poste Bank :  Gondjout négocie et obtient un sursis

Une suite d’opérations qui rappelle le mythe de Sisyphe, où, selon l’écrivain français Albert Camus, un roi de la mythologie grecque est puni par les dieux à rouler éternellement un rocher jusqu’au sommet d’une montagne, mais qui, à chaque fois redescend toujours sans jamais atteindre le sommet. Et comme pour soutenir cette allégorie, un autre manifestant a rappelé au ministre de la Communication que l’ancienne ministre, Laurence Ndong, leur avait « promis monts et merveilles », sans qu’aucune solution concrète ne soit apportée.

Le ministre Gondjout obtient un sursis

Pour mémoire, l’État s’était engagé à régler la dette envers les épargnants de Poste Bank en trois phases : 10 milliards de FCFA en 2024, 10 autres en 2025, et enfin 11 milliards en 2026. Un calendrier aujourd’hui gelé.

Face à cette pression, le ministre Paul Marie Gondjout a tenté d’apaiser les tensions : « L’État a connu un manque de liquidité au moment du paiement de cette dette. Mais avec les conférences budgétaires, cela va être pris en compte. Laissez-moi le temps de m’entretenir avec le ministre des Finances, qui a désormais la charge de ce dossier, et je reviendrai vers vous pour vous informer », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : « Il faut nous laisser travailler. Ce dossier ne date pas d’aujourd’hui. Il est complexe. Nous voulons le traiter méthodiquement pour que tout le monde soit satisfait. Mais cela va prendre un petit moment”.

Bien qu’ayant levé leur sit-in, les épargnants de Poste Bank ont indiqué qu’ils demeuraient vigilants tout en promettant de revenir à la charge si le gouvernement ne trouve pas une solution satisfaisante dans les meilleurs délais.

Le Gabon lance la première édition des Awards de la Femme gabonaise

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A l’occasion de la Journée panafricaine des droits de la femme, le 31 juillet, le ministère de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance soutient activement la première édition des Awards de la Femme gabonaise. Une initiative visant à honorer les parcours inspirants de femmes qui participent au développement du pays.

Dans un contexte où la reconnaissance du leadership féminin est au cœur des priorités nationales et continentales, le ministère de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance réaffirme son engagement en faveur de la promotion des femmes gabonaises. Parce que chaque femme qui agit, innove et inspire, participe à la construction d’un Gabon plus équitable et plus solidaire, il est essentiel de lui offrir des espaces de visibilité et de reconnaissance.

C’est dans cet esprit que le ministère apporte son soutien à la première édition des Awards de la Femme gabonaise, qui aura lieu le 31 juillet à l’auditorium d’Arambo à 18h00. Placé sous le thème : Femme gabonaise : force, innovation et leadership au cœur du développement. Une initiative portée par les plateformes Gabon Leadership et Eden Vision.

Cette cérémonie, organisée à l’occasion de la Journée panafricaine des droits de la femme, ambitionne de mettre à l’honneur celles qui, dans la discrétion ou à grande échelle, incarnent l’excellence, l’engagement et le courage au service de notre société.

Au programme : des conférences-débats sur le leadership féminin, l’autonomisation économique et l’égalité des chances. Une cérémonie de distinction des femmes inspirantes issues de divers secteurs d’activités.

Un dépôt sauvage de déchets qui questionne à Nzeng-Ayong-Lac

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Dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, les ordures s’imposent quotidiennement aux habitants. En plein carrefour, à quelques pas d’une école publique actuellement fermée pour cause de vacances, une poubelle géante, dégageant des odeurs nauséabondes, attire mouches et rongeurs. Une situation grave, que les autorités locales semblent ignorer.

Malgré la présence d’une entreprise officiellement chargée du ramassage des ordures, les riverains dénoncent un abandon pur et simple du service au quartier Nzeng-Ayong-Lac. Les tas de déchets s’amoncellent jour après jour, sans le moindre signe de collecte. Exaspérée et ne sachant à quel saint se vouer, la population s’indigne. « Nous vivons avec la poubelle. Les odeurs de la pourriture entrent dans les maisons. Souvent les habitants sont obligés de mettre le feu à ce tas d’ordures », confie Ulrich Mbembo, un résident excédé.

Face à l’inaction, les tentatives de combustion improvisée ne font qu’aggraver les risques environnementaux et sanitaires. En période de pluies, les eaux se mêlent aux détritus, exposant les enfants et les familles à des maladies. Et pourtant, cette poubelle est à deux pas d’un établissement scolaire censé accueillir des élèves à la rentrée.

La mairie du 6ᵉ arrondissement est ainsi interpellée. Il y a urgence à agir pour protéger la santé des habitants et restaurer un minimum de dignité dans cet espace urbain négligé.