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Ventes aux enchères fictives : la Douane gabonaise met en garde contre une vaste escroquerie

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Alors que de faux communiqués circulent sur les réseaux sociaux, promettant une prétendue vente aux enchères de véhicules le 2 août 2025, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects alerte sur une escroquerie de grande ampleur et appelle à la vigilance.

Depuis le 17 juillet 2025, de nombreux internautes gabonais sont confrontés à une annonce fallacieuse, largement relayée sur les réseaux sociaux. Le message, diffusé sous l’apparente bannière de l’administration douanière, stipule que « la seule vente aux enchères des véhicules de l’année aura lieu officiellement le samedi 2 août 2025 dans un site de vente de Libreville », tout en précisant que « les frais d’inscription s’élèvent à 50 000 FCFA ». Cette annonce, habilement montée avec des visuels trompeurs, a semé la confusion auprès du public.

Un démenti officiel et ferme de la Douane

Dans un communiqué signé le 30 juillet 2025 par le Directeur Général des Douanes, Hugues Modeste ODJANGO, l’administration douanière dénonce ces pratiques : « des annonces mensongères de ventes aux enchères publiques, usurpant l’identité des Douanes Gabonaises et accompagnées de visuels falsifiés, se propagent sur les réseaux sociaux ». Le texte précise que la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) « rejette toute participation à ces actes frauduleux et décline toute responsabilité quant aux préjudices subis par les victimes ».

Le communiqué rappelle également que la dernière communication officielle sur ce sujet date du 25 juillet 2025 et invite les importateurs à régulariser leur situation dans un délai de sept jours. De plus, la Douane insiste : « aucun frais d’inscription ni de réservation n’est demandé pour participer aux ventes aux enchères publiques douanières », et « aucun paiement via les services de transfert d’argent mobile ou électronique n’est requis ».

La Douane précise que le catalogue des marchandises à vendre est établi « sur ordonnance du tribunal compétent » et est diffusé « uniquement par les canaux de communication officiels, et non sur les réseaux sociaux ».

Appel à la vigilance et à l’usage des sources officielles

Dans ce contexte de prolifération de fausses informations, la Douane appelle la population à « faire preuve de la plus grande vigilance ». Le communiqué indique que le Procureur de la République est saisi et qu’une enquête est en cours.

Les citoyens sont donc invités à se référer uniquement aux sources fiables : le site officiel des Douanes gabonaises (www.douanes.ga), les journaux agréés comme L’Union, ainsi que les canaux de communication institutionnels. Il est impératif d’éviter les pièges tendus sur les réseaux sociaux, où les escrocs exploitent la crédulité pour soutirer de l’argent.

Enfin, la Douane « réaffirme son engagement ferme pour la transparence et la protection des usagers ». Une déclaration forte, dans un contexte où l’intégrité des institutions est essentielle pour restaurer la confiance des citoyens.

 Quand EM GABON-UNIVERSITÉ institue la discrimination scolaire

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Une note signée du Pr Daniel Franck Idiata, président d’EM GABON-UNIVERSITÉ, fait scandale. En instaurant des réductions de frais de scolarité réservées à une élite politico-militaire, l’université tourne le dos à l’égalité des chances et creuse le fossé de l’injustice sociale.

Un privilège académique au nom de la République

Dans une note datée du 31 juillet 2025, signée par le Pr Daniel Franck Idiata, président d’EM GABON-UNIVERSITÉ, il est annoncé une réduction de 30% sur les frais de scolarité pour les ayants-droits des personnels de la Présidence de la République et des Forces de Défense et de Sécurité.

L’objet est clair : « Application d’une réduction de 30% sur les frais de scolarité pour les ayants-droits des personnels de la Présidence de la République et des Forces de Défense et de Sécurité ». Cette mesure s’appliquera dès la rentrée 2025-2026 pour les cycles Licence, Master et Doctorat. Elle est justifiée par « l’action salvatrice des Forces de Défense et de Sécurité » et le soutien à « la restauration de notre pays » par le Chef de l’État.

Une université qui trahit sa vocation

En consacrant des réductions exclusivement aux enfants de l’élite politico-militaire, EM GABON-UNIVERSITÉ se transforme en académie du privilège. Cette décision bafoue le droit fondamental à une éducation équitable et remet gravement en cause le principe d’égalité des chances, pourtant au cœur de toute politique éducative digne de ce nom. Pire encore, cette mesure est en totale contradiction avec l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule que « l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. »

En écartant de cette faveur les enfants de la majorité silencieuse, souvent issus de milieux défavorisés, l’université cautionne une forme d’exclusion sociale masquée sous un vernis institutionnel. Elle rompt ainsi avec la promesse républicaine d’une éducation comme ascenseur social.

Une gifle pour les familles modestes

Le paradoxe est d’autant plus choquant que cette initiative émane d’un fervent soutien du président Oligui Nguema, artisan d’un discours officiel fondé sur la justice, l’unité et l’égalité. En agissant ainsi, le Pr Idiata saborde les fondements même du projet de société du chef de l’État.

À l’heure où le pays cherche à rétablir la confiance entre l’État et ses citoyens, cette décision fait figure de gifle pour les familles modestes qui, bien souvent, assurent à elles seules le financement de ces établissements privés. EM GABON-UNIVERSITÉ devait former les bâtisseurs du Gabon de demain ; elle choisit hélas de réserver ce privilège à ceux d’en haut.

Gabon : Haresse Kengue, l’étoile montante célébrée aux Awards de la femme gabonaise

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La première édition des Awards de la femme gabonaise, tenue le 31 juillet 2025 à Libreville, avait pour thème : « Femme gabonaise : force, innovation et leadership au cœur du développement ».

Treize femmes y ont été distinguées pour leurs parcours inspirants. Parmi elles, Haresse Kengue a été récompensée dans la catégorie « Jeunes leaders de demain ». Présidente fondatrice de l’Association des filles-mères du Gabon, elle agit en faveur des jeunes filles-mères en situation de précarité. Son organisation, forte de plus de 400 membres, œuvre sur le terrain pour l’accès aux droits reproductifs, la lutte contre le VIH, et l’autonomisation économique.

« J’ai eu l’honneur durant la Journée internationale de la femme africaine d’être dans un panel de femmes pionnières et doublement accomplies », a-t-elle déclaré à l’issue de la cérémonie, consciente du symbole que représente cette distinction.

Déjà engagée sur le terrain politique, Haresse Kengue est candidate déclarée aux prochaines échéances électorales dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville. Elle déclare défendre une vision centrée sur la justice sociale, l’éducation pour toutes et l’inclusion économique. Pour beaucoup d’observateurs, ce prix marque le début d’un parcours politique prometteur.

Mali : Moussa Mara placé sous mandat de dépôt

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L’ancien Premier ministre malien a été placé sous mandat de dépôt le 1er août 2025. A annoncé son avocat, Maître Mountaga Tall. Cette mesure fait suite à une convocation de la Brigade d’Investigations judiciaires spécialisées du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.

L’affaire tire ses origines d’un tweet publié par Moussa Mara, le 4 juillet 2025. Pour ce même fait, l’ancien chef du gouvernement avait déjà été entendu à la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako et par le Procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV.

Maître Tall, dans ses précisions, souligne que la décision de placer son client sous mandat de dépôt a été prise sans qu’aucun nouvel élément ne soit versé au dossier.

Les charges retenues contre Moussa Mara sont multiples, notamment : «atteinte au crédit de l’État, opposition à l’autorité légitime, incitation au trouble à l’ordre public, publication et diffusion de fausses nouvelles susceptibles de troubler la paix publique ».

L’équipe de la défense, qui conteste fermement les chefs d’inculpation, a indiqué qu’elle restait déterminée à «faire triompher le droit» dans ce dossier.

Élections locales 2025 : Le CRM dénonce le flou artistique autour de la déclaration de biens des candidats

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Dans une correspondance adressée au ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, datée du 1er août 2025, le président du Comité pour la restauration des mentalités (CRM), Ghislain Mapangou Mapangou, sollicite des éclaircissements sur l’obligation de déclaration de biens pour les candidats aux futures municipales.

À quelques semaines des élections locales prévues en septembre prochain, une confusion administrative persistante sème le trouble chez les potentiels candidats. Selon la lettre, adressée au ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, les démarches entreprises auprès de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) auraient laissé entendre que cette formalité ne concerne que les élections législatives. Pourtant, à en croire les indications de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCE), les têtes de liste des municipales seraient bel et bien tenues de remplir un formulaire spécifique de déclaration de patrimoine. Deux discours contradictoires qui plongent les candidats dans l’incertitude au moment de constituer leur dossier.

Or, selon Ghislain Mapangou Mapangou, dans un communiqué officiel, la CNLCEI rappelle qu’en vertu de l’article 8 de la loi n°041/2020 du 22 mars 2021, « tout candidat à une élection politique doit verser au dossier de sa candidature le récépissé de déclaration des biens en cours de validité ». L’institution précise par ailleurs que les formulaires sont disponibles à son siège, au quartier London, à Libreville.

Cette dissonance entre les institutions interroge sur la coordination administrative à l’approche de ces scrutins aussi cruciaux. Elle met également en lumière une faiblesse structurelle dans l’application de la loi sur la transparence de la vie publique. Pour un pays qui veut s’engager dans la moralisation de la vie politique, une clarification urgente s’impose afin d’assurer l’égalité de traitement des candidatures, éviter les invalidations abusives et renforcer la crédibilité du processus électoral.

Gabon : CNSS, dialogue renforcé avec les retraités et cap sur la numérisation

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Le 1er août 2025, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a tenu une réunion stratégique avec les représentants des retraités du secteur privé et parapublic. L’objectif visé était de faire le point sur l’année 2024, partager les perspectives de 2025 et renforcer le dialogue avec les bénéficiaires.

Face à une branche retraite toujours déficitaire, captant à elle seule 78 % des ressources de la Caisse, la direction générale de la CNSS a décidé d’ouvrir la voie à une communication plus transparente et inclusive avec ses usagers. « Il est question de leur dire ce que nous faisons pour eux en termes d’amélioration de qualité de service et de traitement de leurs demandes », a déclaré le directeur général, qui a également annoncé la fin prochaine des paiements en espèces dans les agences.

Sur le terrain de la modernisation, les efforts sont notables. Madame Nzengue, directrice des prestations techniques, a souligné que « 40 448 droits à pension ont été ouverts en 2024, dont 1 049 prestations uniques (allocations BIS) », témoignant d’une reprise progressive des paiements suspendus les années précédentes. La digitalisation, à travers le portail i.cnss.ga et la relance du call center 1432, permet désormais aux assurés de suivre leurs dossiers à distance. A cela s’ajoutera, dès 2025, un système de notification par SMS pour suivre en temps réel les paiements et échéances.

Présent à cette rencontre, René Voubaga, coordinateur général de l’Association nationale des retraités du secteur privé et parapublic (ANRSPP), s’est réjoui de la dynamique actuelle : « La direction générale actuelle a beaucoup d’ambitions. Les problèmes se décantent au fur et à mesure avec la nouvelle direction », a-til déclaré.

Bancarisation des pensions, portail numérique pour le recouvrement, transparence accrue… la CNSS veut opérer un changement de fond, tout en plaçant les retraités au cœur du dispositif.

Réseaux sociaux au Gabon : de l’éveil à la haine, un vivre-ensemble en péril

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Créés pour rapprocher les peuples, instruire les masses et éveiller les consciences, les réseaux sociaux sont devenus, au Gabon, un théâtre de violence verbale, de calomnie organisée et de haine décomplexée. Une dérive dangereuse qui menace les fondements même du vivre-ensemble.

À travers le monde, les réseaux sociaux ont démontré leur immense potentiel. En Chine, par exemple, ils sont devenus des canaux puissants de diffusion du savoir. De WeChat à Bilibili, les plateformes relaient des contenus éducatifs variés : cours de mathématiques en ligne, apprentissage des langues, vulgarisation scientifique, débats citoyens de qualité. Au Japon, les usages sont tout aussi encadrés, orientés vers la culture, l’art et l’innovation.

Dans ces pays, les propos haineux et les insultes ne sont pas tolérés : les lois sont strictes, les sanctions rapides. Ce contrôle rigoureux a permis de faire des réseaux sociaux un espace sûr, utile à la formation des citoyens et au progrès national.

Quand le Gabon dérape : réseaux de haine et dénigrement systématique

Au Gabon, le tableau est tristement inversé. Des groupes d’activistes, souvent basés en Europe ou en Amérique du Nord, ont détourné ces outils numériques pour en faire des armes de destruction symbolique. Leur sport favori ? L’insulte publique, le mépris des institutions, la calomnie. 

Les plus hautes autorités gabonaises, à commencer par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, sont devenues la cible d’attaques particulièrement violentes et humiliantes. À la tête de cette dérive, un personnage inquiétant : Nazih, alias XNAZIHX, un Libanais ayant grandi au Gabon. Ce Levantin menace désormais de « faire sauter la République » à travers des vidéos et enregistrements supposément compromettants. Une forme de chantage numérique qui scandalise jusque dans les foyers. D’autant que leurs propos, dans lesquels des noms d’agents des services spéciaux sont nommément cités, sont une sorte de menace à la sécurité intérieure de notre pays. 

Encouragé par des figures comme Princesse de Souba ou Yann Ndong…, ce climat délétère met à mal la stabilité de la Ve République. Chez ces activistes, tout est permis : l’outrage, le mensonge, le chantage, la provocation.

Agir d’urgence pour préserver la cohésion nationale

Face à cette dégradation inquiétante, l’heure n’est plus à l’observation passive. La Haute autorité de la communication (HAC), dirigée par Germain Ngoyo Moussavou, doit impérativement appliquer les dispositions prévues dans la loi n° 019/2016 du 9 août 2016 sur la communication en République gabonaise. Cette loi encadre l’usage des médias numériques et prévoit des sanctions allant jusqu’à la suspension des comptes, l’amende et même des peines de prison en cas de propos haineux, diffamatoires ou incitant à la révolte. 

Mais la réponse ne saurait être uniquement répressive. Elle doit aussi être éducative. Il est urgent de lancer une campagne nationale de sensibilisation à la bonne utilisation des réseaux sociaux. Éduquer, orienter et responsabiliser la jeunesse, pour qu’elle ne prenne pas modèle sur les champions de l’injure facile.

Le Gabon ne se construira ni dans le tumulte numérique, ni dans l’humiliation publique. Il faut refonder l’usage du numérique sur des valeurs de respect, de dialogue et de savoir. L’Asie l’a compris. Il est temps que le Gabon suive cet exemple.

L’espace numérique ne doit plus être un champ de bataille pour egos frustrés, mais un terrain fertile pour l’éveil des consciences. Si rien n’est fait, c’est la morale citoyenne, la paix sociale et la jeunesse tout entière qui seront sacrifiées sur l’autel de la violence virtuelle.

Silence radio sur l’Afrique : quand la suspension de VOA menace le droit à l’information

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Privée de sa voix la plus libre, l’Afrique entre dans un silence forcé. La suspension de Voice of America (La Voix de l’Amérique) n’est pas une simple panne d’antenne : c’est un coup porté à la démocratie, à la liberté d’expression et au droit fondamental d’informer et d’être informé.

Un vide brutal dans l’espace médiatique africain

Cela fait maintenant plus de quatre mois que les antennes de Voice of America (VOA) se sont tues. Cette décision unilatérale de l’administration Trump de suspendre l’ensemble des programmes de ce radiodiffuseur emblématique met fin à plus de six décennies de diffusion d’une information pluraliste à travers l’Afrique.

Le réseau, relayé par plus de mille partenaires locaux, représentait une source quotidienne d’information libre pour des millions de personnes. Aujourd’hui, Reporters sans frontières (RSF) alerte sur les conséquences désastreuses d’un tel retrait pour le continent.

Des millions d’auditeurs privés de programmes essentiels

Du Zimbabwe au Sahel, en passant par la RDC, les radios communautaires – piliers de l’accès à l’information dans les zones enclavées – voient leurs grilles désorganisées, leurs journalistes remerciés, et leur survie compromise. “Le démantèlement brutal de VOA a créé un vide informationnel inquiétant”, déplore Sadibou Marong, directeur Afrique subsaharienne de Reporters sans frontières (RSF). Faute de moyens pour compenser l’absence de contenu, certaines radios ont réduit voire supprimé leurs émissions, menaçant l’existence même de ces structures souvent délaissées par les autorités nationales.

L’impact est massif. À l’est de la RDC, plus de 20 millions de personnes ne reçoivent plus d’émissions en kiswahili, naguère diffusées par plus de 50 stations. “On ne sait plus comment remplir les cases de la grille”, confesse Kennedy Wema, directeur de la Radio Soleil. Dans les zones d’insécurité, où les contenus locaux sont rares, VOA offrait un équilibre en relayant toutes les voix du processus de paix.
Au Niger, la fin des bulletins en haoussa a plongé des régions entières dans une désinformation nourrie par les rumeurs. Une situation d’autant plus alarmante que le service haoussa de VOA touchait jusqu’à 80 millions d’auditeurs en Afrique de l’Ouest et au Cameroun.

Un bastion d’expression libre éteint, des voix réduites au silence

Même dans les pays où VOA était censurée – comme le Burundi – les émissions circulaient via WhatsApp. “Cette suspension prive une partie de la classe politique et d’autres acteurs d’un espace de libre expression”, témoigne un journaliste burundais.
Au Zimbabwe, la fin de « Studio 7 », diffusé depuis 23 ans, ferme une fenêtre sur le monde pour les populations marginalisées. À Goma, quatre journalistes “parmi les plus brillants” perdent leur emploi, comme tant d’autres sur le continent.

RSF en première ligne pour sauver VOA

Depuis mars 2025, Reporters Sans Frontières (RSF) a lancé une contre-offensive judiciaire à Washington. Grâce à une plainte portée avec les syndicats de VOA, l’organisation a obtenu une suspension temporaire du décret présidentiel et une injonction ordonnant la réintégration des 1 300 employés. Mais le combat est loin d’être terminé. RSF dénonce également la marginalisation des journalistes étrangers et les menaces croissantes sur la liberté de la presse mondiale.

À travers ce bras de fer, l’avenir de VOA se joue, mais au-delà, c’est l’accès à l’information sur tout un continent qui vacille.

Gabon : Awards de la femme, treize lauréates et deux prix surprises lors de la première édition

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Libreville a vibré, le 31 juillet, au rythme de la première édition des Awards de la femme gabonaise, organisée par Gabon Leadership et Eden Vision, avec le soutien du ministère de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance. Placée sous le thème « Femme gabonaise : force, innovation et leadership au cœur du développement », cette cérémonie a distingué des récipiendaires pour leur contribution remarquable au développement du pays.

Devant un parterre d’invités, dont de nombreuses femmes, venues de divers horizons, la ministre de tutelle, Élodie Diane Fouefoué, a salué l’engagement féminin et insisté sur la nécessité pour les femmes d’inspirer positivement. « Etre un bon leader, c’est fabriquer des leaders et non pas des suiveurs». Plusieurs domaines ont été récompensés, allant de l’éducation à la santé, en passant par l’engagement social et le leadership jeune.

Gabon : Awards de la femme, treize lauréates et deux prix surprises lors de la première édition

Élodie Diane Fouefoué, ministre de la Femme lors de sa prise de parole.

Deux prix, surprises, ont été attribués à la Première dame Zita Oligui Nguema et à la ministre elle-même. Émue, Élodie Diane Fouéfoué épouse Sandjo a confié : « Depuis près de vingt ans que je mène l’action sociale, c’est mon premier trophée. Merci encore et que je continue à vous inspirer. Je crois que c’est le début d’une belle aventure qui n’est pas prête de s’arrêter».

Gabon : Awards de la femme, treize lauréates et deux prix surprises lors de la première édition

Ce rendez-vous s’inscrivait également dans le cadre de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA), célébrée chaque 31 juillet. Instituée en 1962, la JIFA rend hommage au rôle moteur des femmes africaines dans les luttes politiques, sociales et économiques du continent. À Libreville, cette première édition des Awards a contribué à en rappeler l’esprit : reconnaître, valoriser et inspirer.

Gabon-Turquie : Renforcement stratégique de la coopération énergétique

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En marge de la visite officielle du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en Turquie, le ministre de l’accès universel à l’eau et à l’énergie a eu des échanges fructueux avec son homologue turc.

Le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonagoye, a eu une séance de travail de haut niveau avec son homologue turc de l’Énergie et des ressources naturelles, Alparslam Bayraktar. Cette rencontre était inscrite dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, en particulier dans le domaine stratégique de l’énergie.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes de coopération concrets et structurants, en ce qui concerne le secteur énergétique gabonais. Notamment le développement des infrastructures de production et de distribution d’électricité, l’intégration des énergies renouvelables, la modernisation du réseau national et le transfert de technologie.

Cette initiative s’aligne sur le premier pilier du programme présidentiel, intitulé « Accès à l’électricité, à l’eau et réforme du secteur », qui vise à bâtir un Gabon souverain et résilient sur le plan énergétique. Le Président Oligui Nguema ambitionne, à travers ce partenariat, de doter le pays d’un système énergétique moderne, fiable et accessible à tous les citoyens.

Gabon-Turquie : Renforcement stratégique de la coopération énergétique

En misant sur une coopération sud-sud dynamique, fondée sur des partenariats solides et mutuellement bénéfiques, le Gabon entend accélérer sa transformation énergétique tout en consolidant sa position en tant qu’acteur régional de la transition énergétique.

Cette séance de travail augure ainsi de nouvelles perspectives prometteuses entre Libreville et Ankara. Elle s’inscrit dans le cadre de la volonté gouvernement gabonais de faire de l’énergie un levier de développement durable et de croissance inclusive.