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Le Gabon au cœur de la régulation aérienne africaine : L’ANAC active à la 55e session des AAMAC

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Le Directeur général de l’ANAC Gabon, le Général de Division Éric Tristan Franck Moussavou, a activement pris part à la 55e session du Conseil des Autorités Africaines et Malgaches de l’Aviation civile (AAMAC) à N’Djamena. Une présence stratégique qui réaffirme la place du Gabon dans la gouvernance de la sécurité aérienne en Afrique.

À l’approche du Comité des Ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), prévu dans les prochains jours, les Autorités Africaines et Malgache de l’Aviation Civile (AAMAC) ont tenu leur 55e session ordinaire le 29 juillet 2025 à N’Djamena, au Tchad. Cette réunion préparatoire rassemble les hauts responsables en charge de la régulation de l’aviation civile au sein des États membres, en amont de la rencontre ministérielle. Le Gabon y est représenté par son Ministre d’État, Ministre des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique.

Un ordre du jour dense et crucial pour l’avenir du secteur

À cette occasion, le Général de Division Éric Tristan Franck Moussavou, Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC Gabon), a pris une part active aux travaux. Présent en tant qu’Administrateur pour le Gabon, il a contribué aux discussions stratégiques et aux décisions majeures prises pour améliorer la sécurité et la régulation du transport aérien dans la sous-région.

La session de N’Djamena a permis d’aborder plusieurs points clés, essentiels à la bonne gouvernance de l’organisation. Parmi les principaux dossiers figurent :l’adoption du procès-verbal de la 54e session tenue à Brazzaville le 23 novembre 2024 ; le suivi de la mise en œuvre des résolutions prises lors de cette précédente rencontre ; l’évaluation de l’exécution budgétaire arrêtée au 31 décembre 2024 ; l’examen et l’approbation des comptes de l’exercice 2024 ; l’étude du Plan Régional de Formation (PRF) destiné à renforcer les capacités humaines au sein des États membres  ainsi que d’autres questions techniques et stratégiques à portée régionale.

Des recommandations pour une aviation civile plus performante

Les échanges entre les délégations ont abouti à des recommandations concrètes et à des propositions d’amendements. Ces mesures visent à améliorer l’efficacité des actions menées par les AAMAC, notamment en matière de sécurité aérienne, d’harmonisation des réglementations, de gestion des ressources humaines et de renforcement de la coopération entre les États.

À l’issue des travaux, le Conseil des AAMAC a adopté une série de résolutions, compilées dans un rapport final. Ces décisions, destinées à être mises en œuvre par les États membres, traduisent une volonté partagée de renforcer une gouvernance régionale intégrée, transparente et performante du secteur aérien. Le Gabon, à travers la voix de l’ANAC, a activement contribué à ces avancées régionales.

Une implication qui conforte le rôle du Gabon dans l’aviation africaine

La participation soutenue du Directeur général de l’ANAC Gabon à cette session stratégique confirme l’engagement du pays dans les efforts de modernisation et de sécurisation de l’aviation civile en Afrique.

Le Gabon affirme ainsi sa volonté de demeurer un acteur clé dans la mise en œuvre des politiques aéronautiques régionales, conformément aux standards internationaux. Avec cette présence active à N’Djamena, le pays consolide son rôle dans la régulation et le développement durable du transport aérien sur le continent africain.

Football : Shavy Babicka signe à l’Étoile Rouge de Belgrade

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L’ailier gabonais a officiellement rejoint le célèbre club serbe habitué aux compétitions européennes. L’ancien joueur de Toulouse FC en France franchit une étape majeure dans sa carrière à 24 ans, porté par ses performances dans le championnat chypriote.

Si jusqu’à récemment l’Étoile Rouge de Belgrade comptait dans ses rangs un deuxième international gabonais au profil luxueux, Guélor Kanga, celui-ci a quitté le club à la fin de la saison 2024‑2025, au terme d’un contrat non renouvelé. Après cinq saisons couronnées de succès (environ 300 matchs, 52 buts, six titres de champion de Serbie et autant de Coupes nationales), le milieu de terrain de 34 ans a choisi un nouveau défi en rejoignant le club turc Esenler Erokspor, en deuxième division à Istanbul.

Avec le départ de Kanga, c’est désormais Babicka seul qui incarne la présence gabonaise au sein de l’équipe serbe. Il arrive à Belgrade avec l’ambition d’apporter son dynamisme en attaque et de participer au rayonnement de l’Etoile Rouge. Aucun doute pour lui qui a affiché des performances remarquables sur continent européen.

La signature de Shavy Babicka est également une belle vitrine pour le football gabonais, dont les talents continuent de s’exporter.

Gabon : Gloss Company, un studio d’enregistrement qui donne de la voix aux talents musicaux locaux

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Le quartier Akournam 2, dans le 2ᵉ arrondissement d’Owendo, vibre d’un nouvel élan culturel avec l’inauguration de « Gloss Company », un studio d’enregistrement musical fondé par la jeune entrepreneure gabonaise Chancelle Ndzengone Akoma.

Passionnée de musique, Chancelle Ndzengone Akoma, la trentaine, concrétise enfin un rêve de longue date : créer un espace professionnel accessible aux artistes en herbe, beatmakers et ingénieurs de son de la commune d’Owendo. Un projet autofinancé qui témoigne de la détermination d’une jeunesse gabonaise tournée vers la création et l’innovation.

 « Ce studio est un cri d’amour à ma communauté et à la musique », a déclaré la fondatrice, visiblement émue, lors du lancement de son projet. « Je veux offrir un tremplin à ceux qui, comme moi, ont des rêves mais peu de moyens pour les réaliser », a-t-elle ajouté.

Doté d’un équipement de pointe, Gloss Company se positionne comme un véritable pôle de production artistique dans la région. Il va accueillir aussi bien les débutants que les professionnels en quête d’un studio de qualité pour enregistrer, mixer et développer leur production.

L’ouverture de ce studio réjouit le voisinage. « Chancelle a osé, et elle a réussi. Elle nous inspire ! », témoigne un jeune chanteur du quartier.

Au-delà de la technique, Gloss Company veut incarner une vision sociale et communautaire de la musique, en faisant de l’art un outil de valorisation, de rassemblement et d’espoir. Une initiative saluée à l’heure où la culture est de plus en plus perçue comme un levier de développement local.

Akournam 2 a désormais son studio. Et, avec lui, une promesse : celle de faire entendre les voix d’une génération qui ne demande qu’à s’exprimer.

Du privilège au rattrapage : le rétropédalage du Pr Daniel Franck Idiata face à la colère populaire

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Sous le feu des critiques, le président d’EM GABON-UNIVERSITÉ, Pr Daniel Franck Idiata, a revu sa copie. Après avoir favorisé les ayants droit du pouvoir, le voilà contraint de tendre enfin la main aux plus démunis.

Le 31 juillet 2025, une note officielle signée du Pr Daniel Franck Idiata, président d’EM GABON-UNIVERSITÉ, annonçait une réduction de 30 % sur les frais de scolarité. Mais pas pour tous : cette faveur était exclusivement réservée « aux ayants-droits des personnels de la Présidence de la République et des Forces de Défense et de Sécurité ». Une mesure justifiée par « l’action salvatrice des Forces de Défense et de Sécurité » et leur soutien à « la restauration de notre pays », appliquée à tous les cycles d’enseignement (Licence, Master, Doctorat).

Cette décision a déclenché une vague d’indignation sans précédent. Sur les réseaux sociaux comme dans les milieux académiques, les Gabonais se sont insurgés contre ce qu’ils ont qualifié de favoritisme flagrant, de discrimination sociale et d’injustice révoltante. Nombreux sont ceux qui ont dénoncé une violation du droit fondamental à l’éducation, consacré par les textes internationaux. Pire encore, cette note apparaissait en totale contradiction avec la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui prône « l’égalité des chances » et « l’éducation pour tous ». Comment comprendre qu’un conseiller spécial du Président de la République, chargé de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, puisse ainsi s’écarter des principes d’équité et d’inclusion ?

Face à la pression populaire, le Pr Idiata a opéré un spectaculaire rétropédalage. Le 2 août 2025, une nouvelle note, largement diffusée, est venue corriger le tir : EM GABON-UNIVERSITÉ accorde désormais « une réduction de 40 % sur les frais de scolarité pour les enfants issus de familles économiquement faibles ». Pour en bénéficier, les étudiants devront présenter une carte GEF délivrée par la CNAMGS. L’université réserve « 400 places en Licence 1, 300 en Licence 2, 200 en Licence 3 et 200 en Master ».

Le document insiste : seuls ceux qui auront validé « les 60 crédits des semestres pairs et impairs » conserveront le bénéfice de cette réduction pour l’année suivante. Cette mesure, bien qu’appréciée, aurait dû, selon beaucoup, « figurer parmi les premières annonces ». Car ceux qui ont le plus besoin d’aide dans la République, ce sont surtout les enfants des pauvres.  

 SENA : Ultimatum ou chantage syndical à la veille de la rentrée ?

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À un mois de la rentrée scolaire, le SENA hausse le ton. Entre revendications légitimes et manœuvres politiques, le syndicat agite la menace d’une nouvelle crise dans l’éducation nationale.

Vers une rentrée scolaire sous tension ? C’est le signal lancé par le Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA) lors d’une conférence de presse tenue le 2 août à Libreville. Par la voix de son secrétaire général intérimaire, Magloire Memiaga, le syndicat salue « le retour à l’ordre constitutionnel » et les « signaux positifs » envoyés par la Transition, tout en exprimant sa « profonde inquiétude » face aux lenteurs persistantes dans la régularisation administrative des enseignants et les « dysfonctionnements structurels » du système éducatif.

Des avancées mais…

Le SENA reconnaît plusieurs avancées : attribution de postes budgétaires, réhabilitation d’écoles, bourses rétablies, concours relancés, transformation des Écoles Normales, instauration de la prime d’éloignement ou encore pré-recrutement des enseignants confessionnels. Toutefois, le syndicat alerte sur l’« insuffisance chronique des budgets alloués », la « dévalorisation du statut de l’enseignant » et les blocages administratifs de carrière qui, depuis 2017, minent la motivation du corps enseignant.

 SENA : Ultimatum ou chantage syndical à la veille de la rentrée ?

« Nous voulons une école qui réponde aux aspirations de notre jeunesse », insiste Memiaga. Mais il dénonce aussi « le mépris institutionnel » et « les pratiques clientélistes » dans les nominations. « Le mérite, la transparence et l’éthique doivent primer », martèle-t-il.

À moins d’un mois de la reprise, le SENA prévient : sans avancée concrète, des actions syndicales pourraient perturber la rentrée. Le syndicat sollicite l’intervention directe du Président Oligui Nguema, tout en appelant à un « nouvel ordre éducatif » pour la Ve République.

Fridolin Mve Messa, un « maitre chanteur » ?

Mais derrière cette alerte, une interrogation s’impose : le SENA est-il encore autonome ? Car bien que nommé sénateur de la Transition, Fridolin Mve Messa continue d’influencer toutes les décisions du syndicat, alors même que ses fonctions parlementaires rendent ce double rôle juridiquement incompatible. En toile de fond, l’ambition affichée de Mve Messa pour un mandat électif sénatorial relance les soupçons : assiste-t-on à un chantage syndical voilé ?

Le paradoxe est flagrant : le syndicat salue les efforts du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, en matière de régularisation administrative, oubliant que chaque fin de mois, des centaines de fonctionnaires voient leur situation s’améliorer. Le processus est progressif, les rappels soldes en cours. Menacer d’un blocage national à ce moment précis, n’est-ce pas un coup de pression politique à peine déguisé ?

Le Gabon, engagé dans une dynamique de reconstruction, peut-il se permettre une rentrée sabotée par calcul électoral ? La balle est dans le camp du SENA.

Gabon : L’or bleu toujours un luxe à Libreville

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Alors que le pays est abondamment arrosé par une hydrographie des plus abondantes du continent, la carence d’eau potable constitue le quotidien des milliers de foyers gabonais, notamment en zone urbaine. Dans plusieurs quartiers de Libreville, les habitants se livrent avec résignation à la corvée quotidienne du transport d’eau

Dans la capitale gabonaise, la scène est tristement banale : des femmes, des hommes, voire des enfants à bas-âge, bidons dans les paniers, les brouettes ou sur la tête, convergent vers quelques rares points d’eau. Dans les quartiers populaires comme les PK, Nzeng-Ayong, Sibang,…, les robinets sont régulièrement à sec.

Au quartier Besthaïda, par exemple, dans le 6e arrondissement de Libreville, cela fait plusieurs mois que l’eau ne coule plus des robinets. « On est obligé de se déplacer avec des brouettes pour aller chercher l’eau à l’autre bout du quartier. Ce n’est plus vivable », confie un habitant. Ce manque criant du précieux liquide impacte directement les ménages, les forçant à faire leur lessive loin de leur domicile, avec des coûts supplémentaires de transport ou d’achat d’eau.

Gabon : L’or bleu toujours un luxe à Libreville

Maman Germaine, résidente à Besthaïda, lasse, témoigne : « Avant, l’eau arrivait ici chaque soir. On était obligé de veiller pour remplir les bassines, faire le ménage et la lessive. Mais tout a changé. L’eau ne vient plus qu’une fois par semaine, voire plus du tout. Des agents de la SEEG sont venus nous informer que c’était un problème d’insuffisance de pression. Après, plus rien. Nous sommes obligés d’aller laver le linge chez ma sœur à Nouvelle Cité. Est-ce que c’est normal ? Après, c’est pour recevoir des factures exorbitantes alors qu’on n’a même pas d’eau. Il faut que cela change. »

Pourtant, lors de la mise en service, récemment, de la station de pompage du PK5, le ministre en charge de l’eau avait indiqué que plusieurs quartiers, notamment Nzeng-Ayong, la cité Mébiame, Angondjé, allaient sortir du stress hydrique. Mais depuis là, rien n’a changé.

Pour pallier cette absence d’eau dans les ménages, certains ont recours aux puits. Une solution qui n’est, malheureusement non sans danger. En effet, ces fosses se trouvent parfois au milieu de la route, avec ce que cela comporte comme dangers pour les tout-petits.

 Au quartier Saint-Georges notamment, ces puits recouverts, aussi dangereux qu’irréguliers, sont devenus une solution de survie pour des dizaines de familles. On y puise de l’eau, au mépris de tous les risques possibles (sanitaire, sécuritaire), faute d’alternative.

Pourquoi ne pas encadrer l’utilisation de ces oints d’eau pour en faire des lieux de ravitaillement sûrs et accessibles ? Cela éviterait à nombre de familles de devoir acheter de l’eau au prix fort auprès des revendeurs.

A l’aube de cette Ve République, qui ambitionne de redonner espoir au peuple, l’accès à l’eau ne peut plus être une loterie. Les autorités compétentes, en particulier les responsables de la SEEG et les ministères concernés, doivent apporter une réponse structurelle à cette crise hydrique chronique. L’accès à l’eau n’étant pas un privilège, c’est un droit.

Département de Lékoko : Gilles Nembe et Edgard Moukoumbi sur le terrain à Bakoumba

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En visite sur les axes Moanda–Bakoumba–Lékoko, les ministres des Mines et des Travaux publics veulent renforcer la dynamique dans le cadre du désenclavement et le développement économique de cette partie du Gabon.

C’est un chantier de près de 95 kilomètres de routes stratégiques qui a été inspecté, le 31 juillet, par les ministres Gilles Nembe et Edgard Moukoumbi, dans le département de Lékoko. Il s’agissait, pour les deux membres du gouvernement, d’évaluer l’avancée des travaux routiers, d’améliorer la mobilité des populations du cru, et de renforcer l’intégration des zones minières et rurales du sud-est gabonais.

Département de Lékoko : Gilles Nembe et Edgard Moukoumbi sur le terrain à Bakoumba

Cette mission s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de désenclaver les territoires pour stimuler la croissance. Pour Gilles Nembe, l’enjeu est capital : « Ce chantier routier, que j’ai tenu à suivre personnellement, doit être un catalyseur de développement régional et de prospérité partagée », a-t-il déclaré.

Département de Lékoko : Gilles Nembe et Edgard Moukoumbi sur le terrain à Bakoumba

Au-delà de l’aspect logistique, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation des territoires à fort potentiel économique, avec un impact direct attendu sur l’emploi, les échanges commerciaux et l’accès aux services sociaux de base. Gilles Nembe et Edgard Moukoumbi ont réaffirmé leur engagement à suivre rigoureusement l’exécution des travaux, en vue de tenir les délais et assurer la qualité des infrastructures.

Gabon : Arrêt temporaire des centrales flottantes KarPowerShip pour une montée en puissance

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Dans un communiqué rendu public le 1er août 2025 par la Société d‘énergie et d’eau du Gabon (Seeg), le ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité annonce un arrêt temporaire des groupes de production de la centrale flottante KarPowerShip sur le réseau du Grand Libreville, du 1er au 21 août 2025. Raison invoquée : l’accueil d’un nouveau navire plus puissant, sans impacter la fourniture d’électricité.

C’est par un communiqué du ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité, publié par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeg) que les usagers du Grand Libreville ont été informés de l’arrêt programmé des deux unités flottantes de la société KarPowerShip.  Il s’agit des deux bateaux qui produisent une partie de l’électricité, d’une capacité de 70 Mégawatts. Cette interruption va permettre le raccordement d’un nouveau navire de production capable de livrer 150 Mégawatts, selon le communiqué.

Cette opération technique stratégique vise à renforcer durablement l’approvisionnement énergétique de la capitale et à moderniser les infrastructures intégrées au réseau interconnecté de Libreville

Afin de limiter les désagréments liés à cette interruption, la SEEG a mis en place un dispositif garantissant une production quotidienne de 228 Mégawatts, supérieure à la demande maximale actuelle, qui est de 225 Mégawatts. Une précision de taille, qui vise à rassurer les usagers, qui redoutaient déjà le retour des délestages d’électricité, à l’image de ceux qu’ils ont subis il y a encore quelques mois, avant un retour à la normale.

 La coordination étroite entre la SEEG et l’opérateur KPS assure une transition fluide, dans un contexte où la sécurisation énergétique demeure une priorité nationale.

Lutte contre la traite des personnes : Le Gabon intensifie la coopération régionale

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Le Gabon a réaffirmé son engagement dans la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants à l’occasion du lancement, le 29 juillet 2025, d’un atelier stratégique régional à Libreville.

Présidée par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des droits humains, Séraphin Akuré Davain, la rencontre a réuni les acteurs de l’application des lois et des procureurs spécialisés de la sous-région, dans l’objectif de renforcer la coordination et les capacités des institutions judiciaires et sécuritaires face aux enjeux croissants de migration mixte et aux réseaux criminels transnationaux.

Lutte contre la traite des personnes : Le Gabon intensifie la coopération régionale

Parmi les axes majeurs abordés, le renforcement des capacités opérationnelles des institutions judiciaires ; l’amélioration des mécanismes de prévention et de réponse à la traite des êtres humains ; la protection des droits des migrants vulnérables, notamment les femmes et les enfants et, enfin, la facilitation à l’accès aux services d’assistance et de réintégration pour les victimes.

À travers cette initiative, le Gabon montre sa volonté de placer l’humain au cœur de la justice, en misant sur la coopération régionale comme levier d’efficacité. Pour le ministère de la Justice, il s’agit de bâtir une justice plus protectrice, plus solidaire et mieux adaptée aux réalités contemporaines, dans un contexte où les flux migratoires sont souvent détournés à des fins criminelles.

Lutte contre la traite des personnes : Le Gabon intensifie la coopération régionale

Cet atelier s’inscrivait dans le cadre des efforts continus du gouvernement pour conjuguer sécurité et respect des droits humains, avec un accent particulier sur la dignité des personnes les plus vulnérables.

Gabon : Quatre anciens candidats à la présidentielle dénoncent les dérives sur le processus électoral

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A l’approche des élections couplées législatives et locales prévues les 27 septembre et 7 octobre 2025, ils ont adressé un message fort aux autorités et à la population gabonaise au cours d’une conférence de presse, tenue le 31 juillet dernier.

Joseph Lapensée Essingone, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Thierry Yvon Michel N’Goma et Axel Stophène Ibinga Ibinga, anciens candidats à l’élection présidentielle d’avril 2025, ont échangé avec la presse, le 31 juillet, sous le sceau de la responsabilité citoyenne et démocratique, tout en saluant le climat de calme et de maturité politique ayant prévalu lors du dernier scrutin, qui a plébiscité Brice Clotaire Oligui Nguema.

Trois mois après cette échéance majeure et dix-neuf mois après le début de la transition conduite par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), cette conférence de presse des quatre anciens candidats visait à tirer la sonnette d’alarme par rapport à plusieurs dérives qu’ils auraient constatées dans la conduite actuelle du processus électoral.  

Gabon : Quatre anciens candidats à la présidentielle dénoncent les dérives sur le processus électoral

Ils ont regroupé leur interpellation en cinq points majeurs :

Appel à la mobilisation citoyenne, dans lequel ils exhortent tous les Gabonais à participer massivement aux prochaines échéances électorales, véritables piliers du retour à l’ordre constitutionnel.

Avertissement au gouvernement, en mettant en lumière de graves manquements observés dans l’organisation du scrutin, susceptibles de compromettre la transparence et la crédibilité des futures élections.

Dénonciation des violations constitutionnelles. Le collectif fustige le maintien de certains magistrats proches du parti présidentiel, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) sans décision formelle du Conseil supérieur de la magistrature, inactif depuis le 5 juin 2025.

Critique sur le découpage électoral. Ils jugent le nouveau découpage « arbitraire » et « déconnecté des réalités démographiques ». Ce qui porterait atteinte à une représentation juste, notamment de la diaspora gabonaise répartie sur cinq continents.

Dénonciation de l’exclusion de l’opposition. Les quatre « anciens » ont, enfin, dénoncé l’absence de l’opposition dans la gestion du processus électoral, qu’ils estiment contraire à la nouvelle Constitution, qui lui reconnaît pourtant un statut spécifique.

Gabon : Quatre anciens candidats à la présidentielle dénoncent les dérives sur le processus électoral

Ils ont insisté sur la nécessité de garantir des élections libres, transparentes et inclusives, conditions sine qua non d’un retour crédible à l’ordre constitutionnel et d’une démocratie consolidée.

Cette prise de parole collective marque une étape importante dans le débat politique actuel et pourrait peser dans la suite du processus électoral.