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Gabon : Processus électoral, la CNOCER et l’ACER harmonisent leurs actions

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La Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) a tenu, le mardi 05 Août, une réunion de prise de contact avec les nouveaux membres de l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER), au siège du ministère de l’Intérieur.

Présidée par le Premier vice-président de la CNOCER, Malcom Emery Djenno Ngomanda, en lieu et place du président Hermann Immongault empêché, cette rencontre visait à établir une synergie de travail entre les deux entités garantes de la transparence et de la régularité du processus électoral. La tenue de cette réunion intervient au lendemain de l’élection du bureau de l’ACER, qui a vu la reconduction de Wenceslas Mamboundou à la tête de l’instance. Une continuité qui, selon plusieurs observateurs, pourrait renforcer la stabilité et l’efficacité dans la mise en œuvre des opérations électorales.

Gabon : Processus électoral, la CNOCER et l’ACER harmonisent leurs actions

Prenant la parole en sa double qualité de secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de Premier vice-président de la CNOCER, Djenno Ngomanda a exhorté l’ensemble des commissaires à faire preuve de diligence et de rigueur dans l’accomplissement de leurs missions. Il a notamment insisté sur la célérité et l’efficacité attendues dans la conduite des activités en vue du double scrutin local et législatif prévu pour le 27 septembre 2025.

Alors que le calendrier électoral entre dans une phase décisive, l’examen des dossiers de déclaration de candidatures représente désormais le principal défi pour la CNOCER. Ces dossiers peuvent être déposés, jusqu’au 7 août 2025, au siège de la commission au ministère de l’Intérieur, ainsi que dans les commissions électorales locales réparties à travers le pays.

Gabon : des lampadaires solaires pour éclairer l’Ogooué-Ivindo

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La sixième province administrative s’apprête à faire peau neuve grâce à un meilleur éclairage. A Makokou, le gouvernement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont annoncé le mardi 5 août 2025 l’arrivée de 930 lampadaires solaires. Cette initiative, pilotée par Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, vise à transformer l’éclairage public de la région.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique du chef de l’État qui vise l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment en renforçant la sécurité, la mobilité nocturne et l’activité économique dans les zones peu ou mal éclairées.

Gabon : des lampadaires solaires pour éclairer l’Ogooué-Ivindo

Ce nouveau lot de lampadaires fait suite à une première phase pilote réussie, avec l’installation de 100 unités. Le PNUD continue ainsi d’appuyer les efforts du gouvernement en faveur du développement durable, de l’accès à l’énergie et du désenclavement des territoires.

Gabon : des lampadaires solaires pour éclairer l’Ogooué-Ivindo

Selon les autorités publiques, les installations seront effectuées dans les prochaines semaines dans les départements de la Zadié, l’Ivindo, la Mvoung et la Lopé. Une initiative concrète, qui vise à « faire reculer l’obscurité et faire avancer le développement », comme l’a souligné le ministre Philippe Tonangoye.

Gabon : l’Etat sur ses gardes face au risque de choléra dans la région

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Le ministre de la Santé, Pr Adrien Mougougou, appelle la population à être vigilante et à bien respecter les règles d’hygiène pour éviter toute propagation de l’épidémie sur le territoire.

Le pays renforce ses mesures de prévention contre le choléra, alors que la maladie refait surface dans plusieurs pays voisins. Depuis quelques jours, plusieurs cas ont été signalés près de la frontière avec le Congo Brazzaville. Dans ce pays, dans le district de l’île Mbamou, 187 cas suspects et 21 décès ont été rapportés, selon un communiqué officiel des autorités sanitaires de ce pays, le 28 juillet 2025. D’autres foyers ont également été signalés au Cameroun et en RDC, ce qui augmente les risques pour le Gabon.

Face à cette menace, les autorités gabonaises n’ont pas attendu : un plan d’urgence a été activé. Le système de surveillance sanitaire est passé en alerte renforcée, du matériel médical a été mis à disposition et le personnel de santé a été formé pour réagir rapidement. Des contrôles ont aussi été renforcés aux frontières et dans les hôpitaux. Le gouvernement met également l’accent sur la sensibilisation. Des messages de prévention sont diffusés au sein de la population pour rappeler les bons gestes à adopter.

Le ministère de la Santé recommande donc à la population des gestes primaires d’hygiène :  se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, ne boire que de l’eau potable ou bouillie, bien laver et cuire les aliments avant leur consommation, garder les maisons et les alentours propres, éviter tout contact avec des selles, vomissements ou objets potentiellement contaminés et consulter rapidement un médecin en cas de symptômes. Le Pr Adrien Mougougou, a lancé un appel clair : « Prévenir le choléra, c’est aussi en parler autour de soi. Soyons tous vigilants, car la santé de chacun dépend aussi de celle des autres ». Un message simple que tous les Gabonais sont invités à partager pour prévenir l’épidémie.

À ce jour, aucun cas de choléra n’a été détecté au Gabon. Mais la prudence reste de mise. Le choléra se transmet par l’eau ou la nourriture contaminées. Il provoque des diarrhées et vomissements sévères, pouvant entraîner une déshydratation rapide, voire la mort s’il n’est pas traité à temps.

Gabon : Hydrocarbures, levier de relance pour l’économie gabonaise

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A Port-Gentil, le ministre du Pétrole et du Gaz a exposé la stratégie gouvernementale qui vise à la modernisation et à la dynamisation d’un secteur clé pour l’économie nationale. Transparence, fiscalité incitative et valorisation du potentiel local sont au cœur de cette nouvelle orientation.

En réunissant les opérateurs du secteur à Port-Gentil, Sosthène Nguema Nguema a affirmé la volonté du gouvernement de faire des hydrocarbures un véritable moteur de croissance. L’objectif est clair : offrir un cadre légal et fiscal plus attractif pour favoriser les investissements, relancer l’activité et renforcer les retombées économiques pour le pays. La feuille de route ministérielle mise sur une exploitation optimale des ressources, notamment dans le domaine gazier, pour stimuler la productivité et créer de la valeur ajoutée. « L’État prévoit des mesures concrètes, dont la réduction progressive des bonus de signature pour les projets en offshore profond, afin de renforcer l’attractivité du secteur », a déclaré le ministre.

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans une vision à long terme, où le secteur pétrolier et gazier doit contribuer activement à la relance de l’économie nationale. En misant sur la modernisation et la transparence, le gouvernement espère renforcer la compétitivité du Gabon sur le marché international tout en assurant une meilleure redistribution des richesses. « Nous devons travailler collectivement pour que les hydrocarbures profitent pleinement au développement du pays », a-t-il ajouté, en appelant à une collaboration renforcée avec les opérateurs.

Des projets d’exploration sont déjà en cours, et d’autres devraient voir le jour, renforçant ainsi l’optimisme autour d’un secteur toujours porteur.

Gabon : Enjeux médiatiques africains, Denise Epoté chez Zita Oligui Nguema

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La Fondation Ma Bannière a récemment ouvert ses portes à une invitée de marque : la grande figure du paysage médiatique francophone et directrice à TV5 Monde. À l’occasion de cette rencontre, empreinte de respect mutuel et d’une vision partagée, un dialogue inspirant s’est noué entre la journaliste et la Première dame du Gabon.

Au cœur des échanges : le rôle stratégique des médias dans la valorisation des initiatives sociales, la promotion du leadership féminin et surtout, la nécessité urgente de faire entendre les récits africains, au-delà des clichés, pour nourrir le changement et encourager les dynamiques locales. Un enjeu auquel Denise Epoté consacre sa carrière depuis plus de trois décennies, avec la conviction que l’Afrique doit raconter sa propre histoire, avec ses propres voix.

Ce moment fort a également été l’occasion d’évoquer les projets portés par la Fondation Ma Bannière, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé communautaire et de l’autonomisation des femmes. Des chantiers ambitieux qui traduisent l’engagement concret de la Première dame au service des populations les plus vulnérables.

Deux femmes, deux trajectoires d’exception, une même volonté affirmée : faire rayonner les voix africaines et œuvrer à la transformation durable des réalités sociales. Une rencontre qui, au-delà du symbole, ouvre la voie à des collaborations prometteuses entre les médias et les acteurs du changement sur le continent.

Qualité des carburants : une mission de la DGEL sur le terrain à Port-Gentil 

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Les techniciens de la Direction générale des études et laboratoires (DGEL), entité du ministère du pétrole et bras séculier de l’Etat en matière de contrôle qualité des produits pétroliers, sont à pied d’oeuvre dans la capitale économique depuis le 30 juillet dernier.

L’objectif de cette mission de la DGEL est de contrôler la qualité des carburants mais aussi s’assurer que les opérateurs exerçants dans le domaine de la commercialisation des produits pétroliers respectent la norme environnementale. « Nous nous déployons pour la troisième année consécutive dans le cadre de la mise en œuvre du programme 932 de la mission 68 du contrôle de la qualité des carburants », a renseigné Brice Serge Oboyo, chef de mission.

Distributeurs de produits de mauvaises qualité et pollueurs dans la ligne de mire

 La première étape de cette mission a consisté pour la délégation conduite par Dr Élise Mapemba Moulakou épse Boudiala, directrice générale de la DGEL, de faire une restitution des résultats et des recommandations de la campagne menée l’année dernière aux autorités administratives locales.  Les équipes techniques se sont ensuite déployées dans les stations services, entrepôts, dépôts et points de vente des produits pétroliers pour constater l’évolution par rapport à l’année dernière. 

Qualité des carburants : une mission de la DGEL sur le terrain à Port-Gentil 

Concrètement, les techniciens de la DGEL procédent sur les sites au prélèvement des carburants, à la vérification de leur conformité et au contrôle de la qualité des effluents qui vont dans l’environnement. « Il est important que les effluents qui sortent des séparateurs ne polluent pas l’environnement » a indiqué Brice Serge Oboyo. En cas d’irrégularités constatées chez un opérateur économique, quel qu’il soit, ils n’hésiteront pas à brandir la sanction, a averti la directrice générale. Le but étant, par des convocations, des rapports ou des procès verbaux, d’emmener les contrevenants à se conformer à la réglementation, a t-on appris.

Satisfaction chez les automobilistes

Dans la capitale économique Gabonaise, la plupart des automobiles saluent la présence des techniciens de la DGEL. « C’est vraiment bien qu’ils passent vérifier la qualité des carburants. Il y a désormais trop de vendeurs et la qualité de carburant laisse de plus en plus à désirer ici », témoigne un conducteur.

L’objectif général de cette mission qui se tient jusqu’au 6 août prochain est d’assurer l’exécution de la politique gouvernementale en matière de contrôle de la qualité des produits pétroliers commercialisés, ainsi que le suivi environnemental des sites. Sur le plan spécifique, il s’agit entre autres, de lutter contre le frelatage, de localiser et identifier les entrepôts, dépôts et points de vente des produits pétroliers et dérivés sur l’étendue du territoire. Les données collectées permettront d’alimenter la base relative à la cartographie des entrepôts, dépôts et points de vente. Après Port-Gentil, les techniciens de la DGEL se rendront à Omboué, dans le département d’Etimboué.

Gabon : guerre des chiffonniers sur les réseaux sociaux, de l’activisme à l’émeute numérique

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Alors qu’en Asie, les réseaux sociaux servent la pédagogie, la recherche et l’innovation, au Gabon, ils sont devenus les champs de bataille d’activistes qui, entre chantage, insultes et contradictions, plongent le pays dans une cacophonie inquiétante.

En Chine, au Japon ou en Corée du Sud, les réseaux sociaux sont rigoureusement encadrés : ils servent la recherche, l’éducation, la créativité. Même la comédie y est propre, respectueuse. L’insulte, la calomnie, la diffamation y sont proscrites. À l’inverse, au Gabon, la scène numérique est un théâtre de haine, d’intox, et de règlements de comptes entre activistes, dans un climat devenu nauséabond.

Les activistes de la diaspora : liberté destructrice

Depuis la France, les États-Unis ou le Canada, une catégorie d’activistes semble s’être donnée pour mission de démolir méthodiquement l’image du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Jonas Moulenda, Nelly Ngabima alias Princesse de Souba, Bernard Christian Rekoula, Dana Leizza Ma, et Mister Le Phénix usent de leurs claviers comme de lames acérées. Chaque jour, leur torrent verbal alimente la toile : attaques personnelles, propos jugés « diffamatoires », révélations douteuses… tout y passe.

Leur liberté de ton, d’une violence rare, suscite de nombreuses critiques de la part de nombreux Gabonais, car rien n’est épargné : ni la vie institutionnelle du Chef de l’État, ni son intimité. Leur radicalité a transformé la critique politique en un show permanent d’indélicatesse où l’invective devient monnaie courante. Même s’ils justifient leur posture par les attaques qu’ils essuient de la part d’activistes proches du pouvoir, le pays entier gagnerait à ce qu’ils s’engagent dans une critique constructive faisant d’eux une véritable force de proposition.

Les défenseurs officiels… à la dérive

En face, d’autres activistes, eux, défendent farouchement le président Oligui Nguema, mais leur activisme soulève lui aussi de vives préoccupations.
Stéphane Zeng, Directeur du Centre Gabonais de l’Innovation (CGI), Parfait Eyi, Directeur adjoint des systèmes d’information et du numérique (DSIN), Juste Parfait Moubamba alias Bung Pinze, conseiller au ministère de la Culture, Landry Amiang Washington, Armel Ferryse Ndjiegou Mickala, conseiller au ministère du Commerce, ou encore Yannick Ndong Mba, tous très proches du pouvoir, se sont érigés en « boucliers numériques » du Président.

Mais ces figures officielles, pourtant aux postes stratégiques, deviennent elles-mêmes sources de désinformation, contredisant les canaux officiels. Sur l’affaire Sylvia Bongo Ondimba / Noureddin Valentin, alors que la justice parle de liberté provisoire pour raisons médicales, eux évoquent des milliards de francs CFA versés pour acheter leur libération.
À cela s’ajoute Yann Ndong, alias Badecon en Chef, alias l’œil de la Nasa, dont les directs au langage grossier atteignent l’intimité de tous ceux qui osent le contredire. Le gouvernement observe… en silence.

Nazih, l’ultime provocation

Mais c’est Nazih Marwan Al Azzi, jeune homme de 25 ans, d’origine libano-gabonaise, qui pousse l’activisme dans ses retranchements les plus troubles. Connu sur TikTok pour ses invectives provocatrices, il a été arrêté début août à Beyrouth par les services libanais, à la demande des autorités gabonaises.
Accusé de chantage présumé au président de la République — entre 6 et 10 milliards de FCFA exigés en échange de son silence sur 46 audios et « 14 vidéos compromettantes » —, il a ciblé la DGSS et certaines figures judiciaires.
Son extradition vers Libreville serait en cours, et il risque d’être poursuivi pour chantage, diffamation, et atteinte aux institutions.

Le grand ménage s’impose

Ce chaos numérique, entre accusations délirantes, soutien indécent, et insulte organisée, défigure le débat public gabonais. Le Gabon ne peut plus se permettre que son espace digital soit ainsi livré à la violence verbale, au chantage politique et à l’anarchie informationnelle. Il est urgent de légiférer, de réguler et de responsabiliser tous ces « influenceurs » devenus porte-voix incontrôlés d’un pouvoir qui se décompose sur Facebook et Tik Tok.

Que ceux qui critiquent le pouvoir à tout va se ressaisissent. La critique n’est pas l’ennemie du progrès, certes, mais elle doit se faire avec décence et respect pour les autorités établies. Les gardiens du temple, quant à eux, doivent éviter de s’ériger en « mégaphone de la cacophonie », ce qui nuit parfois au pouvoir qu’ils prétendent défendre. C’est d’autant plus regrettable que les institutions de la République, et la première d’entre elles en particulier, comptent de nombreux communicants talentueux et professionnels.

Gabon : Sécurité routière, une passerelle piétonne installée à Bizango-PK13

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Cette opération, pilotée par le Ministère des Travaux publics et de la Construction, depuis le samedi 2 août 2025, vise surtout à protéger les piétons, notamment les élèves et à améliorer la circulation sur la Nationale 1.

Comme promis par le ministre Edgard Moukoumbi, en début de semaine, les travaux ont bien commencé tôt le matin du 2 août. Dès 5h30, les équipes techniques du ministère, en collaboration avec les entreprises Matière et Besix, ont commencé les manœuvres sur le terrain.

La passerelle, qui mesure 30 mètres de long, 6 mètres de haut et pèse 10 tonnes, est installée juste devant l’école publique de Bizango, un endroit très fréquenté, surtout pendant l’année scolaire. Le but est de permettre aux élèves, parents, enseignants et autres piétons de traverser la route en toute sécurité, sans perturber la circulation qui est souvent ralentie à cause des traversées désorganisées.

Gabon : Sécurité routière, une passerelle piétonne installée à Bizango-PK13

Au-delà de son utilité pratique, cette passerelle reflète aussi une nouvelle manière de penser la ville : une circulation plus moderne, mais aussi plus sûre pour les piétons. L’installation de la structure s’est faite sous une surveillance technique stricte.

Gabon : Sécurité routière, une passerelle piétonne installée à Bizango-PK13

Ce chantier fait partie d’un grand programme national d’infrastructures porté par la cellule du CROAG (Conception et réalisation d’ouvrages d’art du Gabon). D’autres projets similaires sont prévus, dont quatre passerelles piétonnes, deux échangeurs à Libreville, ainsi qu’un nouveau pont à Ebel Abanga, dans la province du Moyen-Ogooué.

Kamto écarté de la présidentielle : un coup dur pour la démocratie camerounaise

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Le rejet de la candidature de Maurice Kamto, principal opposant au régime de Paul Biya, fait l’effet d’un séisme politique au Cameroun. Entre invocations juridiques douteuses et décisions controversées, retour sur une exclusion qui choque bien au-delà des frontières.

Le 26 juillet 2025, Elecam, l’organe officiel en charge de l’organisation, de la gestion et de la supervision des élections au Cameroun, a publié la liste provisoire des 13 candidats retenus pour la présidentielle du 12 octobre. Surprise : Maurice Kamto, figure majeure de l’opposition et leader du MRC, en est absent. En cause, selon l’organe électoral, une prétendue « pluralité d’investitures » au sein du MANIDEM, parti parrain de Kamto. Cette décision, sans motivation claire ni communication transparente, a immédiatement suscité l’indignation et relancé le débat sur la neutralité d’Elecam.

Deux jours plus tard, Kamto saisit le Conseil constitutionnel. Il démontre que le MANIDEM n’a investi qu’un seul candidat légitime, lui-même, et que toute autre prétention est infondée. Il rappelle que tous les critères juridiques et administratifs ont été rigoureusement respectés : dossier complet, caution versée, parrainages conformes. Lors de l’audience du 4 août, sa défense martèle que ce rejet est politiquement motivé. Mais la messe semble déjà dite.

Un verdict controversé, un climat tendu

Le 5 août, le Conseil constitutionnel rejette officiellement son recours, confirmant son exclusion définitive du scrutin. Cette décision, jugée expéditive par de nombreux observateurs, prive le pays de l’un des rares candidats capables de rivaliser sérieusement avec Paul Biya. Dans les rues de Douala et Yaoundé, la tension monte. Des unités de maintien de l’ordre sont déployées pour prévenir toute contestation.

Ce rejet marque une nouvelle étape dans la fermeture du jeu politique au Cameroun. En écartant l’opposant le plus crédible, le régime prend le risque d’embraser une opinion déjà frustrée. L’élection à venir pourrait bien se tenir sans véritable alternative – un scénario aux conséquences incertaines pour la stabilité du pays.

Scandale à la DGTT : Des permis de conduire vendus au marché noir

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Un trafic de documents administratifs met à nu un système bien huilé au sein de la Direction générale des transports terrestres (DGTT), provoquant l’indignation et appelant à une réforme urgente.

La Direction générale des transports terrestres (DGTT) se retrouve au cœur d’un scandale de grande ampleur : une mafia bien organisée s’est installée au sein de l’administration, monnayant la délivrance de permis de conduire à des prix allant jusqu’à 500 000 FCFA. Une série de vidéos virales, publiées ces derniers jours, montrent des individus en train de verser de fortes sommes dans des bureaux, en toute impunité, pour obtenir le précieux sésame sans jamais passer ni l’examen théorique, ni la conduite.

D’après les révélations du quotidien national L’Union, ce système est alimenté par des démarcheurs aguerris, actifs depuis plusieurs mois, parfois en collaboration avec des agents en fonction. La complicité de certains fonctionnaires est désormais pointée du doigt, mettant en lumière une défaillance grave dans la gestion du Centre national de l’examen du permis de conduire, censé garantir impartialité, rigueur et professionnalisme.

Face à la gravité des faits, le dispositif de délivrance de permis de conduire est aujourd’hui remis en question. Dans un pays où les routes tuent chaque semaine, la légèreté avec laquelle certains obtiennent ce document soulève une question de sécurité publique. Il est urgent de restaurer la confiance et l’intégrité du processus, en garantissant que seul le mérite, et non la corruption, détermine qui peut conduire sur les routes gabonaises.