Dans l’après-midi de ce dimanche, un bus en provenance de Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo pour Libreville a fait une sortie de route spectaculaire entre Ndjolé et Bifoun, département de l’Abanga Bigné.
Le bus de Trans-Urb, avec plusieurs passagers à bord, s’est retrouvé dans le décor au moment d’entamer un tournant. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, un passager a tout de même été grièvement blessé. Celui-ci a bénéficié de l’assistance médicale de l’ambulance d’Ovan, qui l’a immédiatement évacué sur Libreville.
Il est à noter que cette partie du tronçon de la route nationale, qui est en chantier depuis près de deux ans, comporte plusieurs tournants successifs, rendant la circulation très délicate.
Aucune perte en vie humaine mais un blessé grave.
La nationale, qui dessert le Woleu-Ntem et l’Ogooué-Ivindo en passant par le Moyen-Ogooué est très difficile de circulation à partir du tronçon Bifoun-Ndjolé. La circulation des cars de la dimension de ceux de Trans-Urb, rencontrent très souvent des difficultés pour franchir cette étape cruciale.
En cette période de saison sèche, les autorités du ministère des Travaux publics devraient se pencher sérieusement sur la situation et achever les travaux de réfection de ce tronçon inévitable pour joindre l’hinterland.
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en tournée dans le Haut-Ogooué, a inauguré plusieurs infrastructures clés à Ngouoni et Akiéni, respectivement dans les départements Lékabi-Léwolo et Lékoni-Lékori. Ces projets, qui touchent l’éducation, l’accès à l’énergie et le logement, illustrent la volonté de l’État de se rapprocher des populations et de stimuler le développement local.
À Ngouoni, le chef de l’État a d’abord inauguré le Prytanée militaire baptisé « Complexe scolaire Kawari Stéphane », un nouveau pôle d’excellence pour la formation des futures élites du pays. Il a ensuite ouvert une station-service PetroGabon, qui doit permettre de sécuriser l’approvisionnement en carburant et de donner un coup de fouet à l’économie de la région.
Le Président s’est ensuite rendu à Akiéni, où la journée a été placée sous le signe du progrès social. Après avoir inspecté l’avancement des chantiers des écoles communales A et B, Oligui Nguema a visité les villas de la cité Bel Air, un projet de la Société Nationale Immobilière (SNI) qui vise à offrir des logements décents aux familles. La visite s’est achevée par l’inauguration de la salle des fêtes, un espace destiné à renforcer la cohésion sociale et à encourager la vie communautaire.
Cette série d’inaugurations confirme la stratégie de l’État : transformer les discours en actions concrètes pour le bien-être des populations gabonaises.
Face aux cafouillages et irrégularités qui entachent la composition des listes électorales, le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema exprime publiquement son exaspération et rappelle que la transparence électorale n’est pas une option mais un impératif républicain.
Depuis la publication des listes de candidatures aux prochaines législatives et locales, les protestations se multiplient. Entre omissions, erreurs et contestations, le climat politique s’est alourdi, obligeant le ministère de l’Intérieur à procéder à des rectifications progressives. Dans ce contexte tendu, la sortie du Chef de l’État, ce samedi 23 août 2025 sur sa page Facebook, sonne comme une mise en garde ferme adressée à l’administration électorale.
Fermeté présidentielle et appel à la responsabilité des institutions
« Depuis quelques heures, des informations troublantes me parviennent concernant des irrégularités dans la composition des listes de candidatures pour les prochaines élections législatives et locales. Je le dis avec fermeté : ces incongruités (…) sont inacceptables », écrit Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour lui, ces failles « portent atteinte à l’équité du processus électoral et sapent les fondements mêmes de notre démocratie ».
Le président exhorte les autorités compétentes à « assumer pleinement leur responsabilité, avec diligence et impartialité, pour garantir la régularité et la crédibilité de cette étape cruciale ». Il rappelle que « la transparence, la rigueur et le respect des règles républicaines ne sont pas négociables ».
Mise en garde et appel à l’unité
Revenant sur l’élection présidentielle de 2023, « saluée ici et ailleurs pour sa conduite exemplaire », Oligui Nguema insiste pour que les scrutins de septembre se déroulent « dans les mêmes conditions d’intégrité, de transparence et de paix ». Pour renforcer la confiance, il confirme la présence d’observateurs nationaux et internationaux ainsi que l’organisation d’une « nuit électorale ». Il promet aussi que « le dépouillement des urnes se fera bureau par bureau en présence des médias ».
Au-delà des rappels et garanties, le ton du président se veut avertissement autant que mobilisation. « Notre démocratie ne saurait être affaiblie par la négligence ou l’opacité. (…) Défendons notre démocratie avec force, clarté et responsabilité », écrit Oligui Nguéma.
À quelques semaines des élections, ce message, grave et solennel, met en lumière la volonté du Chef de l’État d’éviter toute contestation majeure et de maintenir la confiance des citoyens dans les institutions.
Dans la commune de Bitam, un projet de construction sans précédent est en cours : une Cité Administrative moderne. Samuel Mahoungou, chef de projet, explique que cette infrastructure est destinée à « faire occuper le service administratif de la commune dans leur usage futur ».
Cette construction inédite, un immeuble en R+5, s’étend sur plus de 800 m². Elle est conçue en deux parties distinctes : une tour circulaire de cinq étages et une zone en R+1 qui abritera une salle polyvalente, une cafétéria, une salle de réunion et de nombreux bureaux.
Le bâtiment a été pensé pour améliorer les conditions de travail des agents de l’État. Il comptera plus de 60 bureaux dotés de commodités modernes et conformes aux normes de sécurité et d’accessibilité. Fondée sur plus de quarante pieux pour en garantir la solidité, la structure sera également équipée d’un ascenseur.
Les travaux de la cité administrative vont bon train.
Un chantier qui valorise la main-d’œuvre locale
Le projet met un point d’honneur à impliquer les ressources humaines locales. Sur les 54 travailleurs mobilisés, seulement deux ne sont pas gabonais. Samuel Mahoungou précise que « 40% des ouvriers » sont originaires de Bitam. Le chantier emploie par ailleurs 34 jeunes et 14 stagiaires, contribuant ainsi à leur insertion professionnelle.
Flora Nfono Biveghe, assistante administrative et fière de participer à ce projet, témoigne de son importance pour la jeunesse locale. « Je remercie le Président Brice Clotaire Oligui Nguema de nous avoir donné, nous les jeunes de Bitam, un travail qui nous permet de subvenir à nos besoins ». Elle souligne également l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes sur le chantier. Pour elle, cette construction est un événement marquant. « Ça me fait énormément plaisir parce qu’il n’y a pas un R+5 dans le Woleu-Ntem. (…) Je pourrais dire à mes enfants que j’ai participé à la construction de la R+5 de la tour administrative qui se situe à l’aéroport à Bitam », affirme-t-elle.
Le chantier met en valeur la main d’œuvre locale.
Un pas de géant vers la modernisation de l’État
La future Cité Administrative de Bitam n’est pas qu’un simple bâtiment. Elle symbolise la volonté du président Brice Clotaire Oligui Nguema de moderniser l’administration gabonaise. En initiant cette construction, il dote les collectivités locales de structures modernes, garantes d’un service public plus efficace et de meilleures conditions de travail.
Avec ce R+5, le premier de la région, Bitam s’affirme comme un pôle administratif moderne, annonçant une nouvelle ère pour l’administration provinciale.
La publication, le 21 août 2025, des résultats d’orientation des élèves en classe de 6e, qui devait être un moment de soulagement pour des milliers de familles, a semé le trouble et la confusion. Le site officiel du Secrétariat d’orientation scolaire, universitaire et professionnel (SOSUP), submergé, a rencontré d’importants dysfonctionnements techniques, rendant la consultation des résultats quasiment impossible pour beaucoup.
Cette situation a plongé parents et élèves dans l’incertitude, à l’approche de la rentrée scolaire du 1er septembre. « Ça se passe mal… Je n’ai toujours pas trouvé mon établissement d’accueil », a confié un élève, désemparé face à la situation.
Mais les problèmes techniques ne sont pas les seuls en cause. Une autre polémique a éclaté : de nombreux élèves ont été orientés dans des établissements situés dans des provinces éloignées de leur domicile. Les cas d’affectations lointaines sont légion, comme celui de cette mère de Libreville dont l’enfant a été orienté au lycée de Mékambo, dans la province de l’Ogooué Ivindo, ou de cette autre famille qui a vu le sien envoyé à Gamba, dans l’Ogooué Maritime.
Face à cette grogne grandissante, Jean Noé Ndinga, partenaire social auprès du ministère de l’Éducation nationale, a tenu à rassurer les familles. « E-FORMATION est une nouvelle application que notre structure a expérimentée. Les chefs de circonscription disposent également d’un fichier complet des résultats. De plus, chaque chef d’établissement a reçu la liste des admis ainsi que l’indication de l’établissement d’accueil », a-t-il déclaré.
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Pour l’heure, le ministère n’a pas annoncé de mesures correctives concrètes, se limitant à évoquer un renforcement prochain des capacités techniques de l’application.
Le Gabon a pris part, du 20 au 22 août 2025 à Yokohama, au Japon, à la neuvième session de la Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 9). Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora, Michel Régis Onanga Ndiaye, y a représenté le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Placée sous le thème « Co-créer des solutions innovantes avec l’Afrique », cette rencontre de haut niveau a rassemblé chefs d’État, membres de gouvernements, représentants d’organisations internationales et acteurs du secteur privé autour des enjeux de développement du continent.
En marge des travaux, le ministre gabonais s’est entretenu avec son homologue japonais, le maire de Yokohama, ainsi qu’avec la vice-présidente de la République du Bénin. Avec cette dernière, les échanges ont notamment porté sur la situation née de l’attribution des places au marché central de Lambaréné, sujet sensible qui a suscité récemment des tensions. « Chaque État prend des dispositions. Par exemple, dans la fonction publique, le premier critère pour passer un concours, c’est la nationalité. Et nous ne pouvons pas vous l’interdire », a déclaré Mariam chabi Talata, s’adressant au ministre des Affaires étrangères gabonais.
Le ministre Onanga Ndiaye et la vice-présidente du Bénin Chabi Talata: un dialogue franc pour lever l’équivoque…
Un dialogue franc sur les questions de souveraineté
Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère cordiale mais sans détour. Michel Régis Onanga Ndiaye a rappelé la souveraineté du Gabon dans l’organisation de ses activités économiques, certaines étant réservées exclusivement aux nationaux. Toutefois, il a tenu à souligner que le pays demeure attaché à la protection des droits des étrangers installés sur son sol, rappelant que de telles mesures existent également dans plusieurs États africains et au-delà.
Par sa participation active à la TICAD 9 et ses échanges bilatéraux, Libreville entend ainsi concilier fermeté dans la défense de ses intérêts nationaux et ouverture au dialogue avec ses partenaires, dans un contexte international où la coopération demeure un levier essentiel de développement.
Armande Longo Moulengui, ministre gabonaise de la jeunesse, des sports, du rayonnement culturel et des arts, a reçu, le 22 août, S.E. Alex Gonzalez Garcia, ambassadeur de Cuba au Gabon, pour une rencontre axée sur le renforcement des relations bilatérales et la mise en place de nouveaux projets communs.
Au cœur des échanges, la volonté des deux pays de consolider leur coopération culturelle et sportive, mais également de favoriser des retombées économiques à travers le développement de ces secteurs. « Deux questions clés pour notre partenariat : la culture et le sport. Notre pays veut travailler avec le Gabon pour développer ces deux secteurs. La première Journée culturelle Cuba-Gabon, organisée en janvier dernier, a été une très bonne expérience et a donné de très bons résultats », a déclaré S.E. Alex Gonzalez Garcia.
Cette rencontre intervient trois ans après la signature d’un accord de coopération entre Libreville et La Havane, qui prévoit de renforcer les échanges dans différents domaines, notamment l’art, la musique, le patrimoine et les activités sportives.
Pour le ministère de la Culture, ce rapprochement marque une étape importante dans la stratégie du Gabon visant à diversifier ses partenariats internationaux et à promouvoir la richesse de son patrimoine culturel tout en bénéficiant de l’expertise cubaine.
Le personnel administratif du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est réuni ce vendredi 22 août, à Libreville, pour un séminaire d’imprégnation, visant à mieux comprendre les missions, responsabilités et fonctionnement de l’institution. Cette rencontre s’inscrit dans la perspective de la session extraordinaire prévue le 2 septembre prochain, un rendez-vous crucial pour les travaux de l’organe consultatif.
L’objectif de ce séminaire est de renforcer les connaissances des agents sur le rôle du CESE en tant qu’organe d’aide à la décision auprès des autorités gabonaises, afin de les préparer efficacement à leurs futures tâches. « Il nous a semblé nécessaire de donner cette formation pour emmener les uns et les autres dans leurs responsabilités », a expliqué Richelieu Zue Obame, formateur lors de la session.
Richelieu Zue Obame repondant aux questions des journalistes.
Pour certains participants, notamment les nouveaux venus, cette formation représente une opportunité d’intégration et une meilleure appropriation des missions de l’institution. « Nous qui venons d’ailleurs, ce séminaire est important et nous sommes heureux d’y participer. Arriver dans la maison, nous imprégner non seulement des missions mais aussi du fonctionnement de la maison », a déclaré Florent Ndong Moure, participant.
Le CESE réaffirme son ambition de renforcer les capacités de son personnel et de consolider son rôle central dans l’élaboration des politiques publiques et la prise de décisions stratégiques au Gabon.
Dans un geste salué par les familles et les lauréats, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, également fils de la localité de Booué, a procédé le 22 août 2025 à la remise d’ordinateurs portables aux bacheliers du lycée Daniel Kosse. La cérémonie s’est tenue à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts, en présence de plusieurs responsables administratifs, enseignants et parents d’élèves.
Ce don s’inscrit dans le cadre du soutien à la poursuite des études supérieures des lauréats de la session 2025. Pour les bénéficiaires, ces équipements constituent un atout majeur pour leur réussite académique. « Le ministre Tonangoye nous a offert des ordinateurs pour pouvoir poursuivre nos études dans de meilleures conditions. J’ai eu un Bac D et, étant scientifique, ce sera très important pour la suite de mon parcours », a confié un des bacheliers bénéficiaires.
Le ministre Philippe Tonangoye lors de sa prise de parole.
Dans son allocution, le ministre Philippe Tonangoye a encouragé les nouveaux étudiants à persévérer dans leurs efforts et à exploiter pleinement les ressources mises à leur disposition. « C’est avec bonheur et tous mes encouragements que je vous remets ces appareils qui seront précieux pour la suite de vos parcours. Lorsque nous nous sommes entretenus en province, vous m’avez longuement parlé de vos projets d’avenir. Aujourd’hui, je mets entre vos mains un outil pour préparer cet avenir », a déclaré le ministre.
À travers cette initiative, le membre du gouvernement réaffirme son engagement en faveur de la jeunesse gabonaise, de l’égalité des chances et de l’accès aux nouvelles technologies, essentiels pour la réussite académique et professionnelle des futurs étudiants.
Elle a moins de 28 ans et son combat pour valider sa candidature, pour les élections locales dans le 6e arrondissement de Libreville, a captivé l’attention du pays. D’abord rejeté pour des raisons changeantes et floues, son dossier l’a contrainte à abandonner la diplomatie pour se tourner vers le peuple gabonais, utilisant les réseaux sociaux comme sa plus puissante arme. Dans cet entretien exclusif, elle raconte comment elle a transformé un obstacle en symbole de résistance pour la jeunesse, affirmant avec conviction que la bataille ne fait que commencer.
Gabonclic.Info : Confirmez-vous que votre candidature a finalement été retenue pour les prochaines élections locales ?
Haresse Kengue : Je confirme que ma candidature a été validée. La liste que je mène figure parmi celles publiées dans le journal L’Union de ce samedi. C’est un grand soulagement.
Votre mobilisation et votre sit-in ont-ils finalement porté leurs fruits ?
Je tiens à remercier sincèrement le peuple gabonais qui m’a soutenue. À un moment donné, ma candidature semblait condamnée. Je ne voyais aucune issue, car les raisons du rejet de mon dossier n’étaient pas claires et changeaient d’heure en heure. J’ai d’abord tenté de résoudre le problème avec patience et diplomatie au sein du ministère, mais j’ai rapidement compris que cette approche ne fonctionnait pas. J’avais pourtant, en face de moi, des mères et des pères de famille. Mais leur regard restait sans émotion. J’ai alors réalisé que la seule voie était de m’adresser directement au peuple gabonais via les réseaux sociaux, ce qui a finalement payé. Ces plateformes m’ont permis de présenter la preuve que mon dossier était non seulement complet, mais qu’il ne souffrait d’aucune irrégularité.
Cet épisode vous conforte-t-il dans votre combat ? Vous a-t-il fait prendre conscience que vous faites peur ?
Si, à mon âge (moins de 28 ans), on essaie de me mettre autant de bâtons dans les roues, c’est que je représente une menace. Je suis consciente que mes adversaires ont plus de moyens que moi. Mais depuis le début, je me lance dans cette bataille avec le cœur. Ce qui vient de se passer me conforte dans l’idée que je suis une menace réelle.
Un message pour les électeurs de votre circonscription ?
Battons-nous ! Battons-nous jusqu’au bout, car l’ennemi est toujours là. Nous venons d’en avoir la preuve. Cette bataille, c’est celle de toute la jeunesse gabonaise qui a toujours été ignorée et méprisée. Nous irons jusqu’au bout. Personne ne pourra nous arrêter.