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Fonds monétaire international : le Représentant résident Agou Gomez Gbedia quitte le Gabon

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Après quatre ans passés à la tête de la représentation du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, Agou Gomez Gbedia s’apprête à quitter Libreville. Arrivé en septembre 2021, il avait succédé au Brésilien Marcos Pawlowski-Ribeiro.

Sa mission principale était de superviser la mise en œuvre du programme triennal 2021-2023 entre le Gabon et l’institution de Bretton Woods, d’un montant de près de 307 milliards de FCFA. Approuvé le 28 juillet 2021, ce programme s’inscrivait dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Son objectif était de soutenir la stratégie de relance économique post-COVID-19 et de jeter les bases d’une croissance durable et inclusive.

Selon nos confrères de « Conjonctures », les réformes de ce programme visaient à créer un espace budgétaire pour les dépenses sociales prioritaires, à réduire la vulnérabilité de la dette, à renforcer la gouvernance et la transparence, et à améliorer l’inclusion financière. Pendant la transition, Gomez Agou a connu quelques désaccords avec le gouvernement concernant les données de la dette publique. Actuellement, le Gabon n’est engagé dans aucun programme actif avec le FMI.

Un parcours riche en expériences

Titulaire d’un doctorat en économie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et d’une maîtrise en administration publique et développement international de la Kennedy School of Government de l’université d’Harvard, Agou Gomez Gbedia a un CV impressionnant.

Avant d’être à Libreville, il a occupé plusieurs postes au sein du FMI : il a été économiste local pendant cinq ans en Côte d’Ivoire, puis membre des services au siège pendant six ans, où il a géré des programmes en Tunisie et au Ghana. Il a également travaillé à la Banque mondiale et a été assistant au cabinet du Premier ministre de la Côte d’Ivoire.

Tidjane Thiam : « Une élection ne peut pas être crédible si elle est organisée dans l’exclusion et la violation de la Constitution »

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Ainsi parle le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Depuis la révision de la liste électorale en Côte d’Ivoire, en juin 2025, Tidjane Thiam du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), Laurent Gbagbo, ancien chef d’Etat et président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Charles Blé Goudé du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) et Guillaume Soro de Générations et peuples solidaires (GPS) sont éliminés de la course à la magistrature suprême dans leur pays. Une action judiciaire qui s’assimilerait à un refus d’ouverture pour la présidentielle d’octobre prochain. Même si le parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) tente de rassurer la population sur un futur scrutin apaisé, pour plusieurs observateurs de la scène politique ivoirienne, et même ailleurs, cette exclusion pourrait être aussi la pierre d’achoppement d’une nouvelle crise politique, après celle de la décennie 2000-2010. « Les Ivoiriens ont payé un prix trop lourd au cours de la décennie 2000-2010 pour que notre pays retombe, 15 ans plus tard, dans les mêmes travers », estime le président du PDCI-RDA, qui a bien voulu répondre, sans langue de bois, aux questions de notre rédaction dans l’entretien ci-dessous. Lecture.

Gabonclic.info. Monsieur le président, dans deux mois, les Ivoiriens seront appelés à choisir leur futur président de la République. Votre candidature, ainsi que celles d’autres leaders politiques ont été rejetées. Avez-vous un plan B pour contrecarrer les ambitions du président sortant, Alassane Ouattara, qui aspire à un quatrième mandat ?

Tidjane Thiam : je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à la situation politique dans mon pays. Permettez-moi de répondre sans ambiguïté à votre question : il n’existe pas de plan B au PDCI-RDA. Notre parti a fait un choix clair, transparent et assumé : je suis le candidat désigné démocratiquement par nos instances, avec 93% de participation et 99.5% des voix. Nous nous en tenons à cela. Quant au 4ème mandat du président Ouattara, il demeure simplement anticonstitutionnel et constitue un recul démocratique pour notre pays.

Tidjane Thiam : « Une élection ne peut pas être crédible si elle est organisée dans l’exclusion et la violation de la Constitution »

Ce rejet de vos candidatures préfigure-t-il une nouvelle crise politique après celle de la décennie 2000-2010, d’autant plus que le pouvoir actuel se refuse à tout dialogue ?

C’est précisément ce que nous voulons éviter. Les Ivoiriens ont payé un prix trop lourd au cours de la décennie 2000-2010 pour que notre pays retombe, 15 ans plus tard, dans les mêmes travers. C’est pourquoi l’opposition, de manière responsable, appelle depuis des mois à l’ouverture d’un dialogue franc et inclusif avec le gouvernement. Un tel dialogue aurait pour seul but de garantir une élection transparente, inclusive, crédible et pacifique. Mais face au refus du pouvoir de recourir au dialogue, le risque d’escalade existe bel et bien. C’est pour cela que nous insistons : il est encore temps de changer de cap et de privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

Quelle suite a été donnée à la mission de bons offices des anciens présidents ouest-africains à Abidjan, qui a eu à consulter les présidents de partis politiques pour éviter une nouvelle crise post-électorale ?

Cette initiative partait d’une bonne intention et nous saluons, très respectueusement, l’implication des anciens chefs d’État africains qui, mieux que personne, connaissent les menaces que la situation actuelle fait peser sur la stabilité dans notre sous-région. Ils ont tenu à donner l’exemple du dialogue et de l’écoute, et ont rencontré toutes les parties prenantes, en particulier tous les partis d’opposition. Nous ne pouvons que regretter que le gouvernement semble, jusqu’à ce jour, rester sourd à tous ces appels au dialogue et à l’écoute. Malgré l’intervention de ces chefs d’Etat respectables et respectés, les lignes n’ont pas bougé et l’entêtement du pouvoir reste entier. Il est clair, à ce stade, que la solution à notre crise ne viendra pas uniquement de l’extérieur, et qu’il faut que le peuple de Côte- d’Ivoire continue à appeler au dialogue, comme il l’a fait le 9 août dernier à Abidjan.

Tidjane Thiam : « Une élection ne peut pas être crédible si elle est organisée dans l’exclusion et la violation de la Constitution »

Selon la télévision nationale ivoirienne (RTI), les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) continuent de soutenir la candidature d’Alassane Ouattara, mais l’opposition s’y oppose fermement. A quoi peut-on ou doit-on s’attendre ?

Le risque existe toujours quand un pouvoir impose une candidature jugée anticonstitutionnelle par une large partie de la population. Mais notre rôle, en tant qu’opposition responsable, est de canaliser l’expression de ce rejet vers des moyens pacifiques et démocratiques. Nous voulons l’alternance par les urnes. Je le dis à chacune de mes interventions : nous voulons accéder au pouvoir par le bulletin de vote, et non pas par la Kalachnikov, ni la machette, ni le gourdin. C’est pour cela que j’ai mené, en 2024, une campagne couronnée de succès, qui a conduit à l’enrôlement de 943 000 nouveaux électeurs, un accroissement de 12% du corps électoral qui, même après cela, demeure trop faible. Il est dommage que devant cet engouement, le gouvernement, qui se sait largement minoritaire dans le pays aujourd’hui, refuse catégoriquement de tenir l’exercice annuel d’inscription sur les listes qu’exige la loi. Dans ce contexte, nous appelons nos militants et l’ensemble des Ivoiriens à rester mobilisés, mais toujours dans la paix et la discipline, et en rejetant tout recours à la violence.

Plusieurs cadres du plus vieux parti de Côte d’Ivoire, le PDCI-RDA, qui a favorisé l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011, sont aujourd’hui membres du RHDP. Quelle est la position de ces anciens militants de votre parti ? Et qu’en pensez-vous ?

Ils ont fait un choix personnel et politique en rejoignant le RHDP. Cela signifie qu’ils n’appartiennent plus au PDCI-RDA et ne participent plus à nos décisions, ni à notre vision. Leur position, dès lors, ne nous engage pas et ne nous concerne pas. Le PDCI- RDA reste uni autour de sa direction et de ses militants, et c’est sur cette base solide que nous continuons notre combat.

L’ancien président Laurent Gbagbo, lors de son meeting à Yopougon le 16 août dernier, déclarait que le président Alassane Ouattara prendrait ses ordres à l’Elysée. Etes-vous de cet avis ?

Ce que j’ai dit, le 7 août dernier, est clair : j’ai interpellé la communauté internationale afin qu’elle écoute la voix des Ivoiriens. Ce peuple dit non à un quatrième mandat ; ce peuple réclame le respect de ses libertés et de ses droits fondamentaux. La communauté internationale ne peut pas rester indifférente à cette réalité.

Le RHDP se réclame de l’idéologie politique de feu président Houphouët-Boigny. Comment peut-il, alors, combattre l’héritage politique de celui-ci ?

Ceux qui se réclament de l’héritage d’Houphouët-Boigny devraient en respecter les principes : dialogue, inclusion, paix et respect de la Constitution. Chacun peut observer le comportement du RHDP et de ses dirigeants aujourd’hui, et tirer ses propres conclusions quant à savoir si leur comportement est houphouëtiste. Comme l’a si bien dit Wole Soyinka, « le tigre ne clame pas sa tigritude »

Pourquoi une alliance avec le PPA-CI de Laurent Gbagbo, votre ancien adversaire historique ?

Il ne s’agit pas d’une alliance politique idéologique. Il s’agit d’un front républicain autour d’objectifs communs : la défense de la Constitution, la transparence électorale et l’alternance démocratique. Nous restons différents dans nos parcours et dans nos idéologies, c’est clair. Mais nous nous retrouvons sur l’essentiel : éviter une nouvelle crise à la Côte d’Ivoire et protéger la démocratie.

Si la présidentielle a bien lieu le 25 octobre, n’est-ce pas une situation inextricable face à la détermination du RHDP ?

Une élection ne peut pas être crédible si elle est organisée dans l’exclusion et la violation de la Constitution. Le RHDP peut afficher sa détermination, mais la réalité est simple : sans consensus, sans dialogue et sans inclusion, cette élection ne résoudra rien et risque, au contraire, d’aggraver les fractures. La véritable solution est d’ouvrir le jeu politique, pas de le verrouiller.

Vous avez affirmé ne pas avoir de plan B. Comment réagirez-vous si la justice maintient votre exclusion ?

Je n’ai jamais cru aux « plans B » en matière de démocratie. Quand on commence à se préparer à des options de remplacement, cela signifie qu’on accepte déjà l’injustice. Je reste donc constant : je suis le candidat désigné du PDCI-RDA et je continuerai à revendiquer ce droit légitime. Ce n’est pas à la justice instrumentalisée de décider qui peut ou non être candidat, mais au peuple ivoirien de trancher par les urnes.

Croyez-vous réellement, monsieur le président, qu’Alassane Ouattara puisse céder et ouvrir la compétition politique ?

Nous croyons en la force des institutions, en la mobilisation citoyenne et en la pression de l’opinion nationale et internationale. Aucun dirigeant ne peut éternellement ignorer son peuple. Notre exigence est simple et légitime : que le jeu démocratique soit ouvert à tous. C’est une obligation, pas une faveur.

Quel message adressez-vous au peuple ivoirien, particulièrement à vos partisans ?

Je veux leur dire de garder confiance et de rester debout. L’histoire politique nous enseigne que les régimes passent, mais que le peuple demeure. Le temps du changement est en marche. Nous ne devons pas céder au découragement, ni à la peur. Restons mobilisés, pacifiques et confiants, car l’avenir appartient à ceux qui croient en la justice et en la démocratie.

Propos recueillis par Darrelle Mamba.

« Gabon d’abord » : entre vision politique et réalité du terrain

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Les déclarations du président Brice Clotaire Oligui Nguema, sur la nécessité de faire de la préférence nationale une réalité, résonnent avec les préoccupations des acteurs de la société civile. Si le décret n°0150/PR/MTLCC, du 21 mars 2025, fixant les quotas d’emploi de la main d’œuvre étrangère dans les entreprises, a été salué comme un pas dans la bonne direction, sa mise en œuvre suscite de vives critiques, notamment dans le secteur stratégique du pétrole.

Dans son discours, le 29 août à Tchibanga, dans le cadre de la célébration de la Fête nationale de la libération, le président Oligui Nguema a déclaré : « Dans la Ve République, Gabon d’abord, qui implique la préférence nationale, ne doit pas être un simple slogan mais une réalité que les pays amis doivent comprendre, dans le respect de nos lois et règlements. »

« Gabon d'abord » : entre vision politique et réalité du terrain

Le ministre du Travail, Patrick Barbera Isaac, a la charge de veiller à la stricte application du décret fixant les quotas d’emploi de la main-d’œuvre étrangère.

Cette affirmation met en lumière la volonté du gouvernement de faire de la préférence nationale une priorité. Le décret, qui fixe des quotas stricts pour l’emploi de la main-d’œuvre étrangère, est en parfaite adéquation avec cette vision. Il est conçu pour garantir que les Gabonais bénéficient, en priorité, des opportunités d’emploi, tout en encadrant le transfert de compétences. Il prévoit des quotas limitant l’embauche des étrangers à 10% pour les cadres, 15% pour les agents de maîtrise et 2% pour le personnel d’exécution.

Le secteur pétrolier, un bastion de la main-d’œuvre étrangère

Cependant, sur le terrain, l’application de ce texte se heurte à des obstacles, notamment dans le secteur pétrolier. Sylvain Mayabi Binet, Secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), exprime son scepticisme. « Ce décret n’a changé aucune réalité dans le secteur pétrolier », affirme-t-il, ajoutant que « rien n’a changé » et que l’emploi abusif de la main-d’œuvre étrangère persiste.

« Gabon d'abord » : entre vision politique et réalité du terrain

Sylvain Mayabi Binet, Secrétaire général de l’Onep, exprime son scepticisme quant à l’application du décret dans le secteur pétrolier.

Selon lui, la seule conséquence visible du décret serait la création d’un nouveau droit de traitement de dossier de 500 000 francs CFA pour les entreprises. « C’est un décret pour augmenter de l’argent au ministère du Travail », a-t-il déploré, insinuant que l’objectif financier l’a emporté sur le but social.

Un appel à l’action pour le gouvernement

La critique la plus percutante du SG de l’Onep porte sur l’absence de contrôles. Il souligne qu’« aucun contrôle n’est initié pour vérifier le respect de ce texte par les entreprises du secteur pétrolier».

« Gabon d'abord » : entre vision politique et réalité du terrain

Des installations pétrolières au Gabon, un secteur où la main-d’œuvre étrangère reste prédominante malgré le décret.

Le syndicaliste accueille, néanmoins avec espoir, les propos du président Oligui Nguema. Le chef de l’État a, en effet, précisé qu’il « attend du gouvernement la stricte application des textes en matière de droit de travail en République Gabonaise ». Sylvain Mayabi Binet «se réjouit aujourd’hui que le président de la République demande au gouvernement une application stricte des textes, Tout en espérant que le gouvernement va résolument se mettre au travail afin de faire bouger les lignes ».

La mise en pratique des intentions présidentielles sera la véritable épreuve pour le gouvernement, qui doit transformer le slogan « Gabon d’abord » en une réalité concrète et tangible pour tous les Gabonais. Le défi est de s’assurer que les lois votées ne restent pas lettre morte et que les intérêts nationaux priment sur les pratiques établies.

Retrait temporaire de 70 MW du réseau électrique de Libreville : La SEEG prépare le terrain pour une capacité renforcée

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La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a annoncé ce samedi 30 août le retrait temporaire de 70 mégawatts (MW) du réseau électrique du Grand Libreville. Cette mesure, effective dès le 31 août, est due à des travaux planifiés sur la centrale flottante KarPowerShip (KPS).

Selon le communiqué de presse de la SEEG, ces travaux consistent à mettre à l’arrêt les quatre groupes de la centrale flottante. L’objectif est de raccorder une nouvelle unité de production de 150 MW, qui devrait être opérationnelle le 15 septembre 2025. Cette nouvelle installation vise à renforcer l’approvisionnement en électricité de la capitale et de ses environs.

Le communiqué précise que, durant cette période, « tous les moyens de production hydraulique et thermique disponibles seront mobilisés afin de limiter l’impact sur la clientèle ». La SEEG avertit toutefois que des perturbations pourraient survenir, notamment « aux heures de forte consommation entre 19h et 23h », en raison de contraintes techniques et d’une forte demande. Elle appelle d’ailleurs les usagers à la compréhension et à une consommation responsable pour éviter les coupures.

Ce nouvel arrêt de la centrale KPS, pour la même raison qu’au début de ce mois d’août, soulève des questions. Le contrat signé en juin 2024 entre le Gabon et l’entreprise turque avait pour ambition de résoudre les problèmes récurrents de coupures à Libreville. Après plus d’un an, cette solution, initialement perçue comme un remède miracle, peine à apporter une satisfaction totale et semble s’accompagner de ses propres interruptions.

Le Gabon renforce sa sécurité et sa défense, annonce le président Oligui Nguema

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À l’occasion de la Fête de la Libération, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a prononcé un discours marquant à Tchibanga, dans la province de la Nyanga, le 29 août 2025. Le chef de l’État a dévoilé les grandes lignes d’une nouvelle politique de souveraineté nationale, axée sur la modernisation des forces de défense et de sécurité.

Qualifiant le coup d’Etat du 30 août 2023 de « premier pas d’un long voyage vers la souveraineté totale de notre nation », il a insisté sur l’importance cruciale de la « sécurité intérieure, la sûreté à nos frontières et l’intégrité de notre territoire » pour cette nouvelle ère.

Modernisation et budgets en hausse

Pour concrétiser cette vision, il a annoncé un plan ambitieux de modernisation de l’outil de défense. Ce plan prévoit une augmentation du budget alloué aux forces armées. « Nous allons de ce fait moderniser notre outil de défense », a déclaré le président, « en augmentant le budget alloué aux forces de défense et de sécurité afin de les doter d’équipements de dernière génération et de renforcer leurs formations ».

Cette décision s’inscrit dans une démarche plus large visant à garantir la stabilité et la protection du Gabon, alors que le pays se dirige vers un retour total à l’ordre constitutionnel. Les annonces du président Oligui Nguema signalent la priorité accordée à la souveraineté et à la sécurité comme piliers fondamentaux de la nouvelle République.

Rappelons que le budget des Forces de défense et de sécurité a connu une augmentation de 3%, après le « coup de la libération » du 30 août 2023, passant à 18,58 milliards de FCFA en 2024. Lors de la présentation du projet de loi de programme militaire au Sénat en juin dernier, la ministre de la Défense, Brigitte Onkanowa, avait dressé un constat alarmant de l’état de l’armée gabonaise, présentant une prévision budgétaire à hauteur de 2 069,7 milliards de FCFA durant la période 2025 à 2029 pour sa modernisation.

Nyanga : le Président Oligui Nguema inaugure de nouvelles infrastructures stratégiques

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En déplacement dans la province de la Nyanga, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé le vendredi 29 août 2025 à l’inauguration de plusieurs infrastructures destinées à améliorer le cadre de vie des populations.

Parmi les réalisations mises en service figurent une caserne moderne des sapeurs-pompiers, deux complexes sportifs de dernière génération ainsi qu’une agence de microfinance Bamboo, présentée comme un outil innovant de soutien aux initiatives locales.

Ces équipements, a-t-il souligné, traduisent la volonté des autorités de rapprocher le développement des citoyens et de doter les localités de services essentiels. Pour le chef de l’État, il s’agit de poser les jalons d’un « Gabon nouveau », où la modernisation des infrastructures doit aller de pair avec la cohésion sociale et le dynamisme économique.

Nyanga : le Président Oligui Nguema inaugure de nouvelles infrastructures stratégiques

Le Président salue la bravoure des forces de sécurité.

À travers cette étape de sa tournée provinciale, le Président Oligui Nguema entend ainsi réaffirmer son engagement à bâtir un pays plus attractif, en veillant à ce que chaque province bénéficie de projets structurants.

La fille de Grégory Ngbwa Mintsa dénonce l’absence des ayants droit à la cérémonie de décoration de son père

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La fille du regretté lanceur d’alerte Grégory Ngbwa Mintsa, Martine Claudia Nte Ngbwa, a exprimé son indignation, sur les réseaux sociaux. La décoration posthume de son père, à l’occasion de la célébration de la fête de la libération, s’est déroulée sans que les ayants droit n’y soient ni informés ni conviés.

 « Mon père, Grégory Ngbwa Mintsa sera décoré et ses ayant-droits (ses enfants, majeurs, vaccinés et très responsables) n’ont pas été informés », a-t-elle déclaré. Elle raconte que la nouvelle n’a été transmise à sa petite sœur que la veille au soir, par un tiers. Cette personne a simplement dit « l’on sait que vous le verrez à la télé, je tenais juste à te dire que l’on a trouvé bon qu’un tel y aille ».

Martine Claudia Nte Ngbwa dénonce le fait que « ce sont de tierces personnes qui sont contactées, et ces derniers se ruent vers les honneurs qui ne leur sont pas dus, au grand dam des ayant-droits ».

Qui est Grégory Ngbwa Mintsa ?

Grégory Ngbwa Mintsa, décédé le 10 avril 2014, était un intellectuel gabonais et un fervent défenseur de la transparence. Il est surtout connu pour avoir été le premier citoyen d’Afrique subsaharienne à porter plainte en France dans l’affaire des Biens mal acquis. Son engagement lui a valu d’être honoré par le « Prix de l’intégrité » de Transparency International en 2010.

Malgré cette déconvenue, la famille reste reconnaissante envers le Chef de l’État. « Nous, enfants Ngbwa Mintsa, sommes reconnaissants à Son Excellence Monsieur le Président de la République […] pour cette reconnaissance nationale faite à notre illustre père pour ses services rendus à notre Mère Patrie », a écrit Martine Claudia Nte Ngbwa.

Gabon : Kelly Ondo est libre

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Après sept ans derrière les barreaux, Kelly Ondo, figure du coup d’État manqué de 2019, a retrouvé la liberté ce 30 août. Sa libération, concrétisation de l’amnistie générale, marque un nouveau chapitre dans la politique de réconciliation nationale du pays.

Le Gabon vient de tourner une page de son histoire en libérant le lieutenant Kelly Ondo et ses compagnons. Cette décision, fruit de l’amnistie générale adoptée le 12 août en Conseil des ministres, marque une volonté d’apaisement et de réconciliation nationale.

Après sept ans de détention, le lieutenant Kelly Ondo a prononcé ses premiers mots à la sortie de la prison centrale de Libreville. Il a rendu « un vibrant hommage à ses camarades disparus le 7 janvier 2019 », soulignant que leur « engagement pour la défense des intérêts supérieurs de la nation et la restauration de la dignité du peuple gabonais » a été payé du « sacrifice suprême ».

Pour Kelly Ondo, cette libération est la manifestation d’une « justice divine » qui a prévalu sur la « justice humaine » qui l’avait initialement condamné à 15 ans de prison, alors qu’il encourait la perpétuité. Il a tenu à remercier le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qu’il considère comme l’un des « instruments de Dieu » qui ont rendu ce jour de libération possible.

Ce geste s’inscrit dans la continuité de la démarche d’apaisement amorcée par le chef de l’État, qui avait publiquement qualifié Kelly Ondo de « petit frère » et promis de ne pas l’oublier. Enfin, il a remercié le personnel de la prison centrale de Libreville, affectueusement surnommé ses « anges gardiens », pour avoir « sauvegardé [son] intégrité physique et morale ».

La libération de Kelly Ondo incarne concrètement la volonté de réconciliation et d’apaisement affichée par les autorités du pays.

Le ministère de l’Intérieur accueille les stagiaires de l’EPCA

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Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a organisé une réunion le 29 août pour définir les modalités du stage des élèves de l’École de préparation aux carrières administratives (EPCA).

Cette initiative vise à structurer l’accueil des futurs agents et à faciliter leur intégration dans l’administration publique. Les discussions, menées par Pierre Didier Pandjo Ondo, conseiller technique, ont porté sur l’identification des structures d’accueil, la durée du stage et les termes de référence.

D’une durée de vingt-et-un jours, le stage a pour objectif principal de confronter les apprenants à la réalité du terrain administratif. Il s’agit d’une immersion professionnelle qui leur permettra de mettre en pratique les connaissances acquises à l’EPCA, de valider des compétences clés et, pour certains, de confirmer ou d’affiner leur projet professionnel. C’est également une occasion de constituer un premier réseau au sein de l’administration.

Le ministère de l'Intérieur accueille les stagiaires de l'EPCA

Pierre Didier Pandjo Ondo, conseiller technique au ministère de l’Intérieur a dirigé la rencontre.

Ce stage est considéré comme une étape cruciale pour les futurs cadres de l’Administration. Il permet un passage en douceur du monde universitaire à celui du service public et répond à l’objectif du ministère de renforcer ses effectifs avec des compétences et une expertise de haut niveau dans les années à venir.

Fête de la Libération : Oligui Nguéma appelle à une souveraineté économique

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À l’occasion de la Fête de la Libération, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a transformé la province de la Nyanga en une tribune pour une nouvelle vision du Gabon. Son message est clair : la véritable indépendance du pays passe par une souveraineté économique, et non plus seulement politique.

Le 29 août 2025, à la veille de la Fête de la Libération, le président Oligui Nguema a prononcé un discours retentissant dans la province de la Nyanga. Le choix de ce lieu n’était pas fortuit, comme l’a souligné le chef de l’État : « Outre la résistance avec Nyonda Makita et la fronde depuis le référendum de 1958, votre terre symbolise notre histoire commune, nos diversités culturelles, nos richesses naturelles ».

Ce déplacement symbolique envoie un message fort. Il traduit l’aspiration du Gabon à une « réelle indépendance économique des collectivités locales », et par extension, du pays tout entier.

L’indépendance politique sans souveraineté économique, un leurre

Le président Oligui Nguema a exposé sa conviction profonde que le Gabon doit aller au-delà de sa simple souveraineté politique. Il a martelé que le patriotisme de ses compagnons et le sien étaient « aussi motivés par la volonté de recouvrer notre souveraineté économique ». « Je reste profondément convaincu qu’une indépendance politique sans souveraineté économique n’est qu’un leurre, dissimulant une nouvelle dépendance », a-t-il affirmé avec conviction. Il a poursuivi en expliquant : « Nous pouvons disposer d’un drapeau, d’un hymne national, d’une constitution, mais si nous ne contrôlons pas notre économie, nous ne serons jamais véritablement libres ».

Fête de la Libération : Oligui Nguéma appelle à une souveraineté économique

L’imposant site minier de Moanda est au cœur de la nouvelle politique de transformation locale. À partir de 2029, le minerai brut de manganèse ne pourra plus être exporté, une mesure clé pour la souveraineté économique du pays.

La transformation locale, clé de la richesse gabonaise

Pour concrétiser cette vision, le président a annoncé un tournant économique majeur. Fini le rôle de simple exportateur de matières premières. Le Gabon doit désormais transformer ses ressources sur son propre sol pour créer de la valeur ajoutée, des emplois et de la richesse pour ses citoyens. « Le Gabon ne peut plus continuer à être un puits sans fin dont on extrait tout sans véritable bénéfice pour les Gabonais », a-t-il déclaré, fixant une nouvelle ligne de conduite.

Dans cette optique, la stratégie est claire : transformer le bois en meubles, le pétrole en carburant raffiné, les minerais en métaux et en alliages précieux, l’or en bijoux finis, le cacao en chocolat gabonais, le marbre en carreaux et la potasse en engrais. Cette nouvelle dynamique repose sur un principe crucial : le partage de production, qui deviendra un « levier stratégique ». Ce mécanisme garantira au Gabon une part « juste et équitable de l’exploitation de ses ressources ».

Et pour les investisseurs qui s’aligneront sur cette nouvelle politique, le message est limpide : « À tous ceux qui accepteront ce principe, les portes du Gabon vous seront largement ouvertes ». Un discours qui s’inscrit dans la logique de l’action menée par le président depuis son arrivée à la tête du pays. Des mesures fortes ont déjà été prises par le chef de l’exécutif, notamment l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter de janvier 2029.