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Mali : les groupes armés terroristes adaptent leur stratégie face à l’armée malienne

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Au cours d’une conférence de presse tenue le 8 septembre, le colonel-major Souleymane Dembélé, porte-parole de l’armée malienne, a dressé un bilan positif des opérations militaires, tout en mettant en garde contre une nouvelle menace : la guerre de l’information. Il a appelé à l’union sacrée face aux nouvelles stratégies des groupes armés terroristes (GAT), qui misent désormais sur des attaques insidieuses et la manipulation de l’opinion publique.

Selon le colonel-major Dembélé, l’armée a remporté des succès significatifs, notamment en reprenant Kidal et en neutralisant plusieurs chefs terroristes. Ces victoires ont contraint l’ennemi à changer de méthode. Moins présents sur le terrain, les GAT utilisent désormais des drones, des engins explosifs improvisés (EEI), ainsi que des sabotages d’infrastructures économiques. Ils mènent également des attaques ciblées contre les civils dans le but de « semer la peur et de perturber la vie quotidienne », a-t-il déclaré.

Le porte-parole a souligné l’intensité de la guerre psychologique menée sur les réseaux sociaux. Il a dénoncé la diffusion de fausses informations, comme le « faux blocus » de Kayes et Nioro, qui n’aurait duré que 20 à 30 minutes, ou la réutilisation de vieilles vidéos. S’adressant directement aux journalistes, il a lancé un appel à la prudence : « L’ennemi veut gagner la guerre de l’information. Ne relayez pas sa propagande ».

Mali : les groupes armés terroristes adaptent leur stratégie face à l'armée malienne

Ibrahim Traoré, directeur général du Centre de communication gouvernementale entouré de quelques officiers, lors de la Conférence de presse.

Un appel à la vigilance et à l’unité

En plus des opérations militaires, des contrôles renforcés sont mis en place pour prévenir toute tentative de déstabilisation interne dans les grandes villes. Le Colonel-major Dembélé a également adressé un avertissement clair aux forces dissidentes, affirmant que « toute tentative de division sera sanctionnée sans état d’âme ».

Il a conclu son intervention par un vibrant appel à l’unité nationale. « Nos soldats se battent chaque jour. Ils ont besoin du soutien de la Nation. L’heure est à la vigilance et à l’union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité », a-t-il insisté.

Thibault Bruttin (RSF) en mission au Gabon pour la liberté de la presse

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En mission au Gabon, Thibaut Bruttin, secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF), a rencontré journalistes et autorités pour évaluer la situation de la presse et proposer des solutions visant à améliorer la liberté d’expression et le fonctionnement des médias. Cette visite s’inscrit dans un contexte où le pays s’efforce de moderniser son cadre juridique pour la presse.

Invité sur la chaine de télévision nationale Gabon 1ère, Thibaut Bruttin a souligné les progrès déjà réalisés, notamment la dépénalisation des délits de presse prévue par le Code de la communication. « La pleine application de la loi est essentielle pour que les journalistes puissent travailler sans pression », a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu’il reste des obstacles à lever pour un environnement journalistique pleinement libre et sécurisé.

Pour RSF, le renforcement de la liberté de la presse passe également par une meilleure organisation et un cadre économique solide pour les médias. Trois défis majeurs ont été identifiés : assurer une économie des médias fonctionnelle et transparente, renforcer le rôle régulateur de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et garantir des conditions de travail favorables aux journalistes. Selon Bruttin, une « soutenabilité des médias et une régulation efficace sont essentielles pour un journalisme de qualité ».

La mission de RSF au Gabon se veut constructive et axée sur le dialogue avec toutes les parties prenantes. Thibaut Bruttin a exprimé son espoir que ces échanges permettront de consolider le rôle du Gabon comme un exemple régional en matière de liberté de la presse et de professionnalisation des médias.

Fonction publique : après dix ans d’attente, les premiers actes administratifs enfin remis

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Dix ans après le blocage de milliers d’actes administratifs, le gouvernement a entamé la remise officielle des premiers documents attendus par les agents publics. Une opération qui montre le début d’un processus progressif visant à rétablir la régularité des carrières dans l’administration.

Sur 8 800 c’est un total de 378 actes qui ont été ventilés dans une première phase, touchant sept départements ministériels dont l’Enseignement supérieur, l’Éducation nationale, la Santé, les Affaires sociales, l’Habitat, le Transport et le Budget. « Nous avons justement procédé à cette ventilation ce jour, mais en commençant avec des populations cibles. Chacun va repartir avec ses colis. Mais il faut préciser que ce n’est pas la fin du processus, il sera progressif », a expliqué Jonas Sambi, Secrétaire général du ministère de la Fonction publique.

Il est à noter que ce déblocage était attendu depuis 2015, date à laquelle près de 40 000 actes administratifs étaient restés en souffrance. « Le cadre de ces actes est le fait que le ministre de la Fonction publique et les plus hautes autorités avaient déjà annoncé l’achèvement de la prise des actes. Désormais, la reprographie était en train de se faire pour que très vite les agents publics reçoivent les actes liés à leur carrière », a déclaré Louis Moutsinga, directeur des ressources humaines au ministère des Transports. Une avancée qui devrait permettre aux agents de suivre plus sereinement leur évolution professionnelle.

Le gouvernement gabonais frappe fort contre les agents publics « indélicats » sur les réseaux sociaux

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C’est un coup de semonce retentissant que le Conseil des ministres, réuni le 8 septembre 2025 à Libreville, a adressé à l’ensemble de la fonction publique gabonaise. L’exécutif, présidé par le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, a dénoncé avec fermeté l’utilisation « inappropriée » des réseaux sociaux par certains agents de l’État. Une pratique qui, selon le gouvernement, met en péril la dignité et la crédibilité de l’administration. 

Selon le compte rendu officiel, le Conseil a « déploré le comportement inapproprié de certains agents publics sur les réseaux sociaux, en violation des règles déontologiques ». Des publications frisant l’indécence ou portant atteinte à la dignité sur Facebook, WhatsApp, Instagram ou TikTok et autres, seront dorénavant scrutés, car considérés comme des « manquements » aux devoirs fondamentaux. Le gouvernement a été catégorique : « tout manquement sera désormais considéré comme inacceptable et fera l’objet de sanctions appliquées avec la plus grande rigueur ».

Vers des sanctions exemplaires pour préserver la fonction publique

Pour enrayer ces dérives, le gouvernement compte désormais passer à l’action. « L’obligation de réserve, la discrétion professionnelle, la responsabilité et le devoir de neutralité doivent être scrupuleusement respectés par tous ceux qui ont choisi la voie du service public », martèle le communiqué officiel. Les autorités sont déterminées à « mettre un terme à ces dérives par la tenue de conseils de discipline et, le cas échéant, par la révocation ».

L’objectif est de préserver l’intégrité de l’administration, rappelant qu’un agent public se doit, à travers ses actes au quotidien, d’être le garant de la dignité de l’État, y compris dans sa vie privée en ligne. 

Qualifications Coupe du monde 2026 : la ministre des Sports exhorte les Panthères avant le choc contre la Côte d’Ivoire

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À la veille du match décisif entre le Gabon et la Côte d’Ivoire, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, la ministre des Sports, Armande Longo Moulengui, s’est rendue le 8 septembre dans les vestiaires des Panthères au Stade de la Rénovation de Franceville.

Juste après leur dernier entraînement, la ministre a tenu à adresser un message fort aux hommes de Thierry Mouyouma. Devant l’équipe, elle a insisté sur l’importance de la rencontre face aux Éléphants de Côte d’Ivoire. « Vous n’êtes pas seuls. Le pays tout entier est derrière vous. Donnez le meilleur de vous-mêmes pour faire honneur au Gabon », a-t-elle martelé, rappelant aux joueurs le soutien total du peuple gabonais et du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

​Cette visite témoigne de l’engagement du gouvernement auprès de l’équipe nationale et vise à encourager les Panthères à se surpasser pour décrocher une victoire précieuse.

​Ce match, qui oppose le Gabon (2e du groupe avec 18 points) à la Côte d’Ivoire (1ère avec 19 points), sera décisif pour la tête du groupe. Une victoire des Panthères leur permettrait de prendre la première place, rendant l’enjeu de la qualification encore plus grand.

Gabon : Vers une justice adaptée aux exigences de la Ve République

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Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, a reçu le 8 septembre les Présidents des hautes juridictions pour une séance de travail consacrée à la modernisation et au renforcement de l’efficacité du système judiciaire.

Cette rencontre intervient à l’approche de la prochaine session du Conseil supérieur de la magistrature. Comment rendre la justice plus efficace et adaptée aux exigences de la Ve République ? Telle était la question centrale au cœur des échanges entre le chef de l’État et les présidents des hautes juridictions.

« Les grandes lignes concernent le fonctionnement régulier de la justice, afin qu’on ne parle plus négativement de notre système judiciaire et que nous restions attachés aux règles de droit que nous appliquons chaque jour », a déclaré Julienne Olga N’zamba Massounga, Premier président de la Cour de cassation, reprenant ainsi un souhait exprimé par le Président de la République.

« Nous sommes à l’orée du Conseil supérieur de la magistrature. Il faudrait que notre justice entre pleinement dans le concert des nations, puisque nous sommes désormais dans la Ve République », a-t-elle ajouté, convaincu que le changement tant attendu est possible.

Forum Économique Forestier 2025 : le Gabon vise l’industrialisation pour doubler les revenus du bois

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Le Forum Économique Forestier, ouvert le 8 septembre 2025 à Libreville, marque un tournant pour la filière bois gabonaise. L’objectif est clair : transformer la richesse forestière du pays en un puissant moteur de développement, en créant davantage d’emplois, en augmentant les recettes publiques et en renforçant la compétitivité du secteur.

Organisé par le ministère des Eaux et Forêts, en partenariat avec celui de l’Économie, et avec l’appui de l’Union Européenne, cet événement de deux jours a pour ambition de faire de la filière forêt-bois un pilier de la croissance nationale.

​Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, a présenté une feuille de route ambitieuse. « Nous visons à porter la contribution du secteur au PIB de 3 % aujourd’hui à 5 % d’ici 2030, puis à 10 % en 2032 », a-t-il déclaré. Il a également souligné l’importance de la formalisation. « Nous devons doubler les recettes publiques annuelles de la filière, en passant de 41 milliards de francs CFA en 2023 à plus de 100 milliards d’ici 2030. Cet objectif sera atteint grâce à une meilleure formalisation et traçabilité des ressources », s’est-il engagé.

Forum Économique Forestier 2025 : le Gabon vise l'industrialisation pour doubler les revenus du bois

Régis Loussou Kiki réaffirme l’engagement du gouvernement à simplifier les procédures et attirer les investissements.

​Un engagement soutenu par le ministère de l’Économie. Son directeur de cabinet, Régis Loussou Kiki, a rappelé la volonté du gouvernement de « simplifier les procédures administratives, de lutter contre les nuisances de la parafiscalité et de garantir un environnement fiscal transparent afin d’attirer de nouveaux investissements ».

​Ces mesures, qui visent une transformation locale du bois, devraient permettre de créer plus d’emplois et de renforcer la position du Gabon sur les marchés internationaux.

Gabon : Des magistrats formés pour renforcer la confiance citoyenne dans les institutions

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Dans le but de consolider l’État de droit, l’École nationale de la magistrature (ENM) a lancé, le 8 septembre 2025 à Libreville, un atelier de formation sur le thème : « La gestion du contentieux électoral au Gabon ». L’initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des compétences des juges impliqués dans les litiges électoraux.

« Cet atelier doit contribuer à restaurer la confiance des citoyens envers nos institutions », a déclaré le directeur général de l’ENM Pierre Ndong Aboghe, lors de la cérémonie d’ouverture. Cette formation intervient à un moment où les juridictions sont appelées à jouer un rôle essentiel dans la préservation de la paix sociale et la crédibilité du processus électoral.

« La formation qui s’ouvre aujourd’hui vise à renforcer les capacités des magistrats », a-t-il ajouté, rappelant que leur mission est de juger avec impartialité et dans le respect des principes démocratiques. Durant cet atelier, les participants échangeront leurs expériences et approfondiront leurs connaissances sur les mécanismes juridiques liés au contentieux électoral. L’objectif est d’harmoniser les pratiques judiciaires afin de garantir des décisions justes, transparentes et légitimes.

La cérémonie d’ouverture qui a réuni plusieurs personnalités, dont des représentants du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du ministère de la Justice, ainsi que d’autres acteurs du secteur juridique se poursuivra sur plusieurs jours.

Elections locales et législatives dans le Komo-Mondah : Christophe Nze Mba appelle à l’unité du PDG

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« Dépasser les clivages, resserrer les rangs, cultiver la paix et l’esprit de camaraderie ». C’est le message de Christophe Nze Mba, Secrétaire provincial du Parti démocratique gabonais (PDG) pour l’Estuaire et candidat à l’élection législative dans le Komo-Mondah. Lors de la deuxième étape de sa tournée dans la Fédération Mbei, la semaine dernière, il a visité les sections de Nzoulameyong, Nzan-Nam et Mebba.

À moins de deux semaines du lancement officiel de la campagne pour les élections législatives et locales du 27 septembre, Christophe Nze Mba poursuit sa mission de redynamisation des structures de base de son parti. Sa tournée vise à consolider l’unité militante, réaffirmer la légitimité des instances locales et encourager l’action collective autour des idéaux du PDG.

Elections locales et législatives dans le Komo-Mondah : Christophe Nze Mba appelle à l'unité du PDG

A chaque étape, les militants étaient nombreux pour manifester leur adhésion au message porté par leur responsable politique.

Candidat pour la première fois à la députation pour le Komo-Mondah, le Secrétaire provincial a saisi cette occasion pour maintenir ses troupes mobilisées et susciter de nouvelles adhésions. En attendant la campagne électorale où il présentera son programme, son objectif est de convaincre les indécis de voter en sa faveur.

Les militants ont répondu massivement à son appel, avec une forte mobilisation des cinq sections et des vingt-deux comités. Cette affluence témoigne de l’importance des structures de base dans le Komo-Mondah pour le PDG.

Elections locales et législatives dans le Komo-Mondah : Christophe Nze Mba appelle à l'unité du PDG

Membres des bureaux des fédérations et de l’Exécutif local accompagnent le Secrétaire provincial durant la tournée.

Il appartient désormais aux responsables locaux de maintenir la flamme militante, de renforcer les actions de proximité et de préparer activement les échéances électorales, sous l’impulsion de Christophe Nze Mba. Tout cela dans un esprit de discipline, de loyauté et de performance politique.

Elections locales et législatives dans le Komo-Mondah : Christophe Nze Mba appelle à l'unité du PDG

Responsables et militants de base en toute fraternité tout au long de la tournée.

La prochaine étape de sa tournée le mènera au canton Engong, dans le département du Komo-Kango.

Sous pression de l’Onep, le ministre du Pétrole convoque le syndicat pour désamorcer une grève

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Alors que l’Organisation Nationale des Employés du Pétrole (Onep) menace d’une grève imminente, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguéma Nguéma, a réagi en convoquant le syndicat pour une séance de travail. L’objectif est clair : désamorcer la crise et trouver des solutions aux revendications des employés du secteur.

L’invitation, datée du 8 septembre 2025, intervient après une correspondance cinglante de l’Onep adressée aux ministres du Pétrole et du Travail le 5 septembre. Le syndicat y reprochait aux autorités leur « inaction » face aux violations répétées du Code du Travail par les compagnies pétrolières. L’Onep faisait notamment référence à la loi sur la mise à disposition de personnel et aux règlements sur l’emploi des travailleurs étrangers.

Le syndicat a également tenu les ministres pour responsables des conséquences d’une éventuelle grève, rappelant qu’une précédente demande d’action urgente était restée sans réponse de la part de la Commission pour le Dialogue Social dans le Secteur des Hydrocarbures.

Faisant écho à une rencontre précédente avec l’Onep à Port-Gentil, le ministre Sosthène Nguéma Nguéma a rapidement pris les devants. Dans sa lettre d’invitation, il reconnaît le « climat délétère » qui règne actuellement et propose une séance de travail pour ce mardi 9 septembre à 10 heures. L’objectif est clair : « mettre en place un plan d’actions » pour répondre aux préoccupations des employés.

Cette démarche montre une volonté d’apaisement et de dialogue pour éviter un conflit social qui pourrait paralyser un secteur vital pour l’économie gabonaise. Le succès de cette rencontre dépendra de la capacité des deux parties à traduire ces discussions en mesures concrètes.