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Mines : Cinq entreprises québécoises explorent le potentiel minier gabonais

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Dans le cadre du développement des infrastructures minières au Gabon, le Ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Gilles Nembe, a reçu en audience le 9 septembre 2025 une délégation de cinq entreprises québécoises, conduite par Alain Carrier, actuellement en mission de prospection dans le pays.

Les échanges ont porté sur les besoins du Gabon en matière d’infrastructures minières ainsi que sur les solutions techniques proposées par les entreprises canadiennes, notamment dans les secteurs du génie-conseil et de l’exploitation minière. A ce propos, « Le Gabon est sur une lancée importante en terme de développement de son secteur minier. Le Canada, et en particulier le Québec, est une des provinces les plus importantes en terme minier, donc je pense qu’on a beaucoup de choses à partager », a souligné Alain Carrier, Directeur général des Services économiques au Québec.

Cette rencontre illustre, ainsi, la volonté du Gabon de promouvoir son développement minier tout en restant ouvert aux investisseurs internationaux. Bien qu’aucune représentation diplomatique canadienne ne soit encore établie sur le territoire gabonais, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération visant à renforcer les liens économiques entre le Québec et le Gabon, et à mobiliser de nouveaux partenaires pour exploiter le potentiel minier national.

Gabon : premières sorties en mer réussies pour les pirogues du projet Gab Pêche

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Le Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) a vécu un moment marquant le 9 septembre avec le retour des premières pirogues du projet Gab Pêche. Cette initiative, portée par la ministre de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, Laurence Ndong, a pour but de renforcer l’autonomie du Gabon en matière de produits de la mer.

Dix pirogues modernes, construites localement par la PME BM Services, avaient quitté Libreville vendredi dernier avec à leur bord une vingtaine de jeunes Gabonais formés à la pêche. Après trois jours en mer, ils sont revenus avec près de trois tonnes de poissons variés, évalués à environ sept millions de FCFA. Toute la marchandise a été vendue directement au Capal aux mareyeuses et aux consommateurs, selon les prix fixés sur le marché.

Pour les autorités, cette réussite montre qu’il est possible d’assurer un approvisionnement régulier en poisson frais, de créer de l’emploi pour les jeunes et de mieux protéger les ressources marines.

La majorité de ces pêcheurs ont moins de 30 ans. Ils représentent une nouvelle génération qui s’engage à développer une économie bleue durable et souveraine, au service du pays et des Gabonais.

Paul Marie Gondjout recadre Télédiffusion du Gabon après l’incident du match des Panthères

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Le ministre de la Communication et des Médias, Paul Marie Gondjout, a convoqué le 10 septembre 2025 les responsables de Télédiffusion du Gabon (TDG) à son cabinet. La raison en est un grave incident technique qui a privé les téléspectateurs de la première mi-temps du match de qualification pour la Coupe du monde 2026 entre le Gabon et la Côte d’Ivoire, la veille au soir.

Selon les explications fournies, un problème d’antenne aurait provoqué cette coupure inattendue, empêchant la diffusion d’un événement sportif majeur et très attendu. Une justification qui n’a pas convaincu le ministre.

« Ce qui s’est passé est totalement inacceptable. C’est de l’incompétence qui frise le boycott », a fustigé le ministre Gondjout, visiblement très irrité. « Nous nous sommes battus pour que Gabon Télévision puisse diffuser ce match, nous avons débloqué des millions pour ça, et au dernier moment, Télédiffusion du Gabon ne fait pas son travail. Quand j’entends dire que des tests ont été faits mais qu’au moment du match l’antenne a bougé, ce n’est pas une explication valable », a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur général de la TDG, Éric Ikamba, a reconnu la gravité de l’incident et a annoncé la production d’un rapport écrit détaillant les causes exactes de la panne. « Le ministre a convoqué cette rencontre pour exprimer son mécontentement, ce qui est tout à fait légitime. Nous allons produire un rapport qui expliquera de façon écrite ce qui s’est passé, mais nous avons aussi eu un échange verbal pour clarifier la situation », a-t-il déclaré.

Cet incident technique, survenu lors d’une rencontre capitale pour l’équipe nationale, a soulevé une vive indignation dans l’opinion publique. Le ministère de la Communication promet de prendre des mesures correctives fermes pour garantir qu’un tel dysfonctionnement ne se reproduise plus à l’avenir.

Séjour de Reporters Sans Frontières au Gabon : des propositions fortes pour consolider la viabilité des médias

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En visite à Libreville, du 7 au 10 septembre, Reporters sans frontières (RSF) a salué les progrès accomplis par le Gabon en matière de liberté de la presse, tout en formulant une série de recommandations au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et à son gouvernement. L’objectif est de renforcer durablement le droit d’informer avec une presse crédible et un modèle économique viable.

Le président Oligui Nguema a reçu le 9 septembre en audience une délégation de Reporters sans frontières (RSF) conduite par son directeur général, Thibaut Bruttin, et le directeur du bureau pour l’Afrique subsaharienne, Sadibou Marong.

Face aux journalistes présents, le chef de l’État a martelé : « Vous êtes libres », avant d’appeler à un journalisme exigeant et rigoureux en citant le proverbe : « L’œil qui a vu ne ment pas ». L’entretien s’est tenu en présence du ministre de la Communication et des Médias, Paul-Marie Gondjout, et de son collègue de la Justice, Séraphin Akure-Davain. Plusieurs acteurs du secteur de la communication étaient également conviés.

Des recommandations pour une liberté de la presse renforcée

RSF a émis une série de recommandations pour garantir un cadre plus protecteur de la liberté de la presse. L’organisation propose de publier une circulaire rappelant que les délits de presse relèvent uniquement du Code de la communication et non du Code pénal. Il faudrait également réviser les articles flous de ce Code afin de limiter les interprétations restrictives.

Sur le plan financier, l’organisation préconise d’augmenter le budget de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et de rendre transparentes les aides publiques directes et indirectes à la presse. Ces aides pourraient être adossées à la Journalism Trust Initiative (JTI). Des mesures complémentaires, comme un régime fiscal allégé pour les médias, sont aussi envisagées.

Renforcer l’indépendance de la HAC pour consolider les acquis

Après l’audience présidentielle, la délégation de RSF a rencontré Germain Ngoyo Moussavou, président de la HAC. Ce dernier a rappelé que le pays compte 193 journaux, 77 radios, 42 télévisions et 179 médias en ligne, soulignant que l’instance privilégiait désormais la pédagogie plutôt que les suspensions.

Cependant, le mode de nomination des neuf membres de la HAC, jugé peu indépendant, demeure un sujet de préoccupation. RSF appelle ainsi à associer davantage les journalistes au processus de nomination. Selon l’organisation, c’est une condition essentielle pour consolider les avancées notables réalisées depuis 2020, qui ont permis au Gabon de passer de la 121e à la 41e place mondiale en matière de liberté de la presse.

La Fonction publique gabonaise met un terme aux maintiens en activité

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Le Conseil des ministres du 8 septembre, présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris une mesure radicale : mettre un terme immédiat aux maintiens en activité des fonctionnaires ayant atteint l’âge de la retraite. L’objectif est clair, il s’agit de libérer des postes et de permettre aux jeunes diplômés d’accéder enfin à des carrières dans l’administration.

« Il est regrettable que l’exception — les maintiens en activité exceptionnels — tende à devenir une règle », note le compte rendu du Conseil des ministres. Ce constat, qui souligne une pratique devenue trop courante, est au cœur de cette décision. En effet, de nombreux postes, qui devraient être occupés par la jeunesse, sont encore détenus par des agents retraitables.

L’accès des jeunes diplômés facilité

Cette pratique a pour conséquence directe de freiner l’intégration des jeunes compétences dans la fonction publique. Le gouvernement souhaite donc y mettre un terme définitif pour ouvrir des opportunités aux jeunes Gabonais. « L’arrêt immédiat des maintiens en activité des agents publics ayant atteint l’âge limite, quel que soit le corps de métier, doit être appliqué sans exception », martèle le communiqué final du Conseil.

Les ministères de la Fonction publique et des Finances, ainsi que l’ensemble des institutions de l’État, ont été instruits d’appliquer rigoureusement cette mesure. C’est un signal fort envoyé à la jeunesse gabonaise, qui aspire à des perspectives d’emploi plus claires. En favorisant le renouvellement des effectifs, le gouvernement entend non seulement maîtriser la masse salariale, mais surtout insuffler un dynamisme nouveau à l’administration, « conforme aux besoins réels » du pays.

Cette décision s’inscrit dans la continuité des réformes sur la retraite. Alors que l’âge de la retraite avait été fixé à 60 ans par un décret du 29 décembre 2011, le Conseil des ministres du 7 février 2024, présidé par Oligui Nguema, a entériné une nouvelle loi le portant désormais à 62 ans.

UPF Gabon : la formation des journalistes, priorité du second mandat de Désiré Ename

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Réélu le 10 septembre 2025 à la tête de la section gabonaise de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Désiré Ename, par ailleurs directeur de publication du journal Echos du Nord, compte orienter son second mandat vers la formation continue des journalistes et la consolidation des acquis.

Se félicitant d’avoir considérablement élargi la base de l’organisation, passée de 20 à 88 membres en seulement trois ans, le président réélu estime que des défis majeurs restent à relever. « Nous sommes partis d’une vingtaine de membres. Aujourd’hui, l’organisation en compte 88. Ce n’est pas totalement satisfaisant, mais cela prouve que l’UPF s’est véritablement reconstruite », a-t-il déclaré, confiant en l’avenir.

Selon le président de l’UPF Gabon, l’une des priorités immédiates est la bonne organisation des assises prévues en novembre prochain à Libreville. Pour Désiré Ename, cet événement représente un enjeu capital. « La réussite des assises est un défi que nous nous étions lancé dès notre arrivée et que nous souhaitons relever avec l’implication des pouvoirs publics », a-t-il rappelé.

Pour les trois prochaines années, le président de l’UPF Gabon mettra l’accent sur la formation et l’accompagnement des professionnels des médias. L’objectif est de doter les journalistes gabonais d’outils adaptés aux évolutions du métier et de leur offrir de nouvelles opportunités de carrière.

Jean Rémy Yama s’insurge contre la Cour constitutionnelle après le rejet de sa candidature

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Le président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), Jean Rémy Yama, a vivement critiqué la Cour constitutionnelle après le rejet de sa candidature aux élections législatives du 27 septembre 2025. Dans une lettre ouverte, il dénonce une décision « inique » et « une honte pour notre plus haute juridiction », évoquant un « acharnement » personnel.

Après le rejet de sa candidature à la dernière présidentielle, Jean Rémy Yama a été de nouveau écarté de l’Assemblée nationale suite au rejet de sa candidature aux législatives de 2025. Cette récurrence soulève des questions sur son dossier. Le leader politique exprime son indignation face à la décision de la Cour constitutionnelle, contestant le motif de l’absence d’un jugement supplétif. « Votre décision ne repose sur aucun fondement juridique », écrit-il, insistant sur le fait que son récépissé de dépôt de candidature atteste que toutes les pièces requises ont été fournies.

Un grave vice de procédure dénoncé

Le président du PNTP dénonce en outre un grave vice de procédure. Il accuse la Cour constitutionnelle d’avoir violé ses droits de défense en prenant une décision sans lui avoir communiqué les motifs du rejet transmis par la CNOCER, ni lui avoir permis de se défendre. « Vous m’avez privé de ce droit fondamental et votre décision a été prise sur la base des informations transmises par la CNOCER », déplore-t-il. Il estime que le principe du contradictoire, garanti par l’article 16 de la Constitution, n’a pas été respecté.

Pour illustrer le non-respect de la procédure, il compare le traitement de son dossier par la Cour constitutionnelle à celui du tribunal administratif de Koula-Moutou. Ce dernier a suivi une procédure contradictoire, donnant à la CNOCER puis à lui-même l’opportunité de s’exprimer avant de rendre un jugement en sa faveur, validant sa liste pour les élections locales dans le département de Mulundu. « Mes droits ont été respectés par le tribunal administratif de Koula-Moutou », affirme-t-il, soulignant le professionnalisme des juges de cette juridiction.

La thèse de l’acharnement personnel

Jean Rémy Yama voit dans cette décision une manœuvre pour l’écarter de la vie politique. « Votre acharnement contre ma personne m’inquiète », confie-t-il, rappelant que sa candidature à l’élection présidentielle d’août 2023 avait déjà été rejetée. Il considère que cet acte de « lâcheté » est une tentative de l’empêcher d’entrer au parlement.

En conclusion, il estime que ce type de comportement entache la « restauration des institutions voulue par le CTRI ». Il garde cependant son optimisme. « Je ne cèderai ni à la provocation ni au découragement », déclare-t-il, ajoutant, syndicaliste dans l’âme, que « la lutte continue et c’est la lutte qui libère ».

Gabon-Guinée équatoriale : l’île Mbanié, enjeu d’une réunion au sommet

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Le président Brice Clotaire Oligui Nguéma a rencontré la Commission nationale chargée du suivi de la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur le différend frontalier avec la Guinée équatoriale. Cette réunion a permis de faire le point sur les négociations en cours, notamment sur l’avenir de l’île Mbanié.

La délégation, menée par le président de la commission Dieudonné Aba’a Owono, a présenté un rapport détaillé de la première phase d’échanges avec leurs homologues équato-guinéens. Cette session visait à définir les modalités d’application de l’arrêt rendu par la CIJ.

« Nous sommes allés rencontrer nos homologues pour définir ensemble ces modalités », a déclaré Dieudonné Aba’a Owono. Il a ajouté que des progrès notables ont été réalisés, mais que « quelques points » restent à approfondir lors de la prochaine réunion. Ces sujets concernent la délimitation des frontières terrestres, la souveraineté sur l’île de Mbanié et la question de la frontière maritime.

Le président Oligui Nguéma a rappelé son attachement au droit international et a insisté sur l’importance de maintenir les relations fraternelles et pacifiques entre les deux nations voisines.

CEMAC : Denis Sassou Nguesso prend la présidence

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Les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont désigné le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, à la tête de l’organisation. Il succède à Faustin-Archange Touadéra. Cette nomination a eu lieu le 10 septembre lors de la 16 session ordinaire de la Conférence des chefs d’État de la CEMAC à Bangui, en République centrafricaine.

Lors de cette session, dont le thème était « Ensemble pour une intégration régionale dynamique et émergente », Faustin-Archange Touadéra a officiellement passé le témoin à Denis Sassou Nguesso. « Il n’est pas facile de passer après le président Touadéra avec les résultats qui viennent d’être annoncés », a déclaré Denis Sassou Nguesso, saluant ainsi le travail de son prédécesseur.

CEMAC : Denis Sassou Nguesso prend la présidence

Les chefs d’État de la CEMAC réunis à Bangui pour la 16ᵉ session ordinaire.

Cette réunion de haut niveau a également permis d’échanger sur des enjeux majeurs tels que l’intégration régionale, la gouvernance économique transparente et le renforcement de la coopération entre les États membres. « Vous pouvez être assurés que le maillet que je tiens est bien entre les mains d’un panafricaniste qui en fera bon usage », a rassuré le nouveau président de la CEMAC.

Gabon : Trois nouveaux ports de pêche pour dynamiser l’économie bleue

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Le gouvernement a annoncé, ce lundi 8 septembre 2025, lors du Conseil des ministres, la construction de trois ports de pêche à Libreville, Port-Gentil et Mayumba. Ce projet s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement de la mer, de la pêche et de l’économie bleue et vise à faire du Gabon un acteur clé dans ce domaine en Afrique centrale.

Ces trois nouvelles infrastructures permettront de mieux organiser le secteur de la pêche au Gabon. Elles auront pour objectif d’améliorer les capacités de débarquement, de conservation et de transformation du poisson. Le projet doit aussi aider à structurer un secteur encore très dominé par l’informel, en mettant à disposition des équipements modernes et conformes aux normes internationales.

Pour le gouvernement, c’est un tournant important : renforcer la production locale permettra de réduire la dépendance aux importations et de créer des milliers d’emplois, aussi bien directs qu’indirects. Cette décision fait suite à la retraite stratégique organisée en juillet 2025 à la Baie des Tortues, qui avait réuni plus de 60 experts, dont des représentants de la FAO. Cette rencontre avait permis de définir une feuille de route pour développer l’économie bleue au Gabon.

Outre la construction des ports, les autres priorités du gouvernement concernent : le développement de l’aquaculture ; l’achat d’un navire de recherche; Le renforcement de la surveillance des pêches grâce au Centre national de contrôle.

Le gouvernement a également l’intention de financer ces investissements en mobilisant des Obligations bleues, un mécanisme qui permettra de convertir 500 millions de dollars de dette publique pour protéger les écosystèmes marins et soutenir le secteur de la pêche. Avec ces initiatives, le gouver confirme son ambition de faire de l’économie bleue un moteur de croissance, de sécurité alimentaire et de développement pour les communautés côtières