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Un cadeau présidentiel de luxe s’évapore : L’Oiseau Rare promet le pire pour retrouver sa Patek Philippe

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Une vidéo de l’artiste gabonais l’Oiseau rare, devenue virale sur les réseaux sociaux, révèle le vol de la montre de luxe que lui aurait offerte le président de la République. L’artiste, furieux, accuse son chauffeur et menace de retomber dans le banditisme pour récupérer le précieux objet. Cet incident soulève des questions sur le choix des figures publiques promues au Gabon et la pertinence de leur offrir des cadeaux d’une valeur inestimable.

Selon les déclarations de l’Oiseau rare, le vol aurait eu lieu après un concert. Alors qu’il se trouvait dans une voiture avec sa compagne, l’artiste a retiré sa montre, une Patek Philippe Nautilus, pour ôter sa veste. Oubliant le bijou sur la banquette arrière, il ne s’en est rendu compte qu’une fois rentré chez lui. Dans la vidéo, il accuse ouvertement le chauffeur de lui avoir dérobé la montre, bien que sans preuve tangible.

La montre en question est un modèle de prestige, dont l’Oiseau rare n’a pas manqué de vanter la valeur. « Cette montre peut acheter une maison », a-t-il affirmé. D’après une recherche rapide sur Google, la Patek Philippe Nautilus de l’artiste « est un modèle emblématique de montre de sport de luxe. Il peut coûter entre 30 000 et 150 000 euros, soit entre 19,6 et 98,2 millions de francs CFA, selon le modèle et le matériau. Incroyable !

Menaces et justifications douteuses

Cependant, au-delà du simple fait divers, le scandale réside dans le discours de l’artiste. Employant un langage de voyou, il promet la « casse » au chauffeur s’il le croise un jour. Plus grave encore, il annonce qu’il pourrait retomber dans le banditisme pour retrouver son bien.

Il s’excuse à l’avance auprès du président de la République pour le comportement peu orthodoxe qu’il compte adopter. Ces propos, tenus publiquement par une personne censée être un modèle pour la jeunesse, sont préoccupants. Ils ne montrent qu’un total mépris pour la loi et une glorification de la violence pour régler ses problèmes.

Un choix de « modèle » discutable

Le fait que cette montre ait été offerte par le président de la République renforce la controverse. Le public s’interroge sur les critères utilisés pour choisir les personnes à gratifier. Si le chef de l’État peut faire preuve de générosité, il est crucial de s’assurer que ces actes ne contribuent pas à légitimer des comportements illégaux ou immoraux.

En offrant un tel cadeau, la présidence envoie un signal fort sur les valeurs qu’elle promeut. Est-ce vraiment les valeurs d’un artiste menaçant de violence et revendiquant son passé de bandit que le Gabon souhaite mettre en avant pour sa jeunesse ?

L’Oiseau rare a peut-être perdu sa montre, mais c’est l’image de la présidence et, par extension, de la nation, qui risque d’en pâtir le plus.

« Vouloir criminaliser la presse, c’est refuser de regarder le droit en face »

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Convoqué le 3 septembre 2025 à la Direction générale des recherches (DGR) de la Gendarmerie nationale, Harold Leckat Igassela, directeur de Publication de Gabon Media Time, revient sur les circonstances de son audition. Entre prescription des faits, dépénalisation du délit de presse et incohérence procédurale, il s’interroge sur les véritables motivations d’une affaire qui soulève de sérieuses inquiétudes pour la liberté d’informer au Gabon.

Gabonclic.info : Vous avez été auditionné le 3 septembre 2025 à la DGR. Pouvez-vous nous expliquer dans quel contexte ?


H. Leckat Igassela
 : j’ai effectivement été convoqué, la veille, dans nos locaux, par trois agents de la DGR. Deux convocations nous ont été remises : l’une à mon nom, en tant que directeur de publication, l’autre à celui de « Casimir Mapiya », un pseudonyme déclaré, conformément à l’article 45 du Code de la communication. Le lendemain, je me suis présenté avec trois avocats. Seul l’un d’entre eux a été autorisé à m’assister durant l’audition.

Dès mon arrivée, j’ai présenté notre organe de presse, Gabon Media Time, qui emploie aujourd’hui une quinzaine de jeunes Gabonais. J’ai rappelé notre sérieux, notre rigueur professionnelle et, surtout, mon étonnement d’être convoqué dans une unité d’investigation judiciaire alors que le délit de presse est dépénalisé au Gabon depuis l’Ordonnance n°00000012/PR/2018 du 23 février 2018.

De quoi s’agit-il concrètement ?

L’affaire porte sur un supposé article publié en janvier 2023, concernant la suspension d’un chef d’établissement à Bakoumba. Le plaignant a brandi une note officielle signée du gouverneur du Haut-Ogooué, Jacques-Denis Tsanga, qui mentionnait clairement cette suspension. Ces faits sont donc avérés, puisqu’ils résultent d’un acte administratif.

Mais ce qui m’a été présenté, c’est un document douteux : un copier-coller affublé du logo de Gabon Media Time et d’un cachet d’huissier. Or, après vérification immédiate, l’article n’existe pas sur notre site internet. Aucune trace n’apparaît dans nos archives.

Si cet article avait existé ?

Même dans cette hypothèse, ce qui n’est pas le cas, l’action serait prescrite. L’article 13 du Code de la communication est très clair : «les actions en diffamation ou injure par voie de presse se prescrivent par trois mois à compter de la publication de l’article querellé ». Or, les faits reprochés remontent à janvier 2023. Nous sommes vingt mois plus tard. Autrement dit, aucune poursuite ne devrait exister aujourd’hui.

Que retenez-vous de cette audition ?

D’abord, une dérive inquiétante. Le procureur de la République a produit un soit-transmis, et les officiers de police ont enquêté sur cette base, alors même qu’il s’agit d’un prétendu délit de presse. C’est une violation du droit en vigueur. Le Code de la communication, en tant que loi spéciale, prime sur le Code pénal. Or, depuis 2018, il n’existe plus de poursuites pénales pour des faits relevant du seul champ journalistique.

Ensuite, j’ai constaté que l’officier m’interrogeait aussi sur notre communiqué de presse annonçant ma convocation. J’ai répondu que nous avons le droit d’informer l’opinion publique sur une procédure qui nous concerne, d’autant plus que nous avons déjà connu, en octobre 2023, une garde à vue arbitraire. Rien n’interdit à un organe de presse de communiquer, surtout pour prévenir d’éventuelles manœuvres.

Quelles propositions faites-vous pour sortir de ces confusions ?

Il faut clarifier, une fois pour toutes, l’application de la dépénalisation. Je propose qu’une circulaire conjointe soit prise par les ministres de la Justice, de la Défense, de l’Intérieur et de la Communication. Cette circulaire doit rappeler à tous les acteurs judiciaires et sécuritaires — OPJ, procureurs, juges, forces de l’ordre — l’état du droit positif en matière de presse.

C’est indispensable pour protéger les journalistes, mais aussi pour éviter que des procédures vides de sens ne viennent discréditer nos institutions.

Un dernier mot ?

Je veux remercier mes confrères journalistes, les organisations patronales de la presse, l’Union internationale de la presse francophone (UPF-Gabon), ainsi que toutes celles et ceux qui, au Gabon comme à l’international, ont exprimé leur soutien.

La liberté de la presse est une conquête démocratique. Elle ne se négocie pas. Elle se protège. Et comme l’a dit le président Brice Clotaire Oligui Nguema, le 3 septembre 2023 : « N’ayez pas peur. La presse c’est le quatrième pouvoir. Faites votre travail, faites-le bien.» Nous le faisons. Nous continuerons à le faire.

Les Agences de notation financière internationale freinent-elles le développement de l’Afrique ?

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Le monde de la finance a un pouvoir immense, et les agences de notation internationales en sont la preuve. Dans une tribune sans concession, l’économiste Willy Giscard Ontsia lance une accusation explosive : la « mal-notation » systémique de l’Afrique par ces agences n’est pas un accident, mais un frein délibéré à son développement. L’auteur dénonce un système qui pénalise les économies africaines, les poussant vers le surendettement et les institutions financières occidentales.

Les agences de notation (Moody’s, S&P, Fitch) sont des institutions financières qui évaluent essentiellement le risque de solvabilité des entreprises, des Etats ou des collectivités locales, c’est-à-dire le risque de non-remboursement des dettes que présente l’emprunteur.

S’agissant des Etats-nations, les agences financières internationales effectuent une analyse approfondie de l’environnement politique, sociale, économique, financière et monétaire pour apprécier la solidité financière ou l’insolvabilité potentielle d’un Etat à qui elles attribuent une notation, sur une échelle allant de AAA à D.

La note affectée à un Etat par les agences de notation financière influence le coût de l’emprunt et impacte la confiance des marchés financiers, de telle sorte qu’une bonne note (AAA) permet d’emprunter à des conditions favorables, tandis qu’une mauvaise note (BBB ou CCC ou D) augmente le coût d’emprunt (taux d’intérêt) et la méfiance des investisseurs. 

Les trois grandes agences de notation qui dominent le secteur, influençant profondément les marchés et les politiques économiques à l’échelle internationales, ont des entreprises privées occidentales essentiellement basées aux Etats-Unis.

Ces agences financières occidentales (qui ont souvent une vision tronquée de l’Afrique) sont de plus en plus accusées de faire preuve d’impartialité vis-à-vis des pays africains qui sont, systématiquement, sous-notés avec des évaluations souvent empreintes de subjectivités car, déconnectées de certaines réalités propres à l’Afrique, parfois par manque de données locales actualisées.

A ce propos, plusieurs études récentes relèvent que la mal-notation quasi-systématique des agences financières internationales vis-à-vis des pays africains a eu pour conséquence de :

  • Favoriser le surendettement rapide des Etats africains par l’application de taux d’intérêts d’emprunt prohibitifs sur les marchés financiers. Ce qui exerce des tensions de trésorerie et une pression considérable sur les finances publiques ;
  • Limiter la capacité de levée de fonds massive des pays africains sur les marchés financiers pour minorer la formation brute de capital fixe en Afrique, via un système de notation et de taux d’intérêts toxiques appliqués aux opérations d’emprunt des Etats africains ;
  • Freiner la croissance et le développement économique du continent africain, en multipliant les barrières à l’entrée des marchés financiers internationaux, notamment via un système de rating international, qui a tendance à discriminer les pays en développement d’Afrique subsahariens.

Au final, la mal-notation institutionnalisée des agences financières internationales à l’encontre des pays africains ressort aujourd’hui, pour de nombreux experts africains, comme étant une des principales barrières à l’accès des Etats africains aux marchés financiers internationaux. Une manière pour l’Occident de verrouiller les marchés de capitaux internationaux, de telle sorte que les pays africains n’aient comme unique alternative que de recourir au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale.

En effet, comment expliquer que la quasi-totalité des pays africains soient sous-notés (B, C et D) et confrontés à des taux d’intérêts mortifères, alors qu’ils disposent d’immenses gisements de matières premières (or, manganèse, uranium, terres rares, etc.) qui constituent des actifs tangibles qui peuvent servir de garantie de crédit ?

Comment expliquer que de nombreux pays européens, qui ont des indicateurs économiques très compris, continuent de bénéficier d’une notation de triple A, pendant que certaines économies avancées d’Afrique sont maintenues dans la case des pays à risques ?

Pour remédier à cette distorsion, l’Union Africaine prévoit de soutenir la création, par les acteurs privés africains, de l’Agence africaine de notation de crédit (AfCRA) dont les activités sont censées démarrer au dernier trimestre de l’année 2025.

Willy Giscard Ontsia

Analyste financier, économiste et banquier de formation,

Ex-directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC),

Ancien cadre du Groupe BGFIBank,

Ancien conseiller financier du ministre du Budget et des Comptes publics.

La tournée de l’UDB s’achève par un message clair : Oligui Nguema n’a qu’un seul parti

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C’est à la Baie des Rois, dans la commune de Libreville, le 13 septembre, que s’est clôturée la tournée interprovinciale de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), ouverte le 20 août dernier à Ndendé, dans la Ngounié. Tout au long de ce périple, les responsables du parti ont multiplié les messages à l’endroit des populations, avec une idée centrale : rappeler que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, fondateur de l’UDB, « n’a qu’un seul parti : l’UDB ». Un message qui peine à convaincre certains.

À Makokou, le secrétaire général du parti, Mays Mouissi, avait martelé : « Le président n’a qu’un seul parti, il n’en a pas deux. Et ce parti, c’est l’Union Démocratique des Bâtisseurs. » Quelques jours plus tard, dans l’Ogooué-Lolo, il a renforcé son propos : « Il n’est président fondateur que d’un seul parti. Toutes les personnes qui disent le contraire, vous devez voter contre elles. » Une manière de dissuader ceux qui utilisent le nom du chef de l’État pour se positionner sur la scène politique.

Pourtant, certains n’hésitent pas à revendiquer ce lien. Angélique Ngoma, secrétaire générale du Parti Démocratique Gabonais (PDG), déclarait encore le 12 septembre : « Pour avoir eu pour candidat à la présidentielle le président actuel Brice Clotaire Oligui Nguema, je puis donc, avec votre bénédiction, affirmer que nous sommes tous les candidats du président s’il faut aller voter aux législatives et aux locales. » Une sortie qui a rapidement alimenté les débats sur les réseaux sociaux et relancé la question : pourquoi ceux qui invoquent le nom d’Oligui Nguema n’avaient t-ils pas intégré l’UDB quand il était encore temps ?

La tournée de l’UDB s’achève par un message clair : Oligui Nguema n’a qu’un seul parti

Brice Clotaire Oligui Nguema n’a qu’un seul parti.

À quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne pour les législatives et locales, prévue le 17 septembre, les populations estiment que les candidats devraient désormais mettre en avant leurs projets et leur vision pour le pays, plutôt que de se contenter d’invoquer la figure présidentielle.

Sur la toile, plusieurs internautes préviennent déjà : « Les Gabonais ne sont pas dupes. Ceux qui utiliseront le nom du président à défaut d’idées seront sanctionnés dans les urnes. » Reste à voir si ce message trouvera un écho dans les urnes.

Communiqué CNSS : Paiement de 272 nouveaux droits de pensions

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La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) porte à la connaissance de ses assurés qu’elle procédera au paiement de 272 nouveaux droits de pensions à l’échéance d’août 2025, sur toute l’étendue du territoire national à compter du lundi 15 septembre 2025.

Elle rassure les bénéficiaires dont les dossiers sont encore en cours de traitement qu’elle met tout en œuvre pour un paiement dans les meilleurs délais et les invite à faire le suivi de leurs dossiers sur la plateforme e.cnss.ga.

Par ailleurs, elle invite les bénéficiaires des prestations à procéder à leur bancarisation avec l’appui des établissements financiers partenaires de la CNSS, ou à déposer leurs relevés d’identités bancaires (RIB) auprès de ses agences.

La liste des bénéficiaires est disponible dans l’Union de samedi 13 septembre 2025 et sur leurs pages Facebook, Tik Tok et WhatsApp.

Conseil supérieur de la magistrature : des réformes pour une justice indépendante

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Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), présidé par Brice Clotaire Oligui Nguéma, a tenu sa session ordinaire le 12 septembre à la présidence de la République. Le chef de l’État, également président du CSM, a profité de cette rencontre pour annoncer des réformes majeures. Celles-ci visent à renforcer l’indépendance de la justice, à moderniser les infrastructures et à intégrer une formation militaire pour les futurs magistrats.

Pour cette première session de la Ve République, le président Oligui Nguéma a annoncé des mesures profondes destinées à restaurer la confiance des Gabonais en leur système judiciaire. Il a, d’emblée, rappelé l’importance de la séparation des pouvoirs et de l’autonomie financière des juridictions, des principes désormais inscrits dans la Constitution.

Dans un discours ferme, le président a souligné sa volonté de voir une justice « soustraite de toutes les influences et pesanteurs qui, pendant longtemps, ont entaché son bon fonctionnement. » Son objectif est de faire de la justice un pilier de l’État de droit, capable de « protéger les citoyens et les personnes qui vivent dans notre pays et de favoriser un environnement économique stable et sûr. »

Pour y parvenir, il a insisté sur la nécessité pour les magistrats de « s’élever au-dessus des contingences, des rivalités et des jeux d’influence, en ne restant soumis qu’à la seule autorité de la loi. »

Formation et modernisation : les chantiers prioritaires

Pour concrétiser cette vision, plusieurs mesures ont été annoncées. Le ministre de la Justice a été chargé d’intégrer un stage obligatoire de formation militaire pour tous les élèves de l’École nationale de la magistrature. Cette initiative, qui sera étendue à d’autres grandes écoles, a pour but de permettre à tous de « s’imprégner véritablement des rudiments du patriotisme. »

En parallèle, des efforts de modernisation sont prévus pour les infrastructures judiciaires et les conditions de travail du personnel. Le président s’est engagé à soutenir et encourager les acteurs de la justice.

Il a également insisté sur la nécessité de mettre fin au maintien en activité des magistrats ayant atteint l’âge de la retraite. Cette mesure, conforme à la décision prise par le Conseil des ministres du 8 septembre 2025, vise à libérer des postes pour une nouvelle génération de magistrats.

La magistrature est l’un des corps de la fonction publique où les maintiens en activité sont les plus fréquents. Le Conseil des ministres avait d’ailleurs été clair : « L’arrêt immédiat des maintiens en activité des agents publics ayant atteint l’âge limite, quel que soit le corps de métier, doit être appliqué sans exception. »

Sanctions disciplinaires : un signal fort

Le Conseil a également abordé la question des sanctions disciplinaires, montrant sa détermination à restaurer l’intégrité de la profession. Le CSM a entériné les sanctions, allant du blâme à la révocation, infligées à neuf magistrats à l’issue du conseil de discipline organisé début août par le Secrétariat permanent. Il a également demandé à son Secrétariat permanent d’ouvrir des procédures disciplinaires à l’encontre de neuf autres magistrats, absents de manière prolongée et injustifiée de leurs postes de travail.

Cette session marque un tournant pour le système judiciaire gabonais, plaçant le patriotisme, la rigueur et l’indépendance au cœur de ses priorités. L’objectif est de bâtir une « justice au service de tous, une justice patriotique. »

Owendo : l’AIR lance la construction d’une passerelle de servitude au lieu-dit Wembley

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L’Alliance Indépendante pour le Renouveau (AIR) a lancé, ce week-end, les travaux de construction d’une passerelle de servitude au quartier Akournam 1, au lieu-dit Wembley. La cérémonie a été présidée par le professeur Pierre Daniel Indjendjé, président de l’AIR, en marge d’un match amical de football entre l’AS Olatano de l’AIR et l’équipe locale.

Depuis plusieurs années, les habitants d’Akournam 1 vivent les difficultés liées au canal qui traverse le quartier, véritable obstacle au quotidien. Plusieurs élèves ont même perdu la vie en tentant de le franchir. La nouvelle passerelle en béton, robuste et durable, répond donc à une attente de longue date et devrait améliorer la sécurité, la mobilité et la qualité de vie des riverains.

La cérémonie a rassemblé une foule nombreuse, illustrant l’adhésion populaire. « Grâce à ce pont, nos enfants iront à l’école sans craindre pour leur vie », ont témoigné des habitants de la zone dite Derrière-la-pédiatrie.

Pour le professeur Indjendjé, cette réalisation illustre la vision de l’AIR. « La politique ne doit pas seulement se résumer aux discours, mais se traduire par des actions qui changent la vie des populations », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’ouvrage, l’initiative symbolise un pont vers l’avenir, renforçant la cohésion sociale et facilitant la réussite scolaire comme les activités économiques.

Endamina Reteno Dossou, nouveau président de l’ASO Stade Mandji

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Un nouveau souffle s’annonce à la tête de l’Association sportive omnisport (ASO) Stade Mandji. Endamina Reteno Dossou vient d’en être nommé président, à la suite d’un arrêté signé par le Délégué spécial en charge de la gestion de la commune de Port-Gentil, Pierre Rizogo Rousselot, par ailleurs président d’honneur de l’équipe.

Cette désignation marque une volonté de redynamiser les clubs membres de l’Association et principalement le club de footbal resté aux portes d’une qualification en Coupe d’Afrique des clubs, derrière le FC 105, lors de la dernière saison.

Endamina Reteno Dossou n’est pas un novice au sein de la formation port-gentillaise. En 2015, il intègre l’encadrement en tant que Manager général. Trois ans plus tard, il est nommé vice-président du Conseil d’orientation (2018-2023), avant de se voir confier des responsabilités dans le recrutement. Plus récemment, il dirigeait la section football du club.

Pour ce mandat, le nouveau président sera entouré de Cyre Stéphane Nkolo Iningouet, désigné Secrétaire général, et de Steeve Renkegueza Yeno, qui prend le poste de Trésorier général. Ensemble, ils auront pour mission de donner un nouvel élan à l’ASO Stade Mandji et de renforcer ses ambitions sur la scène nationale et continentale.

L’annonce a suscité de nombreuses réactions positives dans le milieu sportif. Diego Ndoumbou, ancien président de la Ligue de football de l’Ogooué-Maritime (Lifom) et ex-président du Comité de normalisation de la Fegafoot, a salué cette nomination. « Félicitations au petit frère qui avait injustement été écarté de l’assemblée générale élective de la Lifom pour avoir refusé de tomber dans le tribalisme », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Avec cette nouvelle équipe dirigeante, les supporters du club de football Stade Mandji espèrent voir leur club renouer avec le haut niveau et retrouver une place de choix dans les compétitions africaines.

École Nationale de Police d’Owendo: 216 nouveaux officiers formés, une nouvelle génération entre dans les rangs

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216 élèves officiers de la promotion 2023 de l’École nationale de police d’Owendo ont reçu leurs parchemins à l’issue de 18 mois de formation, le 12 septembre. Pour leur parrain, le Général de brigade Denis Mikala Boutamba, cette cérémonie marque le début d’un engagement sans faille au service de la République.

« Ce moment doit rester gravé dans vos mémoires comme le point de départ d’un engagement sans faille », a déclaré le parrain de la promotion, le Général de Brigade Denis Mikala Boutamba. Par ces mots, il a tenu à rappeler que l’entrée dans la fonction policière n’est pas une simple étape administrative ou académique, mais un acte fondateur : celui d’un engagement moral, professionnel et citoyen.

La promotion, qui porte son nom, a été honorée lors d’une cérémonie officielle en présence du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, ainsi que de plusieurs personnalités civiles et militaires. Remise de galons, décorations, serment solennel et parade militaire ont rythmé l’événement, marquant l’entrée officielle de ces nouveaux officiers dans les rangs des forces de sécurité.

École Nationale de Police d'Owendo: 216 nouveaux officiers formés, une nouvelle génération entre dans les rangs

Oligui Nguema préside la fin de formation de 216 élèves officiers.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a également pris la parole pour rappeler les exigences de la fonction. « Votre mission au service de la cité doit être accomplie avec conscience, dans le respect strict des lois et règlements encadrant la coopération policière et le maintien de l’ordre public », a-t-il lancé à l’endroit des nouveaux officiers. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une police rigoureuse, responsable et proche des citoyens, à la hauteur des défis sécuritaires du pays.

Pour ces nouveaux officiers, il s’agit désormais d’incarner les valeurs de loyauté, discipline et intégrité au quotidien, dans un contexte où la confiance entre la population et les forces de l’ordre reste un enjeu majeur.

Une lueur d’espoir pour les travailleurs de Jad Béton

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Le ministre du Travail, Patrick Barbera Isaac, a effectué une visite d’inspection inopinée chez Jad Béton à Saint-Georges, le 11 septembre. Cette initiative, qui fait suite à des plaintes de la part des employés, a été accueillie avec un optimisme prudent par les ouvriers qui se sentent enfin entendus.

Accompagné de hauts fonctionnaires, le ministre a examiné en détail les conditions de travail, y compris les salaires, la sécurité, la qualité des équipements et le respect des obligations sociales. « Nous avons reçu un certain nombre de plaintes », a-t-il déclaré, reconnaissant l’urgence de la situation.

Pour les travailleurs, c’était une première historique. « Je suis ici depuis dix ans, depuis la création de l’entreprise, et c’est la première fois que je vois ça », a raconté Yess Marel Moussounda, un employé de longue date. Il a ajouté, utilisant une métaphore poignante, que les ouvriers ont l’impression d’« obtenir un parent », se sentant enfin protégés.

Une lueur d'espoir pour les travailleurs de Jad Béton

Pour Yess Marel Moussounda, la descente du ministre du Travail symbolise une reconnaissance des droits des employés.

Bien que l’entreprise soit moderne et dotée d’équipements performants, la gestion des ressources humaines semble être son point faible. Le rapport d’inspection est désormais attendu avec impatience, car il déterminera si cette visite se traduira par des actions concrètes et des engagements durables. Pour les employés, cette descente ministérielle est plus qu’une simple inspection : c’est un signe que leurs préoccupations sont prises au sérieux.