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Le Gabon veut moderniser son système de pensions en s’inspirant du modèle ivoirien

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, le 15 septembre, Denis Charles-Kouassi, directeur général de la Caisse des pensions de Côte d’Ivoire. Objectif : permettre au Gabon de s’inspirer du modèle ivoirien, jugé performant, afin d’améliorer la gestion des retraites et de répondre aux attentes des pensionnés gabonais.

Depuis plusieurs années, les retraités gabonais dénoncent des retards de paiement, un manque de transparence et l’insuffisance des réserves financières. Des difficultés qui fragilisent un système déjà confronté à l’allongement de l’espérance de vie et à une démographie croissante des fonctionnaires. Face à cette réalité, l’expérience ivoirienne apparaît comme une piste crédible : depuis près de 15 ans, la Caisse des pensions de Côte d’Ivoire affiche des excédents, investit dans des projets stratégiques et a su rassurer ses affiliés.

Le Gabon veut moderniser son système de pensions en s’inspirant du modèle ivoirien

Un espoir pour les retraités gabonais.

« Nous investissons auprès de l’État de Côte d’Ivoire, nous investissons dans les entreprises. Et dans cette expérimentation de fonds de pension, nous allons essayer de voir avec notre pays frère le Gabon, pour que la Caisse de pension du Gabon puisse emprunter ce chemin », a expliqué Denis Charles-Kouassi, Directeur général de la Caisse des pensions de Côte d’Ivoire.

Ce rapprochement entre Libreville et Abidjan traduit une volonté commune de mutualiser les expériences pour bâtir un système plus solide et plus juste. Pour les retraités gabonais, qui aspirent à une retraite digne après des années de service, ce projet représente un espoir de voir enfin la prévoyance sociale adaptée aux réalités du pays et tournée vers la sécurité de leurs vieux jours.

BEAC : vers une mobilisation des financements pour booster les entreprises gabonaises

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Réunis à Libreville pour la 3 réunion du conseil national économique et financier de la BEAC le 16 septembre, les acteurs économiques ont examiné la situation internationale, régionale et nationale. Le ministre d’État chargé des Finances et de l’Économie, Henri Claude Oyima, a insisté sur la nécessité de mettre à contribution tous les leviers financiers pour soutenir la croissance.

La 3ᵉ réunion du conseil national économique et financier de la BEAC a constitué un rendez-vous stratégique. Présidée par le ministre d’État Henri Claude Oyima, elle a permis de passer en revue les grands équilibres économiques et de réfléchir à des solutions concrètes pour stimuler l’activité nationale. « C’était l’occasion pour nous d’échanger, de voir comment on peut utiliser les ressources auprès de la banque centrale, des banques commerciales et des compagnies d’assurance pour accompagner de manière assez forte et dynamique nos entreprises », a souligné le membre du gouvernement.

Dans un contexte marqué par des défis internationaux et régionaux, l’objectif affiché est clair : canaliser les ressources financières disponibles pour soutenir les opérateurs économiques locaux. « Il s’agit d’atteindre l’objectif de croissance que nous souhaitons assez forte », a ajouté Henri Claude Oyima. Les discussions ont ainsi mis en avant la volonté de l’État d’impliquer tous les acteurs du système financier afin de renforcer l’accès des entreprises aux financements.

Les travailleurs de Gabon Télécom exigent le respect du protocole d’accord sur les dividendes

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Réunis en assemblée générale ce 17 septembre, les employés de Gabon Télécom, à travers leur syndicat Synatel, ont dénoncé le retard du versement des dividendes qui leur sont dus depuis 2015, ainsi que les difficultés liées à l’âge de départ à la retraite. Ils appellent l’État et la direction à respecter leurs engagements.

Lors de leur assemblée générale, les membres du Syndicat national des télécoms (Synatel) ont exprimé leur inquiétude face au non-versement des dividendes promis au personnel. Depuis 2015, un protocole d’accord signé avec l’État gabonais garantit aux employés 5 % des bénéfices de Gabon Télécom. Or, contrairement aux années précédentes, les fonds n’ont toujours pas été reversés cette année.

« Le paiement des dividendes intervient d’ordinaire entre juillet et août. Nous ne comprenons pas pourquoi, en 2025, il n’a toujours pas été effectué. Les travailleurs attendent légitimement leur part », a fustigé un responsable syndical. Selon le Synatel, la nouvelle procédure imposée par la Vème République, qui centralise toutes les recettes via le Trésor public, ne doit pas remettre en cause les acquis sociaux.

Si la direction et le ministère de l’Économie ont assuré que le paiement interviendrait avant le 30 septembre, le Synatel appelle à la vigilance afin que les droits acquis des travailleurs soient respectés. 

Inquiétudes sur l’âge de départ à la retraite

Par ailleurs, le syndicat a dénoncé l’application arbitraire de l’âge de départ à la retraite au sein de Gabon Télécom. Alors que la loi fixe désormais la limite à 62 ans, certains agents continuent d’être mis à la retraite à 60 ans, ce qui retarde la liquidation de leurs pensions. « La loi fixe désormais la retraite à 62 ans, mais certains agents de Gabon Télécom continuent d’être mis à la retraite à 60 ans. C’est une injustice qui prive les collègues de leurs droits et retarde la liquidation de leurs pensions », a dénoncé le Synatel.

Face à ces préoccupations le Synatel appelle l’État et la direction de Gabon Télécom à respecter les engagements pris afin de garantir la sérénité du climat social et la motivation des employés.

Oligui Nguema sonne l’heure de la maturité démocratique

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À l’ouverture de la campagne pour les élections législatives et locales, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a livré un discours solennel, marqué par un appel à l’unité et par la volonté d’ancrer la transition dans un cadre démocratique.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est adressé à la nation le 16 septembre dans une allocution qui restera comme un jalon politique majeur. À dix jours des scrutins législatifs et locaux, il a placé son discours sous le signe de la responsabilité citoyenne et de la consolidation de la démocratie.

« Le 27 septembre prochain, nous serons appelés aux urnes pour élire nos représentants au Parlement, ainsi que dans les conseils municipaux et départementaux. Ce rendez-vous électoral est d’une importance capitale. Il marque la fin officielle de la transition », a-t-il affirmé, donnant à ce scrutin une dimension historique.

Un appel à la paix et à la transparence

L’allocution présidentielle a insisté sur la nécessité de dépasser les antagonismes partisans. « Ces élections ne doivent pas être un facteur de division, mais un moment d’expression démocratique, de dialogue républicain, de respect et de paix. » En rappelant que voter est « un droit fondamental et un devoir civique », le chef de l’État a cherché à replacer chaque citoyen au cœur de la construction nationale.

Sur un ton personnel, Oligui Nguema a confié qu’il ne sera pas présent le jour du scrutin pour des « raisons d’agenda diplomatique », mais qu’il accomplira son devoir par procuration. Une manière de montrer l’exemple tout en rappelant la souplesse du Code électoral.

Dans un contexte où l’opinion publique attend des garanties de transparence, le président a tenu à rassurer. « Ces élections se dérouleront dans la transparence, à l’image de l’élection présidentielle du 12 avril dernier. Des observateurs nationaux et internationaux seront présents », a-t-il annoncé.

L’exigence d’une campagne constructive

Au-delà de l’appel aux électeurs, le chef de l’État a également interpellé la classe politique. « J’invite tous les candidats engagés à mener une campagne apaisée, fondée sur des idées et des propositions, et non sur l’invective », a déclaré Oligui Nguéma.

Enfin, concluant sur une note spirituelle et patriotique, il a exhorté les Gabonais à faire du 27 septembre « un nouveau témoignage de notre maturité démocratique »

À travers ce discours, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenté de fixer le ton d’une campagne qu’il souhaite apaisée et constructive, tout en inscrivant l’acte électoral dans une dynamique de rupture avec les pratiques passées. Reste désormais à savoir si les acteurs politiques et les électeurs répondront à cet appel à la responsabilité et à l’unité.

AGASA : le SYNATA dénonce des dérives de gouvernance et un non-respect des accords

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Après avoir suspendu son préavis de grève en août pour privilégier le dialogue, le SYNATA accuse aujourd’hui la Direction générale de l’AGASA de violer les accords signés sous la supervision du ministère de l’Agriculture. Le syndicat dénonce des pratiques « arbitraires » et « contraires aux règles de bonne gouvernance ».

Le Syndicat national des travailleurs de l’Agriculture (SYNATA) a dénoncé le 16 septembre 2025 les « dérives » de la Direction générale de l’AGASA. Selon lui, malgré la signature d’un protocole d’accord le 28 juillet dernier et les recommandations issues du comité paritaire, la Direction générale « n’a cesse de transgresser » les engagements pris. « Tout ceci nous démontre à suffisance la volonté de la Direction générale actuelle de poursuivre sur sa lancée non éthique et de défiance institutionnelle », a fustigé le syndicat.

Dans son communiqué, le SYNATA évoque notamment des décisions et notes de service prises en violation du procès-verbal des négociations, pointant des pratiques de népotisme et de clientélisme. « Ces pratiques arbitraires caractérisées par du clientélisme et la création de mesures contraires aux règles de bonne gouvernance compromettent gravement le fonctionnement et la crédibilité de l’AGASA », dénonce l’organisation syndicale.

Face à ce qu’il qualifie de « mépris des institutions et des droits des agents », le SYNATA annonce avoir déposé un nouveau préavis de grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Le syndicat appelle les agents à « rester mobilisés pour le respect des textes en vigueur et la prise en compte des recommandations issues du comité paritaire supervisé par le ministère de tutelle ».

SOGADA : Opiangah relance l’agro-industrie pour soutenir la souveraineté alimentaire du Gabon

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En inaugurant une nouvelle unité de production ultramoderne ce 15 septembre 2025, Hervé Patrick Opiangah et la Société Gabonaise de Développement Agricole (SOGADA) affichent leur ambition : renforcer l’autosuffisance alimentaire du pays et accompagner la politique gouvernementale de réduction des importations.

Depuis sa création en 2013, la Société gabonaise développement agricole (SOGADA)installée sur son site de Meyang, dans la commune de Ntoum, a investi près de 16 milliards de FCFA pour moderniser l’agro-industrie nationale. Avec ses nouvelles installations, dotées de technologies sud-africaines et de dernière génération, l’entreprise entend accroître sa capacité de production et répondre concrètement aux besoins de consommation du marché local. « Les premiers bâtiments industriels, c’est une technologie sud-africaine, la deuxième technologie est de dernière génération », a déclaré Hervé Patrick Opiangah, président-directeur général de la société.

Au-delà de la dimension industrielle, ce projet s’inscrit dans une stratégie politique de souveraineté alimentaire. En misant sur la production locale de maïs et de soja, la SOGADA veut accompagner l’État dans son objectif d’indépendance face aux importations. « Le fait de planter nous-même du maïs et du soja dans notre pays va aider notre gouvernement gabonais à atteindre ses objectifs, car nous tous nous aspirons à cette souveraineté alimentaire », a poursuivi Opiangah. Une dynamique qui tombe à point nommé alors que le Gabon a décidé de mettre fin à l’importation du poulet de chair d’ici janvier 2027, renforçant ainsi le rôle de l’agro-industrie nationale dans la diversification économique et la sécurité alimentaire.

En outre, le président de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS), originaire du Haut-Ogooué, avait été éclipsé par des démêlés judiciaires qu’il a toujours dénoncés comme un règlement de comptes. En affichant sa résilience à travers ce projet, il envoie un signal fort : celui d’un acteur qui entend demeurer incontournable dans le paysage gabonais.

Économie verte : la stratégie carbone du Gabon prend forme

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Le Gabon confirme son positionnement comme modèle continental en matière de contribution carbone. A travers des projets énergétiques et une vision tournée vers l’économie verte, le pays cherche à conjuguer développement et préservation de l’environnement.

Le 15 septembre 2025, lors de la pose de la première pierre de la centrale thermique à gaz d’Owendo, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé la nécessité de concilier développement économique et protection de l’environnement. Pour le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, « le choix du gaz naturel pour cette centrale n’est pas anodin. Le gaz est une source d’énergie plus propre que les combustibles fossiles traditionnels, ce qui permet de réduire notre empreinte carbone et de contribuer à la lutte contre le changement climatique ».

Dans cette dynamique, le Gabon déploie sa stratégie de contribution carbone à travers l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte (Agadev). « La contribution carbone illustre la volonté du Gabon de bâtir une économie moins dépendante des hydrocarbures, fondée sur la valorisation durable des ressources naturelles et sur la transition écologique », affirme sa directrice générale, Scyrielle Sende Etali.

A terme, le pays espère engranger plus de 20 milliards FCFA de recettes annuelles, entièrement consacrées aux investissements verts, au développement de filières durables et à l’innovation. Un signal fort, qui, selon Scyrielle Sende Etali, « permettra au Gabon de devenir un centre de croissance verte en Afrique et de confirmer son rôle de pionnier sur la scène continentale ».

Hermann Immongault rassure sur le bon déroulement des élections du 27 septembre

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Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, s’est adressé ce 16 septembre à la presse. A la veille de l’ouverture de la campagne des législatives et locales, il a fait le point sur l’organisation du scrutin et a insisté sur la volonté des autorités de garantir des élections « crédibles et exemplaires ».

Dès le début, il a rappelé les mots du Chef de l’État, qui a appelé à « maintenir le cap » dans la construction d’une démocratie forte. Dans ce sens, le ministre a mis en avant quatre priorités : exemplarité, discipline, rigueur et transparence.

Le point sur la liste électorale

Le ministre a donné les chiffres issus de la révision des listes électorales : 18 170 nouveaux inscrits, 124 472 changements de bureau de vote, 234 radiations judiciaires, 383 pour décès et 13 682 mises à jour. « Seules les demandes avec justificatifs valables ont été prises en compte », a-t-il précisé, pour montrer le sérieux de l’opération.

Sur les dossiers de candidatures, Hermann Immongault a reconnu que la centralisation n’a pas été simple. C’est pourquoi le délai avait été exceptionnellement prolongé de deux jours. Au final, plus de 800 candidatures ont été validées pour 145 sièges de députés et plus de 18 000 pour les 3 078 postes de conseillers locaux.

Règles de campagne et organisation du vote

La campagne électorale, qui se déroulera du 17 au 26 septembre, devra respecter les règles du code électoral. Sont interdits les propos injurieux, diffamatoires, violents ou incitant à la fraude. « La crédibilité de notre démocratie en dépend », a mis en garde le ministre.

Pour faciliter le vote, une nouvelle organisation est prévue : deux électeurs entreront en même temps dans le bureau, l’un pour les législatives et l’autre pour les locales, avant d’échanger leurs circuits.

Un dépouillement en toute transparence

Côté transparence, le dépouillement se fera dans chaque bureau, en présence des représentants des candidats, des partis, des médias et des observateurs. Une « nuit électorale » est aussi prévue pour diffuser en continu les résultats provisoires.

Hermann Immongault a rappelé l’importance du scrutin du 27 septembre : il permettra de mettre en place la première Assemblée nationale de la Ve République et de renouveler les conseils locaux. « Ce ne sera pas seulement un jour de vote, mais un moment fort de notre démocratie », a-t-il conclu.

A Port-Gentil, Bernard Apérano en solo pour conquérir le 3e arrondissement

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Avec l’ouverture de la campagne ce 17 septembre, le paysage politique de Port-Gentil s’anime. Une figure bien connue, Bernard Apérano, ancien maire de la ville, fait un retour remarqué.
Le leader de la plateforme citoyenne Mandji Indépendant se présente en tant que candidat indépendant dans le 3e arrondissement. Cette démarche audacieuse bouscule l’ordre établi et suscite un vif intérêt à l’approche du scrutin du 27 septembre.

Surnommé « Apé » par les habitants, Bernard Apérano a laissé une empreinte durable sur la capitale économique du Gabon. En tant que maire, il est à l’origine de la modernisation des marchés Balise et Grand Village, du pavage de plusieurs routes, de l’assainissement du front de mer et de bien d’autres réalisations, ce qui lui a valu sa réputation de « bâtisseur ». C’est également un stratège politique aguerri, qui a permis par le passé à son ancien parti, le PDG, de s’imposer dans des bastions traditionnellement tenus par l’opposition.

Aujourd’hui, il fonde sa campagne sur la proximité. Avec son équipe de Mandji Indépendant, il privilégie le porte-à-porte, une méthode qu’il juge essentielle pour créer un lien direct avec les habitants. « Nous sommes à l’écoute des populations pour recueillir leurs préoccupations et leurs idées. C’est ensemble que nous construirons un avenir meilleur pour notre cité », explique-t-il, mettant l’accent sur l’importance de ces échanges.

A Port-Gentil, Bernard Apérano en solo pour conquérir le 3e arrondissement
Angel Atsiémi (gauche), suppléante de Bernard Apérano, et Akendengue Djeni, tête de liste aux locales, les femmes occupent une place importante au sein de Mandji Indépendance

Une vision au-delà des partis politiques

Le candidat insiste sur sa vision non partisane de la politique. « Ce n’est pas une affaire de formation politique », affirme-t-il. « Chaque Gabonais à son niveau doit participer à la construction de notre pays ». Son ambition est claire : être le porte-voix des habitants de Port-Gentil et apporter son soutien au président Oligui Nguéma, dans la refondation du Gabon.

Accompagné d’Angel Atsiémi comme suppléante, Bernard Apérano a également constitué une liste pour les élections locales. Cette initiative de la plateforme Mandji Indépendant est menée par Annie Edwige Akendengue Djeni et rassemble des personnalités reconnues pour leur expertise, comme Boniface Ndjaou, Damien Liguindou Mihindou et le chirurgien Yvon Brice Etoughe Mebiame.

A Port-Gentil, Bernard Apérano en solo pour conquérir le 3e arrondissement
L’équipe de Mandji Indépendant, menée par Bernard Apérano, dans une opération de porte-à-porte pour rencontrer les habitants du 3e arrondissement

Avec un scrutin imminent, Apérano fait le pari de la confiance et de la proximité. Son retour sur la scène politique promet une compétition intense et pourrait bien redessiner la carte électorale du 3e arrondissement de Port-Gentil. « Nous avons la possibilité de bâtir un avenir meilleur pour notre communauté, un avenir où chaque voix compte et chaque rêve à sa place », conclut-il, résolument optimiste.

Elections législatives et locales : Anastasie Maganga, une candidate du terrain pour le 2e à Port-Gentil

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Avec l’ouverture de la campagne électorale ce mercredi 17 septembre, pour les élections du 27 septembre 2025, Anastasie Maganga, candidate de la Majorité bloquante, se présente dans le 2e arrondissement de Port-Gentil. Colistière et suppléante de Cédrique Tchissambou Tchissambou, elle mise sur son expérience et son engagement associatif pour convaincre les électeurs.

Anastasie Maganga a forgé son expérience non pas dans les couloirs du pouvoir, mais au sein même du 2e arrondissement, où elle a toujours vécu. Professionnelle de l’administration et de la comptabilité dans le secteur pétrolier, elle a développé une rigueur et un sens du pragmatisme qu’elle souhaite appliquer à la gestion publique.

« J’ai acquis toute mon expérience ici même à Port-Gentil », affirme-t-elle, insistant sur le fait que ses compétences sont un atout pour la ville. Son engagement a débuté en 2023, la menant à rejoindre un mouvement qu’elle décrit comme un espace d’engagement au service du peuple.

L’abandon du 2e arrondissement, un triste constat

Le cœur de son discours repose sur un constat alarmant : le sentiment d’abandon qui frappe son arrondissement, pourtant crucial pour l’économie de la ville. Elle dresse un état des lieux sans concession : routes impraticables, coupures récurrentes d’eau et d’électricité, manque criant d’infrastructures de loisirs, écoles en délabrement et une gestion des déchets chaotique.

Au-delà des infrastructures, elle dénonce également les drames humains souvent ignorés, citant le cas des personnes handicapées ou des jeunes exclus, victimes de la délinquance et du chômage.

Une vision sociale et humaine

Face à ces défis, Anastasie Maganga propose des solutions concrètes, fortement ancrées dans l’action sociale. À travers ses associations, Ybanu et Les Cœurs Bleus, elle œuvre déjà à aider les femmes à créer des activités génératrices de revenus et à réinsérer les jeunes exclus du système scolaire ou vivant dans la rue.

Son programme pour la collectivité locale inclut également la création de services de neuropsychiatrie et de gériatrie, répondant à des besoins de santé publique urgents.

L’engagement pour un changement éthique

Candidate aux municipales et suppléante aux législatives aux côtés de Cédrique Tchissambou Tchissambou, elle exprime son admiration pour ce dernier qu’elle voit comme un « leader authentique ». Ensemble, ils partagent la vision de transformer la gestion de la commune en une « entreprise éthique, transparente et respectueuse des lois ». À l’Assemblée nationale, elle s’engage à défendre les droits des consommateurs et de l’ensemble des populations.

En conclusion, Anastasie Maganga lance un appel direct aux électeurs du 2e arrondissement. Elle les exhorte à voter avec leur conscience pour dire « stop » à ceux qui ont failli à leurs promesses. Pour elle, cette élection est une occasion historique de choisir une nouvelle voie. « Nous vous demandons votre confiance », déclare-t-elle, promettant de bâtir un « 2e arrondissement plus fort, plus juste et plus digne de nous ».