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Gabon : L’axe PK 8–Nyali fermé pour travaux de réhabilitation

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Longtemps délaissé, l’axe stratégique, à Libreville, reliant le PK 8 au quartier Beau-Séjour est désormais interdit à la circulation. Ce chantier, attendu de longue date, marque une nouvelle étape dans le programme de modernisation des voiries urbaines de la capitale.

Fini le calvaire des nids-de-poule pour les riverains du 5e arrondissement. Des paravents barrent désormais les accès menant du feu tricolore du PK 8 vers le quartier Beau-Séjour. Sur place, des ouvriers orientent les automobilistes, contraints de faire demi-tour. Seuls les usagers se rendant aux « Deux-Écoles » bénéficient d’un accès limité jusqu’à la zone de chantier, où le déploiement des engins est déjà effectif.

Cette fermeture répond à une urgence infrastructurelle. L’axe, marqué par de profondes crevasses, était le théâtre quotidien d’embouteillages monstres et de pannes mécaniques. Ce tronçon est pourtant vital pour la mobilité urbaine : il dessert des points névralgiques tels que les quartiers Awendjé et Mindoubé, l’hôpital égypto-gabonais ou encore le CES de Mindoubé.

À noter que la bretelle reliant le Carrefour André à la voie de Mindoubé fait également l’objet de travaux de réfection simultanés.

Une ville en chantier

Si certains habitants déplorent le retard pris dans le déclenchement de ces travaux, la présence du matériel lourd sur le site suscite un réel soulagement. Pour les riverains comme pour les transporteurs, l’espoir d’une route praticable l’emporte sur les désagréments temporaires. Pour l’heure, les usagers prennent leur mal en patience, dans l’attente d’une livraison qui devrait fluidifier durablement le trafic dans cette zone sud de Libreville.

Infos pratiques : Comment circuler pendant les travaux ?

Pour pallier la fermeture de l’axe principal PK 8 – Nyali, les autorités et les usagers recommandent les alternatives suivantes. Vers Mindoubé/Awendjé, il est conseillé de privilégier l’axe passant par le Carrefour IAI ou de contourner par la zone dite Gaboprix d’Ozangué pour rejoindre le CES de Mindoubé.

Accès local (Deux-Écoles). La circulation reste tolérée pour les riverains jusqu’au niveau des Deux-Écoles, mais le passage vers le PK 8 est strictement bloqué au-delà de ce point.

Transports en commun : de nombreux « clandos » et taxis modifient leurs terminus habituels. Soyez vigilants aux signalisations temporaires et aux indications des ouvriers sur site pour éviter les manœuvres dangereuses.

Gabon : l’Église internationale Nazareth réunie en prière dominicale

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L’Église internationale Nazareth, située dans la commune d’Akanda, a célébré son culte dominical ce dimanche 22 février 2026, fidèle à son rendez-vous hebdomadaire de prière et de communion spirituelle. De nombreux fidèles ont effectué le déplacement pour prendre part à ce moment de recueillement marqué par des chants de louange, des temps d’adoration et des prières collectives.

Gabon : l’Église internationale Nazareth réunie en prière dominicale

La célébration a été dirigée par le révérend pasteur Georges Bruno Ngoussi, entouré des responsables de l’église et des membres du ministère d’animation. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, les fidèles ont été invités à renforcer leur foi et à placer leur confiance en Dieu face aux défis du quotidien.

Lors de son message évangélique, le révérend pasteur Georges Bruno Ngoussi a exhorté les croyants à vivre selon les valeurs chrétiennes, notamment l’amour du prochain, le pardon et la persévérance dans la foi. Il a insisté sur l’importance de la prière comme fondement de la vie spirituelle, rappelant que « la foi doit se traduire par des actes concrets au quotidien ». Son enseignement a également encouragé les fidèles à rester unis et solidaires au sein de la communauté.

Le culte s’est achevé par des prières de bénédiction et d’intercession en faveur des familles, des autorités et de la nation. Comme chaque dimanche, ce rassemblement spirituel a permis aux participants de repartir réconfortés et fortifiés, dans un esprit de paix et d’espérance.

Gabon : le réveil de la Louétsi-Wano passe par l’union et la terre

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Réunis en assemblée générale extraordinaire le 21 février à Libreville, « Les Bâtisseurs louvanois » ont tracé les contours d’une nouvelle ambition pour leur département. Entre souveraineté alimentaire et cohésion sociale, l’association entend briser les monopoles et redonner aux locaux les clés de leur économie.

C’est dans le cadre solennel de la Chambre de commerce de Libreville que les ressortissants de la Louétsi-Wano (province de la Ngounié) se sont donné rendez-vous. Sous l’impulsion du président de l’association les Bâtisseurs louvanois, Steve Delbra Ndjota-Ndjota, cette rencontre n’était pas qu’une simple formalité administrative, mais un véritable « moment de vérité ».

Le constat est sans appel : pour se développer, la Louétsi-Wano doit reprendre le contrôle de son assiette. L’association a placé la relance des cultures de l’arachide et de la patate douce à Lébamba en tête de ses priorités.

177 membres mobilisés pour bâtir l’avenir du département de la Louétsi-Wano.
177 membres mobilisés pour bâtir l’avenir du département de la Louétsi-Wano.

Le défi reste, toutefois, structurel. « La chaîne de distribution demeure verrouillée par des opérateurs expatriés », a-t-on déploré durant les travaux.

Face à ce verrouillage qui freine l’essor des producteurs locaux, les Bâtisseurs prônent une riposte organisée : produire, transformer et consommer local pour garantir une véritable souveraineté économique et la sécurité alimentaire.

« Un bilan n’est pas seulement un regard vers le passé, c’est un acte de maturité collective », a martelé Steve Delbra Ndjota-Ndjota devant l’assemblée de 177 membres actifs.

Football et lutte contre l’exode rural

Le développement ne se jouera pas que dans les champs. L’association mise également sur le sport pour cimenter la solidarité intergénérationnelle. En partenariat avec Ndoti Club, une structure d’encadrement et de développement du sport chez jeunes pour lutter contre la consommation des stupéfiants et la dépravation sexuelle, un tournoi de football est déjà programmé en août prochain à Lébamba.

L’objectif est double : renforcer la cohésion sociale entre les fils et filles du département ; freiner l’exode rural en redonnant de l’attractivité et de l’espoir à une jeunesse souvent tentée par le départ vers les grandes métropoles.

Pour transformer les idées en projets concrets, « Les Bâtisseurs louvanois » misent sur la structuration. Une fiche d’enregistrement a été ouverte et mise à la disposition des membres pour soumettre leurs initiatives. L’idée est de fédérer les coopératives isolées en une force collective capable d’attirer des investissements durables.

La prochaine étape de cette mobilisation se jouera sur le terrain. Une rencontre similaire est prévue à Lébamba. Un signal fort pour signifier que le changement ne se décrète pas depuis la capitale, mais s’écrit avec ceux qui font vivre le département au quotidien.

Gabon : Estelle Blanche Lepanda prend les rênes de la COSYGA

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La Confédération Syndicale Gabonaise (COSYGA) a achevé son congrès statutaire ce samedi 21 février 2026 à Libreville. Placée sous le signe de la « modernisation », cette rencontre a porté Estelle Blanche Lepanda à la tête du secrétariat général, marquant un tournant historique pour la centrale.

L’ère de la refondation est lancée. Après deux jours de travaux intensifs au siège de l’organisation, les délégués ont tranché : c’est Estelle Blanche Lepanda qui dirigera désormais la COSYGA. Figure familière de la confédération depuis 2012, son élection est perçue par la base comme une alliance stratégique entre « continuité et renouveau ».

Celle que les congressistes décrivent comme une « enfant de la maison » a su convaincre par son parcours de militante engagée. A l’annonce des résultats, la nouvelle secrétaire générale a laissé poindre une vive émotion : « Je ressens une profonde gratitude et une grande responsabilité. La COSYGA est ma famille… C’est un honneur immense que je mesure pleinement », a-t-elle déclaré devant une assemblée conquise.

Face aux défis qui attendent le monde du travail au Gabon, la nouvelle dirigeante prône le rassemblement. Son leitmotiv ? Une action syndicale de proximité, portée par la transparence et la solidarité. « Je serai la secrétaire générale de tous », a-t-elle martelé, appelant à tourner la page des divisions pour se concentrer sur l’avenir.

Estelle Blanche Lepanda
Estelle Blanche Lepanda face à la presse après sa victoire.

Vers une syndicalisme « 2.0 »

Au-delà de l’aspect humain, ces assises ont permis d’acter des réformes structurelles majeures. Les résolutions adoptées dessinent le nouveau visage de la COSYGA : digitalisation accrue des outils syndicaux ; renforcement de la gouvernance interne ; amélioration de la représentativité dans le dialogue social national.

Estelle Blanche Lepanda élue avec 37,73% face à Brice et Damas Masselé.
Estelle Blanche Lepanda élue avec 37,73% face à Brice Brice Ngomanda et Damas Masselé.

Pour les observateurs, ce congrès clôt une période de transition complexe. En choisissant une personnalité issue de ses rangs historiques, la COSYGA envoie un signal fort de stabilisation. L’ambition est désormais claire : restaurer la discipline organisationnelle et peser davantage dans les négociations sociales au service des travailleurs gabonais.

[Tribune Libre] Le péril numérique : quand la case du voisin brûle

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Suite à la décision de la Haute autorité de la communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux au Gabon le 17 février 2026, Nadia Christelle Koye, sénatrice de Mulundu, livre son analyse dans nos colonnes. Elle y dénonce la dangerosité d’outils ayant longtemps bénéficié d’une trop grande impunité, au point de détruire des carrières et d’entacher l’honneur de citoyens. Pour l’élue, cette mesure de régulation est un acte de justice nécessaire pour « remettre les pendules à l’heure. »

Une sagesse Nzebi enseigne que lorsque tu vois la case de ton voisin brûler, tu dois l’aider à éteindre le feu avant que les flammes ne se propagent chez toi. Cet aphorisme traduit l’impérieuse nécessité de résorber les dérives numériques avant qu’elles ne consument notre « vivre-ensemble » et notre cohésion sociale.

Depuis longtemps, des voix s’élèvent pour dénoncer l’absence de contrôle, de régulation et de responsabilisation dans l’usage des réseaux sociaux. Ces interpellations se sont butées au mutisme coupable des autorités compétentes. Elles se sont heurtées au silence hypocrite d’une opinion insensible aux cris de détresse, au désespoir et à la honte des personnes jetées en pâture à un tribunal numérique sans règles. Ce tribunal condamne à la mort sociale et professionnelle des citoyens impuissants face à la dictature des « J’aime ».

Entre opportunité économique et déni de dignité

Attention, il ne s’agit pas ici de remettre en cause l’utilisation saine des réseaux sociaux, qui permettent à des milliers de personnes d’exercer des activités professionnelles lucratives. Il ne s’agit pas d’occulter le fait que ces plateformes sont devenues un substrat indéniable de la sociabilité des Gabonais, ni de méconnaître l’incidence économique majeure de l’économie numérique.

Mais il ne s’agit pas non plus de disculper les méfaits des violences virtuelles. Ces violences sont quotidiennes, évidentes, dégradantes et parfois même meurtrières. Elles troublent l’ordre public et violent la Loi fondamentale, notamment son article 1er, alinéa 1, qui dispose que : « chaque citoyen a le droit au libre développement de sa personnalité, au respect de sa dignité […] Toutes formes de torture, de peine ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant sont interdites ».

Pourtant, ces traitements dégradants sont perpétrés chaque jour dans une indifférence totale. C’est devenu un spectacle gratuit auquel beaucoup participent avec délectation à coups de « likes » et de partages. Un spectacle qui expose les institutions de la République, fragilise l’autorité de l’État et inflige des sévices moraux aux notables, aux familles et aux enfants. Tout cela au mépris de nos valeurs, sous le couvert d’une liberté d’expression devenue l’alibi de la barbarie numérique.

Le rappel à l’ordre, la fin de l’impunité

Alors oui, la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) est venue siffler la fin d’un jeu sans règles. Un jeu dangereux où l’espace public s’élargit au-delà de nos frontières sans aucune responsabilité. Un jeu où la quête de reconnaissance médiatique justifie la diffusion d’informations erronées. Un jeu, enfin, où les auteurs de crimes et délits numériques pensaient échapper à toute sanction pénale.

Cette décision peut paraître douloureuse par sa forme ou sa brutalité, mais elle a vocation à rétablir l’ordre public. Elle permet à la puissance publique de reprendre le contrôle de cette jungle afin de respecter l’article 1er, alinéa 14 de la Constitution, qui prévoit que « la loi encadre l’usage de l’informatique […] pour sauvegarder l’humanité, l’intimité personnelle des personnes ainsi que le plein exercice de leurs droits ».

En conséquence, il est impératif d’agir vite pour réguler, contrôler et protéger les citoyens ainsi que l’État contre les dérives numériques et la manipulation hostile de notre espace informationnel.

Nadia Christelle Koye, Sénateur du département de Mulundu (Ogooué-Lolo)

Gabon : A Alénakiri Pavé, l’eau potable est un mirage, le puits un danger

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Dans ce quartier populaire de la commune d’Owendo, l’eau courante a déserté les foyers. Pour survivre, les habitants creusent des puits de fortune au mépris des risques sanitaires. Entre promesses non tenues et peur des maladies, le quotidien des populations est devenu un combat pour un droit fondamental.

À Alénakiri Pavé, les robinets ne sont plus que des éléments de décoration. Depuis trop longtemps, les populations vivent sans eau courante, une situation qui dépasse l’entendement et épuise la capacité d’indignation des résidents. Face à cette pénurie persistante, les ménages se tournent vers l’ultime recours : le puits.

Ces solutions de fortune, creusées à la hâte dans les cours des concessions, représentent un danger immédiat. Souvent situés à quelques mètres seulement des fosses septiques, ces points d’eau sont de véritables bombes sanitaires à retardement. L’eau extraite, ni contrôlée ni traitée, est pourtant utilisée pour tout : la toilette, la cuisine et même la consommation.

Le risque de maladies hydriques plane sur chaque foyer. « Nous sommes abandonnés à notre sort », confie une habitante sous couvert d’anonymat. Un cri du cœur qui résume le sentiment de délaissement d’un quartier à bout de souffle.

Gabon : A Alénakiri Pavé, l’eau potable est un mirage, le puits un danger

Le poids des promesses

Les autorités avaient pourtant promis un changement. Mais sur le terrain, les actes peinent à suivre les discours. Si l’argument des « difficultés héritées du passé » a longtemps servi d’explication, il ne convainc plus personne. Depuis le 30 août 2023, le vent d’espoir qui souffle sur le Gabon tarde à rafraîchir les gosiers d’Owendo. Près de deux ans après, la question reste la même, lancinante : « Jusqu’à quand va durer ce calvaire ? »

L’accès à l’eau potable n’est ni un luxe, ni une faveur, mais un droit humain fondamental. À Alénakiri Pavé, on ne demande pas l’impossible, simplement l’accès à une eau propre et durable. Au-delà de l’enjeu local, c’est toute la crédibilité de l’action publique qui est ici mise à l’épreuve.

Le cas d’Alénakiri Pavé n’est malheureusement pas isolé. Il est le miroir d’un malaise plus profond : celui d’un État dont les populations attendent encore qu’il réponde aux besoins les plus essentiels.

Gabon : L’ONAD muscle sa lutte contre le dopage

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Afin de s’aligner sur les standards internationaux, l’Organisation Nationale Antidopage du Gabon (ONAD Gabon) lance une formation d’agents de contrôle du 4 au 7 mars prochain à Libreville. Un enjeu de crédibilité majeur pour le sport national.

Le sport gabonais passe à l’offensive pour protéger son intégrité. L’Organisation Nationale Antidopage (ONAD Gabon) a annoncé, le 18 février à Libreville, l’ouverture d’une session de formation spécialisée pour les futurs Agents de contrôle du dopage (ACD). Le rendez-vous est fixé du 4 au 7 mars 2026 dans l’enceinte de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS).

Cette initiative ne se limite pas à un simple renforcement technique. Elle répond à une urgence stratégique : la mise en conformité du Gabon avec les exigences mondiales. Aujourd’hui, le respect strict des protocoles antidopage est le « billet d’entrée » indispensable pour participer aux grandes compétitions internationales.

Dans un sport moderne marqué par des calendriers surchargés et une pression médiatique constante, la tentation du recours aux substances interdites (stimulants, anabolisants, hormones de croissance) reste une menace réelle. En formant des experts locaux, le Gabon entend prévenir ces dérives et garantir une équité sportive totale.

Un investissement pour la souveraineté sportive

« La crédibilité est un capital aussi précieux que les médailles », résume l’institution. Au-delà de la surveillance, il s’agit d’un enjeu de souveraineté. En renforçant son propre dispositif de contrôle, le pays envoie un signal de sérieux aux fédérations internationales et assure la protection de ses propres athlètes face aux réalités d’un système sportif mondialisé.

La formation est ouverte aux profils masculins et féminins souhaitant s’investir dans l’éthique sportive. Les candidats ont jusqu’au 3 mars 2026 pour soumettre leur dossier complet. Les frais de participation sont fixés à 30 000 francs CFA.

Avec cette nouvelle promotion d’agents de contrôle, l’ONAD Gabon pose un acte fondateur pour l’avenir, celui d’un sport national propre, performant et respecté sur la scène africaine et mondiale.

Gabon : La Taxe forfaitaire d’habitation devant le juge constitutionnel

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L’avenir de la controversée Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) est désormais entre les mains des juges constitutionnels. Auditionné le 17 février dernier, le ministre de l’Économie, Thierry Minko, a vigoureusement défendu la légalité de ce prélèvement, contesté par l’ancien député Jean-Valentin Leyama.

Le bras de fer juridique autour de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) entre dans sa phase décisive. Saisie le 28 janvier par Jean-Valentin Leyama, ancien député de la Transition, la plus haute juridiction du pays a procédé à l’audition du gouvernement.

L’audience, conduite par le président de la Cour, Dieudonné Aba’a Owono, a permis au ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, de répondre point par point aux griefs d’inconstitutionnalité soulevés par le requérant.

« Une taxe de service, pas un impôt »

Le cœur du débat réside dans la nature juridique du prélèvement. Là où Jean-Valentin Leyama voit un impôt déguisé instauré sans base légale suffisante, le gouvernement invoque une simple taxe. Devant les juges, Thierry Minko a soutenu que la TFH constitue la contrepartie directe de services publics de proximité.

Selon l’argumentaire gouvernemental, ces fonds sont destinés au financement des infrastructures collectives : entretien routier, réseaux d’eau et d’électricité, ramassage des ordures ménagères et sécurité urbaine. Pour l’exécutif, la TFH profite donc directement aux usagers, qu’ils soient propriétaires ou locataires.

Le ministre a également balayé les accusations de contournement législatif. Le camp Leyama soutient que le gouvernement aurait outrepassé ses droits en fixant par voie réglementaire ce qui relève du domaine de la loi, enfreignant ainsi les articles 381 et 382 du Code général des impôts.

En réplique, Thierry Minko a précisé que les critères retenus, tels que la zone géographique ou la puissance des compteurs électriques, ne constituent que des « modalités d’application » techniques. Selon lui, ces éléments ne déterminent ni la base ni le taux d’imposition, restant ainsi conformes au cadre légal.

Il revient désormais aux juges constitutionnels de trancher sur la conformité de cette taxe à la Loi fondamentale. Une décision très attendue par l’opinion publique, alors que la pression fiscale demeure un sujet sensible au Gabon.

Gabon : Le grand retour du National-Foot

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Le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a réuni les instances du football national pour sceller la reprise de la compétition. Si le calendrier précis reste à confirmer, l’engagement de l’Etat et la volonté de réforme marquent un tournant pour le football local.

L’attente touche à sa fin pour les amoureux du ballon rond au Gabon. A l’issue d’une séance de travail décisive tenue au ministère des Sports, Paul Ulrich Kessany a officiellement ouvert la voie à la relance du National-foot. Autour de la table : la Linafp, la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) et les présidents de clubs, tous mobilisés pour définir les modalités financières et organisationnelles de ce redémarrage.

Un constat de fragilité

Le constat dressé par le ministre est sans appel : l’arrêt prolongé des compétitions a durement impacté le niveau des joueurs et la compétitivité du pays. « Il est impossible de bâtir un football solide sans championnat régulier », a martelé le membre du gouvernement. Cette reprise est donc perçue comme une bouffée d’oxygène indispensable pour remettre les talents locaux sous les projecteurs.

Sous l’impulsion du président de la République, le gouvernement s’engage à encadrer étroitement cette nouvelle ère. Au-delà du simple jeu, Paul Ulrich Kessany appelle à une révolution structurelle basée sur la transparence, la bonne gouvernance et la culture du résultat.

Côté finances, l’État assurera le financement de cette saison de transition, avec un objectif clair : accompagner la Linafp et les clubs vers une autonomie financière progressive afin de ne plus dépendre exclusivement des deniers publics à l’avenir.

Si le principe de la reprise est acté, le suspense demeure sur le jour du coup d’envoi. Le président de la Linafp a annoncé la tenue imminente d’une réunion d’urgence avec la Fegafoot pour valider le calendrier définitif. Les supporters, eux, ont déjà le regard tourné vers le stade.

Gabon : Vers une « mue » historique pour la COSYGA?

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La Confédération syndicale gabonaise (COSYGA) a lancé, ce vendredi 20 février 2026, son congrès statutaire. Entre velléités de modernisation et impératif de cohésion, la doyenne des centrales syndicales joue son avenir sur deux jours de débats intenses.

C’est un tournant décisif qui s’opère au siège de la COSYGA à Libreville. Réunis sous le thème « Modernisation et solidarité syndicale », les délégués des différentes branches affiliées ont quarante-huit heures pour réviser les fondamentaux de leur organisation. L’enjeu est double: stabiliser une structure en quête de souffle et préparer le renouvellement de ses instances dirigeantes.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général par intérim, Damas Massélé, n’a pas usé de langue de bois. Qualifiant ces assises de « moment de vérité », il a appelé à une transformation profonde face aux mutations brutales du marché de l’emploi gabonais. « La modernisation passe par une gouvernance transparente et une solidarité sans faille », a martelé le leader syndical, pointant du doigt les défis de la digitalisation et l’explosion de l’économie informelle.

Gabon : Vers une « mue » historique pour la COSYGA?

Un agenda chargé

Les congressistes plancheront jusqu’au samedi 21 février sur plusieurs chantiers prioritaires :
Révision des textes : adapter les statuts aux réalités économiques actuelles. Audit interne : évaluer l’efficacité des structures de la centrale. Transition numérique : doter l’organisation d’outils de communication et de gestion modernes.

Au-delà de la technique, ce congrès fait figure de test de crédibilité. Après plusieurs mois de transition, la COSYGA doit prouver sa capacité à faire bloc pour peser dans le paysage social national. Les résolutions attendues samedi soir devront jeter les bases d’une « nouvelle ère » où la discipline interne devra primer sur les ambitions individuelles.

Pour les observateurs du dialogue social au Gabon, les conclusions de ce congrès détermineront la force de frappe de la centrale face aux futurs défis sociaux du pays.