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Décès du Docteur Désiré Lasségué : suspicions et zones d’ombre

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C’est avec une vive émotion que les Gabonais ont appris, le 8 octobre aux aurores, le décès de l’ancien directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), survenu dans la nuit. La cause de la disparition du médecin anesthésiste est jugée « suspecte » par certains de ses proches, soulevant de nombreuses questions.

Le Dr Désiré Lasségué était entré à l’hôpital pour une simple intervention, une amputation d’orteil liée à son diabète. Or, l’intervention de quelques minutes se serait transformée, conduisant à une opération plus lourde et, fatalement, à un arrêt cardiaque.

Hubert Oboulougou, connu pour ses prises de position sur les réseaux sociaux, par ailleurs frère cadet du disparu, a relayé l’incrédulité et la colère de l’entourage sur sa page Facebook. « J’ai du mal à me convaincre que tu es mort. Que t’a-t-on fait au bloc pour t’arracher l’étincelle de ta vie ? », a-t-il écrit, s’interrogeant sur les circonstances de l’opération :« Que t’a-t-on injecté pour que tu fasses un arrêt cardiaque ? Qui a décidé de cette opération à l’insu de ta famille ? »

Pour lui, ces « zones d’ombre épaisses » donnent le sentiment d’une « liquidation programmée ». « Toute la lumière sur ta mort non élucidée sera faite. Je te le promets Yaya », a-t-il conclu.

Vague d’hommages officiels et personnels

Au-delà des interrogations sur les circonstances de son décès, le Dr Désiré Lasségué laisse l’image d’un homme qui a consacré sa vie à bâtir, soigner et transmettre. Selon plusieurs témoignages, « Son empreinte demeurera dans les institutions qu’il a servies, dans les générations qu’il a formées et dans la mémoire d’un pays reconnaissant ».

Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient. Le ministère de la Santé a salué la mémoire d’un « serviteur fidèle et visionnaire, dont la compétence et la probité ont honoré la République », dans un communiqué officiel.

De nombreux professionnels de santé, anciens collaborateurs et amis ont également exprimé leurs regrets, honorant un « modèle de conscience ».

Sébé-Brikolo : Jean Paul Eyebe Lendoye a-t-il tripatouillé les élections ?

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Le 3e siège électif de la Sébé-Brikolo (Okondja) est au cœur d’une tempête politique. Camille Lendème, candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), accuse le président de la Commission électorale départementale, Jean Paul Eyebe Lendoye, d’avoir orchestré une série de violations graves du Code électoral lors du double scrutin du 27 septembre 2025.

Première alerte : les représentants du candidat PDG ont été empêchés d’accéder aux bureaux de vote. Motif invoqué ? Leurs mandats n’étaient pas signés par le président de la Commission. Pourtant, selon les témoignages, Eyebe Lendoye aurait lui-même établi d’autres mandats sans jamais les remettre aux candidats concernés. Conséquence : le scrutin a démarré sans observateurs du PDG. Est-ce conforme à la loi ?

Le représentant du candidat, Okili-Okie Ice-Sency, dénonce avoir été retenu à l’extérieur du bureau de vote de Mbounga, entre 7h00 et 7h20, au motif que son mandat n’était pas visé par la Commission. Il affirme que le président avait pourtant indiqué, la veille, que la liste des représentants avait été transmise. Il signale également que l’un des représentants a été désigné secrétaire du bureau, en violation des règles, avant d’être exclu.

Anomalies et incohérences dans la compilation des résultats

Enfin, il constate que les enveloppes utilisées ne présentaient pas les caractéristiques réglementaires, compromettant la crédibilité du scrutin. Les irrégularités ne s’arrêtent pas là. Plusieurs procès-verbaux validés par la Commission ne comportent aucune signature, ou seulement deux, alors que tous les membres du bureau étaient présents. Pire encore, des résultats ont été validés sur des documents vierges ou non authentifiés.

Dans certains cas, tous les candidats ont obtenu le même nombre de voix… avec des pourcentages différents. Une aberration mathématique qui interroge sur le niveau de compétence — ou la volonté de manipulation — des scrutateurs.

Autre entorse : les enveloppes électorales utilisées étaient fissurées à l’avance et ne respectaient pas les normes réglementaires. Lorsqu’un représentant du PDG s’en est plaint, le président Eyebe lui a sèchement rappelé qu’il ne faisait pas partie du bureau. Une posture qui soulève des questions sur l’impartialité de la Commission.

L’appel à l’annulation face à une fraude systémique

Enfin, une note ministérielle datée du 22 septembre, en pleine campagne, recommande qu’un seul représentant soit admis pour deux scrutins distincts — législatives et locales — en violation flagrante de l’article 115 du Code électoral. Cette directive, sans base légale, a servi à exclure des représentants légitimes et à verrouiller l’accès aux bureaux.

Face à ce faisceau d’irrégularités, mandats bloqués, procès-verbaux douteux, matériel non conforme, instructions illégales, Camille Lendème dénonce une fraude électorale systémique et appelle à l’annulation du scrutin. Le Gabon, qui sortait d’un référendum et d’une présidentielle salués pour leur transparence, voit son processus démocratique brutalement remis en cause.

La question reste entière : Jean Paul Eyebe Lendoye a-t-il tripatouillé les élections ? Les faits, eux, s’accumulent.

Massalila Basalila Olende : la candidate du PDG lâchée par les siens

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Originaire de Lewaî, dans le département de Djouori-Agnili à Bongoville, Massalila Basalila Olende traverse une période politique difficile. Issue d’une famille notable du Haut-Ogooué, elle a vu une partie de ses proches lui tourner le dos après avoir déposé sa candidature aux législatives de 2025 sous la bannière du Parti démocratique gabonais (PDG).

Militante de la première heure, soutenue par Ernest Mpouho Epigat et Malika Bongo, elle incarnait pour beaucoup la fidélité à une tradition politique enracinée depuis l’époque d’Omar Bongo.

L’héritage renié

Bongoville, autrefois symbole du développement impulsé par le président Omar Bongo, semble aujourd’hui déchirée. Ceux qui ont profité de la politique d’unité nationale et des bourses présidentielles d’alors, souvent attribuées à des proches du pouvoir, paraissent désormais renier cet héritage. Les cadres d’hier, devenus hauts fonctionnaires ou dirigeants d’entreprises publiques, se montrent aujourd’hui critiques envers celle qui défend pourtant la mémoire politique de la ville.

Parmi ses détracteurs, Anatole Kabounou fait figure d’exemple. Ancien directeur général des Transports terrestres, promu à l’époque grâce à l’appui de Malika Bongo, il s’en prend aujourd’hui violemment à Mme Olende. Ironie du sort : celui qui dénonce en elle la « résistance au changement » a lui-même été épinglé pour une gestion controversée à la tête de son administration.

Cette attitude soulève une question : qui, de Malika Bongo ou de Massalila Olende, demeure réellement proche des populations ? Le seul tort de cette dernière serait-il d’être la petite-fille d’Omar Bongo ?

Un appel à la moralisation du pouvoir

Au-delà de cette rivalité locale, l’affaire traduit un malaise plus profond : la fracture entre le pouvoir actuel et une partie du PDG historique. Autour du président Brice Clotaire Oligui Nguema gravitent, selon plusieurs observateurs, des figures controversées dont le passé affaiblit la promesse de rupture.

Pour restaurer la confiance, le chef de l’État est désormais attendu sur un terrain moral : celui du renouvellement de la classe politique. Nettoyer les écuries du pouvoir et s’entourer de responsables intègres, voilà la voie d’un véritable changement.

UDIS : la tempête César Opiangah ou le dilemme d’un parti en quête de cohérence

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À la veille d’un second tour législatif sous haute tension, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) traverse une zone de turbulences. La sortie publique de César Opiangah, candidat à Mounana, soutenant un adversaire politique, a provoqué une onde de choc au sein du parti, contraignant sa direction intérimaire à hausser le ton pour préserver sa crédibilité et sa cohésion.

Le lundi 6 octobre 2025, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) a officiellement désavoué son candidat César Opiangah, pour avoir publiquement appelé à voter en faveur d’Éric Gaël Myboto, représentant de l’Union Nationale (UN), dans la circonscription de Mounana (Lebombi-Leyou).

Dans un communiqué empreint de fermeté, la présidente intérimaire, Lays Cynthia Amorissani, a exprimé son « étonnement et effarement » face à une démarche jugée « en dehors de tout cadre statutaire » et ne reflétant « ni la ligne officielle, ni les orientations validées par les instances dirigeantes. »

Selon la direction intérimaire, cette prise de position « unilatérale » s’apparente à une entorse grave à la discipline interne et à une atteinte à la cohésion du parti. « Tout citoyen est libre d’exprimer une opinion politique à titre personnel », a rappelé Mme Amorissani, « mais nul ne peut parler au nom de l’UDIS sans validation des organes compétents. »

L’UDIS dénonce une « manœuvre de discrédit »

Au-delà du simple manquement disciplinaire, le directoire y voit une tentative de brouiller les repères politiques et de semer la confusion dans l’opinion.

En s’exprimant publiquement sans mandat, César Opiangah aurait, selon la direction, donné l’impression que l’UDIS s’engageait dans des alliances « opportunistes et inopportunes ». Une image que le parti rejette vigoureusement, soucieux de préserver son indépendance et sa réputation de formation républicaine.

Face à ce qu’elle qualifie de « cas d’indiscipline manifeste », la direction a immédiatement déclenché une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation. Elle a également mis en garde tous ses membres contre toute autre initiative individuelle menée au nom du parti, sans autorisation préalable.

Entre rigueur statutaire et nécessité politique

Si les statuts de l’UDIS stipulent clairement qu’aucune prise de position publique ne peut être faite sans validation formelle, une question de fond demeure : quelle orientation politique adoptera le parti au second tour ?

Le duel opposant Rodrigue Bokoko de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) à Éric Myboto de l’Union Nationale place l’UDIS face à un dilemme stratégique. Officiellement neutre, le parti ne s’est pas encore prononcé, laissant ses militants dans l’expectative.

Dans ce contexte, le choix de César Opiangah, bien que réprouvé par la direction, n’est pas dénué de logique : les deux formations, UDIS et UN, partagent, en effet, une proximité idéologique. Plutôt que de brandir précipitamment la menace de sanctions, beaucoup de militants appellent la direction à clarifier sa position.
Entre la fidélité aux statuts et l’exigence d’une ligne claire, l’UDIS joue sa cohérence politique autant que sa crédibilité publique.

Sérénité, détermination et vigilance : l’état d’esprit des candidats à la veille du second tour des législatives

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À quelques heures du scrutin décisif, les candidats aux élections législatives affichent une confiance inébranlable dans la victoire, mais restent extrêmement vigilants face aux risques de fraude et soulignent tous une « soif de changement » chez les électeurs gabonais.

Geoffroy Foumboula Libeka, candidat indépendant au 2e siège du 3e arrondissement de Libreville

« Nous abordons le second tour dans un esprit positif, un esprit serein. Il n’y a qu’à voir la mobilisation et la détermination de nos compatriotes du troisième arrondissement, deuxième siège. Malgré les intimidations, l’argent qui circule, les menaces envers certains de nos soutiens, nous restons déterminés. Nous savons qu’au soir du 11 octobre 2025, tout le monde saura qui sera le député du troisième arrondissement, deuxième siège. Nous avons déjà organisé plus de 20 causeries, avec une moyenne de 4 causeries par jour. Vous pouvez donc imaginer notre ambition : toucher le plus grand nombre de compatriotes. Et c’est un défi que nous avons su relever jusqu’à ce jour.

Le principal défi se situera au niveau de la gestion du scrutin, notamment dans les opérations des bureaux de vote car, c’est à ce niveau que nous avons enregistré beaucoup de manquements : fraudes, manipulations de chiffres, bourrages d’urnes, et j’en passe. Mais, forts de cette mauvaise expérience, nous comptons renforcer notre dispositif pour minimiser ces situations.»

Geoffroy Foumboula Libeka, candidat indépendant au 2e siège du 3e arrondissement de Libreville
Geoffroy Foumboula Libeka, candidat indépendant au 2e siège du 3e arrondissement de Libreville.

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Union Nationale, candidat au 2e arrondissement de la commune d’Akanda

« Nous abordons cette dernière ligne droite avec beaucoup de sérénité, de détermination et surtout de confiance en la maturité du peuple gabonais. Ce second tour est une étape décisive, non seulement pour une élection, mais pour la consolidation de notre démocratie et la restauration de la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants. Depuis le début de cette campagne, nous avons sillonné les quartiers d’Akanda, écouté les populations, partagé notre vision d’un Gabon plus juste, plus transparent et plus prospère. Ce contact direct nous a confortés dans notre conviction que les Akandais aspirent à un véritable changement, fondé sur le travail, l’intégrité et la justice sociale.

Mon état d’esprit est donc celui d’un homme engagé, prêt à continuer le combat pour le renouveau de notre pays. Nous restons attentifs, vigilants, mais profondément optimistes, car nous savons que lorsque le peuple décide de se lever, plus rien ne peut arrêter la marche du changement. »

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Union Nationale, candidat au 2e arrondissement de la commune d’Akanda
Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Union Nationale, candidat au 2e arrondissement de la commune d’Akanda.

Cédric Tchissambou, Candidat indépendant au 2e Arrondissement de Port-Gentil

L’élan est très positif ! Notre campagne de terrain et de porte-à-porte montre que les électeurs du 2e arrondissement accueillent favorablement notre candidature, celle de La Majorité bloquante.

Pourquoi cet enthousiasme ? Notre candidature est issue du terrain, elle est l’expression directe des attentes de tous les électeurs, car nous sommes des enfants du 2e arrondissement.

Nous ne sommes pas des « parachutés », contrairement aux candidats de l’UDB qui arrivent avec des titres pompeux (des ministres !) mais sans aucun projet de société concret. Ils se contentent de parler au nom du Président et promettent d’appliquer son projet une fois élus. Or, ils oublient que ces élections législatives exigent de chaque candidat qu’il présente sa vision pour sa propre circonscription ! Or nous avons une vision et des propositions concrètes pour l’arrondissement, la commune et l’avenir de notre pays. Nous restons déterminés et le moral est au zénith !

Cédric Tchissambou, Candidat indépendant au 2e Arrondissement de Port-Gentil
Cédric Tchissambou, Candidat indépendant au 2e Arrondissement de Port-Gentil.

Huguette Blanche Abodo Yombiyeni, UDB, candidate au département du Komo-Océan

« Bien sûr, la tension monte à l’approche du vote. C’est une étape décisive, mais je me sens sereine, déterminée et pleine d’espérance. Car au-delà de la compétition, il y a une conviction partagée : celle que le Gabon peut et doit continuer d’avancer avec des femmes et des hommes engagés, honnêtes et proches du peuple. Le 11 sera un jour important, et je l’aborde avec confiance, entourée des miens, de celles et ceux qui croient, comme moi, en un avenir meilleur pour notre département, le Komo-Océan. C’est vrai, on ne peut jamais être confiant à 100 %, c’est une élection. Mais je suis déterminée, et je crois que ma détermination me conduira à l’Assemblée nationale. »

Huguette Blanche Abodo Yombiyeni, UDB, candidate au département du Komo-Océan
Huguette Blanche Abodo Yombiyeni, UDB, candidate au département du Komo-Océan.

Législatives à Ngouoni : Un brouillard opaque entoure la victoire de Jeannot Kalima

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Initialement annoncé comme candidat unique des législatives dans le département de la Lékabi-Lewolo, le vice-président et candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) s’est finalement trouvé face à l’adversité de Georges Chris Tigalékou, candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Et depuis l’annonce des résultats, le candidat de l’UDB crie à la fraude, notamment au bureau de vote d’Assiami, un grand village proche de Ngouoni, chef-lieu du département.

Si, dans la majorité des bureaux de vote, les candidats de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) sont souvent pointés du doigt et présentés comme les auteurs des fraudes massives constatées à travers le territoire national, à Ngouoni, c’est le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), Jeannot Kalima, qui est accusé de bourrage d’urne au bureau de vote d’Assiami.

En effet, le vice-président du PDG était donné victorieux avant la lettre, car moins d’une semaine avant le scrutin, il avait été présenté à l’opinion comme l’unique candidat sur le siège du département. L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), formation du président de la République, Brice Clotaire Oligui, ne devait a priori pas présenter de challenger.

Mais à l’arrivée, certainement par un revirement de dernière minute, l’UDB a présenté Georges Chris Tigalékou comme challenger de Jeannot Kalima.

Un taux de participation « à la Ali Bongo »

Après le scrutin du 27 septembre dernier, le candidat du PDG est accusé de fraude massive au bureau de vote d’Assiami. Pour étayer cette accusation, Georges Chris Tigalékou, dans son recours déposé à la Cour constitutionnelle, note que dans ce bureau de vote, sur 344 inscrits, 343 électeurs auraient effectivement voté. Un seul votant aurait manqué à son devoir civique. Soit un taux de participation de 99,7 %, un exploit comparable à celui d’Ali Bongo en 2016 dans la même province du Haut-Ogooué, qui en a le secret.

Selon le candidat de l’UDB, ces données ne refléteraient guère la réalité, d’autant que des vidéos existent montrant des cartes d’électeurs non retirées et non oblitérées par les électeurs de ce bureau. Dans une autre vidéo sur les réseaux sociaux, Georges Chris Tigalékou explique que, dans son recours, il relève que l’urne d’Assiami était bourrée avant le début du scrutin, et qu’il n’aurait pas obtenu le procès-verbal de ce centre de vote, comme l’exige la loi électorale. Il requiert donc de la Cour constitutionnelle « l’annulation des résultats tronqués qui sont nuls et de nul effet dans ledit bureau ». Ajoutant que « si les résultats d’Assiami sont annulés, je passe devant ».

La question qui se pose actuellement est de savoir comment Jeannot Kalima s’est-il retrouvé face à la candidature de Georges Chris Tigalékou, alors que selon le « deal politique » entre le PDG et l’UDB, Kalima était investi seul avec la bénédiction des deux formations politiques. Un mystère très épais que des observateurs ne manqueront pas de qualifier d’« entourloupe » de dernière minute de l’UDB, pour compliquer l’équation au PDG.

Editorial : 11 octobre, jour de la dignité retrouvée

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Demain, les Gabonais, du pays et de la diaspora, retournent aux urnes pour le second tour des législatives. Personne, avec un minimum d’honnêteté, ne peut se dire fier de ce qui s’est déroulé le 27 septembre dernier. Ce jour-là, les manœuvres frauduleuses ont repris leur droit : certains pour préserver des privilèges éculés, d’autres pour marchander des scores au profit du chef de l’État.

Le spectacle fut affligeant : transhumances électorales à répétition, procurations en cascade, bourrages honteux des urnes. Ce fut un affront à la République, une insulte à l’intelligence collective et une tache sur la dignité d’un peuple en quête de renaissance.

Le 27 septembre, c’était l’âme désavouée d’un Parti démocratique gabonais nourri à la fraude qui a ressurgi. Quelle désolation !

Mais demain, 11 octobre, nous avons rendez-vous avec l’Histoire. À nous, citoyens, revient le devoir impérieux de prouver au monde que nous ne sommes pas un peuple de tricheurs, mais un peuple debout, digne et résolu. Un peuple capable d’écrire sa propre trajectoire, sans quémander son destin à des partenaires extérieurs qui, depuis trop longtemps, gèrent notre avenir à notre place.

Que le 11 octobre ne soit pas un remake du 27 septembre. Refusons que l’espoir du 30 août 2023, né dans le tumulte mais mû par la volonté du changement, se dilue dans les urnes de la honte. Soyons à la hauteur du souffle nouveau que nous avons collectivement appelé de nos vœux.

Nous sommes un peuple de valeurs. Ne sacrifions pas notre destinée sur l’autel de la fraude. Soyons la génération du courage. Soyons la Ve République de la dignité. La dignité que nous devons impérativement retrouver demain.

Santé : Le Gabon se dote d’un cadre juridique pour mieux protéger l’allaitement maternel

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Dans le but de renforcer le système sanitaire et de mieux encadrer la nutrition infantile, le ministère de la Santé, en collaboration avec l’UNICEF, a organisé du 7 au 9 octobre à Libreville un atelier de validation du projet de décret sur la commercialisation des substituts du lait maternel. Une rencontre essentielle pour combler le vide juridique constaté depuis 2004 et protéger l’allaitement maternel contre les pratiques abusives des firmes.

Après plusieurs années d’absence de textes d’application du code adopté en 2004, le Gabon s’apprête à se doter d’un décret réglementant la commercialisation des substituts du lait maternel. L’atelier de validation organisé par le ministère de la Santé et l’UNICEF a réuni des experts en santé maternelle, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants de la société civile, tous mobilisés pour mettre fin à un vide juridique préjudiciable à la santé des nourrissons.

« L’Assemblée mondiale de la Santé avait voté un code de commercialisation des substituts du lait maternel pour lutter contre l’agressivité des firmes qui empêchent les mères d’allaiter correctement leurs enfants. Ce code a été adopté par le Gabon en 2004, mais les textes d’application n’avaient pas été élaborés, ce qui permettait aux firmes de le violer », a rappelé la nutritionniste Michèle Ayang Ebang.

Au terme des trois jours de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment la nécessité de favoriser l’allaitement dans le milieu professionnel et de revoir certaines dispositions légales. « Il est important de modifier les dispositions relatives à la période des congés de maternité en République gabonaise afin de promouvoir la pratique de l’allaitement, et de mettre en place des espaces dédiés dans les milieux professionnels », a indiqué Fabrice Adande Menest, rapporteur des travaux.

De son côté, Jean Romain Mouro, directeur général adjoint du ministère de la Santé, a salué la validation « d’une version finale consensuelle du projet de décret », tout en insistant sur « la sensibilisation des parties prenantes à leurs rôles et responsabilités » et sur la feuille de route définie pour son adoption prochaine. Ce texte révisera le décret n°033/PR/MSP du 23 janvier 2024, afin d’encadrer la qualité, les modalités de commercialisation et l’usage des substituts destinés à l’alimentation des nourrissons et jeunes enfants.

Rentrée judiciaire : le Synamag dénonce encore des nominations « irrégulières »

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La rentrée judiciaire 2025-2026 a été officiellement lancée le lundi 6 octobre au Palais de justice de Libreville, marquant la reprise des activités des cours et tribunaux à travers le pays.

Mais cette reprise se déroule dans un climat de tension au sein de la magistrature. Le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag), dirigé par Landry Abagha Essono, continue de contester certaines décisions prises lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qu’il juge « irrégulières ».

Parmi les cas pointés du doigt figure la nomination de Jacques Lebama au poste de secrétaire général de la Chancellerie. Selon le président du Synamag, cette promotion viole l’article 131 de la loi du 26 octobre 2023 sur le statut des magistrats.

« Avant son détachement, Lebama était président de Chambre à la Cour d’appel de Libreville. En réintégrant la magistrature, il aurait dû retrouver un poste équivalent. Or, il passe du groupe 4 au groupe 7, ce qui est contraire à la loi », déplore Landry Abagha Essono.

Le syndicat estime qu’une correction aurait dû être faite avant la rentrée, mais dénonce « l’indifférence » du CSM et du magistrat concerné. « C’est une honte pour la justice et un désaveu pour le CSM, censé incarner l’autorité judiciaire », fustige le président du Synamag.

Face à cette situation, le syndicat prévoit de saisir le Conseil d’État et d’en débattre lors de sa prochaine assemblée générale. Il souhaite que les magistrats décident collectivement des actions à mener, notamment concernant les situations administratives restées bloquées de plusieurs de leurs collègues.

Gabon : près d’une tonne de produits impropres à la consommation saisis à Moanda

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Pour protéger la santé des habitants et assurer la sécurité alimentaire, le service d’Hygiène publique et d’assainissement du département de la Lebombi-Leyou, dirigé par Florie Mvou, a mené récemment une opération conjointe avec le syndicat des commerçants dans plusieurs magasins de Moanda, dans le Haut-Ogooué.

L’objectif était de vérifier la qualité des produits alimentaires vendus et de contrôler les documents liés à l’hygiène, comme les certificats médicaux, les carnets de vaccination ou encore les certificats de lutte contre les insectes nuisibles.

Au terme de cette tournée, près d’une tonne de produits jugés impropres à la consommation a été saisie. Ces denrées seront détruites dans les prochains jours.

Selon Florie Mvou, cette opération vise à prévenir les maladies d’origine alimentaire et à encourager des pratiques commerciales plus sûres. « Le respect des règles d’hygiène est essentiel pour éviter les risques sanitaires et garantir la sécurité des consommateurs », a-t-elle rappelé.