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    AccueilActualitéPolitique« 7 ans, c’est trop » : Bilie-By-Nze met la pression sur le pouvoir

    « 7 ans, c’est trop » : Bilie-By-Nze met la pression sur le pouvoir

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    Lors de la cérémonie de ses vœux à la presse, le 23 janvier, le président d’Ensemble Pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Bilie-By-Nze, a dépassé le simple cadre protocolaire pour livrer ce qui ressemble à un véritable projet politique. « Je ne suis pas venu faire un discours de vœux classique, mais parler de l’avenir du Gabon », a-t-il d’emblée lancé. L’ancien Premier ministre a décliné une feuille de route articulée autour de plusieurs priorités majeures, dont « la refondation des institutions, la justice sociale, la réforme électorale et le pouvoir d’achat », avec l’horizon de 2026 clairement assumé.

    Au cœur de sa vision figure l’organisation d’états généraux de la Nation. Pour lui, « les institutions issues de la Transition et de la Ve République sont mal conçues ». Il dénonce un « bricolage institutionnel » marqué par « une concentration excessive des pouvoirs » et « un flou total dans les responsabilités ». « On ne peut pas continuer à gouverner un pays avec des institutions bricolées », a-t-il martelé. Plutôt qu’un dialogue politique de circonstance, il propose « une grande concertation nationale, inclusive, pour repenser les bases mêmes de l’État gabonais : ses institutions, son modèle économique, la cohésion sociale et le vivre-ensemble ». « Soixante ans après l’indépendance, il est temps de redéfinir un cap durable pour notre pays », a-t-il insisté.

    Alain-Claude Bilie-By-Nze a également critiqué l’organisation actuelle de l’exécutif, notamment la suppression du poste de Premier ministre. « Nous avons aujourd’hui un exécutif hybride qui ne dit pas son nom », a-t-il dénoncé, estimant que cette configuration « entretient la confusion, l’irresponsabilité et l’inefficacité ». Selon lui, « personne ne sait vraiment qui décide ni qui rend des comptes ». L’EPG plaide ainsi pour « une révision profonde de la Constitution », à travers « une Assemblée constituante », afin de « restaurer des responsabilités claires et assumées ». Trois ans après le coup d’État, il juge que « le temps des justifications est révolu » et que « le pouvoir en place doit désormais être jugé uniquement sur ses résultats ».

    Sur le plan social, le ton s’est voulu particulièrement offensif. Face à la hausse des prix et à la multiplication de nouvelles taxes, il a parlé d’« une asphyxie progressive des ménages et des entreprises ». « Tout augmente, sauf les revenus des Gabonais », a-t-il déploré. Il a cité la Taxe Forfaitaire d’Habitation et l’augmentation des charges sociales comme « les symboles d’une politique fiscale improvisée et mal calibrée ». « On ne peut pas demander toujours plus à des populations qui ont de moins en moins », a-t-il lancé. L’EPG réclame ainsi « une loi de finances rectificative pour corriger ces dérives » et appelle à « une conférence nationale sur les salaires et le pouvoir d’achat ».

    En filigrane de cette sortie se dessine un objectif politique clair : préparer l’alternance. « Sept ans, c’est trop », a répété le président de l’EPG. « Prolonger ce cycle de gouvernance serait une fuite en avant aux conséquences économiques, sociales et institutionnelles graves pour notre pays ». À travers cette plateforme, l’EPG veut apparaître « non comme une force de protestation ponctuelle, mais comme une véritable alternative politique ». « Les vœux doivent devenir un projet, et le diagnostic critique une ambition de gouverner », a-t-il conclu. 

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