Les agents de Gabon Télévision ont entamé une grève générale illimitée ce jeudi 22 janvier, après plusieurs mois sans réponse satisfaisante des autorités. Le mouvement touche aussi les services associés du groupe audiovisuel public et perturbe déjà le fonctionnement normal de la chaîne.
Un service minimum est désormais instauré au sein de la Maison Georges Rawiri. « On travaille seulement jusqu’à 15 heures », indique un membre du collectif, « conformément à la loi de la fonction publique. Les journaux télé et radio durent 10 minutes ». Conséquence de ce débrayage : les principales éditions du journal télévisé sont réduites à 10 minutes et les programmes se limitent aux matinées ainsi qu’aux débuts d’après-midi.
Les agents réclament en priorité la mise en place d’un statut particulier pour les communicateurs, un dossier en attente depuis plusieurs années. Ils exigent également de meilleures conditions de travail ainsi que le paiement des primes vestimentaires, de garde et de risques, qu’ils estiment justifiées par les contraintes inhérentes à leur métier.
Cette grève s’inscrit dans un climat social pesant, alors que le pays fait déjà face à une contestation persistante dans le secteur de l’éducation. « Nous avons attendu en vain une réponse concrète des autorités compétentes », regrette un autre membre du collectif, soulignant ainsi l’impasse des négociations actuelles.
