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    Affaire du journaliste Roland Olouba : la HAC éconduite par le B2

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    Depuis le 15 janvier, le sort du journaliste Roland Olouba, directeur de la publication du média en ligne Gabonmailinfos, demeure une énigme qui préoccupe au plus haut point les instances de régulation des médias et la corporation des journalistes gabonais. Interpellé dans les environs d’Awendjé par des agents de la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire, le journaliste est depuis gardé au redouté B2 sans qu’aucun motif officiel n’ait été communiqué à sa famille, à ses confrères, et encore moins à l’opinion publique nationale et internationale.

    C’est précisément pour lever le voile sur ce silence inquiétant que la Haute Autorité de la Communication (HAC) a dépêché une délégation ce 16 janvier. Fidèle à sa mission régalienne de veiller au respect de l’exercice de la liberté de la presse et de la protection des journalistes, entre autres, les émissaires de la HAC souhaitaient simplement s’enquérir de la situation de Roland Louba. « Personne ne connaît la raison » de son arrestation, murmure-t-on avec inquiétude dans les couloirs du régulateur, justifiant ainsi cette démarche d’urgence auprès des services de sécurité du B2.

    Malheureusement, cette démarche s’est heurtée à une fin de non-recevoir frisant le mépris des responsables du B2. À son arrivée sur les lieux, la délégation de la HAC a été éconduite de manière cavalière, une désinvolture qui détonne avec les usages républicains. « Il ne nous a pas été possible d’accéder à un responsable du B2 », a confié un membre de la délégation, encore sous le choc. Le refus véhément qui lui a été opposé a été brutal et interroge. « À la réception, on nous a demandé avec condescendance de revenir le lundi ».

    Ce refus de collaborer marque un contraste saisissant avec les pratiques d’autres corps d’élite. En d’autres temps, lors de l’interpellation du journaliste Harold Leckat, le 15 octobre dernier, la Direction générale des recherches (DGR) de la gendarmerie nationale avait fait preuve d’une courtoisie exemplaire. La délégation de la HAC avait alors été reçue dans le bureau du patron de la DGR, permettant un échange respectueux entre deux piliers de l’État : celui de la sécurité et celui de la régulation de la liberté d’expression.

    L’incident survenu au B2 révèle une faille préoccupante dans le respect des règles de courtoisie à l’égard des institutions et même du simple citoyen. La HAC, en tant qu’autorité administrative indépendante, ne peut être traitée comme cela a été le cas ce jour au B2, d’autant qu’elle agissait dans le cadre de ses missions régaliennes qui ne sauraient être remises en cause. Éconduire ses représentants revient à ignorer la hiérarchie des institutions et le protocole républicain qui exige que les services de sécurité rendent compte, a minima, des motifs d’une garde à vue d’un professionnel des médias.

    Le B2, nonobstant la nature sensible de ses missions de contre-ingérence, ne saurait s’affranchir de ces obligations de transparence et de civilité. La sécurité militaire ne doit pas faire exception aux principes de l’État de droit, où la collaboration entre institutions est le garant de la stabilité sociale et du libre exercice de la démocratie dans notre pays.

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