Créée en 2021, l’Union pour la République (UPR) poursuit sa structuration interne. À la faveur d’une décision prise le 24 décembre dernier, le parti de Gervais Oniane recompose son Bureau exécutif national, dans un format inédit sur l’échiquier politique gabonais.
L’Union pour la République (UPR), parti politique gabonais créé le 18 septembre 2021 et officiellement enregistré le 23 novembre de la même année, a procédé à une recomposition de son Bureau exécutif national. Cette décision, référencée sous le numéro 0015/2025 et signée le 24 décembre 2025 à Libreville par son président-fondateur, Gervais Oniane, fait suite à une mesure disciplinaire ayant conduit, deux jours plus tôt, à l’exclusion de trois cadres du parti pour « indiscipline notoire », conformément aux statuts et au règlement intérieur de la formation politique.
Dans la nouvelle configuration arrêtée, Gervais Oniane demeure président-fondateur de l’UPR, Nathalie Oniane, cofondatrice, conserve le titre de présidente d’honneur, tandis que le poste de secrétaire général est confié à l’amiral Marc Sossa-Simawango. La particularité majeure de ce Bureau exécutif réside toutefois dans sa structuration autour de vingt vice-présidents, un format inédit au regard des standards organisationnels des partis politiques gabonais.
Parmi eux, les quatre premiers vice-présidents se voient attribuer des fonctions officielles clairement définies : Éflox Mbina, premier vice-président et porte-parole de l’UPR ; Jeff Gael Apanga, deuxième vice-président et porte-parole adjoint ; Max Pioga, troisième vice-président chargé des missions du président du parti ; et le colonel Charly Assam Mfane, quatrième vice-président et directeur de cabinet politique du président de l’UPR. Les seize autres vice-présidents portent, quant à eux, le titre de conseillers du président, en attendant le réaménagement complet du directoire du parti aux niveaux provincial, communal et départemental, ainsi qu’au sein du secrétariat général.
À travers cette architecture élargie, l’UPR semble faire le choix d’un modèle organisationnel singulier, misant sur une forte représentativité interne et un encadrement politique renforcé. Cette recomposition traduit à la fois une volonté de reprise en main disciplinaire et une stratégie de consolidation dans un paysage politique gabonais en mutation, où les formations récentes cherchent à affirmer leur place et leur crédibilité institutionnelle.
