La traversée Port-Gentil–Libreville du bateau Victoria, de la compagnie Logimar 241, a failli virer au drame le dimanche 7 décembre. Alors qu’il approchait du port môle, l’embarcation a heurté une épave flottante, provoquant une énorme frayeur chez les 312 passagers à bord.
Le choc, soudain et violent, a déclenché une panique générale : cris, bousculades, pleurs… Pendant quelques minutes, c’était la confusion totale. Heureusement, l’équipage, resté maître de la situation, a appliqué les procédures d’urgence et a aussitôt alerté les autorités. La Garde républicaine est intervenue très rapidement. Ses équipes ont sécurisé le navire et l’ont escorté jusqu’à quai. Grâce à leur réactivité, le Victoria a pu accoster en toute sécurité, sans blessés graves ni pertes humaines. Plusieurs passagers, encore sous le choc, ont été pris en charge à leur arrivée.
Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite sur l’origine de l’épave ni sur les circonstances exactes de l’accident. Une enquête doit déterminer comment un tel obstacle a pu se retrouver sur une route maritime aussi fréquentée. Cet incident ravive douloureusement le souvenir du naufrage de l’Esther Miracle en mars 2023, qui avait fait 37 morts et profondément marqué le pays.
Au Gabon, la présence d’épaves et de déchets métalliques le long du littoral est un problème bien connu. Navires abandonnés, cargos rouillés, bateaux échoués… ces dangers invisibles menacent la sécurité maritime et dégradent l’environnement.
Le choc subi par le Victoria rappelle une urgence : nettoyer les fonds marins, retirer les épaves et renforcer la surveillance sur les liaisons côtières essentielles. Une nécessité que cet accident remet au premier plan.