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Stress hydrique à Libreville : le ministre Philippe Tonangoye exige des résultats

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Face aux perturbations persistantes dans la desserte en eau potable, le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, a effectué, le 15 janvier, une mission d’inspection dans plusieurs infrastructures hydrauliques stratégiques de la capitale. Cette descente sur le terrain visait à évaluer l’état de fonctionnement et la capacité opérationnelle des installations, notamment les bâches d’eau d’Alenakiri et du PK7 Kolongoum. Pour le ministre, l’heure n’est plus aux simples constats, mais à l’action immédiate afin de répondre aux attentes pressantes des populations.

Sur le terrain, le membre du gouvernement a voulu confronter les rapports techniques à la réalité brutale du service rendu aux usagers. Devant les équipes chargées de l’exploitation des installations, Philippe Tonangoye a insisté sur l’obligation de résultats, rappelant avec fermeté que l’accès à l’eau potable relève d’un service public essentiel. « Nous devons changer notre manière de fonctionner. Nous sommes là pour assurer un service public, pas pour justifier indéfiniment des contraintes techniques. Les populations ne veulent pas de discours techniques : elles veulent de l’eau », a-t-il martelé pour marquer la rupture avec les habitudes administratives.

La situation technique demeure pourtant préoccupante malgré l’importance des infrastructures dédiées. Les bâches d’eau d’Alenakiri et du PK7 Kolongoum, dont la capacité de stockage atteint 23 000 m³ pour cette dernière, ne parviennent toujours pas à assurer une distribution satisfaisante. Ces ouvrages sont mis à rude épreuve par une croissance urbaine galopante et les limites structurelles du réseau existant.

À Alenakiri, le paradoxe est frappant car malgré l’installation de compteurs d’eau, des habitants affirment ne recevoir l’eau qu’une fois toutes les deux semaines, parfois pour quelques heures seulement. Ce décalage persistant entre les investissements annoncés et le quotidien réel des usagers illustre l’ampleur des défis que doit relever le service public.

Au-delà du constat, le ministre a mis ses services face à leurs responsabilités en exigeant une feuille de route budgétisée et des solutions logistiques concrètes. Philippe Tonangoye a notamment réclamé une évaluation précise des besoins en nouvelles stations de pompage, tout en s’interrogeant sur le coût réel de ces investissements et la localisation des équipements déjà disponibles mais non encore déployés. En martelant que « l’objectif ultime reste d’amener de l’eau » aux populations, il a pressé ses techniciens de chiffrer immédiatement chaque option pour lever les blocages financiers.

À travers cette sortie, le Gouvernement affiche sa volonté d’accélérer la prise de décisions opérationnelles et de renforcer le suivi des infrastructures, dans un contexte où la pénurie d’eau demeure l’un des principaux catalyseurs de la colère sociale dans le Grand Libreville.

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