Le siège du Sénat gabonais, le palais Omar Bongo Ondimba, s’apprête à faire peau neuve sous l’œil vigilant de sa nouvelle administration. Cette semaine, la présidente de l’institution, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume épouse Awori Onanga, a reçu en audience la direction de la China civil construction engineering corporation (CCECC). Cette rencontre stratégique visait à évaluer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation lancés le 9 décembre 2024, un chantier dont le suivi rigoureux est devenu une priorité pour la haute chambre du Parlement.
L’entretien a servi de prélude à une inspection imminente sur le terrain. Les échanges ont permis de confronter le niveau réel d’exécution des tâches aux prévisions initiales, tout en identifiant les obstacles techniques freinant l’élan de l’entreprise chinoise. Ce point d’étape s’inscrit dans la continuité des efforts de modernisation amorcés par Paulette Missambo. En décembre dernier, la présidente du sénat de la Transition avait en effet validé la phase 2 des travaux, marquant ainsi une étape cruciale dans la transmission d’un héritage institutionnel fonctionnel et durable.

Face aux enjeux de ce chantier d’envergure, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume a exigé une formalisation accrue du partenariat. Elle a ordonné l’établissement d’un procès-verbal détaillant précisément les responsabilités respectives des parties gabonaise et chinoise. Cette mesure vise à instaurer une coordination sans faille et à garantir le respect strict des clauses contractuelles. Les interventions techniques, qui englobent la rénovation complète des réseaux d’électricité, de plomberie et de climatisation ainsi qu’un renforcement de la structure du bâtiment, doivent impérativement converger vers une livraison finale en juillet 2026.
