0 CFA

Votre panier est vide.

26.2 C
Libreville
lundi, 9 février 2026
More
    AccueilA La UnePour un « Septennat de l’Éducation nationale » : Et si l’école devenait la seule urgence du...

    Pour un « Septennat de l’Éducation nationale » : Et si l’école devenait la seule urgence du Gabon ?

    Publié le
    Écouter cet article

    Après cinq semaines de paralysie qui ont fait vaciller le système éducatif national, l’heure n’est plus aux simples colmatages. Pour sortir du cycle infernal des grèves et de la précarité, le Gabon doit oser une thérapie de choc : sanctuariser l’école sur les sept prochaines années.

    La crise actuelle à l’Éducation nationale n’est pas un incident de parcours ; elle est le symptôme d’un modèle à bout de souffle et surtout de quatorze ans de gouvernance par improvisation. Alors que la reprise s’esquisse enfin, une question brutale s’impose : allons-nous nous contenter d’un retour à la normale « timide » où allons-nous enfin rebâtir l’édifice sur des bases « concertées » et pérennes ?

    Sortir de l’immédiateté : Le concept du Septennat

    Proclamer le « Septennat de l’Éducation », c’est acter que l’école ne peut plus être gérée au trimestre, au gré des humeurs budgétaires ou des colères syndicales. C’est décréter une période de sept ans durant laquelle chaque décision politique, chaque investissement et chaque réforme administrative convergeraient vers un seul but : faire du système éducatif gabonais le plus performant de la sous-région. Ce contrat social placerait l’enseignant, l’élève et l’infrastructure au cœur d’une « zone de sécurité nationale ».

    Les trois piliers de cette refondation

    Afin que ce septennat transcende le stade du simple slogan pour devenir une réalité tangible, il doit impérativement s’articuler autour de leviers concrets. Tout d’abord, l’instauration d’un « Pacte de Stabilité Sociale » s’avère cruciale ; en s’inspirant de la démarche pragmatique du leader syndical Marcel Libama, il s’agit de définir des plateformes de dialogue permanent pour prévenir toute paralysie chronique née de revendications légitimes. Ensuite, à l’instar des grands chantiers routiers destinés à désenclaver le pays, le secteur éducatif exige un investissement massif sous la forme d’un véritable « Plan Marshall ». Cet effort financier devra se traduire par des budgets conséquents alloués à la formation continue des formateurs, au renforcement du matériel didactique et à la modernisation globale du cadre d’apprentissage. Enfin, l’accent doit être mis sur la sécurité sanitaire et sociale, car un enfant en proie à la faim ou privé de soins ne peut s’épanouir intellectuellement. Dès lors, l’intégration de pôles de santé de proximité, à l’image des structures dédiées au couple mère-enfant, doit désormais devenir la norme au sein de chaque grand bassin scolaire.

    Pour un « Septennat de l’Éducation nationale » : Et si l’école devenait la seule urgence du Gabon ?

    L’École du Futur : Le Pari Audacieux de la Ve République

    Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a clairement manifesté sa volonté de reconstruire la nation sur les décombres de quatorze années d’abandon. Si le bitume assure désormais la jonction physique des provinces, c’est indéniablement l’éducation qui arrimera le Gabon à son futur. Dans cette perspective, décréter un « septennat de l’éducation » constituerait l’acte politique le plus audacieux de cette ère nouvelle : un choix courageux consistant à sacrifier les calculs électoraux de court terme au profit du salut des générations futures.

    Le silence assourdissant des salles de classe a trop duré. Il est désormais impératif que le crissement des craies et l’ambition des enseignants redeviennent la seule symphonie d’un Gabon conquérant. Toutefois, bâtir un système éducatif performant et compétitif ne saurait se limiter aux seules régularisations administratives des enseignants, aussi légitimes soient-elles. C’est un chantier multidimensionnel qui exige une véritable révolution des mentalités, une vision pragmatique du développement et une adéquation rigoureuse entre la formation académique et les besoins réels de notre marché de l’emploi.

    Au moment où les enseignants réinvestissent timidement les salles de classe, l’urgence n’est plus à la simple gestion de crise, mais à une réflexion de fond pour refonder, de part en part, notre modèle éducatif.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici
    Captcha verification failed!
    Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

    Entretiens exclusifs

    Articles similaires

    Dernières nouvelles

    Les + Lus