Après quatre jours de réflexions intenses sur les mutations technologiques du journalisme, la Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) a tiré sa révérence le samedi 24 janvier. Entre les murs de l’Université Berthe et Jean d’Essassa et les sites emblématiques de la capitale gabonaise, les délégués de plus de 25 pays ont conjugué enjeux de l’intelligence artificielle et célébration du patrimoine local, marquant ainsi le succès d’une édition résolument tournée vers l’avenir.
Le cœur des débats a battu au rythme des algorithmes et de la déontologie. Placée sous le thème « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias », cette édition a permis aux professionnels d’explorer, à travers divers panels et ateliers, les opportunités de l’IA tout en scrutant les défis éthiques majeurs qu’elle impose désormais à la profession. Ces échanges de haut niveau ont souligné l’urgence pour les rédactions francophones de s’approprier ces outils sans renoncer à la rigueur humaine qui fonde leur crédibilité.
Un parcours entre modernité et patrimoine
Pour marquer la fin des travaux, les organisateurs ont offert aux délégations une immersion à travers quelques sites emblématiques de la capitale. La journée a débuté par une visite à la Cité de la Démocratie, symbole institutionnel majeur du pays, avant de se poursuivre à la Cité Émeraude, vitrine de l’urbanisme moderne. Le périple s’est prolongé vers la Baie des Rois, espace balnéaire prisé, pour s’achever dans la convivialité au Cap Caravane.

C’est dans ce cadre festif que des artistes locaux ont presté pour le plus grand plaisir des invités.
La chanteuse Laurianne Ekondo a notamment marqué les esprits, sa voix apportant une touche artistique et authentiquement gabonaise à cette cérémonie de clôture. Ce mélange de réflexion intellectuelle et de découverte culturelle a renforcé les liens entre les participants venus des quatre coins de l’espace francophone.
Cap sur les défis de demain
Les organisateurs, conduits par Désiré Ename, président du comité d’organisation, ont profité de ces derniers instants pour saluer l’implication des congressistes et donner rendez-vous pour la prochaine édition. Cette clôture réaffirme la volonté de faire de la CIPREF un carrefour incontournable pour la presse, où les solidarités professionnelles se consolident face aux bouleversements technologiques.
Alors que les rideaux tombent sur Libreville, les journalistes repartent avec une certitude : si l’intelligence artificielle redessine les contours du métier, l’esprit critique et le partage culturel restent les seuls véritables remparts de la liberté d’informer.
