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    La sagesse du village face à la crise de l’école gabonaise

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    Dans une vidéo devenue virale, EBINDA NGOKOUBA Archy – Glaril, compatriote gabonais, exhorte le Général Brice Clotaire Oligui Nguema à écouter la voix de la sagesse et à privilégier le dialogue plutôt que la colère, alors que l’école gabonaise est paralysée depuis plusieurs semaines.

     « On reconnaît le chien de chasse en forêt, pas au village », rappelle l’orateur, pour signifier que la valeur d’un dirigeant se mesure dans l’action et la résolution des crises, non dans les discours ou la vanité. La véritable chefferie d’un homme, dit-il, « se reconnaît à sa capacité de juger les affaires, à trouver des solutions et non à se vanter ».

    La colère ne résout rien

    Face à la grève des enseignants, le message est clair : « Une réponse douce calme la fureur, mais une parole dure excite la colère ». Les documents qui circulent pour sanctionner ceux qui ne reprennent pas le travail ne sont pas une solution. « Quand une affaire secoue le pays, n’écoute pas ceux qui te disent de te fâcher, de blâmer les gens. Quand quelque chose se gâte, on arrange dans la paix, on apaise. La colère ne résout rien. »

    L’image est parlante : « Regarde le ver de soie, pour le prendre c’est avec un doigt mou et non dur. Ce que la bouche a mal dit, seule la bouche peut arranger. »

    La grandeur se révèle dans l’épreuve

    Un village où tout est calme ne permet pas de juger la grandeur d’un chef. « C’est quand il y a des problèmes et que tu trouves des solutions qu’on verra ta grandeur, ta chefferie. » Les anciens rappellent que « le village s’est dispersé à cause de l’avarice, du non-partage, et non du partage inégal ».

    Ainsi, face à la crise de l’éducation, il ne s’agit pas de punir ou d’emprisonner les enseignants. « Ils peuvent repartir en classe, s’asseoir et ne rien faire, ne dispenser aucun cours. Est-ce la solution ? » demande l’orateur. La voie proposée est celle du dialogue : « Faites-les asseoir, discutez et trouvez des solutions ensemble. »

    Un pays à construire ensemble

    Le message insiste sur la responsabilité partagée : « Ce pays appartient à nous tous et non à moi seul. Pour construire ce pays j’ai besoin de vous tous, et vous aussi avez besoin de moi. »

    Le chef doit reconnaître ses limites : « À mon niveau je ne peux pas trouver les solutions à tous les problèmes en même temps. Je vais faire un peu, une partie. Laissez-moi le temps de trouver la solution à l’autre partie de vos problèmes. » Et de rappeler : « Si tu fais un peu, c’est un partage inégal. Mais si tu ne fais rien, c’est l’avarice, le non-partage, et ce n’est pas bien. »

    Les prémices d’une crise plus large

    La grève des enseignants n’est qu’un début. « Si tu penses que les seuls grévistes sont les enseignants, alors tu te trompes. Car le jour où les testicules sont tombés, ce n’est pas le même jour que les seins sont tombés. » Cette métaphore obamba souligne que d’autres secteurs pourraient bientôt exprimer leur mécontentement.

    « N’appelle pas le chien avec un bâton », avertit-il encore. « Quand on tire le ver de soie du palmier, c’est en douceur pour éviter qu’il éclate. Ceux qui te disent de punir ne t’aiment pas, ils te poussent à la faute. »

    Anticiper et gouverner avec bienveillance

    L’intelligence d’un dirigeant, rappelle l’orateur, « c’est la vigilance, l’anticipation, voir l’avenir ». Trouver des solutions pour tous les secteurs, même partielles, permet d’éviter « l’explosion sociale ». La colère, elle, ne résout rien.

    La voie de la sagesse

    Nourri de proverbes gabonais et de la sagesse du village, ce vibrant appel sonne comme une véritable leçon de gouvernance : la grandeur d’un chef ne s’évalue ni à la force de ses sanctions ni à la dureté de ses décisions, mais à sa capacité à apaiser quand le pays gronde, à dialoguer quand la colère monte et à anticiper lorsque l’avenir devient incertain. Gouverner, rappelle cette voix enracinée dans la tradition, n’a jamais consisté à hausser le ton, mais à élever l’esprit, car « une réponse douce calme la fureur, tandis qu’une parole dure excite la colère ». En temps de crise, la sagesse commande de ranger le bâton, de délier la parole et de tendre la main, car seuls les dirigeants capables de transformer la tension en dialogue, la colère en solutions et l’épreuve en grandeur s’inscrivent durablement dans la mémoire des peuples. À Brice Clotaire Oligui Nguema revient ainsi un choix décisif : céder à la dureté du moment ou inscrire son action dans le temps long de la bonne gouvernance, celui où la patience, la justice et l’écoute des anciens fondent l’autorité véritable.

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