0 CFA

Votre panier est vide.

25.8 C
Libreville
mardi, 10 février 2026
More
    AccueilA La UneInterconnexion électrique avec la Guinée équatoriale : la SEEG démonte la rumeur des « 235 millions impayés...

    Interconnexion électrique avec la Guinée équatoriale : la SEEG démonte la rumeur des « 235 millions impayés »

    Publié le
    Écouter cet article

    Face à une polémique enflée sur les réseaux sociaux et reprise par certains médias, la Société d’énergie et d’eau du Gabon sort de sa réserve et oppose des chiffres précis, des procédures contractuelles et un démenti catégorique.

    La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a publié, le 9 février 2026, une mise au point détaillée afin de couper court à une information largement relayée, selon laquelle « le Gabon doit 235 millions de FCFA à la Guinée équatoriale » au titre de l’électricité importée. Une rumeur née de révélations du média équato-guinéen Impacto SG, et qui a rapidement alimenté débats politiques et controverses en ligne.

    Dans son communiqué, l’entreprise publique replace d’abord les faits dans leur contexte. Elle rappelle que la ligne d’interconnexion moyenne tension (20 kV) entre Ebebiyin et Bitam a été officiellement mise en service le 25 février 2025 par les présidents Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans le prolongement de cette coopération, une mission du comité mixte bilatéral s’est tenue du 2 au 6 février 2026 à Djibloho, réunissant notamment les Directions générales de l’énergie, la SEEG et la SEGESA, pour « évaluer l’état d’avancement du projet, les conditions d’exploitation, ainsi que la situation financière ».

    Une situation financière « traitée avec rigueur »

    Au cœur de la polémique, la question de la dette supposée. La SEEG tranche : « contrairement aux rumeurs persistantes relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une dette impayée, la situation financière fait l’objet d’un traitement rigoureux et concerté ».

    Le procès-verbal signé par les parties prévoit notamment que la société équato-guinéenne SEGESA « procédera à la correction des erreurs relevées sur les factures des mois d’août à octobre 2025 », conformément aux dispositions contractuelles. Ces rectifications intégreront « les retenues liées aux prestations de services » avant transmission à la direction financière de la SEEG, après validation par le ministère équato-guinéen de l’Électricité, « dans un souci de transparence et de bonne communication ».

    Les chiffres communiqués par l’entreprise illustrent ces ajustements. Avant corrections, le montant total facturé s’élevait à 623 073 192 FCFA, dont 257 377 360 FCFA déjà payés, laissant un solde de 365 695 832 FCFA. Après intégration des modifications, la facture globale descend à 505 194 480 FCFA, pour un reste à payer de 247 817 120 FCFA.

    Autrement dit, le montant exact du solde dépend de factures rectifiées et validées par les deux parties. La SEEG précise qu’« à réception des factures actualisées (…) la SEEG procédera au règlement du solde réel dans les meilleurs délais ».

    Des engagements techniques renforcés

    Au-delà de la question financière, la mission bilatérale a également abouti à un accord technique. Les deux pays ont validé le principe d’une augmentation du plafond énergétique, avec un passage effectif de 2 à 5 MW à compter du 9 février 2026, en cohérence avec la puissance contractuelle de 8 MW.

    Pour la SEEG, ces décisions « attestent de la bonne foi, de la recherche permanente de transparence et du respect strict des engagements contractuels ». L’entreprise dénonce ainsi des affirmations « inexactes, infondées et contraires aux faits » selon lesquelles le Gabon refuserait de payer ses factures ou violerait la convention en vigueur.

    Un démenti pour restaurer la confiance

    En publiant des données chiffrées et le contenu précis des accords bilatéraux, la SEEG cherche manifestement à rétablir les faits et à apaiser une polémique aux relents politiques. Elle rappelle que les « accords conclus entre États souverains obéissent à des procédures claires et rigoureuses » et ne sauraient être « remis en cause par des campagnes de désinformation ou des interprétations erronées ».

    Cette mise au point se veut donc une opération de transparence : en clarifiant l’état réel des comptes et les mécanismes contractuels en cours, la SEEG affiche sa volonté de solder les factures sur des bases exactes, loin des approximations et des chiffres brandis sans vérification.

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici
    Captcha verification failed!
    Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

    Entretiens exclusifs

    Articles similaires

    Dernières nouvelles

    Les + Lus