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Gabon : L’opposition demande le retrait de l’ordonnance du 26 février sur la nationalité gabonaise

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La Coalition pour la Nouvelle République (CNR) est montée au créneau. Par la voix de Vincent Moulengui Boukossou, l’alliance politique dénonce une réforme « précipitée » et réclame l’ouverture d’un véritable dialogue national sur cette question identitaire réputée explosive.

Le débat sur la citoyenneté fragilise à nouveau le consensus politique au Gabon. Dans une déclaration au ton particulièrement ferme portant sur la « mal gouvernance récurrente », la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et ses alliés ont exigé le retrait pur et simple de l’ordonnance du 26 février 2026 portant Code de la nationalité. Une décision jugée sans fondement urgent par l’opposition.

Pour la plateforme de l’opposition, le calendrier de cette réforme soulève autant de doutes que son contenu. « Quels problèmes urgents le pouvoir entend-il résoudre ? », s’est interrogé Vincent Moulengui Boukossou. Le leader politique fustige une méthode court-circuitant le débat démocratique sur un sujet qu’il qualifie de « fondamental pour la nation ».

Au cœur du grief : l’usage de l’ordonnance pour légiférer sur un texte d’une telle portée. Selon la CNR, une réforme touchant aux fondements mêmes de l’appartenance à la patrie aurait dû impliquer une concertation large avec l’ensemble des forces vives du pays.

Un climat de défiance généralisée

Au-delà du texte juridique, cette sortie médiatique traduit une fracture profonde entre le pouvoir et l’opposition. La CNR y voit l’illustration d’un mode de gestion « unilatéral » et dénonce une accumulation de décisions prises sans consultation préalable, dans un contexte politique jugé de plus en plus « verrouillé ».

Pour les détracteurs de la réforme, l’initiative est mal calibrée et risque d’alimenter des crispations sociales dans un pays où les questions d’identité et de citoyenneté sont intrinsèquement liées aux équilibres politiques.

L’appel au dialogue inclusif

Face à ce qu’elle considère comme une dérive institutionnelle, la coalition appelle à une « prise de conscience collective ». La position de Vincent Moulengui Boukossou est sans équivoque : le retrait immédiat de l’ordonnance doit précéder l’organisation d’un dialogue national inclusif.

Alors que le Gabon traverse une période charnière, la gestion de ce dossier “nationalité” s’annonce comme un test majeur pour la stabilité du dialogue social.

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