Le gouvernement gabonais, soutenu par la Banque mondiale et la Gabon Power Company (GPC), a réuni ce mardi 17 mars les acteurs clés du secteur de l’énergie. Objectif : lever les verrous financiers et techniques pour garantir une électricité stable et accessible à tous.
La résidence hôtelière de la Sablière a servi de cadre à une table ronde stratégique sur le financement des infrastructures hydroélectriques et la modernisation des réseaux de transport d’énergie au Gabon.
Présidée par le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, cette rencontre a rassemblé décideurs publics, bailleurs de fonds internationaux et investisseurs privés. Le constat relève que la croissance du pays dépend d’une offre énergétique robuste.
Toutefois, le Vice-président a tenu à souligner un défi majeur : l’acheminement. « Produire suffisamment d’énergie est indispensable, mais cela ne sert à rien si elle n’arrive pas correctement aux populations », a-t-il rappelé, mettant ainsi l’accent sur l’urgence de rénover les réseaux de distribution souvent vétustes.
Un dialogue pour lever les obstacles
Pour Philippe Ossoucah, Directeur général de la Gabon Power Company (GPC), la réussite de ces chantiers colossaux repose sur la transparence et la synergie entre les parties prenantes. Selon lui, ce dialogue direct est essentiel pour identifier les goulots d’étranglement du secteur et rassurer les investisseurs sur la viabilité des projets à long terme.
Le moment fort de cette journée a été la signature d’un accord déterminant entre la Société financière internationale (SFI) et le groupe Hydroneo pour le développement du projet hydroélectrique d’Irouba.
Cet engagement contractuel marque une avancée concrète dans la stratégie nationale de transition énergétique. Il confirme l’attractivité du secteur énergétique gabonais pour les investisseurs privés et témoigne de la volonté de l’Etat de diversifier son mix énergétique pour soutenir le développement industriel et social du pays.
Vers une autonomie énergétique durable
Cette table ronde marque une étape décisive dans la stratégie nationale de diversification économique. En sécurisant le projet d’Irouba et en renforçant le dialogue avec les bailleurs de fonds, le Gabon affiche son ambition de transformer son immense potentiel hydraulique en un levier de croissance concret.
Toutefois, le succès de cette ambition reposera sur la capacité de l’Etat et de ses partenaires à transformer ces accords de principe en chantiers visibles sur le terrain. Les prochaines étapes seront cruciales pour observer si ces investissements permettent enfin de réduire durablement la fracture énergétique entre les zones urbaines et l’intérieur du pays.


