Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a validé le 16 février dernier le déploiement de deux nouveaux systèmes technologiques : SITA et FARIAJ. Objectif : éradiquer les promotions frauduleuses et muscler l’efficacité des enquêtes criminelles.
C’est une petite révolution qui s’opère dans les couloirs du Commandement en Chef des Forces de Police Nationale (FPN). Sous la houlette d’Adrien Nguema Mba, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, l’institution entame une mue technologique profonde. Derrière les acronymes SITA et FARIAJ, se cache une ambition claire: restaurer la méritocratie et l’ordre au sein des forces de l’ordre.
SITA : Le numérique contre le « favoritisme »

Le projet SITA (Système informatisé du Tableau d’avancement) s’attaque à un mal qui rongeait l’institution : l’opacité des carrières. Fini les ascensions fulgurantes sans fondement légal. « Il s’agit de lutter contre le passage frauduleux en grades et les promotions à titre exceptionnel non maîtrisées », martèlent les responsables des FPN.
En automatisant le tableau d’avancement, l’État gabonais veut garantir que seul le mérite, et non le réseau, dicte l’évolution d’un policier. Une réponse directe aux attentes de justice sociale exprimées par les citoyens et les fonctionnaires eux-mêmes.
FARIAJ : Le bras armé de la police scientifique
Sur le terrain opérationnel, le changement porte le nom de FARIAJ (Fichier automatisé de recherche d’identités et d’antécédents judiciaires). Ce nouvel outil, dédié à la Police Technique et Scientifique, permet désormais : une localisation instantanée des individus recherchés ; une centralisation des antécédents judiciaires pour éviter les failles entre les services et une accélération significative des procédures judiciaires.
Cette visite ministérielle a également permis d’esquisser les contours de la Loi de programmation sécuritaire 2026-2030. Ce plan quinquennal prévoit une montée en puissance des équipements et des infrastructures.
Pour Adrien Nguema Mba, ces outils ne sont pas des accessoires, mais le socle d’une nouvelle doctrine : « Il s’agit de renforcer la discipline et l’efficacité de notre police pour mieux servir les populations. » Dans un climat où la confiance envers les institutions reste un défi, le succès de SITA pourrait bien être le test ultime de la modernisation du pays.


