Le futur Hôpital de Coopération sort de terre. Le ministre de la Santé, le Pr Elza Ayo épse Bivigou, s’est rendue dans le Woleu-Ntem pour inspecter le site de ce projet stratégique. Plus qu’un centre de soins, l’infrastructure ambitionne de devenir le carrefour médical de la zone frontalière entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée Équatoriale.
C’est un chantier prioritaire de l’ère de la Ve République. En mission d’inspection dans le Nord du pays, le ministre de la Santé a officiellement évalué les contours du futur Hôpital de Coopération des « Trois Frontières ». Ce projet structurant, porté par la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, vise à pallier le déficit d’infrastructures sanitaires de haut niveau dans l’arrière-pays.
Un pôle d’excellence sous-régional
L’établissement ne se limite pas à une simple extension de l’offre locale. Conçu comme un centre d’excellence intégré, l’hôpital sera doté de blocs opératoires de dernière génération, d’unités d’hospitalisation à forte capacité et d’un service d’urgence ultra-équipé.
L’innovation majeure réside dans sa dimension pédagogique : le centre intégrera des salles de formation clinique et un centre de traitement du sang. « L’objectif est d’assurer l’autonomie sanitaire de la province tout en favorisant le transfert de compétences », indique-t-on du côté du ministère.

Un enjeu diplomatique et démographique
Située stratégiquement dans la zone dite des « Trois Frontières », l’infrastructure s’apprête à desservir un bassin de population dépassant largement les frontières gabonaises. En attirant les patients du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, le Gabon entend affirmer son leadership médical dans la sous-région.
Selon les annonces du ministère de la Santé, ce projet répond de manière durable à l’explosion démographique du Grand Nord. Lors de sa visite, le Pr Elza Ayo épse Bivigou a insisté sur l’adaptation des plans techniques aux réalités du terrain, afin que les besoins spécifiques des patients de l’arrière-pays soient pleinement satisfaits.
Pour les populations locales, cette inspection ministérielle sonne comme une garantie de l’effectivité de l’engagement présidentiel : faire de la santé un droit accessible, partout sur le territoire.