A quelques semaines du coup d’envoi de la Ligue nationale élite et professionnelle (Lineph), l’état critique des infrastructures sportives menace le calendrier. Une mission d’inspection menée à Mouila et Lambaréné révèle des installations à l’abandon, mettant en péril le lancement de la saison.
Le handball gabonais pourra-t-il tenir ses promesses de professionnalisation ? C’est la question qui brûle les lèvres après la tournée de reconnaissance effectuée par Merfunt Kassa-Kombila. Le président de la Ligue nationale élite et professionnelle (Lineph) s’est rendu sur le terrain pour évaluer les capacités d’accueil des villes de l’intérieur. Le verdict est sans appel : le manque d’entretien des plateaux sportifs constitue un obstacle majeur.
Mouila : Un gymnase en « état de mort clinique »
L’étape de Mouila a particulièrement frappé les esprits. Le gymnase de la ville, fleuron datant de 2008, n’est plus que l’ombre de lui-même. Près de vingt ans après sa sortie de terre, l’édifice subit les affres du temps et du manque de maintenance.
Sur place, le constat est alarmant : une surface de jeu impraticable rendant tout traçage invisible, un éclairage défaillant et une absence totale de cages de buts. Pour la Lineph, l’équation est simple : sans une réhabilitation lourde et immédiate, aucun match professionnel ne pourra se tenir dans la capitale de la Ngounié sans mettre en danger l’intégrité physique des athlètes.
Lambaréné : Entre espoir et négligence
A Lambaréné, le tableau est plus nuancé, mais tout aussi frustrant pour les officiels. Si le plateau sportif d’Adiwa a bénéficié d’une réhabilitation récente, il reste inutilisable pour la compétition faute d’équipements de base, notamment les buts.
Le constat de dégradation s’étend également au Lycée public Charles-Mefane. L’aire de jeu extérieure, autrefois dynamique, subit une détérioration progressive. Ce manque de suivi logistique transforme des investissements pourtant existants en « coquilles vides ».
Pour Merfunt Kassa-Kombila et son équipe, l’objectif de cette mission est clair : garantir aux jeunes talents du handball gabonais des conditions de pratique dignes des ambitions de la Ligue.
Pourtant, la réalité du terrain vient doucher l’enthousiasme général. Si les autorités sportives ne réagissent pas rapidement pour lancer les travaux de remise aux normes, c’est tout l’édifice de la nouvelle ligue professionnelle qui pourrait voir son décollage retardé. Le compte à rebours est lancé.