A l’approche du scrutin prévu pour le 22 avril, quatre membres du gouvernement ont rencontré les partenaires sociaux ce jeudi 9 avril 2026. Objectif : garantir la transparence et l’organisation technique de ce rendez-vous majeur pour la Ve République.
Le compte à rebours est lancé. Ce jeudi, le ministère de la Fonction publique a servi de cadre à une séance de travail de haut niveau. Autour de la table, un quatuor ministériel stratégique : Laurence Ndong (Fonction publique), Jacqueline Iloghe épouse Bignoumba (Travail), François Ndong Obiang (Réforme des institutions) et Andrien Mba (Intérieur). Cette mobilisation interministérielle témoigne de l’enjeu : structurer durablement le partenariat entre l’Etat, le patronat et les travailleurs à travers des représentants légitimement élus.
Pour pallier l’urgence du calendrier, le gouvernement a opté pour la réactivité. Laurence Ndong a ainsi annoncé qu’en plus d’un décret d’application en cours de finalisation, un arrêté fixant des mesures transitoires a été pris. « Il est temps que l’on boucle ce cycle électoral avec des élections professionnelles pour qu’il y ait, en face du patronat et de la fonction publique, des interlocuteurs légitimement élus », a martelé la ministre de la Fonction publique. Elle a par ailleurs confirmé que tout le dispositif sera opérationnel pour le 22 avril, avec une publication des résultats définitifs prévue avant la fin du mois.
Transparence et inclusion : le credo du gouvernement
De son côté, la ministre du Travail a insisté sur la dimension éthique du scrutin. Jacqueline Iloghe épouse Bignoumba a réaffirmé l’engagement des autorités à garantir un processus inclusif et transparent, conforme aux normes internationales. L’idée est claire : apaiser le climat social pour bâtir une crédibilité forte autour des futurs élus.

La réponse des syndicats : « Nous irons aux urnes ». Le signal envoyé par le gouvernement semble avoir trouvé un écho favorable auprès des organisations syndicales. Si l’enthousiasme est réel, l’exigence de rigueur demeure la priorité des partenaires sociaux. « Cette séance de travail était importante. Les syndicalistes veulent ces élections, nous irons aux urnes, mais nous voulons que les choses se passent selon les normes », a prévenu Pierre Minsta, président de La Machette syndicale.
Ce sommet social marque une étape décisive. Après le référendum, les présidentielles, les locales et les législatives, ces élections professionnelles apparaissent comme la dernière pièce du puzzle démocratique de la Ve République gabonaise.
Une mobilisation interministérielle stratégique
La tenue de ces élections repose sur une synergie entre quatre départements clés. Laurence Ndong, à la Fonction publique, pilote la coordination technique et le cadre juridique du scrutin. Elle est épaulée par Jacqueline Iloghe, ministre du Travail, garante du dialogue avec les partenaires sociaux. Sur le plan opérationnel et sécuritaire, le nouveau ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, assure la logistique sur l’ensemble du territoire, tandis que François Ndong Obiang, à la Réforme des institutions, veille à la conformité du processus avec les standards de la Ve République. Cette équipe travaille sous la coordination du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.