Ce mercredi 24 décembre 2025, les Panthères du Gabon entrent en compétition face au Cameroun. Une date, un match, un symbole. Et pourtant, à l’approche de ce rendez-vous continental, un silence étrange plane sur le pays. Un silence lourd. Un silence inquiétant. On peut se tromper, mais la mobilisation de soutien et d’encouragement envers notre équipe nationale paraît d’une sobriété confondante, pour ne pas dire quasi inexistante.
Rien ou presque dans les spots audiovisuels. Rien dans les artères de nos grandes villes. Aucune banderole, aucune affiche, pas même un rappel visible que le Gabon est engagé dans une compétition continentale majeure. Du côté des autorités ministérielles comme de la FEGAFOOT, la communication est timide, absente, inaudible. Or, tout cela n’est pas normal. Ce mutisme contraste cruellement avec l’importance de l’enjeu et avec ce que représente le football dans l’âme gabonaise.
Car les Panthères n’entrent jamais seules sur le terrain. Elles y portent deux millions de cœurs. Elles y portent une histoire, une fierté, une espérance. Au-delà d’une simple équipe, c’est toute la Nation qui est engagée. C’est au nom du Gabon que nos joueurs livrent bataille. C’est le Vert-Jaune-Bleu qu’ils défendent, ce drapeau qui raconte nos luttes, nos joies et notre dignité.
Les Panthères ont besoin de notre chaleur. Elles ont besoin de nos encouragements, de notre ferveur, de ce supplément d’âme que seul un peuple uni peut offrir. Le football n’est pas qu’un jeu ; en Afrique, il est un langage, un cri, parfois un refuge. C’est dans ces moments-là que se forge et se solidifie la fibre patriotique.
Notre devise nationale commence par un mot sacré : UNION. Voici précisément venu le temps de s’unir, de se serrer les coudes, d’être soudés, car il en va de notre honneur collectif. « Oublions nos querelles », nous rappelle solennellement La Concorde. Oui, il est temps — grand temps — de mettre entre parenthèses nos divisions politiques et partisanes. Le terrain de football n’est pas une arène idéologique. Il n’est ni un tribunal politique ni un champ de règlements de comptes.
Comment peut-on, par calcul ou par ressentiment, souhaiter l’échec de notre équipe nationale pour l’imputer à un homme, fût-il le président Brice Clotaire Oligui Nguema ? Une telle posture trahit l’essence même du patriotisme. Les Panthères ne défendent ni une ethnie, ni un parti politique, ni un individu. Elles défendent le GABON. Rien que le Gabon. Tout le Gabon.
Peuple gabonais, l’heure n’est pas à l’indifférence. L’heure est à la mobilisation morale, populaire et patriotique. Que nos voix franchissent les frontières. Que nos encouragements atteignent le vestiaire. Que nos Panthères sentent, même à des milliers de kilomètres, que la Nation est debout derrière elles.
Ce mercredi, face au Cameroun, qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules. Qu’elles sachent que le Gabon croit en elles. Car soutenir les Panthères, c’est aimer le Gabon. Et aimer le Gabon, c’est parfois simplement savoir s’unir pour le faire gagner.
Allez les Panthères !