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    Crise pétrolière : le sommet de l’État se mobilise pour briser l’impasse sociale

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    En déplacement dans la capitale économique, la ministre du Travail, du plein emploi et de la formation professionnelle a rencontré, le lundi 26 janvier, les représentants syndicaux du secteur pétrolier, à la salle polyvalente du gouvernorat de l’Ogooué-Maritime, en présence du gouverneur de province, Françoise Assengone Obame. Porteuse d’un message du chef de l’État, la ministre a annoncé la volonté des plus hautes autorités d’ouvrir un dialogue direct avec les syndicats, dans un contexte marqué par des tensions sociales persistantes et des préavis de grève.

    La ministre a dressé un constat sans détour : le secteur pétrolier est confronté depuis plusieurs années à des conflits sociaux récurrents, nuisibles à la performance des entreprises. « Les entreprises ne peuvent pas être performantes si elles vivent constamment sous la menace de conflits sociaux », a-t-elle déclaré, appelant à un dialogue social apaisé, régulier et constructif. Elle a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée entre employeurs et syndicats, estimant que les solutions imposées dans l’urgence finissent souvent par créer de nouvelles tensions à moyen terme.

    Crise pétrolière : le sommet de l'État se mobilise pour briser l'impasse sociale

    Le contentieux persistant de la loi 20

    Interrogée sur les raisons de cette initiative présidentielle, la ministre a reconnu que, malgré l’existence de mécanismes institutionnels, la crise persiste depuis près de deux ans, alimentée par des interprétations divergentes des textes. Au cœur du litige, la loi 20/2007 régissant la mise à disposition de personnel fait l’objet de vives dénonciations de la part de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP). Le syndicat accuse les opérateurs de violer ce cadre légal qui impose pourtant la titularisation du personnel sous-traitant pour lutter contre la précarité et favoriser la « gabonisation » des emplois.

    Face à cette situation, l’intervention directe du chef de l’État vise à lui permettre de se saisir du dossier « en connaissance de cause », afin de prendre des décisions ou de formuler des recommandations susceptibles de débloquer la situation. Les syndicats ont pris acte de l’annonce présidentielle, réaffirmant leur volonté de contribuer à une sortie de crise durable. Ils ont toutefois soulevé plusieurs préoccupations pratiques, notamment liées à la logistique du déplacement à Libreville et aux autorisations de sortie accordées aux responsables syndicaux.

    Une étape décisive pour le secteur

    Certains représentants ont également profité de cette tribune pour dénoncer des pressions internes en entreprise. Ils ont sollicité l’appui du ministère afin de garantir la participation des travailleurs convoqués aux réunions institutionnelles, sans risque de sanctions pour leur engagement. L’enjeu est désormais de sécuriser le cadre de cet échange au sommet pour éviter que les crispations logistiques ne parasitent le fond des débats.

    La rencontre annoncée avec le chef de l’État apparaît comme une étape décisive dans un dossier emblématique des tensions sociales du secteur pétrolier. Son issue pourrait conditionner non seulement la stabilité du secteur, mais aussi la crédibilité du dialogue social dans un contexte économique sensible.

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