Michel Régis Onanga Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a clos son agenda hebdomadaire par une série d’audiences diplomatiques à forte portée politique, recevant successivement les ambassadeurs du Sénégal et de la République de Corée accrédités au Gabon. Un signal clair : la première chambre du Parlement entend jouer pleinement sa partition sur l’échiquier des relations internationales.
Au-delà des usages protocolaires, ces échanges s’inscrivent dans une logique de consolidation des partenariats historiques et stratégiques du Gabon. Les deux diplomates sont venus présenter leurs civilités au nouveau président de l’institution, tout en saluant la solidité des liens unissant leurs pays respectifs à Libreville. Mais surtout, ils ont exprimé une volonté commune d’aller plus loin, en donnant un contenu concret à la coopération parlementaire, à la concertation politique et au partage d’expériences institutionnelles.

Pour Dakar, l’enjeu est clair. S’exprimant à l’issue de l’audience, l’ambassadeur du Sénégal, Mame Oumar Thiaw, a tenu à rappeler la profondeur des relations entre les deux États. « Le Gabon et le Sénégal entretiennent des relations fraternelles fondées sur des valeurs communes », a-t-il souligné, tout en plaidant pour que cette proximité se traduise désormais avec force au niveau de la diplomatie parlementaire.
Séoul, de son côté, affiche des ambitions assumées. L’ambassadeur de la République de Corée, Song Bum Shin, a insisté sur l’engagement de son pays à accompagner le Gabon dans ses projets de développement, en particulier dans les domaines économique et technologique. « Le Parlement constitue un cadre essentiel pour soutenir des partenariats durables et mutuellement bénéfiques », a-t-il affirmé pour justifier cette volonté de rapprochement.
Face à ses hôtes, Michel Régis Onanga Ndiaye n’a pas laissé planer le doute sur l’orientation qu’il souhaite donner à son mandat. Saluant la qualité des échanges, il a réaffirmé la disponibilité de l’Assemblée nationale à faire de la diplomatie parlementaire un véritable levier d’accompagnement des politiques publiques. « L’Assemblée nationale demeure ouverte à toute initiative visant à renforcer la coopération interparlementaire », a-t-il conclu, avant de préciser son souhait de « promouvoir un dialogue constructif entre nos États ».

