Le véritable saut qualitatif de Nkoltang réside dans sa gestion des risques environnementaux. Contrairement à l’anarchie de Mindoubé, le nouveau site prévoit un système rigoureux de confinement. Les casiers de stockage seront dotés de membranes géosynthétiques de haute densité, créant une barrière étanche pour empêcher l’infiltration des résidus toxiques dans les sols.
L’innovation majeure repose sur le traitement des lixiviats, le « jus de décharge » hautement polluant issu de la fermentation des déchets et des eaux de pluie. « Les effluents seront captés et traités sur place grâce à une station d’épuration dédiée, évitant toute contamination des nappes phréatiques environnantes », indiquent les experts du projet.
Vers une valorisation énergétique
Au-delà de la simple protection des sols, le CTVD de Nkoltang s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. Le projet prévoit la capture du biogaz, gaz à effet de serre produit naturellement par la décomposition des matières organiques. Cette récupération permet non seulement de réduire l’empreinte carbone du Grand Libreville, mais ouvre également la voie, à terme, à une production d’énergie verte.
En sanctuarisant ces 79 hectares selon les standards de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Gabon s’aligne sur les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, transformant une crise sanitaire en un modèle de résilience écologique.