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vendredi, 13 février 2026
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    Bob Mengome, “Matricule 212” : l’urgence d’une solidarité autour d’une famille en détresse

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    Arrêté en janvier, placé sous mandat de dépôt, privé de visites et désormais au cœur d’un appel à la solidarité nationale, le cas de Bob Mengome dépasse le simple fait judiciaire. Il interroge la justice et les droits humains. Mais aujourd’hui c’est toute une famille en détresse qui crie à l’aide.

    Le 15 janvier 2026, Bob Mengome, activiste connu pour ses critiques acerbes du régime du président Brice Clotaire Oligui Nguéma, est interpellé. Après plusieurs jours passés dans les locaux de la police judiciaire, à la demande du parquet qui exige des investigations complémentaires, il est présenté devant un magistrat instructeur. Le 19 janvier 2026, la décision tombe : placement sous mandat de dépôt et transfert à la prison centrale de Libreville. Les charges retenues sont lourdes : trouble à l’ordre public et incitation à la haine. Assisté par son conseil, Maître Jean-Paul Moumbembé, l’homme que ses soutiens surnomment déjà “Matricule 212” entre officiellement dans une séquence judiciaire hautement scrutée.

    Un mur de silence : L’alerte rouge de SOS Prisonniers

    Mais au-delà des poursuites, c’est le régime de détention qui suscite l’indignation. Selon l’ONG SOS Prisonniers Gabon, la famille de Bob Mengome se heurte depuis plusieurs semaines à un refus systématique de visites, malgré la présentation régulière d’un permis de communiquer délivré par le tribunal compétent. Aucune décision écrite ni notification formelle ne justifierait ce blocage. Le dimanche 8 février dernier encore, ses parents se sont vu refuser l’accès sans explication. Depuis, silence total. L’ONG évoque une violation grave des droits fondamentaux et alerte sur l’état de santé du détenu, jugé préoccupant. Privé de contacts avec les siens, l’activiste serait fragilisé, dans un contexte carcéral déjà réputé difficile.

    Appel à la chaîne de solidarité nationale

    Derrière le détenu, il y a pourtant une épouse et cinq enfants. Deux sont en classes d’examen au public (Terminale et 3ᵉ), trois autres poursuivent leur scolarité dans le privé (4ᵉ année, 1ʳᵉ année et crèche), sans compter les charges quotidiennes : alimentation, transport scolaire, factures d’eau, tickets EDAN, abonnements téléphoniques, télévisuels et à Internet. Face à l’urgence, une chaîne de solidarité nationale est lancée.

    Les contributions volontaires peuvent être envoyées via Airtel Money (074 85 12 59, Mme Obone Ngoua Bienvenue) ou Moov Money (062 08 22 95, Mme Ada Evoung). Chaque geste, même modeste, peut préserver la dignité d’une famille plongée dans l’angoisse. Car au-delà du débat politique, c’est une réalité humaine qui s’impose : l’absence d’un père ne suspend ni la faim ni les échéances scolaires. Soutenir cette famille aujourd’hui, c’est refuser que la détresse devienne leur seule perspective.

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