La Caisse nationale de sécurité sociale vient de lancer une nouvelle plateforme en ligne, destinée à simplifier et accélérer la gestion des services sociaux.
Cette initiative numérique permet aux assurés de gérer facilement leur protection sociale, consulter leur historique de cotisations, suivre leurs droits à la sécurité sociale et effectuer leurs démarches administratives, le tout de manière simple et rapide, sans se déplacer.
Le lancement de cette plateforme s’inscrit dans la stratégie de digitalisation de la CNSS, visant à offrir des services plus efficaces et accessibles à tous.
Il avait laissé la parole publique à ses adversaires depuis le déclenchement du processus électoral et la publication, en deux phases, de la liste des candidats à la présidentielle du 12 avril. Brice Clotaire Oligui Nguema a repris l’initiative de la communication cette semaine devant les caméras de la chaîne de télévision nationale, de TV5, de France 24 et devant le micro de Radio France Internationale. C’était plus pour éclairer sur ses positions et convictions que pour répondre à ses contradicteurs. Le timing de cette opération médiatique est judicieux. Nous sommes à quelques jours du lancement de la campagne électorale (ce samedi au stade de l’Amitié pour lui). Après un an et demi de silence, il devait trouver des réponses claires aux questionnements sur sa trajectoire et sur ses projets stratégiques, histoire de détruire les zones d’ombre artificiellement créées par ses détracteurs, les obligeant ainsi à trouver en urgence d’autres supputations pour reconstruire leurs discours.
Sortir des rangs de la grande muette pour devenir un tribun politique n’est pas une aventure aisée. L’exercice ne l’a, par conséquent, pas été pour Brice Clotaire Oligui Nguema. Il lui sera très certainement reproché ses trop longues prises de temps avant les réponses, ses phrases courtes et sèches, encore plus certainement son usage abusif de la première personne du singulier, pour mettre en avant le travail et les réalisations du CTRI depuis qu’il dirige le pays.
En plus de ne pas être particulièrement prolixe de nature, l’explication probable est à trouver dans le cursus professionnel de celui qui dirige le pays depuis le 30 septembre 2023. Le militaire ne sait pas broder quand il parle. Il a le propos bref et concis, qui donne plus de temps à l’action. En plus, le chef qu’il est rend compte des actions et des opérations de ses troupes en les personnalisant. C’est lui qui dirige. C’est lui qui est responsable des victoires et des défaites, et qui les assume. Les autres militaires le prennent comme ça. Ils font eux-mêmes comme ça. Or, il n’a jamais été que militaire.
En tirant les leçons de cette première expérience, il est évident que des correctifs doivent être apportés à la manière d’assurer son devoir de communication.
Brice Clotaire Oligui Nguema, un civil
Quoi qu’il en soit, des questions existaient avant cette première sortie, certaines pour embarrasser, d’autres pour éclairer. Elles ont toutes eu des réponses. Comme prélude, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est déchaussé. Il a retiré ses bottes de Général. La démarche, a-t-il dit, suit le processus normal d’une parole donnée. Il avait promis, au lendemain du renversement de l’ancien régime, de rendre le pouvoir aux civils après la période de transition.
Il avait aussi dit rester à la disposition des Gabonais s’ils exprimaient un quelconque besoin envers sa personne. Ces Gabonais lui ont demandé de rester par des appels à candidatures et des marches de soutien. Pour leur répondre favorablement. Et comme il n’a jamais dit qu’il ne se présenterait pas, il s’est plié à l’exigence préalable de tomber sa vareuse, son camouflé et ses galons. L’ultimatum lancé de manière incessante aux militaires du CTRI de regagner leurs casernes, jusqu’à en faire un préalable électoral ne le concerne donc plus.
Voilà donc Brice Clotaire Oligui Nguema sans son rang de Général, qui se présente à la présidentielle, et qui balaie du revers de la main l’accusation de s’être ouvert un boulevard en écartant les potentiels candidats, qui auraient pu le battre ou, au moins, le contraindre à un second tour.
Certains avaient perdu leur possibilité de se présenter pour avoir dépassé la limite d’âge, comme l’exige la Constitution élaborée et votée par les Gabonais. D’autres n’ont simplement pas respecté la procédure en déposant des dossiers complets ou conformes. De tout ceci, il ne porte aucune responsabilité personnelle et s’en remet au strict respect de la loi. « Ce pays doit changer. Ce pays va changer« .
Sur trente-cinq ministres, cinq sont du PDG
Même si une apparence d’immobilisme, une impossibilité de changement ou même une volonté de prolonger le système des Bongo restent alimentées par la présence des membres du Parti démocratique gabonais (PDG) dans son entourage. Là aussi, la réponse est claire : il n’y a que cinq Pédégistes dans son gouvernement sur trente-cinq ministres. Et ils sont là par la volonté d’intégrer tous ceux qui partagent sa vision du pays, de la confection d’une nouvelle République. Associer toutes les bonnes volontés épargne de la dépendance d’un groupe de personnes.
Ainsi, ne crée-t-il aucun parti politique, qu’il préfère être porté par les Gabonais et non par un clan, et s’appuyer sur une plateforme de volontaires pour faire campagne. Et les indicateurs de confiance plaident pour lui.
Le chômage, qui était de 40% à sa prise de pouvoir, a diminué de 12%, du fait d’un pays en chantier, d’une remise en route des recrutements dans le service public et d’une politique volontariste de création d’emplois. L’immense dette, héritée comme lourd passif de l’ancien régime, s’éponge progressivement et de manière raisonnable. La confiance ainsi entretenue à l’intérieur du pays diffuse aussi à l’extérieur, d’autant qu’aucun pays ne s’est jamais développé tout seul, replié sur lui-même.
Sa politique n’est pas de suivre la mode de ceux qui pratiquent l’exclusion et les ruptures. Tout le monde est le bienvenu au Gabon, qui n’entretient que des relations d’État à État. Même la France, avec laquelle le Gabon est lié par les anciens accords de défense, quitte désormais le champ de la présence armée pour muer en pôle de formation sous-régional, avec des instructeurs français et gabonais à parité égale. Pas de rupture donc, mais une reformulation de la coopération.
Il faut laisser la justice faire son travail
Et la question qui devait venir arriva: le sort réservé à l’ancienne famille régnante. Nous apprenons qu’Ali Bongo n’est pas en résidence surveillée, qu’il peut aller où il veut et quand il le veut. Nous apprenons que de graves accusations criminelles pèsent, en revanche, sur son épouse et sur son fils qui exigent des enquêtes approfondies dont la durée peut aller jusqu’à deux ans, conformément au Code gabonais de procédure pénale. Nous apprenons qu’aucun des deux n’a été victime de tortures, contrairement aux affirmations de leurs avocats, puisque les diplomates français leur rendent visite régulièrement et qu’ils peuvent l’attester.
Nous apprenons, enfin, que de lourdes preuves de culpabilité sont détenues contre eux par l’Instruction, dont un tampon qui aurait servi à valider, de manière illicite, des actes de la République.
Dans tous les cas, Brice Clotaire Oligui ne veut pas et n’a pas la capacité d’intervenir dans une procédure judiciaire en cours. Il demande, avec insistance, de « laisser la Justice faire son travail » et assure qu’ils auront droit à un procès équitable.
On notera, pour finir, que les relations personnelles entre la radio française RFI et le président déchu ont, parfois, donné à l’interview un air d’accusation sur la base d’informations vieilles ou erronées. Tout comme dans l’ensemble, les questions contenaient un relent d’inquiétude à apaiser sur les futures relations avec la France, au regard de la dégradation générale qu’elle accuse, parfois avec humiliation, dans son ancien pré-carré.
Brice Clotaire Oligui Nguema a adopté une position de distance et de singularité. Ni copiste, ni obligé, il s’est défini comme président d’un État libre de ses choix stratégiques et des partenaires qui doivent l’accompagner utilement vers son développement. Il ne pouvait pas faire mieux.
Le siège de la Haute autorité de la Communication où est logée la Commission d’égal accès des candidats et partis ou groupements politiques aux médias du service public, en période électorale, sera en effervescence aujourd’hui, 27 mars. Les huit candidats y défileront pour signer « cette profession de foi » très importante pour une élection apaisée.
Après sa mise en place, le lundi 24 mars, la Commission d’égal accès des candidats et partis ou groupements politiques aux médias du service public en période électorale poursuit ses activités aujourd’hui. Aussi, le communiqué lu hier par Abslow Serge Abessolo Mba, le Rapporteur général de ladite Commission sur Gabon Télévisions, « informe les candidats à l’élection présidentielle du 12 avril 2025, que la signature du Code de bonne conduite, conformément à l’article 8 du Décret n°000203/PR/MCEN du 7 août 2018, aura lieu ce jeudi 27 mars 2025 au siège de la Haute Autorité de la Communication à 15h00 ».
L’un après l’autre, les huit candidats que sont : Thierry Yvon Michel Ngoma, Axel Stophène Ibinga Ibinga, Alain Simplice Boungoueres et Zenaba Gninga Chaning, Brice Clotaire Oligui Nguema, Claude Bilie By Nze, Stéphane Germain Iloko et Joseph Lapensée Essigone, signeront ce document.
Un des points du préambule du Code de bonne conduite indique que « conscients de leur responsabilité à l’égard du peuple Gabonais et dans un esprit de préservation de la paix sociale et de l’ordre public, les acteurs politiques, les membres de la société civile, tout citoyen gabonais ayant intérêt et qualité et les professionnels des médias affirment leur attachement à ces principes qui sont le fondement de tout progrès dans un système démocratique ».
Dans le détail, l’article 1 du titre 1 « de déclaration des devoirs », stipule : « Il est exigé aux candidats de s’engager à (…) privilégier l’intérêt national avant, pendant et après l’élection présidentielle du 12 avril 2025 (…) éviter toute forme de violence verbale et physique … ».
Cette phase de signature de ce document, précise le même communiqué, sera immédiatement suivie « du tirage au sort déterminant l’ordre de passage des candidats à l’émission “Un candidat, un projet”, en présence des représentants des candidats dûment mandatés, et d’un huissier de justice, conformément aux dispositions de l’article 11 du décret susmentionné ».
Hier, 26 mars, dans le cadre de ses activités, la Commission d’égal accès des candidats et partis ou groupements politiques aux médias du service public en période électorale, présidée par Germain Ngoyo Moussavou, président de la Haute autorité de la Communication (HAC), a reçu le candidat Stéphane Germain Iloko pour l’enregistrement de l’émission « expression directe ».
Sous l’ère Ali Bongo, ils régnaient au sommet de l’Etat. Ils n’avaient de compte à rendre à personne. Jouissant sans vergogne des ressources du Gabon, ils narguaient les enfants de ce pays qui croupissaient dans la misère. Ils, c’étaient Maixent Accrombessi et Liban Soleman, l’omniscient et l’omnipotent directeur de cabinet de l’ex-chef de l’Etat. Ce dernier a carrément abandonné « ses terres » de Ndjolé pour un autre pays, celui de son cœur : le Rwanda.
Au plus fort du régime d’Ali Bongo, les Gabonais ont assisté à de nombreuses falsifications et impostures au plus haut sommet de l’Etat. Ce fut le cas du chef de cabinet du président de la République, « ce Gabonais pur jus originaire de Ndjolé, via Mogadiscio, Liban Soleman », dixit Marc Ona Essangui, actuel vice-président du Sénat et membre du bureau du Rassemblement des Bâtisseurs (RDB).
Sous d’autres cieux, plusieurs Gabonais devraient rendre des comptes à la justice pour parjure. Car, lorsque le Somalien affirmait, haut et fort, qu’il était originaire de Ndjolé, cette allégation a trouvé un écho favorable du côté du département de l’Abanga-Bigné, où des originaires de cette localité, sachant pourtant qu’il n’en était rien, n’ont pas hésité à authentifier ces allégations.
C’était aussi le cas de Maixent Accrombessi, le Nkani de Bongoville, propulsé directeur de cabinet du président Ali Bongo. Ou d’un autre, encore dans les arcanes du pouvoir au sein d’une société de la nébuleuse Olam, qui disait être originaire d’Ovan.
Ces confrères qui dénonçaient le danger de ces nominations
Tout au long des quatorze ans du « règne néfaste » d’Ali Bongo Ondimba, les médias libres avaient constamment dénoncé la nomination de certains étrangers à des postes stratégiques. Mais cette presse avait été traitée de xénophobe. Les journaux au service de « la légion étrangère » tombaient, à bras raccourcis, sur ces confrères qui dénonçaient le danger de ces nominations.
Quatorze ans après, il est une évidence : les Gabonais, qui étaient dans leurs droits de dénoncer cette immixtion autorisée par Ali Bongo des étrangers dans les affaires publiques de leur pays, étaient de véritables patriotes. Car, avant même que leur bienfaiteur ne perde le pouvoir, ces apatrides avaient déjà tourné le dos au Gabon, qui a fait d’eux des magnats de la finance. Maixent Accrombessi, devenu milliardaire, est allé s’acheter un royaume en son pays, le Bénin.
Pour certifier la véracité de l’aphorisme qui déclare que « le mal des Gabonais vient des Gabonais eux-mêmes », l’originaire de Ndjolé, Liban Soleman, une fois les poches pleines, est devenu un grand promoteur immobilier au Rwanda, au détriment de sa ville natale. Le parcours de cet aventurier devrait servir de leçon.
Des véritables nationaux
La promotion des Gabonais d’adoption cupides ne doit plus se faire au détriment des véritables nationaux. Car, non seulement ces intrigants n’apportent rien au pays, mais une fois devenus riches, choisissent d’autres contrées pour jouir du fruit de leur larcin, ou retournent chez eux, en prenant le soin de vider les caisses de l’Etat.
Liban Soleman est un cas typique, du fait que même nommé au poste d’ambassadeur du Gabon en Arabie Saoudite, il n’a jamais pris ses fonctions dans ce royaume. Les Saoudiens voyaient en lui un homme fortement controversé. D’où le rejet de sa nomination.
Et pour cause, en plus d’être Gabonais et Somalien, Liban Soleman détient aussi les nationalités rwandaise et américaine. Ce qui a posé un réel problème à l’Arabie Saoudite, qui ne pouvait accepter sur son territoire un ambassadeur ayant plusieurs nationalités et, pouvant aussi servir d’espion pour les Etats-Unis.
Un exemple que les habitants de Ndjolé n’ont pas eu le courage de suivre, certainement pour favoriser Denise Mekam’ne, alors première personnalité politique de la localité.
Ce mardi 26 mars 2025, cette association a organisé un déjeuner de presse dans un restaurant de la place afin de présenter sa vision axée sur l’amélioration des secteurs à fort impact social.
Placée sous le thème « Bâtissons un futur prospère », cette conférence de presse a marqué une étape importante pour cette organisation née en Belgique, en 2010 et déjà présente dans plusieurs pays d’Afrique, notamment au Burundi, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui implantée au Gabon, l’association met un accent particulier sur l’amélioration du cadre de vie tout en préservant l’environnement.
La présidente fondatrice, Christine Niyonsawe, la insisté sur l’urgence du reboisement, un levier essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette initiative s’aligne avec la vision du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui ambitionne de faire du Gabon un modèle en matière de protection environnementale et de gestion durable des forêts.
Mais la préservation de l’environnement ne peut être dissociée d’une réforme agricole ambitieuse. Le Darly Agamboue, le coordinateur général de la plateforme a rappelé l’importance cruciale de l’autosuffisance alimentaire, mettant en avant la nécessité pour le Gabon de réduire sa dépendance aux importations. Il a souligné la mauvaise qualité des produits alimentaires importés, souvent de dernière catégorie, qui inondent le marché gabonais et favorisent l’émergence de maladies telles que le diabète ou l’hypertension. « Nous avons des terres fertiles et inexploitées, nous devons les valoriser pour assurer notre propre sécurité alimentaire », a-t-il martelé. L’association milite ainsi pour un retour massif vers l’agriculture, notamment l’agroécologie, qui permet de produire sans nuire à l’environnement.
L’importance de la médecine traditionnelle
Le professeur Henri Paul Bourobou Bourobou, chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CENAREST), a pour sa part, plaidé pour la valorisation de la médecine traditionnelle. Selon lui, il est impératif d’intégrer cette pratique dans les institutions académiques et de recherche, car « là où la médecine moderne échoue, la médecine traditionnelle peut offrir des solutions efficaces ».
À travers ses actions, Jess et Action veut contribuer à un Gabon prospère en alliant progrès économique, protection environnementale et bien-être social. L’association compte ainsi accompagner les initiatives de l’État dans la lutte contre le réchauffement climatique, la promotion de l’agriculture durable et la valorisation du patrimoine médicinal africain.
Un engagement fort qui s’inscrit dans une dynamique de transformation et de résilience pour un Gabon autosuffisant, respectueux de son environnement et de sa culture.
Le paysage politique gabonais continue à se redessiner à l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Ce mardi 25 mars, le président du parti Gabon Nouveau (GN) et figure politique influente, a officiellement déclaré son soutien à la candidature du Président de la Transition.
En assemblée avec ses militants sous le thème « Maintenant, servons le Gabon », l’ancien directeur de campagne d’Albert Ondo Ossa, en 2023, a livré un discours marquant, axé sur l’unité nationale, la transformation démocratique et la nécessité d’une mobilisation collective.
Un tournant historique et un appel à l’unité
Le Révérend Mike Jocktane a rappelé les défis majeurs traversés par le Gabon depuis les élections de 2023, qui ont été marquées par une tentative de coup d’État électoral, et qui ont finalement abouti à la fin du régime Bongo-PDG, en place depuis plus de 50 ans. La prise de pouvoir par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a ouvert une nouvelle ère politique, certes semée d’embûches mais porteuse d’espoir.
Malgré les obstacles rencontrés, notamment son arrestation, qu’il juge d’arbitraire et son exclusion du Dialogue national inclusif, Mike Jocktane a maintenu son engagement en faveur d’une transition réussie, appuyant notamment le référendum du 16 novembre 2024, qui était alors perçu comme une étape clé pour restaurer la stabilité du pays.
Le combat pour la reconnaissance du Gabon Nouveau
Le leader de Gabon Nouveau a également évoqué la bataille en cours pour la légalisation de son parti, freinée par le régime déchu. Il considère cette reconnaissance comme essentielle pour garantir une démocratie inclusive et pluraliste.
Dans une déclaration sans équivoque, Mike Jocktane a officialisé son soutien au Président de la Transition. Ce choix repose sur plusieurs constats, comme une gestion stable de la transition, évitant l’instabilité. Des réformes structurelles ambitieuses, comme la limitation des mandats présidentiels et un engagement politique fort, visant à améliorer les conditions de vie des Gabonais.
Jocktane a salué la vision d’Oligui Nguema, le qualifiant de « bâtisseur », incarnant la meilleure chance de préserver la stabilité et d’assurer une transition démocratique réussie.
Vers un avenir démocratique et prospère
En conclusion, Mike Jocktane a appelé à une mobilisation massive pour l’élection du 12 avril 2025, convaincu que ce scrutin représente une opportunité historique pour le Gabon de tourner la page des décennies passées et d’avancer vers un avenir plus juste et prospère. « Ensemble, nous sommes plus forts, ensemble, nous sommes invincibles!», a-t-il lancé, eninvitant les Gabonais à écrire une nouvelle page de leur histoire.
Le mardi 25 mars dernier, la plateforme politique a achevé sa tournée nationale dédiée à l’installation de ses coordinations dans les chefs-lieux des neuf provinces. La cérémonie de clôture, organisée au Palais des Sports de Petit-Paris, a vu l’officialisation de la coordination de l’Estuaire, désormais opérationnelle pour mener à bien ses missions.
Initié il y a quelques semaines, la tournée conduite par Joël Ngoueneni, député de la transition et leader du parti politique 7MP, poursuit un objectif clair : assurer un soutien massif et inconditionnel au candidat du Rassemblement des Bâtisseurs, à travers le mouvement Oligui Nguema 100 %, lors des prochaines échéances électorales.
À travers ses villégiatures à travers le pays, Joël Ngoueneni n’a eu de cesse de marteler son engagement en faveur du président de la Transition. Selon lui, aucun autre dirigeant ne saurait mieux incarner les aspirations du peuple gabonais, notamment après l’événement du 30 août 2023, qui a marqué un tournant décisif dans l’histoire politique du pays.
Un appel à la gouvernance vertueuse
Lors de cette cérémonie, le pasteur Michel Mbadinga, représentant de l’église Béthanie, a exhorté les nouvelles autorités à placer Dieu au centre de leurs décisions. Il a également insisté sur l’impérieuse nécessité d’éradiquer les pratiques de mal gouvernance, notamment les détournements de fonds, qui ont longtemps entaché la gestion du pays.
À travers cette installation, le Mouvement Oligui Nguema 100 % entend désormais intensifier ses actions sur le terrain en vue de mobiliser la population autour de son projet de gouvernance.
Résolument engagé à défendre l’honneur et l’innocence de son leader, le directoire de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale, conduit par sa présidente intérimaire Cynthia LaysAmorissani, a été reçu ce mercredi 26 mars par Son Excellence Fabrice Mauriès, ambassadeur de France au Gabon.
L’objet de cette rencontre : évoquer la situation d’Hervé Patrick Opiangah, contraint à l’exil depuis quatre mois à la suite d’une affaire aux contours juridico-politiques complexes, qui seraient émaillés de vices de procédure, selon ses soutiens.
Cette entrevue fait suite à une correspondance datée du 7 mars 2025, dans laquelle l’UDIS a sollicité une audience auprès de la représentation diplomatique française afin d’exposer ses préoccupations sur le dossier. Trois semaines plus tard, la présidente intérimaire, accompagnée de la conseillère Mouna Boukoko et du conseiller porte-parole Edmond Epoma Ngadi, a ainsi été reçue par l’ambassadeur et ses équipes.
Au cours de cette rencontre, la délégation de l’UDIS a tenu à sensibiliser l’ambassadeur sur les répercussions socio-économiques de cette affaire, notamment la fermeture prolongée des entreprises d’Hervé Patrick Opiangah, privant ainsi des milliers d’employés de leur source de revenu. « Il était essentiel pour nous de porter à la connaissance de la France, patrie des droits de l’Homme et de la démocratie, les dérives qui entourent ce dossier, et d’exposer avec précision les éléments attestant de son caractère inique », a déclaré Cynthia Lays Amorissani dans un entretien accordé à Dépêches 241.
Si les conclusions de cette rencontre demeurent confidentielles, elle marque néanmoins un tournant dans l’argumentaire défendu par l’UDIS, qui cherche à inscrire cette affaire dans le cadre plus large du respect des principes démocratiques et de l’État de droit.
Le 28 mars 2025, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations–Unies pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), tiendra une conférence de presse cruciale dans la salle de conférence de l’institution. Un rendez-vous attendu, au cœur de l’une des périodes les plus sensibles de la scène politique gabonaise.
Abdou Abarry dressera un bilan des actions de l’UNOCA depuis décembre 2024 et mettra en lumière les enjeux majeurs qui façonnent le vivre ensemble au Gabon : la paix, la gouvernance et la démocratie. À près de deux semaines du scrutin présidentiel du 12 avril 2025, cette rencontre prend une résonance particulière. En effet, elle survient juste avant le lancement officiel de la campagne électorale, selon les indications du code électoral, qui stipule que celle-ci débute 14 jours avant le jour du vote.
Le Gabon, à l’orée de ces élections cruciales, se trouve à la croisée des chemins. Le pays doit faire face à des enjeux politiques majeurs et une surveillance internationale croissante. La stabilité et la paix seront des facteurs déterminants pour garantir une élection sereine et démocratique.
Candidat déclaré à l’élection présidentielle du 12 avril 2025, le président de la Transition ne se positionne pas comme un simple prétendant au pouvoir. Il se veut l’architecte d’un renouveau politique, aspirant à édifier un Gabon plus équitable, plus souverain et plus performant.
Son programme repose sur des réformes d’envergure, notamment la relance de l’entrepreneuriat, le soutien accru aux petites et moyennes entreprises (PME), l’amélioration de l’accès au financement et la modernisation des services publics.
Depuis son accession à la tête du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) le 30 août 2023, Oligui Nguema a entrepris d’importantes réformes visant à redresser un État affaibli par des années d’immobilisme. Son action a notamment conduit à la revalorisation des pensions de retraite, à des audits administratifs rigoureux, au renforcement des infrastructures sanitaires et éducatives ainsi qu’à une moralisation accrue de la gestion publique.
Un État en quête de reconstruction sociale
Confronté aux séquelles d’une gouvernance antérieure marquée par des inégalités structurelles, Oligui Nguema a adopté une posture de restaurateur, s’attaquant aux injustices accumulées. La transition lui a permis de redéployer l’action publique vers des territoires longtemps marginalisés, réduisant ainsi les disparités régionales et répondant aux attentes des populations. Cependant, le défi reste immense : chômage persistant des jeunes, précarité économique et sentiment d’abandon au sein de certaines franges de la société, demeurent des préoccupations majeures.
Conscient de ces enjeux, le chef de l’État de la transition s’efforce de renforcer l’inclusion sociale et d’asseoir une gouvernance plus efficace et plus équitable. Son ambition est sans équivoque : inscrire les acquis de la transition dans un cadre institutionnel pérenne, garant d’une stabilité républicaine durable.
Une élection déterminante
Le scrutin du 12 avril 2025 ne saurait se réduire à une simple consultation électorale. Il incarnera un moment de vérité pour de nombreux Gabonais, appelés à juger si les réformes engagées depuis septembre 2023 méritent d’être consolidées dans un cadre démocratique légitimé par les urnes. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’enjeu est double : démontrer qu’un pouvoir issu d’une transition peut légitimement s’ancrer dans le suffrage universel tout en préservant rigueur et crédibilité. Cette élection s’annonce comme un test décisif pour le Gabon. Elle devra révéler si la dynamique de la transition peut se muer en un projet national durable. In fine, les citoyens auront la responsabilité ultime de trancher entre poursuivre sur cette voie ou impulser une nouvelle direction.