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[Présidentielle 2025 au Gabon] Après le scrutin, la suite attendue dans les tout prochains jours

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Durant deux semaines, du 29 mars au 11 avril 2025, le Gabon a vibré au rythme des meetings, des causeries politiques, le tout dans une effervescence inédite. À l’issue de cette campagne électorale intense, les résultats des urnes du scrutin du 12 avril ont départagé les adversaires en lice.

C’est donc sans une réelle surprise que les résultats provisoires annoncés par le ministre de l’Intérieur, le 13 avril, ont donné une victoire écrasante du candidat Brice Clotaire Oligui Nguema, crédité de 575 222 voix, soit 90,32 % des suffrages exprimés. Une victoire dès le premier tour. Aucun recours n’ayant été introduit dans le délai imparti, la balle est désormais dans le camp de la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats officiels.

Conformément à la Constitution, l’absence de recours, dans un délai de huit jours après la proclamation des résultats provisoires, la Cour constitutionnelle proclame les résultats définitifs.

La décision de la Cour constitutionnelle, attendue les semaines qui suivent, devrait ouvrir officiellement la voie à l’investiture du président élu. Cette étape marquera la fin de la transition. Oligui Nguema serait désormais président de la République, chef de l’État.

L’après-scrutin s’annonce comme une période charnière pour le Gabon. Si la stabilité politique semble assurée à court terme, l’attente est désormais portée sur les premières orientations du président nouvellement élu. Gouvernance, réformes institutionnelles, dialogue avec l’opposition et les partenaires sociaux, sont autant de défis qui l’attendent dès les premières semaines de son mandat.

Message de félicitations au Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA

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Candidat à la présidentielle de 2016, le président d’Ensemble pour la République a adressé, par un communiqué de presse, ses vives félicitations à Brice Clotaire Oligui Nguema, candidat plébiscité, le 12 avril 2025, par le peuple gabonais. Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse.

Le 12 avril 2025, sans bavure, dans un climat apaisé, les Gabonaises et les Gabonais, à plus de 90 % des suffrages exprimés et avec un taux de participation au-dessus de 70 %, ont décidé de confier notre destin commun, pour les sept (7) prochaines années, au Général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.

C’est l’occasion pour moi de présenter mes vives félicitations au Président élu, Son Excellence, le Général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA pour cette victoire éclatante et historique.

Jamais, dans l’histoire de notre pays, un candidat n’a bénéficié d’autant de soutiens venant de toutes les couches sociales de notre population.

Jamais, autant de Gabonaises et de Gabonais ne se sont regroupés autour d’un ideale politique commun pour l’avenir de notre pays.

Jamais, un consensus politique n’a été aussi large autour d’une candidature à une élection présidentielle.

Par cette adhésion, les Gabonaises et les Gabonais, ont non seulement validé le coup de libération du 30 aout 2023, salué les réalisations de la période de transition mais aussi, et surtout, exprimé leur volonté de tourner définitivement la page du système déchu avec ses dérives et ses tares.

Ce plébiscite du peuple gabonais résonne, à mon entendement, comme un puissant message d’espoir et d’espérance :  une invite au changement radical des méthodes et des pratiques qui ont plombé ce pays, retardé son évolution et maintenu le peuple dans la souffrance et la précarité

Ce plébiscite ressemble aussi à un avertissement semblable à ce Message du Christ que nous retrouvons dans l’Evangile de St Luc 12 : 48 « A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » !

Toutefois, malgré l’immensité et la complexité de la tâche, je reste convaincu des capacités, de la volonté et de la détermination du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, à qui j’apporte mon total soutien, à relever les défis et à faire du Gabon un pays plein d’envie.

Libreville, le 15 Avril 2025

Dieudonné MINLAMA MINTOGO

Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016

Président d’Ensemble Pour la République

Mali : Plus de 100 partis politiques interpellent le gouvernement pour la relecture de la Charte

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Une large coalition de formations politiques maliens a tenu, le mardi 15 avril, un point de presse pour exprimer ses préoccupations et son point de vue concernant le processus de relecture de la Charte des partis politiques, initié par le gouvernement. Cette rencontre avec les médias s’est déroulée dans un contexte marqué par un soutien unanime aux Forces de défense et de sécurité (FDS) suite à la destruction d’un drone des FAMA par l’Algérie et par un questionnement sur la pertinence d’une nouvelle consultation nationale sur la Charte.

D’emblée, les représentants des partis ont tenu à réaffirmer leur soutien indéfectible aux FDS dans leur mission de protection du territoire et de sécurisation des citoyens, notamment après l’incident frontalier survenu récemment.

La déclaration par lu par Oumar Ibrahim Touré, président d’APR, lors de ce point de presse s’est centrée sur le processus de révision de la Charte des partis politiques. Ils ont rappelé qu’ils avaient été sollicités par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques, en décembre 2024, pour soumettre leurs propositions. En réponse, une centaine de formations politiques avaient transmis un document de « Propositions consensuelles » respectant scrupuleusement les résolutions des Assises nationales de la refondation (ANR) concernant la réduction du nombre de partis, la révision de la Charte avec la réaffirmation du rôle de chef de file de l’opposition, et la fin du nomadisme politique. Les partis ont souligné leur accord explicite sur ces points, considérant que les résolutions des ANR s’imposent à tous, y compris au gouvernement qui les a intégrées dans son programme d’action.

Mali : Plus de 100 partis politiques interpellent le gouvernement pour la relecture de la Charte

La logique, selon eux, aurait voulu l’adoption de leurs propositions ou, a minima, l’ouverture d’un dialogue direct avec les autorités. Cependant, les partis ont exprimé leur «étonnement» face à la décision gouvernementale d’organiser une « consultation des Forces vives de la nation et des Maliens de l’extérieur » sur cette même question. Tout en saluant le principe de la démocratie directe, ils ont soulevé trois questions fondamentales : pourquoi avoir sollicité directement les partis en décembre si une consultation des Forces vives était envisagée ? Pourquoi consulter à nouveau les Forces vives sur un sujet déjà tranché lors des ANR ? Et quelle est la pertinence de ces nouvelles consultations, dont la légitimité est potentiellement inférieure à celle des ANR ?

Les représentants des partis ont insisté sur le fait qu’aucune difficulté n’entravait l’application des résolutions des ANR, auxquelles ils se sont conformés. Ils ont ainsi exprimé leur incompréhension face à une potentielle dépense supplémentaire de ressources publiques qui pourraient être allouées à des besoins plus urgents. Ils ont également jugé «difficilement compréhensible » de vouloir soumettre à de nouvelles concertations régionales des résolutions déjà actées.

Rappelant les articles 39 et 185 de la Constitution malienne, qui garantissent la reconnaissance et la protection des partis politiques ainsi que le principe du multipartisme, les intervenants ont fait part de rumeurs concernant une possible dissolution ou suspension des activités des partis, à l’instar de ce qui s’est passé dans des pays voisins. Ils ont cependant souligné la différence fondamentale avec ces nations, notamment l’existence d’une Constitution en vigueur au Mali qui reconnaît et valide l’existence des partis, une reconnaissance issue des ANR.

Enfin, les partis politiques ont solennellement demandé au Premier ministre d’ouvrir « sans délai » un dialogue responsable sur la Charte des partis politiques, sujet qui les concerne au premier chef. Ils ont sollicité une audience urgente et le compte rendu des concertations annoncées. Ils ont réaffirmé leur engagement à renforcer l’inclusivité, la cohésion nationale, la paix, la stabilité et la réussite de la transition dans le respect des lois et des principes républicains.

[Présidentielle 2025 au Gabon] L’Estuaire acclame la victoire éclatante de Brice Clotaire Oligui Nguema

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Libreville, 15 avril 2025 – Dans un communiqué transmis à Gabonclic.info, la Coordination provinciale de l’Estuaire, sous la houlette d’Alexandre Barro Chambrier, a salué la victoire écrasante du candidat C’BON, plébiscité par 90,35 % des électeurs à l’issue de l’élection présidentielle. Un triomphe sans appel, scellé par 578 780 voix sur le plan national, dont 212 805 issues de la seule province de l’Estuaire.

Ce score record, dans une province considérée comme le baromètre politique du pays, illustre une adhésion massive au projet de société porté par le président élu. Selon le communiqué de la coordination de l’Estuaire, cette performance est le reflet d’un « engagement sans précédent des populations de l’Estuaire, dans toute leur diversité, mobilisées avec détermination et patriotisme tout au long de cette campagne électorale ».

La Coordination provinciale a tenu à exprimer sa profonde gratitude au peuple gabonais et plus particulièrement aux habitants de l’Estuaire, qui se sont illustrés par leur mobilisation exemplaire. Elle a également salué le travail de fond réalisé par les coordinations communales, d’arrondissements, départementales, ainsi que par les équipes de terrain, bénévoles et volontaires. Tous ont contribué activement à la promotion du projet présidentiel intitulé « Bâtissons l’édifice nouveau ».

« Cette victoire historique est celle de chaque Gabonais qui a choisi, en toute liberté et en toute conscience, un leader visionnaire capable d’impulser une nouvelle dynamique », souligne la déclaration. Pour Barro Chambrier et son équipe, il s’agit avant tout du couronnement d’un engagement collectif, guidé par le sens du devoir et la foi en un avenir meilleur pour le Gabon.

[Annonce des résultats provisoires de la Présidentielle 2025] Brice Clotaire Oligui Nguema a vaincu le signe indien dans l’Estuaire

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Ce dimanche de rameaux, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a livré l’avant-dernière étape du scrutin, avant la proclamation officielle par la Cour constitutionnelle des résultats du scrutin du 12 avril 2025. Le plébiscite du candidat des Bâtisseurs dans toutes les provinces, y compris l’Estuaire et l’Ogooué-Maritime, vient de mettre un terme à ce qui semblait comme une malédiction pour le président en fonction.

Depuis 1993, date de la première élection présidentielle sous l’ère démocratique, aucun président en fonction n’a remporté le scrutin dans l’Estuaire et dans l’Ogooué-Maritime. Cette exécration vient d’être vaincue par le « libérateur » du 30 août 2023. Le scrutin du 12 avril a, en effet, connu tous les superlatifs à Libreville et ses environs, mais aussi à Port-Gentil. Deux villes qui ont toujours été considérées comme des citadelles imprenables pour les présidents en fonction. Même si l’on peut considérer qu’en 2005, Omar Bongo avait fait un score remarquable dans l’Estuaire, l’opposition de l’époque, essentiellement menée par Pierre Mamboundou, avait remporté la majorité des voix dans la capitale et à Port-Gentil.

[Annonce des résultats provisoires de la Présidentielle 2025] Brice Clotaire Oligui Nguema a vaincu le signe indien dans l’Estuaire

Les membres de la coordination provinciale peuvent applaudir : l’attente fut parfaite autour de C’BON.

Tout a commencé en décembre 1993. Au cours de la première présidentielle démocratique, le président Omar Bongo en lice contre plus d’une douzaine de candidats, n’avait eu le salut que grâce aux voix de l’hinterland.

On se rappelle encore cette élection où la capitale gabonaise avait été transformée en une « ville occupée », où les chars de guerre avaient remplacé les véhicules de transport public dans les rues. Le couvre-feu imposé avait fini par faire de Libreville une ville sous occupation militaire.

La fronde menée par le Rassemblement national des bûcherons

Le régime d’Omar Bongo n’avait eu la vie sauve que grâce à l’intervention de l’armée française dans la capitale économique, face à la fronde menée par le Rassemblement national des bûcherons de Paul Mba Abessole et le Parti gabonais du progrès (PDG) de Pierre-Louis Agondjo-Okawè.

[Annonce des résultats provisoires de la Présidentielle 2025] Brice Clotaire Oligui Nguema a vaincu le signe indien dans l’Estuaire

Le peuple de l’Estuaire était là.

En 1998, c’était au tour de l’Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou de mettre le régime d’Omar Bongo sous pression, en remportant largement le scrutin à Libreville et à Port-Gentil. Ce qui a fait dire à plusieurs observateurs de la scène politique que ces deux villes constituaient des bastions imprenables pour les régimes en place.

L’ère d’Ali Bongo n’a guère fait meilleure figure. En 2016, comme en 2009, le président déposé par les militaires, le 30 août 2023, après un « scrutin tronqué », n’a jamais bénéficié d’une quelconque mansuétude des électeurs de ces deux villes. Pourtant, Libreville et Port-Gentil avaient toujours battu les records de mobilisation. Mais à la fin et dans les urnes, cela s’est toujours soldé par une bérézina. C’est pourquoi, plusieurs sceptiques avaient croisé les doigts le 12 avril, s’attendant à un remake des années passées.

La hantise du signe indien

L’annonce des résultats provisoires par Hermann Immongault, le lendemain du vote, a donc sonné comme une seconde « libération ». Comme indiquait Léonard de Vinci, « la nature est remplie d’une infinité de raisons dont l’expérience n’a jamais vu la trace ». La hantise du signe indien demeurait dans les esprits. Même si, depuis les premières heures de la matinée, l’élection semblait pliée. La population, comme dans une communion de pensées, appréhendait la duplicité qui avait toujours caractérisé les électeurs sous les Bongo.

Mais à la fermeture des bureaux de vote, Libreville, à défaut d’une joie populaire, attendait l’annonce des résultats, provisoires fussent-elles, pour se sentir libérée. Les 212 805 voix, soit 93,11% des suffrages de l’Estuaire, ont donc largement contribué à la victoire écrasante jamais acquise auparavant par un président en fonction.

Brice Clotaire Oligui Nguema peut se vanter d’avoir vaincu une malédiction de dizaines d’années. La Coordination provinciale de l’Estuaire, amenée par Alexandre Barro Chambrier et son équipe, peut se réjouir d’avoir fait le job : ratisser large pour C’BON. L’annonce du ministre de l’Intérieur a donc sonné comme une victoire, pas seulement pour Brice Clotaire Oligui Nguema, mais contre le signe indien, qui a caractérisé les précédentes présidentielles depuis plus de trente ans.

Dans les quartiers, les populations se sont laissé aller à l’euphorie, d’autant plus qu’aucun engin de guerre n’était visible dans les rues. Enfin !

[Présidentielle 2025 au Gabon] : le Gabon marque un tournant démocratique

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Pour la première fois depuis son retour au pluralisme politique, le Gabon a connu une élection présidentielle calme, transparente et saluée à l’unisson par les observateurs nationaux et internationaux. Une rupture avec des décennies de tensions post-électorales. Le ministère de l’Intérieur et ses démembrements donnent le la d’une République innovante et capable du meilleur.

Le scrutin présidentiel de 2025 restera sans doute gravé dans les annales de l’histoire politique gabonaise. Organisée dans un climat apaisé, avec la présence remarquée d’observateurs de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Union européenne et de plusieurs Organisations non gouvernementales (ONG), cette élection s’est distinguée par sa transparence, son organisation méthodique et l’acceptation, dans la sérénité, des résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur. Un fait rare, voire inédit, au Gabon, où les élections présidentielles ont longtemps rimé avec crispations, contestations, violences et dérives autoritaires.

Un passé électoral marqué par les troubles

Depuis son retour au pluralisme politique en 1990, le Gabon n’a jamais connu une élection présidentielle sans heurts et surtout meurtriers. En 1993, le premier scrutin post-Conférence nationale s’était soldé par de violents affrontements à Libreville et dans d’autres localités du pays. En 2009, à la suite du décès d’Omar Bongo Ondimba, la victoire contestée d’Ali Bongo avait provoqué des manifestations sévèrement réprimées.

Plus récemment, la présidentielle de 2016 reste un point sombre dans la mémoire nationale. L’annonce des résultats en faveur d’Ali Bongo avait plongé le pays dans une crise post-électorale sanglante, marquée par l’incendie de l’Assemblée nationale et d’autres biens publics, l’assaut militaire sur le quartier général de Jean Ping, des dizaines de morts et des centaines d’arrestations. Jean Ping, principal opposant, avait alors contesté les résultats jusqu’au bout, sans obtenir gain de cause.

En août 2023, dans un contexte de fatigue populaire face à un système à bout de souffle, les tensions palpables ont, une nouvelle fois, rythmé la campagne de cette présidentielle. Une guerre civile était même à craindre. Une intervention militaire, heureusement, mit un terme à un processus électoral contesté dès les premières heures du dépouillement le 30 août 2023, ouvrant la voie à une transition politique incarnée par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), avec à sa tête le général Brice Clotaire Oligui Nguema.

Près de deux ans après cette rupture brutale mais saluée par tous les Gabonais, le Gabon semble avoir tourné une page. L’élection présidentielle d’avril 2025 a été organisée sous l’égide de nouvelles institutions de transition, dans un cadre juridique assaini et une Commission électorale largement remaniée. Les candidats ont eu un accès équitable aux médias publics ; les campagnes se sont déroulées dans le respect des règles démocratiques et, fait notable, aucun incident majeur n’a été signalé le jour du vote, ni après l’annonce des résultats.

Pour de nombreux analystes, cette élection pourrait constituer le socle d’une nouvelle culture démocratique gabonaise, basée sur la transparence, l’égalité des chances et le respect de la volonté populaire. Tout à l’honneur du ministre de l’Intérieur et ses collaborateurs qui ont anticipé sur les attentes des Gabonais. Il fallait rassurer, rassurer encore et toujours. Pas que ! Expliquer, expliquer dans le détail les incompréhensions sur tel ou tel autre aspect. « Tout est possible, dit Joël Ngoueneni Ndzengouma, fondateur du Mouvement Oligui Nguema 100%, lorsqu’on confie une mission donnée à quelqu’un de compétent et ouvert, humainement respectueux des autres, républicainement soucieux de l’harmonie entre les différents camps en compétition, cela ne peut produire la beauté de ce que nous vivons aujourd’hui. Hermann Immongault a montré que l’homme gabonais est capable. Son équipe et lui nous rendent fiers de nous-mêmes »

Vers un Gabon réconcilié

Le Gabon montre désormais une image réconciliée avec elle-même, où les leçons du passé semblent avoir été pleinement retenues. Reste à savoir si cette dynamique va perdurer, et si les institutions nées de cette transition sauront résister à l’épreuve du temps et des intérêts partisans. Mais en ce mois d’avril 2025, un vent d’espoir souffle indéniablement sur la démocratie gabonaise. Qu’il en soit ainsi !

[Présidentielle 2025 au Gabon] La synergie de la société civile évoque un pari gagnant

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Le 14 avril 2025, à Libreville, la mission d’observation des organisations de la société civile, le réseau des observateurs citoyens et l’ONG Tournons La Page ont tenu une conférence de presse conjointe pour la clôture des opérations liées au scrutin de la présidentielle du 12 avril.

À cette occasion, Blanche Simonny Abegue, coordinatrice du Réseau des observateurs citoyens (ROC), a déclaré en ouverture : « Nous avons estimé, au sein du Réseau des observateurs citoyens, qu’unir nos forces était une excellente idée… La mise en commun des efforts est véritablement une grande richesse. » Une citation qui fait écho au verset biblique d’Ecclésiaste 4:9 (version Louis Segond) : « Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. » Une manière de rappeler que la synergie des efforts permet d’atteindre des résultats plus efficaces.

Selon Blanche Simonny Abegue, le 12 avril, jour du vote, les trois organisations ont mobilisé 914 observateurs sur l’ensemble du territoire. Leur présence a permis de renforcer la transparence du scrutin et de résoudre certains incidents en temps réel, comme le refus d’accès à certains bureaux de vote, corrigé grâce à une communication efficace entre les équipes de terrain et leurs coordinations.

Les 13 et 14 avril, deux conférences de presse ont été des occasions pour les organisations de présenter leurs constats à la population et à la communauté internationale, en mettant en lumière les défis observés ainsi que les bonnes pratiques relevées.

Le message porté par coordinatrice du Réseau des observateurs citoyens résonne comme un appel à l’unité nationale. A l’image de cette mission conjointe, les Gabonais doivent choisir de construire ensemble un avenir commun. Car, main dans la main, on peut aller vers une nation plus juste et plus solidaire.

[Chronique Présidentielle 2025 au Gabon] Oligui Nguema élu, et maintenant ?

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Les Gabonais viennent d’offrir à Brice Clotaire Oligui Nguema un bail de 7 ans à la présidence de la République. Une fois encore, ils ont exprimé leur désir commun et ardent de fermer définitivement la page des Bongo et de leur Parti Démocratique Gabonais familial. 

Ce plébiscite à plus de 90 voix sur cent – sauf les intimidations et les meurtriers passages en force de 93, 98, 2005, 2009 et 2016 – ressemble à s’y méprendre aux vents de changement qui ont vu les victoires volées à Paul Mba Abessole, Pierre Mamboundou, André Mba Obame et Jean Ping. A la différence que sans couvre-feu, sans chasse aux lapins contestataires dans les rues, sans lucarnes fermées au regard étrangers, les résultats des urnes sont ceux que le peuple y a déposés. Pour la première fois depuis l’instauration du multipartisme et la mise en concurrence de plusieurs citoyens pour accéder au poste, le camp du victorieux a enfin pu descendre dans la rue exprimer sa joie. Ainsi se termine une aventure engagée depuis le 30 août 2023. Comme prévu au terme de cette transition, un président de la République vient d’être élu de manière transparente. La question désormais est : c’est quoi la suite ?

Cet homme pressé

Les analystes politiques vous le diront. Un mandat de 7ans se découpe généralement en trois phases. Le président élu passe la première année à s’installer, les quatre suivantes à travailler et les deux dernières à se remettre en campagne s’il veut renouveler son mandat. Il est certain que Brice Clotaire Oligui Nguema n’échappera pas à ce chronogramme classique. Tout juste ne pourra-t-il simplement qu’en modifier les durées. Et quand on regarde son entourage et les moyens par lesquels il est arrivé à s’attirer la sympathie des électeurs, il est à prévoir que ce ne sera pas tout tranquille pour lui dès les premiers jours. L’urgence dans l’immédiat sera de se doter d’un parlement qui n’entrave pas son travail de chef de l’Exécutif. Sauf changement de programme de la part de cet homme pressé, des législatives et des locales sont prévues en août. C’est plutôt la forme qu’il donnera à sa démarche qui interroge. Va-t-il concrétiser l’absorption actuelle des grands partis qui animaient la vie politique du pays avant le Coup de la libération dans sa plateforme du Rassemblement des bâtisseurs qui deviendrait une vraie formation politique ? Tant il est évident que les vieilles rivalités en rancœurs entre le PDG et les autres formations politiques, surtout ceux de l’ancienne opposition pourraient raviver des antagonismes qui pourraient devenir bloquants ? On voit mal en effet comment l’Union Nationale et le PDG peuvent aller main dans la main dans un projet de modernisation du pays avec leur passé commun d’intrigues, de coups bas et d’humiliations. Surtout quand la pression populaire de rejet de tout ce qui est PDG sera encore plus forte que maintenant que Bilie by Nze est le seul à en payer la facture pour le moment. 

Travailler avec tous ceux qui comme lui ont la capacité de se débarrasser de leur militantisme

La gestion immédiate de l’après scrutin lui donne d’ailleurs l’occasion de mesurer la profondeur de ce rejet qui couve. Le tout nouveau président de la République va devoir composer un gouvernement. Il dit vouloir travailler avec tous ceux qui comme lui ont la capacité de se débarrasser de leur militantisme de groupe et se mettre au service de la Nation. Cependant, l’investissement personnel dans une élection présidentielle comme celle qu’il vient de connaître n’est pas que patriotique. Il est même beaucoup plus intéressé pour être personnellement récompensé à la hauteur de l’effort fourni. A l’évidence cependant, le macrocosme de tous ceux qui se sont impliqués dans sa victoire trop grand pour ne pas pouvoir tenir dans le petit bol des appelés, ceux-là qui n’ont que la compétence et l’expérience à offrir. Il faut pourtant se l’avouer, on les trouve difficilement en dehors des rangs de l’ancien parti unique. Pourtant, dans leur large majorité, les Gabonais demandent un changement radical du paysage politique avec des hommes neufs pour gérer leur destin. Leur imposer des pédégistes qu’ils ont décidé de ײchasserײ leur ferait du mal. Ils doivent cependant comprendre avec la transition que nous venons de traverser qu’il y en a qui excellent dans leur travail tout en restant dans les cordes de la probité quand on leur donne un cap bien précis. D’où la possibilité de procéder à des ajustements pendant le passage de l’implémentation à celle du travail.

Un pays exsangue malgré la faiblesse de sa population

Et le chantier est énorme. Changer chaque recoin du pays et le sortir du retard de développement que le président a pu noter dans les visites qu’il a effectué prendra du temps, demande des moyens et surtout du courage et de la disponibilité. Les médias internationaux parlent du Gabon comme un pays exsangue malgré la faiblesse de sa population et l’immense richesse de son sous-sol. Cette réalité dont Brice Clotaire Oligui Nguema hérite de l’ancien régime sur plus d’un demi-siècle est une tâche, une souillure de mauvaise gestion et de répartition inéquitable des revenus du pays. Les chiffres sont la plus grande illustration de cette incongruité économique à corriger. Voilà un pays dont le PIB par habitant est estimé en moyenne à 19.266 dollars américains, 11 millions de francs cfa, et donc plus fort que celui de la Chine, de l’Afrique du Sud et juste derrière le Mexique et l’Argentine. Mais dont la population manque de tout, dont le cadre de vie ne reflète pas cette richesse et où le tiers de la population trime encore pour vivre avec moins de 500 francs cfa par jour. Un pays où la majorité des milliardaires qui roulent en VX et s’offrent des palaces ne sont ni des hommes d’affaires, ni des propriétaires d’entreprises mais des fonctionnaires ou hommes politiques qui ont braqué et pillé l’Etat.

Une rupture d’avec cette ancienne justice des règlements de comptes

C’est justement l’autre chantier que les Gabonais attendent de voir le président Oligui ouvrir. Il a promis leur rendre la dignité. Cela passe par une justice qui lit le droit et applique la loi. Une justice sort de son inféodation avec le régime. Les Gabonais attendent une rupture d’avec cette ancienne justice des règlements de comptes et un passage à une justice vraiment dite au nom du peuple gabonais. Il y a eu un bon début avec le coup d’arrêt donné à l’impudence de la destruction d’une école publique par un quidam se prétendant plus fort que l’Etat du fait de ses amitiés. Depuis, l’inacceptable se poursuit et en plusieurs chapitres et de plus en plus forts de défiance. On a vu un tribunal de première instance se déclarer incompétent pour appliquer une décision de la Cour de cassation. On a vu des étrangers narguer des nationaux et les spolier contre leurs droits et en violation de la loi en affirmant qu’ils ont le tribunal dans la poche. On a vu des citoyens oubliés dans les détentions provisoires des décennies entières sans jugement. De cette justice, les Gabonais ne veulent plus.
A l’évidence le président a choisi de mettre toutes ces réformes en place au pas de course. Qu’il tienne le rythme ou pas, le peuple le jugera à la fin de son mandat. ײS’il ne vous satisfait pas, chassez-moiײ, leur a-t-il demandé. Comme pour leur fixer un rendez-vous en 2032, au mois d’avril.

[Présidentielle 2025 au Gabon] Bilie By Nze dit prendre acte de la victoire d’Oligui Nguema et lui souhaite bon vent.

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Libreville, 14 avril 2025 – Deux jours après la tenue du scrutin présidentiel, le principal challenger du candidat des Bâtisseurs, Alain Claude Bilie By Nze, est sorti de son silence. Lors d’une conférence de presse, tenue ce lundi à Libreville, l’ancien Premier ministre et arrivé deuxième au scrutin du 12 avril, a pris acte des résultats provisoires tout en émettant de vives réserves sur la régularité du processus électoral.

Face à la presse nationale et internationale, Bilie By Nze a dénoncé des « irrégularités supposées » relevées dès le jour du vote, laissant entrevoir une remise en cause plus profonde du système électoral. « Nous avons fait cette campagne avec lucidité, dignité et le sens des responsabilités qui a toujours guidé notre engagement », a-t-il néanmoins déclaré.

Tout en regrettant que « le choix de la continuité ait primé sur celui de la rupture », il a toutefois salué le climat de paix qui a prévalu lors du scrutin. Dans un geste d’élégance politique, il a adressé ses vœux de réussite à son adversaire et désormais président élu, Brice Clotaire Oligui Nguema : « Nous lui souhaitons bon vent dans cette lourde mission. »

Bilie By Nze n’entend pas pour autant se retirer du paysage politique. Il a assuré vouloir poursuivre son engagement aux côtés de « ceux qui aspirent à un Gabon plus juste, plus fort et plus uni ».

Gabon : Le RDB bientôt mué en parti politique

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C’est l’annonce faite par le coordinateur général du Rassemblement des Bâtisseurs, Me Ange Kevin Nzigou, ce lundi 14 avril 2025.

Le Rassemblement des Bâtisseurs s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son engagement politique. Au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la plateforme à Libreville, le coordinateur général, Me Ange Kevin Nzigou, a annoncé la volonté du mouvement de se transformer en parti politique structuré. « Nous avons décidé de convoquer une assemblée générale du Rassemblement des Bâtisseurs le samedi 19 avril 2025 », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Cette assemblée vise à insuffler une nouvelle dynamique à notre plateforme, afin de la hisser au rang de parti politique, démocratique, structuré, fidèle à l’idéal de rassemblement et désormais prêt à incarner la matrice politique de la future majorité du président élu, Brice Clotaire Oligui Nguema ».

Gabon : Le RDB bientôt mué en parti politique

Pour accompagner cette mutation, un bureau des adhésions a été mis en place sous la supervision d’Elsa Rituelle Boukandou. L’ouverture des inscriptions est prévue du 15 au 17 avril 2025, tandis que les adhésions en ligne se poursuivront jusqu’au 18 avril.

À Libreville, le siège du RDB servira de point de ralliement pour les nouvelles inscriptions. En province, des sièges désignés prendront le relais pour recueillir les adhésions. Une contribution symbolique de 1 000 francs CFA est demandée aux adhérents de Libreville et 500 francs pour ceux de l’intérieur du pays.

Gabon : Le RDB bientôt mué en parti politique

Avec cette transformation, le RDB ambitionne de jouer un rôle de premier plan dans le paysage politique gabonais, au-delà de son statut initial de plateforme de soutien.