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Gabon : Le 14ème tirage au sort de « l’Épargne+ » de AFG Bank pourrait faire de nouveaux millionnaires

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A son agence de Mont-Bouët, AFG Bank Gabon a procédé, vendredi 13 mars 2026, au 14ème tirage au sort de son produit phare « Epargne+ », le premier de cette année. Ce mécanisme permet aux souscripteurs de remporter leur capital par anticipation, avant le terme contractuel de 15 ans.

Devenir millionnaire en souscrivant à l’offre « Epargne+ ». C’est la promesse réitérée par AFG

Bank Gabon, lors de son premier tirage au sort de l’année en cours. Un événement supervisé par un huissier de justice pour en garantir la transparence.

Le principe de « l’Epargne+ » est simple : le client choisit une mensualité (5.500, 10.500, 20.500 ou 30.500 FCFA) sur une durée de 15 ans. Si son numéro est tiré au sort lors des sessions régulières, il perçoit immédiatement son capital final, sans attendre la fin du contrat.

« Les millionnaires de demain épargnent aujourd’hui »

Pour Klens Darcy Mavoungou, chargé des Grands comptes chez SUNU Assurances, partenaire de ce mécanisme, l’objectif est d’accompagner les Gabonais dans la réalisation de projets concrets : achat immobilier, entrepreneuriat ou financement des études des enfants. « Les millionnaires de demain commencent par épargner aujourd’hui », a-t-il rappelé à l’assistance, composée de nombreux épargnants.

Gabon : Le 14ème tirage au sort de « l’Épargne+ » de AFG Bank pourrait faire de nouveaux millionnaires

Pour Hervé Mouviossy, représentant de AFG Bank Gabon, cette solution permet de se constituer un capital solide sans impacter lourdement le revenu mensuel. Il a rassuré certains épargnants sur l’effectivité de leurs économies, tout en éclairant la lanterne de ceux qui veulent souscrire.

Le 14ème tirage de vendredi dernier marque une nouvelle étape dans la collaboration historique entre AFG Bank Gabon et SUNU Assurances, consolidant leur position sur le marché de la bancassurance au Gabon.

Gabon : Le SYNAMAG sursoit aux poursuites contre Foumboula Libeka Makosso mais brandit un « carton jaune »

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Réunis en assemblée générale extraordinaire ce lundi 16 mars 2026, le Syndicat national des magistrats du Gabon a réagi aux poursuites après les excuses de l’intéressé, il prévient : toute nouvelle dérive fera l’objet d’une riposte judiciaire immédiate.

Le Palais de justice de Libreville a servi de cadre à une mise au point musclée. Le Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG) a officiellement pris acte des regrets exprimés par le vice-président du CESEC, suite à ses récents propos qualifiant les magistrats de «malades mentaux ».

Toutefois, le ton reste glacial. « Le caractère manifestement contraint, laborieux et peu convaincant de ces excuses n’a échappé à personne », a martelé Landry Abaga Essono, président du syndicat.

Une « dérive verbale » jugée inacceptable

Pour le corps judiciaire, l’attaque a dépassé les limites du débat d’idées. Le SYNAMAG dénonce une « dérive d’une gravité exceptionnelle » et une atteinte directe à la dignité de ceux qui rendent la justice au nom du peuple. Les magistrats ont tenu à clarifier un point essentiel : s’ils acceptent d’être soumis à la loi en cas de faute, ils refusent d’être la cible de diffamations gratuites « en quête de visibilité médiatique ».

Le syndicat présente sa décision de ne pas poursuivre Geoffroy Foumboula comme un geste de retenue institutionnelle, tout en avertissant que la patience du corps judiciaire a atteint ses limites.

Le message envoyé aux leaders d’opinion et autorités politiques est sans ambiguïté : riposte systématique. Toute nouvelle attaque fera l’objet d’une plainte. Egalité devant la loi : les procédures seront engagées sans considération de rang, de titre ou de privilèges liés à la fonction.

Sanctuariser l’institution

En refermant ce chapitre, le SYNAMAG entend sanctuariser l’institution judiciaire. « La justice ne peut devenir un exutoire », préviennent les magistrats. Pour le syndicat, le respect des tribunaux est une exigence non négociable de l’Etat de droit, marquant ainsi la fin d’une ère d’impunité face aux critiques jugées abusives.

Outrage et diffamation : ce que dit la loi

Au Gabon, le corps judiciaire bénéficie d’une protection spécifique visant à garantir l’autorité de la justice et l’impartialité des décisions. L’outrage à magistrat. Selon le Code pénal, l’outrage envers un magistrat dans l’exercice de ses fonctions (par paroles, gestes ou écrits) est passible de peines d’emprisonnement et d’amendes. L’objectif est de protéger la fonction plus que l’individu. La diffamation. Porter des accusations précises sans preuve (comme l’aliénation mentale ou la corruption) tombe sous le coup de la loi sur la liberté de la presse et du Code pénal.

La levée de l’immunité. Si certaines fonctions politiques (comme au CESEC) offrent des immunités, celles-ci ne sont pas absolues. Elles peuvent être levées si les propos sont jugés détachables de la fonction ou s’ils constituent une injure flagrante.

Le devoir de réserve. En contrepartie, le magistrat est soumis à un strict devoir de réserve, mais il dispose du droit de réponse via ses instances syndicales (comme le SYNAMAG) en cas d’attaque contre l’institution.

Gabon : Le « Corps du Christ » en prière pour la nation lors de la Journée d’action de grâce

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Des centaines de fidèles et de leaders religieux se sont rassemblés ce samedi 14 mars 2026 à Libreville. L’objectif était de célébrer la Journée nationale d’action de grâce, un rendez-vous spirituel dédié à la paix sociale et à la prospérité du Gabon.

Un seul chœur pour une seule nation. Placée sous le sceau de la reconnaissance, cette rencontre a mobilisé des croyants de diverses assemblées chrétiennes. Entre louanges et intercessions, l’assemblée a élevé des prières nourries pour le pays, ses dirigeants et la concorde nationale.

Pour la prophétesse Linda Bekale, cet événement dépasse le simple cadre cultuel, il s’agit d’un acte de consécration. « Nous nous retrouvons pour donner à Dieu la première place. Lorsqu’on l’élève, c’est toute la nation qui bénéficie d’une aura positive », a-t-elle affirmé, rappelant le fondement biblique de cette démarche : « Heureuse la nation dont l’Éternel est le Dieu ».

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La prophétesse Linda Bekale face aux médias.

Un élan d’unité venu des provinces

Signe de la portée nationale de l’événement, l’évêque François Rabel Kogo a fait le déplacement depuis Moanda (Haut-Ogooué). Pour lui, cette synergie renforce l’unité spirituelle du pays. « Le Gabon a besoin de l’accompagnement de l’Eglise. Ce type de rencontre nous rappelle notre responsabilité de prier pour notre avenir commun », a-t-il souligné.

Au-delà de la ferveur, cette journée s’est imposée comme un espace de communion fraternelle, illustrant la volonté des églises chrétiennes de marcher unies pour l’espérance du peuple gabonais.

La Journée d’action de grâce : un héritage de foi

Instaurée pour marquer la reconnaissance de la nation envers le divin, la Journée nationale d’action de grâce est devenue un rendez-vous incontournable pour le « Corps du Christ » au Gabon. Bien plus qu’une simple célébration religieuse, cet événement vise à : consacrer la Nation. Réaffirmer les valeurs spirituelles comme socle de la paix sociale. Favoriser l’unité et briser les barrières confessionnelles pour une prière commune et solennelle. Intercéder pour les Autorités . Appeler à la sagesse et à la protection divine sur les institutions et les dirigeants du pays.

Pour les organisateurs, cette journée est le symbole d’un Gabon uni, cherchant dans la foi les ressources nécessaires pour relever les défis de demain.

Gabon : Un dépôt de manioc fermé pour insalubrité par l’AGASA à Essassa

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L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a ordonné la fermeture immédiate d’un centre de stockage à Essassa, ce 16 mars 2026. En cause : un manque d’hygiène flagrant menaçant la santé des consommateurs de la commune de Ntoumet dans le Grand Libreville.

Le constat est sans appel. Lors d’une mission de contrôle sanitaire de routine, les inspecteurs de l’AGASA ont découvert un entrepôt dans un état de dégradation avancée : humidité stagnante, locaux inadaptés et absence totale de mesures d’hygiène. Le manioc, aliment de base des foyers gabonais, y était stocké dans des conditions favorisant les contaminations bactériennes.

Gabon : Un dépôt de manioc fermé pour insalubrité par l’AGASA à Essassa

Face à la gravité des manquements, les autorités n’ont pas hésité. La suspension d’activité a été prononcée sur-le-champ. Cette opération coup de poing vise à assainir la filière et à envoyer un message clair aux opérateurs économiques : la rentabilité ne doit jamais primer sur la santé publique.

Une tolérance zéro pour la sécurité sanitaire

La réouverture du dépôt est désormais conditionnée à une remise aux normes intégrale des locaux et à une nouvelle inspection de validation. « La rentabilité ne doit jamais primer sur la santé publique », rappelle-t-on du côté de l’Agence.

Dans un pays où le flux de produits vivriers entre zones rurales et centres urbains est constant, la vigilance reste de mise. L’AGASA rappelle que le respect des normes de conservation est une obligation légale. Derrière chaque sac de manioc, c’est la sécurité alimentaire de toute une population qui est en jeu.

Les règles d’or du stockage du manioc

Selon les experts de la filière, la sécurité sanitaire repose sur des règles de conservation strictes. Pour garantir la salubrité du manioc (frais ou transformé), l’AGASA préconise plusieurs mesures : l’isolation du sol par l’usage obligatoire de palettes pour contrer l’humidité. Une ventilation optimale des locaux, qui doivent rester secs et protégés des nuisibles. L’étanchéité sanitaire, est aussi essentielle pour interdire tout stockage à proximité de produits chimiques ou de déchets. Enfin, la tenue d’un registre de traçabilité est indispensable pour isoler rapidement tout lot suspect en cas d’alerte.

 Gabon : Le PNUD et le CESEC unissent leurs forces pour le développement humain

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Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a présenté, ce 16 mars 2026, son Rapport mondial et sa feuille de route au Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC). Au cÅ“ur des échanges : l’alignement des projets onusiens avec les priorités nationales et le potentiel de l’intelligence artificielle.

Transformer les indicateurs statistiques en réalités concrètes pour les populations. C’est l’objectif de la séance de travail qui a réuni les experts du PNUD et les conseillers du CESEC. Cette rencontre a permis d’exposer les grandes orientations de l’agence onusienne, dont les interventions sont désormais strictement calibrées sur les besoins urgents du Gabon.

Le PNUD et le CESEC veulent transformer les indicateurs statistiques en réalités concrètes pour les populations.
Guy Bertrand Mapangou, président du CESEC lors d’une intervention.

L’innovation s’est invitée au centre des débats. Le PNUD explore désormais les perspectives offertes par l’intelligence artificielle (IA) pour booster le développement humain. L’idée ? Utiliser ces technologies comme un accélérateur, tout en veillant à ce qu’elles soient adaptées aux réalités locales pour ne laisser personne de côté.

Une synergie renforcée avec l’État

Au-delà de la théorie, le PNUD a mis en lumière son portefeuille de projets actifs sur le terrain. L’enjeu est double : assurer une complémentarité parfaite avec les politiques publiques gabonaises et éviter les doublons institutionnels.

 Gabon : Le PNUD et le CESEC unissent leurs forces pour le développement humain

Ce dialogue stratégique marque une étape clé pour renforcer la coordination des initiatives. Pour les deux institutions, la priorité reste la même, celle de démontrer que l’appui international se traduit par une amélioration réelle et mesurable du quotidien des Gabonais.

Gabon : Le Sénat en première ligne pour le contrôle des chantiers de modernisation de Libreville

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Le Gabon ne veut plus de chantiers à l’arrêt. Vendredi 13 mars, la présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume épouse Awori Onanga, a mené une délégation de parlementaires sur les sites majeurs de la capitale. Objectif : s’assurer que les promesses de transformation urbaine se traduisent en résultats concrets.

Le Sénat sort de l’hémicycle pour le terrain. Sous la conduite de sa présidente, une équipe d’élus a passé au crible trois projets emblématiques de la mutation de Libreville : la Cité de la Démocratie, la Cité Emeraude et l’aménagement de la Baie des Rois.

Loin d’une simple visite de courtoisie, cette descente s’inscrit dans la mission régalienne de contrôle dévolue à la Chambre haute. En échangeant directement avec les techniciens et chefs de projets, les sénateurs ont voulu vérifier l’adéquation entre les budgets alloués et l’avancement réel des travaux.

Gabon : Le Sénat en première ligne pour le contrôle des chantiers de modernisation de Libreville

Ces infrastructures sont les piliers du Plan national de croissance et de développement (PNCD), la feuille de route du gouvernement pour moderniser le pays et diversifier l’économie gabonaise.

Entre satisfaction et exigence de résultats

Si la délégation a exprimé une satisfaction globale face au rythme actuel des chantiers, le message reste ferme : l’exigence de résultats prime. Pour les parlementaires, la réussite de ces projets ne se mesurera pas aux visites officielles, mais à leur impact direct sur le quotidien des Librevillois.

L’enjeu est de taille : transformer ces annonces en infrastructures fonctionnelles et en logements accessibles pour répondre à l’attente pressante des populations.

Le projet de la Baie des Rois, étendu sur 40 hectares et géré par la Façade Maritime du Champ Triomphal (FMCT), se structure comme un aménagement durable de référence dans Libreville. La zone, qui bénéficie du statut de Zone d’investissement spéciale (ZIS), intègre des bâtiments emblématiques comme « Wavy Â» et « Titanic Â» ainsi que des infrastructures écologiques dont une passerelle piétonne de 61 mètres.

Gabon : Le poste frontière de Kabala officiellement opérationnel

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La sécurité et la coopération transfrontalière franchissent une nouvelle étape dans le Haut-Ogooué. Samedi 14 mars, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a inauguré le nouveau poste frontière de Kabala, un verrou stratégique entre le Gabon et la République du Congo.

Situé dans le département des Plateaux, ce complexe moderne de près de 870 m² ne se contente pas de renforcer le contrôle migratoire, il symbolise la volonté de modernisation des infrastructures nationales. Comptoir d’accueil, box de délivrance de visas, bureaux administratifs et logements pour les agents, tout a été conçu pour optimiser les conditions de travail des forces de défense et de sécurité.

La cérémonie, marquée par la présence du ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba et du ministre délégué au Budget, Marc Abeghe, a également réuni des responsables de l’immigration congolaise. Une présence qui souligne l’importance diplomatique du projet.

 le Vice-Président du Gouvernement a procédé à l’inauguration officielle du poste frontière de Kabala,
Le Vice-Président du Gouvernement a procédé à l’inauguration officielle du poste frontière de Kabala.

Un levier de coopération régionale

Pour Adrien Nguema Mba, cet investissement s’inscrit dans une double logique : « sécuriser nos frontières tout en facilitant les échanges au sein de la zone CEEAC ».

Initié en 2023 sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le projet suscite déjà l’adhésion locale. Aristide Possot Ntsouna Mbiempala, président du conseil départemental, y voit une opportunité concrète de « dynamisation » pour une zone rurale souvent en quête de développement.

Gabon : La Coupe de l’Estuaire de karaté lance ses phases éliminatoires

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La Ligue de l’Estuaire de karaté a lancé, ce samedi 14 mars 2026, les phases éliminatoires de sa coupe provinciale. Entre respect du calendrier et promotion de l’arbitrage féminin, cette compétition marque un tournant décisif pour la saison 2025-2026.

Le tatami du Gymnase d’Oloumi à Libreville a repris vie. Après le championnat provincial et la Coupe de Mouana, la Ligue de l’Estuaire entame une nouvelle étape de son programme annuel. Cette Coupe de l’Estuaire n’est pas qu’une simple formalité : elle est le verrou qui vient clôturer une saison riche en stages et en confrontations.

Pour Maître Wen Thibault Kassi, président de la Ligue, la tenue de cet événement est une question d’exigence institutionnelle. « Nous sommes dans le respect strict du programme d’activités. Après les compétitions statutaires et les formations, il était impératif d’organiser cette Coupe pour boucler la boucle », a-t-il précisé lors des éliminatoires.

Gabon : La Coupe de l’Estuaire de karaté lance ses phases éliminatoires

La grande innovation de cette édition réside dans la visibilité accordée aux femmes en dehors du combat pur. Le corps arbitral, souvent dans l’ombre, se féminise. « L’objectif est de mettre en avant la gent féminine dans l’arbitrage, un secteur où elle a longtemps été en retrait », explique Charlène Chingouagoye Wayi, arbitre nationale. Durant cette première journée, les femmes ont été placées au cÅ“ur du dispositif pour diriger les échanges.

Gabon : La Coupe de l’Estuaire de karaté lance ses phases éliminatoires

Des athlètes en quête de progression

Sur le tapis, l’intensité était palpable. Pour Frédéric Manvoumba Mombo, fils du célèbre Maître Wapacha, ce tournoi est un baromètre essentiel : « Cela nous permet de nous évaluer et de corriger nos erreurs. »

Gabon : La Coupe de l’Estuaire de karaté lance ses phases éliminatoires

Un enthousiasme partagé par Nang Gisèle Jade, qui voit dans cette compétition une vitrine pour le karaté féminin. « Nous montrons que les femmes ont leur place et peuvent rivaliser avec détermination et discipline », a-t-elle affirmé.

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Une vue du corps arbitral sélectionné pour la compétition.

Les regards sont désormais tournés vers les phases finales, où les meilleurs karatékas de la province s’affronteront pour décrocher le titre ultime de la saison.

Gabon : Consultations gratuites à la Cité Damas grâce à l’Eglise de Libreville Communauté Apostolique

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A l’occasion de la Pâque et du Nouvel An chrétien, l’église de Libreville Communauté Apostolique de la Cité Damas a organisé une caravane médicale ce samedi 14 mars 2026. Des centaines de riverains ont pu bénéficier de consultations gratuites en médecine générale et cardiologie.

Le quartier Cité Damas, à Libreville, a vibré ce samedi au rythme de la solidarité. En transformant l’enceinte de l’église en centre de soins temporaire, l’Eglise de Libreville Communauté Apostolique a permis aux populations locales d’accéder à des diagnostics spécialisés sans débourser un franc.

Les patients attendant chacun son tour de passage.
Les patients attendant chacun son tour de passage.

Pour le pasteur Augustin Tiwinot, initiateur de l’événement, cette action est le prolongement naturel de l’Évangile. « La foi doit aussi s’exprimer par des actes concrets. A travers cette caravane, nous avons voulu apporter un soulagement aux populations, en particulier à celles qui n’ont pas les moyens de se faire consulter », a-t-il expliqué.

Gabon : Consultations gratuites à la Cité Damas grâce à l’Eglise de Libreville Communauté Apostolique

Sur le terrain, la mobilisation était au rendez-vous. Médecins généralistes et cardiologues ont enchaîné les consultations et les examens de routine. Le docteur Ndinga Jean Pierre, l’un des praticiens bénévoles, souligne l’importance du dépistage : « Plusieurs patients présentaient des besoins de suivi, notamment pour des problèmes cardiovasculaires. C’est l’occasion idéale pour faire de la prévention de proximité. »

Un soulagement pour les riverains

Dans les rangs des bénéficiaires, le sentiment de gratitude domine. « Je suis venu pour un contrôle car je ressentais des palpitations. Le médecin m’a rassuré et conseillé. C’est une aide précieuse quand on connaît le coût des examens en clinique », confie un habitant du quartier.

Si le volet médical s’est achevé samedi, le programme de l’église se poursuit sur le plan spirituel. Un séminaire est prévu les 18 et 19 mars, avant une grande « nuit d’impactation » le vendredi 20 mars, toujours à la Cité Damas, pour clôturer ces célébrations.

Entretien avec Ibrahim Tsendjet Mboulou : « Les consommateurs doivent passer du statut de consommateurs à celui de consomme-acteurs »

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À l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs, nous nous sommes entretenus avec Ibrahim Tsendjet Mboulou, président du Réseau pour la protection des consommateurs du Gabon (RPCG). Dans cet échange, il revient sur la cherté de la vie, les plaintes les plus fréquentes et les solutions envisagées pour améliorer la protection des citoyens.

Gabonclic.info : Ces dernières années, les prix des produits de première nécessité n’ont cessé d’augmenter. Quel regard portez-vous sur le coût de la vie actuel au Gabon ?

Ibrahim Tsendjet Mboulou : Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez de m’exprimer dans vos colonnes. Le coût de la vie au Gabon dépend de plusieurs facteurs, mais l’un des plus importants reste l’inflation. Nous sommes dans un contexte inflationniste, c’est-à-dire une situation où les prix des produits augmentent de manière récurrente.
Dans une telle période, les consommateurs doivent parfois adopter des stratégies pour réduire leurs dépenses. Par exemple, acheter en gros peut revenir moins cher que l’achat au détail. Lorsque les prix flambent, ces petits ajustements peuvent aider les ménages à mieux gérer leur budget.
Mais il faut aussi souligner que la cherté de la vie ne concerne pas uniquement les produits alimentaires. Plusieurs éléments entrent en jeu, notamment la concurrence déloyale, la spéculation et l’absence de régulation dans certains secteurs. Prenons le cas du transport urbain : aujourd’hui, le prix d’une course en taxi n’est pas toujours clairement encadré. Souvent, c’est le chauffeur qui fixe le tarif selon son appréciation. Le logement coûte également très cher. Tous ces éléments contribuent à rendre la vie difficile. C’est pourquoi nous plaidons pour la mise en place de mécanismes efficaces de contrôle et de régulation du marché, avec l’implication directe des associations de consommateurs.

Les consommateurs font face à plusieurs difficultés : prix élevés, produits périmés, absence d’affichage des tarifs ou pratiques frauduleuses. Quelles sont les plaintes les plus récurrentes que vous recevez ?

Au sein du Réseau pour la protection des consommateurs du Gabon, notre rôle principal est de sensibiliser. Nous ne réalisons pas de contrôles, car cette mission relève des services de l’État.
Ce que nous constatons, c’est que beaucoup de consommateurs restent encore passifs. C’est pourquoi nous encourageons les citoyens à devenir des « consomme-acteurs », c’est-à-dire des acteurs engagés dans la défense de leurs droits. En ce qui concerne les plaintes, les plus fréquentes concernent l’eau et l’électricité. Les coupures intempestives reviennent constamment dans les doléances. À cela s’ajoutent les griefs liés aux produits alimentaires de grande consommation, comme le riz ou les pâtes, souvent cités dans les débats sur la vie chère.

Justement, protéger le consommateur ne concerne pas uniquement l’alimentaire. Quel est votre regard sur les délestages et les pénuries d’eau qui affectent fortement la population ?

Les consommateurs restent vulnérables face à la puissance économique de certaines entreprises. C’est pourquoi il est primordial que les citoyens se regroupent au sein d’associations. Lorsqu’ils agissent de manière dispersée, leur voix est difficile à entendre. Rassemblés, ils peuvent mener des actions plus efficaces.
Cela dit, la responsabilité première de la protection incombe à l’État, qui doit veiller à la sécurité et au bien-être de tous. Les associations viennent simplement en appui pour relayer les préoccupations et proposer des solutions. Nous estimons d’ailleurs qu’il devrait exister des mécanismes permettant aux consommateurs d’être indemnisés dans ce type de situation.

Le mois dernier, le gouvernement a publié une nouvelle mercuriale visant à baisser les prix de certains produits de première nécessité. Pourtant, sur le terrain, cette mesure semble invisible. Quel constat faites-vous ?

Effectivement, nous faisons le même constat. La mercuriale a été adoptée, mais elle n’est pas encore appliquée dans de nombreux commerces. Après la Journée mondiale des droits des consommateurs, nous comptons lancer des campagnes de sensibilisation en collaboration avec les services de l’État pour mieux la faire connaître.
Dans un premier temps, il s’agira de vulgariser les nouvelles dispositions. Ensuite, les services compétents devront procéder à des contrôles et appliquer des sanctions en cas de non-respect. Il est crucial que les populations s’approprient cette mesure. L’État consent un effort en réduisant certaines charges fiscales pour alléger les prix, mais si les commerçants ne répercutent pas ces baisses, ce sont les consommateurs qui continuent d’en pâtir.

On constate parfois des différences de prix pour un même produit d’un magasin à l’autre. Comment expliquez-vous cela ?

La variation des prix peut s’expliquer par la libre concurrence, et dans certains cas, cela peut même être bénéfique. Si les prix étaient identiques partout, cela pourrait indiquer une entente entre opérateurs économiques, ce qui est interdit par la loi.
Cependant, lorsque les prix sont homologués (comme pour l’huile), les commerçants doivent impérativement respecter les tarifs fixés. Tout dépassement est une infraction qui doit être signalée. Nous encourageons vivement les consommateurs à comparer les prix avant d’acheter.

Les autorités ont annoncé la mise en place d’une centrale d’achat. Cette initiative peut-elle réellement soulager les ménages ?

C’est une initiative intéressante car elle vise à soutenir le pouvoir d’achat. Cependant, il ne faut pas oublier que le Gabon dépend des importations à près de 80 %. Cette dépendance crée des défis logistiques. Par exemple, des conteneurs peuvent rester bloqués plusieurs semaines dans des ports comme celui de Pointe-Noire. Si une centrale d’achat rencontre ce type de problème, cela peut provoquer des pénuries et une nouvelle flambée des prix. Il est donc impératif que ce dispositif associe plusieurs acteurs économiques pour limiter les risques.

Etes-vous associés aux réflexions sur l’amélioration des conditions de vie des consommateurs ?

Nous participons à certaines réunions et apportons nos contributions. Toutefois, les associations manquent souvent de moyens. Dans d’autres pays, les pouvoirs publics soutiennent davantage ces organisations. En Tunisie, par exemple, l’État a mis un immeuble à disposition d’une association et affecté des agents pour traiter les réclamations. Au Gabon, nous ne demandons pas forcément des financements massifs, mais un appui institutionnel pour mieux travailler sur le terrain.

Pour conclure, quel message adressez-vous aux consommateurs qui se sentent lésés ?

Un consommateur lésé ne doit pas rester silencieux. Il existe des structures vers lesquelles se tourner : la direction chargée de la protection des consommateurs au ministère de l’Économie, ou encore les institutions intervenant dans les domaines sanitaire et alimentaire. Les consommateurs peuvent également se rapprocher de notre réseau pour être orientés et accompagnés dans leurs démarches.

Propos recueillis par Darelle Mamba