Le ministre de l’Intérieur a fait une immersion, lundi 9 février 2026, au sein des unités opérationnelles des Forces de police nationale (FPN). Entre vétusté des locaux et manque de moyens, le membre du gouvernement mise sur une future loi de programmation pour redresser la barre.
Quitter les dorures de son bureau pour la réalité brute des commissariats. C’est l’exercice auquel s’est prêté Adrien Nguema Mba, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, lundi 9 février 2026. Le membre du gouvernement est allé au cœur des Forces de police nationale (FPN).
Un marathon sécuritaire
D’Akanda à Owendo, Adrien Nguema Mba a visité les sites stratégiques : les commissariats de l’aéroport, de Nzeng-Ayong et de Bellevue 2, ainsi que la Brigade nautique des ACAE. À chaque escale, un même rituel : observation directe et écoute des hommes.

À Owendo, la visite a revêtu une dimension pédagogique à l’École nationale de police, sur le site de l’ex-Ecole secondaire des cadets de la police (ESCAP) et un focus sur la « police scolaire ». Cette nouvelle unité spécialisée est désormais en première ligne pour sécuriser les établissements éducatifs ; un dossier prioritaire pour l’Exécutif.
Choc du réel
Le commissariat du 5ème arrondissement de Libreville dit de « Sogatol » a constitué la boucle de cette inspection ministérielle à l’issue de laquelle un constat sans fard peut être établi : derrière le prestige de l’uniforme, la précarité marque le quotidien des policiers dans leur environnement professionnel. Locaux vétustes, déficit d’équipements et pression opérationnelle permanente ont été présenté à l’autorité de tutelle. Des réalités souvent occultées par les rapports administratifs, mais que le ministre a tenu à confronter de visu.
L’espoir d’une loi de programmation
Face aux troupes, Adrien Nguema Mba a joué la carte du pragmatisme, évitant les promesses intenables. « Ce qui doit être restauré le sera, dans la limite des dotations disponibles », a-t-il déclaré. Toutefois, le véritable levier de changement réside dans la future loi de programmation sécuritaire. Actuellement en chantier, ce texte doit permettre une remise à niveau structurelle et méthodique des forces de l’ordre.
En plaçant les conditions de travail au centre de son agenda, le ministre de l’Intérieur envoie un message clair : l’efficacité de la sécurité publique ne se décrète pas, elle se construit avec des moyens.
Reste désormais à transformer ces observations de terrain en lignes budgétaires concrètes.