Du 25 au 27 novembre 2026, le Gabon entend transformer son potentiel économique en opportunités d’affaires concrètes. Sous le haut patronage du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, Libreville accueillera le Business Africa International Forum (BAI Forum), un rendez-vous continental destiné à rapprocher investisseurs, décideurs publics et chefs d’entreprise. Entre grands chantiers publics, valorisation des ressources naturelles et recherche de nouveaux financements, cette rencontre ambitionne de renforcer l’attractivité du pays et de consolider son repositionnement sur la scène économique internationale. Reste un enjeu majeur : convertir la confiance affichée en capitaux mobilisés, en emplois et en projets productifs.

Les grands chantiers publics, le retour de la confiance des partenaires financiers et la volonté de repositionner le pays dans les circuits internationaux d’investissement constituent les leviers de cette stratégie portée par le chef de l’État. En accueillant le BAI Forum au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, à Libreville, le Gabon entend présenter ses atouts, valoriser les réformes engagées et convaincre les investisseurs de participer à la transformation de son économie.
Placée sous le thème « Bâtir l’avenir : alliance stratégique au service de la souveraineté économique », cette édition mettra notamment à l’honneur le Gabon et la République centrafricaine. Pour Nina Abouna, commissaire générale aux Expositions du Gabon, le pays dispose d’arguments susceptibles de rassurer les partenaires internationaux. « Le Gabon rassure au niveau international. Sur le continent, le Gabon rassure. Le Gabon rassure par sa stabilité politique et par toutes les ressources naturelles disponibles, que nous voulons voir transformées sur notre territoire. Cette stabilité économique et politique attire, bien sûr, les investisseurs internationaux », souligne-t-elle.


Au-delà de l’image, le message est économique : attirer des capitaux, certes, mais surtout encourager la transformation locale des ressources naturelles afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. Une orientation qui rejoint l’ambition de réduire la dépendance aux exportations de matières premières et de stimuler le développement de filières productives.
Un choix qui met en lumière les chantiers engagés
Le choix de Libreville comme terre d’accueil de cette rencontre n’est pas fortuit, selon Jennifer Saraiva, PDG de Business Africa International pour l’Afrique centrale. Elle explique les raisons de cette décision en mettant en avant les réalisations attribuées aux autorités gabonaises. « Nous avons choisi le Gabon tout simplement parce que nous avons vu les efforts du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que toutes ses réalisations en peu de temps. La plateforme Business Africa International a donc choisi le Gabon pour cette grande rencontre économique afin de mettre véritablement en lumière les actions qui ont été réalisées et, pourquoi pas, d’examiner les projets qui sont encore en cours », déclare-t-elle.
Cette reconnaissance constitue une occasion de présenter les projets structurants, de susciter de nouveaux partenariats et de rapprocher les besoins de financement des opportunités d’investissement. Pour le Gabon, l’enjeu est également de démontrer que les chantiers engagés peuvent ouvrir des perspectives économiques durables, au-delà de leur seule visibilité institutionnelle.
En misant sur l’accueil régulier du forum, le pays entend inscrire cette dynamique dans le temps et se positionner comme un pôle stratégique pour les investisseurs et les partenaires économiques en Afrique subsaharienne.
Le BAI Forum, une plateforme de partenariats et de financement
Le Business Africa International Forum est un rendez-vous économique international conçu pour rapprocher les investisseurs, les chefs d’entreprise, les décideurs publics et les partenaires financiers. Son rôle consiste à faciliter les rencontres, à promouvoir les opportunités d’affaires et à favoriser l’émergence de projets communs à l’échelle africaine.
Les secteurs susceptibles d’être mis en avant couvrent notamment les mines, le pétrole, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, la pêche, le tourisme et la transformation industrielle. L’objectif est de favoriser les investissements nationaux et étrangers, de renforcer les partenariats entre entreprises locales et acteurs internationaux, mais aussi de stimuler la création d’activités et d’emplois.

Le forum entend ainsi dépasser le cadre des échanges protocolaires pour encourager des accords commerciaux, des financements et des collaborations durables. Il peut également contribuer à renforcer la coopération régionale et les partenariats Sud-Sud, indispensables à l’élargissement des marchés et à la circulation des compétences.
Des retombées attendues aux résultats mesurables
Pour le Gabon, la réussite de cette rencontre ne saurait se limiter au nombre de délégations présentes ou à la qualité des personnalités réunies. Elle devra se mesurer aux engagements financiers obtenus, aux contrats signés, aux entreprises locales intégrées dans les chaînes de valeur et aux emplois effectivement créés.
L’industrialisation constitue un autre indicateur essentiel. Attirer des investisseurs dans les secteurs extractifs n’aura pleinement de sens que si ces investissements contribuent aussi à la transformation locale, au transfert de compétences et à l’émergence d’un tissu d’entreprises gabonaises plus compétitif. Les projets agricoles, les infrastructures et les services devront également trouver leur place dans cette dynamique de diversification.
Enfin, l’accueil régulier du BAI Forum pourrait renforcer la visibilité du Gabon auprès des partenaires économiques, à condition que les annonces soient suivies d’effets et que les projets présentés franchissent l’étape de la réalisation.
Du 25 au 27 novembre, Libreville jouera donc bien plus qu’une carte diplomatique : celle de sa crédibilité économique. Le Gabon veut convaincre que ses ressources, sa stabilité et ses chantiers peuvent devenir des moteurs de croissance partagée. Le véritable succès du BAI Forum se jugera toutefois après les discours, lorsque les promesses d’investissement se traduiront en usines, en entreprises renforcées et en emplois. Car la confiance des investisseurs ne se décrète pas : elle se gagne par les résultats.












