La Haute Autorité de la Communication (HAC) au Gabon a annoncé ce samedi 24 octobre 2026 la levée immédiate de la suspension des réseaux sociaux après près de neuf mois de restrictions. Cette décision met fin à un blocus numérique qui pesait lourdement sur l’économie digitale et intervient à la suite de la mise en place d’un nouvel arsenal juridique encadrant l’utilisation des plateformes en ligne. Pour en savoir plus, consultez l’article sur la Rédaction.

Cette décision majeure, formalisée lors d’une session plénière extraordinaire présidée par Germain Ngoyo Moussavou, met un terme à une crise de connectivité qui pesait lourdement sur l’économie digitale du pays.
Un encadrement juridique désormais « complet »
La suspension des plateformes numériques avait été décrétée le 1er février 2026 par le régulateur des médias, s’appuyant sur la loi n° 014/2023 relative à la réorganisation de la HAC. Pour pérenniser cette restriction et restructurer l’espace numérique, le pouvoir exécutif avait consolidé cette mesure le 26 février 2026 par l’adoption de trois ordonnances clés en Conseil des ministres :


L’ordonnance n° 0011/PR/2026 fixant les nouvelles règles d’usage des réseaux sociaux.
L’ordonnance n° 0012/PR/2026 modifiant le Code de la communication de 2016.
L’ordonnance n° 0013/PR/2026 actant une nouvelle réforme de la HAC elle-même.
Selon une communication, « la Haute Autorité de la Communication se réjouit de la mise en place par le Gouvernement de l’arsenal juridique encadrant désormais l’utilisation responsable des réseaux sociaux ».
La Haute Autorité de la Communication, « réunie en séance plénière extraordinaire, ce samedi 24 octobre 2026, sous la présidence de monsieur Germain Ngoyo Moussavou, décide de la levée de la mesure portant suspension des réseaux sociaux en République gabonaise».
Cette salutaire décision vient ainsi mettre fin à d’énormes désagréments pour les utilisateurs professionnels des réseaux, notamment ceux qui vivent des annonces sur ces plateformes numériques.

Soulagement pour l’économie numérique
Au-delà de l’aspect politique et réglementaire, cette réouverture est accueillie avec un immense soulagement par la société civile et les acteurs économiques. Durant près de trois trimestres, le blocage a provoqué d’importants désagréments financiers et opérationnels, pénalisant particulièrement les créateurs de contenus, les community managers, les agences de communication et les entreprises locales dont la survie et la visibilité dépendent exclusivement des flux publicitaires et du commerce en ligne.
Alors que les connexions se rétablissent progressivement, le défi réside désormais dans l’appropriation par les usagers de ce nouveau cadre légal, dont les contours précis détermineront la liberté de manœuvre des citoyens sur l’internet gabonais.












