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Gabon : Remaniement du gouvernement porté à 33 membres dont huit nouveaux visages

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Libreville, 11 octobre 2026. La secrétaire générale de la présidence de la République,

Murielle Minko Mezui ép. Mintsa-Mi-Owono, a donné lecture ce dimanche de la composition du nouveau gouvernement. Huit nouveaux visages y font leur entrée, tandis que cinq membres la quittent. Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, conserve la direction de l’équipe.

Un gouvernement de 33 membres, une architecture remaniée. La nouvelle composition gouvernementale porte à 33 les membres de l’équipe dirigée par Hermann Immongault, contre 30 dans le groupe sortant. Au-delà des arrivées et des départs, ce remaniement se caractérise par une redistribution des responsabilités, une évolution des intitulés de certains départements et une nouvelle répartition des compétences entre quelques ministères.

Deux personnalités déjà en fonction, Brigitte Onkanowa et Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, conservent leur rang de ministres d’État et leurs portefeuilles. La premières à la Défense nationale ; le second à la tête des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique.

La nouvelle équipe compte également deux ministres délégués : Marc Abeghe, maintenu auprès du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé désormais de la Lutte contre la vie chère et non plus du Budget ; et Malcom Emery Djenno Ngomanda, nommé auprès du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation.

Huit entrants et cinq départs

En outre, huit nouveaux visages font leur entrée : Olivier Mouckocko, nommé à l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie ; Lambert Mouvinde Millot aux Travaux publics et à la Construction ; Emmanuel Eyeghe Nze, au Commerce, à l’Industrie et à la Transformation, également porte-parole du gouvernement ; Raissa Nana épse Ghogho aux Affaires sociales, à la Famille et à la Protection de l’enfance ; Georges Christian Waza à la Pêche, à la Mer et à l’Économie bleue ; Axel Jesson Ayenoue au Tourisme durable et à l’Artisanat ; Stephen Olouna Mouba à l’Environnement et au Climat ; et Malcom Emery Djenno Ngomanda, comme délégué à l’Intérieur.

 En parallèle, cinq membres de l’équipe précédente sont sortis : Camélia Ntoutoume épse Leclercq (ancienne ministre d’État à l’Éducation nationale et l’Instruction civique); Philippe Tonangoye (Accès universel à l’Eau et à l’Énergie) ; Jean-François Ndong Obiang (Réforme et Relations avec les institutions) Lubin Ntoutoume (Industrie et Transformation locale) et Armande Longo épse Moulengui (Affaires sociales, Protection de l’enfance et Femme).

Ces départs s’accompagnent de changements de titulaires et d’une redistribution des portefeuilles. Plusieurs responsabilités ont migré vers personnalités déjà présentes au gouvernement.

Jeu des chaises musicales : des portefeuilles redistribués

Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation change de titulaire. Edgard Moukoumbi, précédemment aux Travaux publics et à la Construction, prend la tête de ce département qu’occupait Adrien Nguema Mba. Ce dernier retrouve le ministère du Travail, du Plein Emploi et du Dialogue social qu’il avait dirigé pendant la Transition.

La Formation professionnelle, rattaché jusque-là à ce ministère migre vers un nouveau, celui de l’Enseignement technique, de la Formation et du Perfectionnement professionnels confié au Pr Marcelle Ibinga-Itsitsa. Celle-ci cède son fauteuil du Tourisme et de l’Artisanat à Axel Jesson Ayenoue, l’ancien « maire du Bonheur », qui effectue son entrée au gouvernement.

Autre mouvement notable, celui d’Aimé Martial Massamba. Il quitte la Pêche, la Mer et l’Économie bleue pour la Réforme et les Relations avec les Institutions, où trônait jusque-là Jean-François Ndong Obiang. Le portefeuille de la Pêche revient à Georges Christian Waza.

Pour sa part, Jacqueline Ilogue épse Bignoumba, ancienne ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, prend le chaudron de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique.

Enfin, Maurice Ntossui Allogho conserve les Eaux et Forêts ainsi que la responsabilité du conflit homme-faune, mais ne gère plus l’Environnement et le Climat, érigé en un ministère à part entière confié à Stephen Olouna Mouba.

Commerce, industrie et environnement : des compétences réorganisées

Le remaniement reconfigure également plusieurs secteurs d’action publique. Le Commerce, l’Industrie et la Transformation forment un même ministère confié à Emmanuel Eyeghe Nze, également porte-parole du gouvernement. Les PME-PMI et l’Entrepreneuriat des jeunes ont été érigés en ministère, coiffé par Zenaba Gninga Chaning, mais délestée du Commerce.

Dans le domaine numérique, Mark-Alexandre Doumba conserve l’Économie numérique, la Digitalisation et l’Innovation, auxquelles s’ajoutent explicitement les Nouvelles technologies.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, toujours aux mains de Marie-Edith Tassyla-Ye- Doumbeneny, est désormais chargé de l’Intégration et des Gabonais de l’étranger, en remplacement de la référence à la Diaspora.

Les Affaires sociales connaissent également une évolution. Raïssa Nana épse Ghogho en prend les rênes, en plus de la Famille et la Protection de l’enfance. Plus de responsabilité spécifique de la Femme qui, convenons-en, est une partie intégrante de la famille.

Ceux qui conservent leurs fauteuils

Malgré ces mouvements, plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles. Hermann Immongault reste Vice-président du gouvernement ; Mays Mouissi demeure au Logement, à l’Habitat, à l’Urbanisme et au Cadastre ; Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny aux Affaires étrangères et à la Coopération ; Louise Pierrette Mvono à la Planification et à la Prospective ; Augustin Emane à la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains ; Thierry Minko à l’Économie, aux Finances, à la Dette et aux Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère ; Clotaire Kondja au Pétrole et au Gaz ; Sosthène Nguema Nguema aux Mines et Ressources géologiques, et Laurence Mengue Me Nzoghe épse Ndong à la Fonction publique et Renforcement des capacités.

De même, Mark-Alexandre Doumba, Germain Biahodjow, Pacôme Kossy et Paul Ulrich Kessany conservent leurs responsabilités principales respectives dans le numérique, la communication, l’agriculture, le sport, la culture et la jeunesse. Charles Edgard Mombo reste également à l’Enseignement supérieur et à la Recherche scientifique, mais perd la fonction de porte-parole du gouvernement.

Une recomposition qui dépasse les simples changements de personnes

Ce remaniement combine donc renouvellement des effectifs, promotions et redistribution des compétences. Au-delà des mouvements individuels, la nouvelle architecture gouvernementale se traduit par une séparation de certaines compétences, notamment dans les domaines de l’environnement, du commerce et de l’industrie, ainsi que par un changement de titulaire à l’Éducation nationale.

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