Une juge fédérale de New York a invalidé, le vendredi 21 août 2026, la décision de l’administration de Donald Trump de suspendre le traitement des visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays. Ce jugement inflige un coup d’arrêt majeur à la politique migratoire de la Maison-Blanche, la justice ayant estimé que le pouvoir exécutif avait outrepassé ses droits en ciblant des demandeurs sous prétexte de critères financiers. Pour plus de détails, visitez le site de RFI.
Nouvel accroc pour le président des Etats-Unis d’Amérique dans son offensive contre l’immigration. Une juge fédérale de New York a invalidé, vendredi 21 août 2026, la décision de l’administration américaine de suspendre le traitement de certaines demandes de visas d’immigration provenant de ressortissants de 75 pays.
La juge Jeannette Vargas a considéré que le gouvernement était allé au-delà des prérogatives dont disposait le secrétaire d’État Marco Rubio. Elle estime que le dispositif mis en place en janvier ne reposait pas sur une base légale suffisante. La mesure concernait des personnes souhaitant obtenir un visa leur permettant de s’installer durablement aux États-Unis.
Des ressortissants de pays comme le Nigeria, l’Afghanistan, la Somalie, le Brésil ou encore l’Iran étaient notamment concernés. Derrière cette politique, l’administration américaine invoquait un risque financier, certains candidats à l’immigration étaient considérés comme susceptibles de dépendre des prestations sociales ou de représenter une charge pour les finances publiques.
Les services consulaires avaient ainsi été invités à suspendre les procédures, y compris dans des dossiers où les demandeurs remplissaient par ailleurs les critères exigés.
La justice vient désormais de rebattre les cartes. Les refus prononcés uniquement sur la base de cette politique ne peuvent plus être maintenus, selon la décision de la juge new-yorkaise. Donald Trump multiplie les mesures destinées à réduire l’immigration aux États-Unis. Mais cette stratégie se heurte régulièrement aux tribunaux. Plusieurs décisions emblématiques de l’administration ont déjà été contestées ou suspendues par la justice.
Ce nouveau jugement intervient donc dans un contexte où le pouvoir exécutif et les juridictions fédérales s’affrontent de plus en plus ouvertement sur les limites de l’action présidentielle en matière migratoire. Pour Donald Trump, cette nouvelle décision judiciaire constitue un revers de plus dans l’application de l’un des principaux marqueurs politiques de son retour à la Maison-Blanche.
